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Isabelle Rabut (Traducteur)Baoqing Shao (Traducteur)
EAN : 9782742747375
114 pages
Actes Sud (10/03/2004)
3.64/5   74 notes
Résumé :
C'est, apparemment, un couple sans histoire. Tous deux approchent de la quarantaine et leur seul regret est de ne pas avoir réussi, en quinze ans de mariage, à avoir d'enfant.

A la suite d'un repas amical réunissant d'anciens camarades de classe, l'impeccable façade conjugale vient à se fissurer : le soir même le comportement de la jeune femme commence à changer. La voilà qui, plusieurs soirs de suite, soumet son mari à un inter-rogatoire serré, lui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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TerrainsVagues
  26 août 2017
Encore une fois, un titre aura suffit à éveiller ma curiosité et une fois de plus le meilleur moyen de la satisfaire aura été de succomber au risque d'être déçu. C'est vrai qu'au départ, si on excepte la cuisine, je ne suis pas fan de culture Chinoise. Mettez moi un auteur Africain ou sud américain et il y a de grandes chances pour que je sois un bon client mais la Chine (comme les Etats Unis) ne m'a jamais attiré. Mis à part le titre, ce livre partait avec un sacré handicap.
Un couple, quinze ans de mariage. Un bon boulot, une vie tranquille, ce qu'en général beaucoup d'entre nous appellent heureuse, qu'on aurait pu qualifier d'épanouie s'ils avaient eu un enfant. Allons jusqu'à dire que Jin Xiang et Zeng Shanmei forment un couple modèle pour leurs amis ou leurs collègues. La vie est un long fleuve tranquille mais comme on n'est pas chez Harlequin mais chez Actes Sud, forcément il va y avoir une couille dans le potage, un grain de sable dans la mécanique, un hic, ça va merder quoi. Une simple invitation à un repas d'anciens élèves adressée à Jin va tout faire basculer.
Le coté Asiatique aurait pu nous donner une atmosphère sucrée salée, ça sera plutôt chaud et froid.
La retenue Asiatique, ne rien laisser paraître à l'extérieur dans la vie sociale contraste avec la violence qui va s'installer dans la relation. Après avoir fait comme si toute la journée, le huis clos des soirées va vite devenir irrespirable.

De déception il n'y eu point. Pas plus que d'émotions, de celles qui prennent aux tripes, aucune poésie mais une tension palpable m'ayant mis mal à l'aise pendant quelques pages assez difficiles.
La Chine bien éveillée au capitalisme avec une empreinte de communisme toujours présente en toile de fond, l'histoire aurait pu se passer n'importe où. Trouée dans les nuages nous emmène dans les bas fonds du couple. Que sait on vraiment de l'autre? Qu'avons-nous gardé d'inavouable, qu'avons-nous dissimulé? Jusqu'à quel point avons-nous confiance en l'autre?
Une petite réflexion aussi sur les apparences, jusqu'où peut on aller pour les sauver?
Attiré par le titre, en tournant la dernière page je m'aperçois que je ne l'ai pas compris. Trouée dans les nuages, je traduis à peu près par éclaircie mais là… plus sombre, ça doit se trouver mais c'est bien plombé quand même.
Bon c'est pas tout ça mais pour moi ça sera des nems, un boeuf sauce piquante avec des nouilles sautées aux légumes et en dessert, euh… je crois que je vais retenter un autre livre de Chi Li parce que celui là ne m'a pas laissé indifférent.
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sandrine57
  08 janvier 2018
Mariés depuis 15 ans, Xiang et Shanmei mènent une vie tranquille et harmonieuse, seulement assombrie par leur désir d'enfant non exaucé. Tous les deux employés à l'Institut de recherches métallurgiques de Wuhan, ils y sont perçus comme un couple idéal et, serviables et amicaux, sont appréciés de tous. Ce bonheur tout simple, presque banal, est pourtant compromis le jour où le couple est invité à une réunion d'anciens camarades de Xiang. La soirée se déroule sans faits notables, mais de retour chez eux, Shanmei est transformée. Elle interroge son mari à propos de son passé, le pousse à lui faire des aveux mais il se tait. Alors, soir après soir, une fois les volets clos et les portes fermées, elle recommence son interrogatoire. Les insultes fusent, les coups pleuvent mais les questions restent sans réponses. le jour, à l'institut, ils conservent l'apparence d'un couple sans histoires mais leurs nuits sont devenus un enfer.
Une femme, un homme, l'amour...et un jour, tout bascule. Les secrets, les trahisons sont alors mis à jour. Mais ce huis-clos oppressant qui voit s'affronter deux personnes qui croyaient se connaître mais qui finalement découvrent leurs zones d'ombre est bien plus que la mise en scène d'une banale scène de ménage qui tourne mal. C'est aussi la société chinoise qui est mise à mal, c'est l'affrontement entre riches et pauvres, entre prolétaires et intellectuels, des antagonismes anciens qui se cristallisent dans ce couple si harmonieux en apparences. D'ailleurs, celles-ci sont sauvées. On a beau se disputer, se battre, se haïr, tout cela a lieu dans l'intimité du foyer. Nul ne doit savoir ni même soupçonner le drame qui se trame entre les époux. Sauver la face est un concept très chinois auquel on ne se dérobe pas. Les commerçants du quartier, les collègues de travail, tous sont prêts à jurer que Xiang et Shanmei s'aiment, se respectent et s'entendent à merveille.
Un roman court mais violent qui, au-delà des problématiques chinoises, parle du couple, de la confiance, de ce que l'on dévoile à l'autre et de ce que l'on tait ou travestit. Dérangeant parfois, mais assez intense pour tenir en haleine de bout en bout.
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kuroineko
  13 décembre 2019
1995, République populaire de Chine. Jin Xiang, 42 ans, et Zheng Shanmei, 38 ans, sont mariés depuis quinze années, travaillent tous deux à l'Institut de recherches métallurgiques, dans des services différents. Lui est fils de paysans qui s'éleva de sa condition grâce aux études. Elle, orpheline à l'âge de sept ans et élevée par sa tante, est une citadine, cultivée, intelligente et féminine. le mot pouvant le mieux qualifier la vision de ce couple est harmonie.
Une invitation, une soirée entre retrouvailles d'anciens condisciples et comparaisons des vies respectives, et tout change. La perfection n'est pas de ce monde; l'image rutilante du couple se fissure...
Débute alors au fil des soirées un huis-clos oppressant et mortifère où les masques s'effritent.
Cent dix pages seulement et pourtant quelle force terrifiante dans ce récit claustrophobant! Je ne connaissais pas Chi Li; cette première incursion dans son univers littéraire se révèle marquant au possible. le ton résolument froid et clinique qu'utilise l'auteure, telle une scientifique en phase d'observation, renforce la dureté et le crescendo pesant de l'atmosphère.
Après une telle mise en bouche, comment ne pas désirer découvrir d'autres oeuvres de la romancière chinoise? Impossible.
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majero
  08 mars 2022
Un couple modèle depuis 15 ans, sans enfant. Jin Xiang, paysan au passé politique parfait, devenu directeur adjoint à l'université et l'orpheline Zeng Shanmei d'excellente éducation.
Lors d'une réunion d'anciens, Zeng Shanmei apprend un secret qui va pourrir la vie de Jin Xiang et mener au drame.
L'écriture de Chi Li est addictive, visuelle. Témoignage intéressant de la vie chinoise et les dialogues consistants engendrent une forte empathie.
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gonewiththegreen
  28 décembre 2018
Jin et Zeng sont mariés depuis 15 ans , ont un appartement de fonction et travaillent ensemble , avec des postes de cols blancs dans une entreprise.
Ils donnent l'image d'un couple sans histoire , mais aussi sans enfant.
Pourtant une réunion d'anciens camarades va faire basculer leur vie.
Roman dur , où la narratrice se pose en témoin de la vie de couples. Bien évidemment et même si on peut se contenter de lire ce court roman comme une tragédie de couple, Chi Li semble nous amener vers la fracture de classe dans la Chine du début des années 90: Les paysans contre les citadins.
Jin est issu de la campagne et a réussi à se promouvoir et à devenir l'égal des citadins. Mais la fracture est clairement exposé par l'auteur.
On est sur une génération de quadra qui a connu la révolution culturelle et qui découvre le poids de l'argent , de l'occidentalisation du pays. Mais ici, on nous montre que le fossé est encore béant entre ces deux Chines.
Parallèlement, l'auteur règle quelques comptes , notamment avec les pseudo écrivains mais aussi avec les nouvelles préoccupations des chinois qui désormais mangent majoritairement à leur faim et peuvent se pencher par exemple sur la cours danoise !
Le roman est à rebondissement et même si "il y a un peu de tirage par les cheveux" , je suis agréablement surpris . L'écriture est belle , le style précis .Triste vie, de cet auteur m'avait laissé un goût d'inachevé , j'ai bien fait de persévérer!
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   09 mars 2012
Au début tout était calme, paisible, serein, comme au premier jour. Leur vie et leur façon d’être évoquaient ces feuilles d’un vert tendre et luisant dont les nervures transparaissaient sous le soleil de midi. Ils n’étaient pas de ces gens flous qui ne laissent où ils passent que des bribes de vie confuses et finissent par tout embrouiller autour d’eux, les hommes, l’existence et l’histoire. Jin Xiang et Zeng Shanmei étaient des feuilles vertes sous le soleil ...
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MoglugMoglug   11 mai 2016
Au début tout était calme, paisible, serein, comme au premier jour. Leur vie et leur façon d’être évoquaient ces feuilles d’un vert tendre et luisant dont les nervures transparaissaient sous le soleil de midi. Ils n’étaient pas de ces gens flous qui ne laissent où ils passent que des bribes de vie confuses et finissent par tout embrouiller autour d’eux, les hommes, l’existence et l’histoire.
Jin Xiang et Zeng Shanmei étaient des feuilles vertes sous le soleil : tous leurs collègues de l’Institut de recherche métallurgiques partageaient cette certitude, convaincus qu’ils étaient de pouvoir distinguer jusqu’à leur moindre capillaire.
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PiertyMPiertyM   15 mars 2014
Les chansons d'amour sont un fleuve qui coule à l'infini. Il a la longueur qu'on veut bien lui donner. Quelque soit le nombre de roses, il n'y en aura jamais assez à offrir.

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SachenkaSachenka   19 juillet 2018
- Je n'aime pas la guerre.
- Mauviette, va! Non, je plaisante. N'empêche que la guerre est un raccourci fantastique pour les échanges culturels. Puisque de toute façon on doit mourir, que cela serve au moins à quelque chose.
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littlecatlittlecat   11 octobre 2015
Pluie du ciel est vite absorbée,
Mots d'époux sont vite oubliés,
Une fois l'orage passé,
On fait la paix sur l'oreiller
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