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200 pages
Éditeur : Flatland (07/09/2020)
3.88/5   4 notes
Résumé :
Quatorze rêveries émaillent, dans ce premier recueil de contes de Nicolas Liau, les déambulations d’un promeneur. D’un noir de tombeau, elles diffusent pourtant une lumière singulière : celle que fait naître la magie du verbe dans l’esprit qui s’abandonne aux imaginations.
Laissez-vous embarquer par cette prose somptueuse, vous ne pourrez le regretter. Des délices et des supplices de l’enfance, des répulsives séductions de la mort, vous goûterez les cha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
christinebrignon
  05 juin 2021
Quand je serai grand, je serai mort de Nicolas Liau
Flatland éditeur, 2020
Aussi noir que la très belle couverture, brossée à la pierre noire, vous le laisse présager, ce recueil de nouvelles est un petit bijou.
Dans une écriture ciselée et d'une haute tenue, Nicolas Liau nous délivre quatorze nouvelles d'une égale noirceur, plus une qui sert de lien dans cette promenade funèbre.
On y croise une petite fille qui joue à dompter des corbeaux autour d'un pendu ; un mort qui vient récupérer des objets dans son ancienne maison à l'insu de son épouse ; un simplet qui essaie de tirer son père de la mort avec une clé ; une femme en fin de vie qui se sert d'une viole pour absorber la quintessence de la mort ; une rescapée d'un double suicide, hantée par son amie défunte, qui finit ce qu'elle avait commencé ; une pauvre diablesse qui fait un marché de dupe avec le cadavre d'une femme riche, à propos de son fastueux linceul dont elle veut protéger son petit ; un homme qui recueille les confidences des arbres où se sont nichées des âmes égarées ; un avare qui acquiert par hasard des bottes enchantées mais se voit punir de son avidité maladive ; le fantôme d'une vierge qui cherche un candidat pour lui ravir sa virginité ; etc.
Toutes ces nouvelles commencent par « Il était une fois » ou « Il y avait une fois », comme les contes de fées, mais leur contenu les apparente davantage à la veine fantastique des contes de revenants.
Le contraste, entre ce contenu macabre et la délicatesse de la langue que nous offre l'auteur, en fait une oeuvre rare qu'il ne faut pas manquer. CB
Chronique parue dans Gandahar 28 en juin 2021
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Canasson
  30 janvier 2015
Voici une lecture qui a fait émerger diverses sensations en moi mais surtout des émotions fortes grâce à cette belle écriture poétique teintée de romantisme, et ce malgré la noirceur des textes.
Donc chapeau bas M. Liau !
Le recueil se compose de 15 "contes déliquescents" + un dernier "Les rêveries du promeneur suicidaire" qui est fragmenté entre les différents textes.
Le récit qui ouvre le recueil "Pour qui croassent les corbeaux ?" est en lien avec la couverture qui nous montre bien l'univers dans lequel nous allons rentrer...
C'est aussi un de ceux qui m'a le plus marqué. Avec également : "J'irais marcher sur vos tombes" et "Le martyre des cendres".
Je n'irai pas plus loin dans le détail de ses nouvelles, mais une chose est sûr : vous ne devriez pas être déçu !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
christinebrignonchristinebrignon   05 février 2021
Elle me rend la monnaie. Je la lui arrache presque des mains, puis tourne les talons. Pas le temps de lui faire les yeux doux. Si j'avais eu un œil serti au creux de la nuque, j'aurais pu surprendre son ricanement sournois et l'écraser sous le monolithisme de mon regard. Mais le Très-Haut, jadis, a fait le choix, très bas, d'aveugler le verso de sa créature.
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CanassonCanasson   30 janvier 2015
Une corde grossière était nouée au milieu de la branche opposée. A son extrémité, le cadavre anonyme d'un pendu oscillait, écorché avec patience par les insectes nécrophages.
- Bien le bonsoir, mon bon pendu ! lui lançait la petite fille mutine en lissant sa robe pourpre de poupée du plat de la main pour en chasser tous les vilains plis.
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CanassonCanasson   30 janvier 2015
Les premières heures ravageuses du veuvage ouvrirent, au plus profond de Léopoldine, plus d'une fêlure où s'enracinèrent les affres de la solitude. Et la maison tout entière tomba entre les mains étrangleuses de l'ennui, venu se loger jusque dans chaque angle perdu ......
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