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Léa Marcou (Traducteur)
ISBN : 2246716713
Éditeur : Grasset (17/09/2008)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Melnitz renoue avec la tradition du grand roman familial du XIXe siècle tissé de bonheurs et de drames, de succès et d'échecs, d'amours et de convulsions, au gré de la grande Histoire qui vient sans cesse bousculer la petite.

La saga des Meijer, une famille juive suisse, court sur cinq générations, de la guerre franco-prussienne à la Deuxième Guerre mondiale.

1871 : le patriarche Salomon, marchand de bestiaux, vit à Endingen, l'une de... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
caro64
  21 juillet 2010
Avec ce roman-fleuve, Charles Lewinsky nous livre une vraie fresque historique. L'auteur donne vie à une famille juive, les Meijer, sur cinq générations en Suisse alémanique, une communauté partagée entre la force de ses traditions et ses efforts pour s'intégrer dans une société fermée.
Le fil rouge de cette longue saga est l'oncle Melnitz, "Melnitz, la mémoire", d'où le titre de ce roman particulièrement foisonnant. L'aïeul, qui meurt au moment où l'histoire commence, réapparaîtra tout au long du récit pour commenter les maladresses et les erreurs de ses descendants, leur rappeler que "la sécurité, ça n'existe pas" mais aussi de "Profitez de la vie... Vous avez de la chance, ici, en Suisse". Rythmée par les apparitions de ce revenant lucide et malicieux, se déroule l'histoire des Meijer.
A Endingen, l'un des deux villages suisses où les juifs sont autorisés à résider à la fin du XIXème siècle, à Baden, et enfin à Zurich, les Meijer passent « le tournant du siècle », font prospérer leurs commerces et une petite industrie textile. Au fil du temps, ils subissent les répercussions du conflit franco-prussien, de la Grande-Guerre puis de la montée du nazisme de l'autre côté de la frontière tandis qu' "en Suisse, l‘on a vécu toutes ces années sur une île, à pied sec au milieu de l'inondation. "
Outre le plaisir procuré par son style littéraire (remarquable) et le divertissement (la truculence des personnages et le ressort de leurs aventures sociales), Melnitz se révèle aussi être un excellent manuel d'Histoire qui nous en apprend beaucoup sur la judaïté en Helvétie.
Un "bon gros roman" aussi divertissant que passionnant et qu'on ne lâche plus quand on l'a commencé, parfait pour les vacances !
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Commenter  J’apprécie          160
freude
  21 mars 2012
.
Voilà une quatrième de couverture plus qu'élogieuse, et même si c'est un peu too much, je partage plus ou moins cette opinion sur ce bon gros pavé.
Il est vrai qe j'ai un petit faible pour les sagas quant elles tiennent la route et sur l'histoire et sur le style, ce qui est le cas dans Melnitz.
C'est un pan peu traité de l'antisémitisme et de la Shoah que l'on aborde à travers l'histoire de cette famille suisse juive. On sent un peu l'âme de I.B Singer dans ce récit . Les personnages sont attachants et/ou horripilants, et on suit leur destinée avec plaisir. le fossé de traitement du peuple juif entre la Suisse ( où l'antisémitisme reste contenu) et sa voisine l'Allemagne nazie laisse songeur par rapport à tout ce qui n'a pas été fait côté Suisse pour sauver le maximum de juifs allemands, même si il est fort à parier qu'une politique dans ce sens lui aurait fait perdre sa neutralité et par là-même aurait précipité les juifs suisses vers les camps de la mort.
Petite parenthèse, déjà à l'époque, le citoyen suisse aime le référendum douteux et interdit en 1893 par ce biais à la population juive d'abattre sa viande dans les règles de sa religion. Détail anodin si on le compare à la Shoah, mais détail antisémite tout de même sous couvert de protection des animaux.

Pour résumer, un livre très agréable, un pan historique peu traité , une bonne saga, n'hésitez pas !
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barjabulette
  02 octobre 2015
Mon Dieu, quel bouquin !
C'est assez amusant, au fond, les hasards... mais existe t'il seulement le hasard ?
Ce bouquin traine dans mon bureau depuis bien longtemps et je ne me décidais pas à le lire. Enfin, je me décide....Au moment ou les réfugiés syriens font la une des journaux.
Ce livre raconte l'histoire d'une famille juive sur plusieurs générations.
Les presque mille pages se lisent sans aucune baisse de régime, sans lassitude. J'avoue même avoir mis le roman sur le côté une journée entière lorsque j'ai vu que j'arrivais à la fin.... juste pour faire durer le plaisir de ce livre, tant je l'ai apprécié.
Il m'a fait l'effet d'une voleuse de livres mais en version "adulte".
C'est un grand 5 étoiles pour moi en tout cas que ce bouquin.
Commenter  J’apprécie          110
monito
  08 octobre 2009
Saga familiale qui s'étend de 1870 à la deuxième guerre mondiale, Melnitz met en scène une famille, les Meijer, à partir de Salomon et de ses deux « filles », la vraie, Mimi, et celle qu'il a recueillie, Hannele.
Juifs dans la Suisse traditionnelle de l'Aargau et du canton de Zurich, nous assistons aux changements qui accompagnent cette famille issue du marchand de bestiaux qu'était Salomon et le devenir commerçant de Hannele via Janki Meijer et celui de Mimi et son mari, boucher traditionnel mais aussi féru du Talmud.
Au-delà de l'histoire de famille qui n'a rien de très original, nous vivons davantage la présence d'une famille juive dans l'histoire et dans un pays si proche de l'Allemagne devenant nazie, d'une Suisse guère connue pour son ouverture d'esprit bien qu'affichant une tolérance de bon aloi.
Le style est plaisant et ce relatif pavé se lit avec plaisir car l'intrigue est bien menée. L'humour s'associe aux descriptifs sociologiques et/ou religieux qui donnent à Melnitz et surtout l'oncle éponyme t
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CeCedille
  08 octobre 2012
Dans la petite ville d'Endingen vit une communauté israélite traditionnelle. « On est ici en Suisse où l'on a vécu toutes ces années sur une île, à pied sec, au milieu des inondations» dit le revenant Melnitz qui « se souvient de tout » et ponctue le récit en se faisant la voix de l'histoire du peuple juif et de ses malheurs.
Comme chez Martin du Gard, Romain Rolland, ou Georges Duhamel, c'est la saga, sur plusieurs générations et deux siècles, d'une famille semblable à toutes les familles, avec tous les métiers (marchands de bestiaux, médecin, commerçants en tissus...) tous les caractères (du religieux de stricte observance au juif devenu goy), toutes les préférences sexuelles.
Le roman est typé en ce qu'il est truffé de références en yiddish qui justifient l'indispensable glossaire en fin d'ouvrage. Mais les épisodes rapportés, tragiques ou comiques, sont universels par l'humanisme chaleureux dont ils témoignent, car, comme le note l'auteur, « la bonne société ....ne fonctionnait guère autrement que la communauté juive d'Endigen ».
On est emporté dans cet univers familier et attachant, guidé par un arbre généalogique qu'il vaut mieux consulter en fin de lecture si l'on ne veut pas connaître trop tôt rencontres et unions des protagonistes ...
On comprend enfin les vraies raisons d'une disposition de la Constitution helvétique sur l'abattage rituel des animaux, question qui a intrigué des générations d'étudiants en droit, et on n'ignorera plus rien de ses règles subtiles. On rencontre, au congrès socialiste de Stuttgart en 1893, un étrange rabbin devenu athée qui ne cesse de « démontrer par des citations talmudiques l'inanité du Talmud ». On est initié aux mystères de l'interprétation numérologique. On découvre la splendeur des automobiles Buchet, les prodigieuses capacités fabulatrices du journal local. On partage les désarrois de deux adolescents, l'un juif, l'autre antisémite, engagés ensemble dans de folles équipées, « ni amis, ni ennemis, il devrait exister un mot pour ça... ». On vit l'effroi d'un enfant fasciné par le Panoptikum, musée des horreurs dans lequel il se perd...
Mille choses encore dans ce millier de pages qui sont un tourbillon d'émotions, dont on sort reconnaissant à l'auteur, Charles Lewinsky, de nous y avoir plongé. A partir du quotidien de la petite communauté, il fait revivre tout le destin d'un peuple où les vivants et les morts ne se quittent jamais vraiment.
C'est, à coup sûr, un grand livre, superbement écrit, élégamment traduit, qui vous emporte et vous transporte.
Lien : http://diacritiques.blogspot..
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
caro64caro64   21 juillet 2010
Plus c’est absurde, plus ils s’en souviennent. Ils se souviennent qu’avant Pessah nous égorgeons des petits enfants et faisons cuire leur sang dans la pâte des "Matze". Cela n’est jamais arrivé, mais 500 ans plus tard, ils sont capables de raconter la scène comme s’ils l’avaient vue de leurs propres yeux. Comment nous avons attiré le petit garçon loin de ses parents en lui promettant des cadeaux ou bien du chocolat, bien longtemps avant l’existence du chocolat. Ils le savent dans les moindres détails.
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caro64caro64   21 juillet 2010
C’est la fin du monde, en tous les cas d’un monde. Le monde juif européen tel qu’il existait meurt à ce moment. Notre histoire est ce que nous avons de spécifique. Mais en même temps, nous avons trop de mémoire pour un si petit peuple. Pour être optimiste, il faut oublier l’histoire. La mémoire est assassine.
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caro64caro64   21 juillet 2010
Dieu nous a punis de nos péchés, nous autres Juifs, en nous affligeant d'une bonne mémoire. Lorsque quelqu'un nous a fait quelque chose de par trop terrible, nous disons : ´Que son nom soit effacé.` Et nous nous 
en souvenons pour l'éternité.
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lisettelisette   12 mars 2010
Ses sentiments avaient été enfermés dans des bocaux en verre, le couvercle vissé et scellé. Mais à présent l'un d'eux s'était ouvert. Le bocal où Monsieur Grün conservait ses larmes.
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caro64caro64   21 juillet 2010
Tu as donc décidé de devenir une martyre? Que c'est beau! On te couvrira d'éloges. Nous, les juifs, nous aimons les martyrs.
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Videos de Charles Lewinsky (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Lewinsky

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