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ISBN : B0000DRQKZ
Éditeur : La Nouvelle Edition (30/11/-1)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Main Street a obtenu, tout comme Babbitt, un sensationnel succès lors de sa parution en langue anglaise. Des millions de lecteurs ont été captivés par la vie débordante et les caricatures spirituelles de cette histoire d'une grand-rue comme il y en a des milliers de par le monde, et de Gopher Prairie, cette petite ville si typiquement américaine.
Carol Kennicott, l'audacieuse jeune femme qui ose braver les conventions de la ville, a été appelée l'Emma Bovary ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Woland
  26 décembre 2007
Main Street
(Parfois traduit sous le titre français de "Grand-Rue")
Traduction : Lucienne Escoube
L'action de ce pavé de plus de 500 pages - en tout petits caractères - dans une vieille édition Marabout se déroule avant et un peu après la Première guerre mondiale, dans une petite ville du Minnesota appelée Gopher Prairie et où l'on peut penser que Sinclair Lewis a mis beaucoup de son Sauk Centre natal.
Pour ses habitants et pour le Dr William Kennicott lorsqu'il la décrit à Carol Milford, qu'il a rencontrée à Saint-Paul, en Illinois, et qu'il rêve d'épouser, Gopher Prairie est la plus belle des villes de l'Amérique profonde. Une ville large, profonde, gaiement colorée, soigneusement entretenue, et peuplée d'un petit monde sémillant, cultivé et chaleureux.
Et lorsque Carol, devenue Mrs Kennicott, débarque effectivement à Gopher Prairie après leur voyage de noces dans le Colorado, elle s'efforce de voir la ville telle que son mari la lui a présentée - et telle que, assurément, il la voit, lui.
Mais Carol est une anti-conformiste-née, une utopiste aussi, qui s'imagine que de bonnes intentions, des idées neuves, un peu de jeunesse et une immense bonne volonté viendront à bout des a priori, des frilosités et de la paresse de cette petite bourgade où les trottoirs qui remontent la "grand-rue" sont encore en bois, comme au temps des pionniers. Prête à aimer Gopher Prairie malgré sa laideur, prête aussi à sympathiser sincèrement avec ses habitants, elle s'apercevra très vite que tout cela est plus difficile que prévu, que les bonnes intentions des uns ne suffisent pas quand elles se heurtent au conformisme et à la bien-pensance.
Sur un ton pince-sans-rire qui permet au lecteur de prendre tout le recul nécessaire - parfois trop, peut-être - Sinclair Lewis dresse ici le portrait d'une société américaine rigoriste et coincée. Il y est né, il y a vécu, alors, forcément, quelque part, il y est attaché. Mais n'y a-t-il pas un proverbe qui dit : "Qui aime bien châtie bien" ?
Sont ici mis au pilori l'étonnant rapport à l'argent et à la réussite sociale qu'entretenaient déjà les Américains de l'époque, la vénération pour une seule bible et une seule église, la peur et le mépris envers le vieux continent d'où les pionniers étaient pourtant issus, l'empire terrible du "qu'en-dira-t-on" (non spécifique, celui-là, il est vrai, des petites villes américaines) et une vision machiste et patriarcale du monde à laquelle, finalement bien qu'à contre-coeur, se soumettra Carol.
On remarquera que, dès le départ, Lewis pose comme principe que le sexe de Carol lui est une charge supplémentaire dans la lutte qu'elle entend mener.
Enfin, un point très important - et qui étonnera sans doute : pour quiconque s'intéresse un tant soit peu aux écrivains américains traitant de problèmes exclusivement américains, il est tentant d'établir une filiation entre l'oeuvre de Sinclair Lewis et celle, par exemple, d'un Tom Wolfe dans "Le Bûcher des Vanités" ou d'un Brett Easton Ellis avec "American Psycho." Car c'est bien dans les micro-sociétés tranquilles et conservatrices du type Gopher Prairie (ou de Zénith, que l'on découvrira dans "Babbitt"), adoratrices du Profit à Tous Prix, que prennent racine les délires et les enfers d'un Sherman Mc Coy et d'un Patrick Bateman. ;o)
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profdoc72
  19 février 2013
J'ai lu ce livre par hasard, car il était libre de droits. l'histoire se passe dans une petite ville américaine rurale, dans les années 20, et dénonce un certain provincialisme. J'ai adoré ce livre, je l'ai trouvé terriblement intemporel, il m'a rappelé mon propre vécu dans une zone peu accueillante. L'héroÎne m'est apparue comme un miroir, mais surtout comme une réflexion sur ce milieu petit bourgeois, pointant ses convenances, sa superficialité, ses fausses croyances et son mépris des plus pauvres. Suivre ce personnage sur plusieurs années permet de réfléchir aux issues possibles ou non.
Ce roman est magistral et sera pour moi ma première grande claque de l'année 2013. Je le conseille à tous, de par les approches multiples qu'il propose, les solutions avancées, la réflexion sur la culture qu'il provoque.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
tolstoievskitolstoievski   27 mars 2019
— Ne laissez pas ces individus orgueilleux, toujours prêts à jeter le désordre partout, vous abuser. Non ! il ne se cache rien de bon sous tous ces mouvements " modernes " qui veulent laisser les coopératives et la Ligue des Fermiers non partisans tuer toute initiative dans nos entreprises en fixant les salaires et les prix. Aucun mouvement n'existe vraiment s'il n'a pas un arrière-plan moral.

Chapitre XXVIII.
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Videos de Sinclair Lewis (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sinclair Lewis
"Babbitt" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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