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ISBN : 2258151791
Éditeur : Les Presses De La Cite (19/04/2018)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 15 notes)
Résumé :
" Chaque page crépite sous l'intensité, la fureur, le désir et la volupté. " Nathan Hill, auteur des Fantômes du vieux paysWyoming, 1987. Dans une chambre de motel, une jeune femme aux longues tresses afro pointe son fusil de chasse sur la poitrine d'un jeune homme aux allures de gendre idéal. Elle est fille de junky, il est fils de milliardaire. Ils se sont rencontrés un an plus tôt, de l'autre côté du pays. La passion a viré à l'obsession. Et les saisons ont défi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
janessane
  04 septembre 2019
"La fourrure blanche", c'est une histoire d'amour qui commence à l'envers.
Il y a d'abord cette scène toute particulière où Elise tient en joue l'amour de sa vie, Jamey.
Mais avant tout ça, il y a d'abord les corps qui se rencontrent, rien de plus, rien de moins. Les sentiments ne s'expriment pas , l'attirance ne s'explique pas. Elle se vit, honteuse pour Jamey, porteuse d'espoir pour Elise.
Elise, c'est cette fille un peu paumée, issue des quartiers très populaires et qui porte sa "fourrure blanche" presque comme une arme ou une carapace. Jamey, c'est le garçon de la classe très très aisée, destiné à un avenir où club de golf, garden- party ont la part belle entre deux transactions financières. La fourrure blanche d'Elise, il ne l'aime pas. Elle trahit ses origines.
Mais plus Jamey se fourvoie dans la luxure, plus Elise prend de la place. Avec douceur, tact, cette dernière confirme au fil de l'histoire ce qu'elle a toujours su avant ce dernier : ils sont faits l'un pour l'autre.
Ce roman pourrait être une énième version de la lutte des classes avec en fond sonore une histoire d'amour à l'eau de rose qui transcende tout sur son passage. Il n'en est rien. Ici l'amour est âpre, sans concession. Il s'exprime souvent de manière crue, il se vit dans le moment et dans l'incertitude. Pas de déclarations enflammées ni d'envolées lyriques mais une musique des mots qui sonnent vraie. C'est le road-trip de la vie, celui des amants qui grandissent l'un à côté de l'autre pour mieux se trouver et se retrouver.
Très bon livre.
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culturevsnews
  23 avril 2018
C'est l'histoire d'un amour cru et désespéré, un choc de mondes qui se heurtent, de pouvoir, de race, de privilège, quand la saleté, la pauvreté, l'abandon scolaire, la métisse et la rue intelligente Elise rencontre Jamey à New Haven, Connecticut, où les deux sont par hasard voisins. Jamey est un homme de Yale, dont le chemin dans la vie est tracé, déterminé par ses parents riches, émotionnellement distants et par sa classe. La fourrure blanche éponyme est une veste qu'Elise a réussi à acquérir et porte constamment. Ce n'est pas une affaire romantique douce, c'est une passion bruyante et sanguinaire, une passion brutale, un Roméo et Juliette du vingtième siècle avec des drogues, des armes, de la cruauté, de la violence et des problèmes de santé mentale dans les lumières effrontées et la culture de New York.
Elise n'est pas heureuse d'être l'otage de la nature exigeante de son besoin émotionnel pour Jamey. Jamey a été conscient d'un vide dans sa vie, et en Elise, il croit avoir trouvé la réponse aux questions dans sa vie et son amour. Il a un poste à New York et demande à Elise d'y emménager avec lui, pensant que leur relation y sera plus durable. Sa famille désespérée est prête à faire tout ce qu'il faut pour les séparer, mais Jamey s'en fiche, tout ce qu'il veut, c'est Elise. C'est un regard fascinant sur le monde austère, rigide et limitatif du privilège blanc, une camisole de force du berceau à la tombe. La famille d'Elise est plus flexible et acceptant, leur monde à la pointe est plus orienté vers la survie en contraste avec le terrain de jeu du monde de Jamey. Est-il possible pour leur amour de survivre avec tout ce qui s'y oppose ? Fortement recommandé.
Note : 9,5/10
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LeaTouchBook
  04 juillet 2018
*Lecture recommandée par le Picabo River Book Club*
*Chronique de Scarlett - Chroniqueuse sur le blog Léa Touch Book*
« La fourrure blanche » de Jardine Libaire fait partie de ces livres que j'ai découvert un peu par hasard , un quatre de couv prometteur , et une première de couverture elle, qui accroche le regard , une photo en noir et blanc qui vous attire et hop on se retrouve à lire un petit bijou porté par une écriture magique et envoutante .
Bref vous l'aurez compris j'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé ma lecture et ce roman.
L'histoire : New Haven dans le Connecticut, Estelle vit chez Robbie dans une location miteuse. Un jour elle croise la route de Jamey , l'étudiant à la fossette issu de l'aristocratie américaine.
Elise , c'est la fille des quartiers pauvres , elle est le fruit d'un beau métissage portoricain et blanc, c'est une fille aux yeux gris et à la tresse brune .Elle a quitté la maison familiale des bas quartiers brusquement à 20 ans pour échapper à un destin misérable écrit d'avance. C'est une jeune femme cash, sans fioriture, avec une énergie vitale solaire. Son attirance pour Jamey est immédiate et elle se donne entièrement sans calcul.
Jamester alias Jamey est son contraire, il est analytique, en retrait de la vie, de sa propre vie. C'est un étudiant issu d'une richissime famille de banquiers côté paternel et Tory sa mère est une actrice has been et absente. Il possède des atouts indéniables, une belle gueule charismatique qui fascine les gens sans effort particulier de sa part. Il se sent toujours un peu décalé par rapport à ce que l'on attend de lui. Son allure nonchalante et gracieuse contraste avec le bouillonnement violent qui habite son mental. Il est assez dilettante et rentre dans sa relation avec Elise avec réserve parce qu'il a l'habitude de s'investir à minima.
On croise dans ce roman d'un côté les moins chanceux socialement comme Robbie le coloc homosexuel d'Elise , Denise la mère aimante et un peu dépassée et paumée d'Elise ainsi que sa tribu. de l'autre côté on frôle des personnages arrogants de certitude et de confiance celle que procure l'argent qui coule à flots comme Matt le coloc et ami d'enfance de Jamey qui regarde avec méfiance et curiosité la relation qui nait entre les deux protagonistes. On voit Alex le père de Jamey ainsi que ses grands-parents et toute la richissime famille frémir devant le danger que représente Elise, sa condition, son influence, sa différence.
C'est un livre qui parle d'amour dans une écriture sublime, imagée, très sensuelle et intense et qui brule parfois d'une violence sourde .Celle des sentiments exacerbés, des lumières trop crues, des regards trop durs, des vies trop dissemblables.
L'auteur nous permet de rentrer dans l'intimité profonde de chacun des deux protagonistes, dans la complexité de ce qui les rapproche et les différencie, dans leurs errances et leur passion. Elle nous parle aussi des problématiques des différences sociales, de la violence physique et morale que cela engendre. Jardine Libaire nous écrit un très beau livre universel dans ses thématiques et singulièrement poétique.
Lien : https://leatouchbook.blogspo..
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Carolivra
  02 mai 2018
Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour cette belle découverte. La Fourrure blanche est un roman que j'ai énormément apprécié à tel point que je l'ai lu en deux jours.
Elise et Jamey n'ont rien en commun. Elle vient d'un quartier très pauvre de New Haven: un père absent, une mère défoncée, des demi-frères et demi-soeurs en pagaille et pour tout ciel d'horizon, la drogue. Elle a arrêté ses études à 16 ans et s'est enfuie pour fuir la misère sociale et affective. Il est issu d'une famille riche de New-York avec appartement sur la cinquième avenue, chauffeur et domestiques. Pourtant, Elise et Jamey se rencontrent, se plaisent et commencent à sortir ensemble.
Au départ, c'est Elise qui s'amourache de Jamey. Pas pour son argent, elle s'en fout. Juste parce-que c'est lui, qu'il lui plaît, qu'il est beau. Pour lui, Elise c'est une sorte de territoire inconnu, un nouveau jeu, une façon d'embêter sa famille exigeante et puis il faut dire qu'Elise est une fille originale et étonnante surtout dans un lit! Et puis, l'amour s'en mêle et la passion vient submerger Elise et Jamey pour les emporter loin, très loin. Peut-on aimer trop?
Avec ce roman, Jardine Libraire réécrit une sorte de Roméo et Juliette sauf que Juliette est complètement paumée et que sa famille ne compte pas. On suit la naissance d'un amour puis son fleurissement avec comme point d'orgue du sexe, du trash et des disputes. La Fourrure blanche n'est pas le genre de livre dans lequel les choses tournent bien. Elise reste Elise jusqu'au bout des ongles qu'elle porte longs et flashy. Jamey n'essaie pas d'en faire une fille de son milieu même s'il a bien conscience qu'un fossé les sépare. L'auteur pose les bonnes questions à travers ce livre. Est-on dépendant du milieu social duquel on est issu ou peut s'en extraire d'un côté comme de l'autre? Peut-on aimer quelqu'un qui ne vient pas du même milieu que soi et peut-on abattre toutes les barrières pour vivre son amour? Elise et Jamey tentent de s'aimer alors que tous veulent leur séparation.
Mais La fourrure blanche n'est pas qu'une histoire d'amour. C'est aussi un roman qui met la ville de New-York à l'honneur, le New-York des années 80 trash, sale, malfamé. J'ai adoré me promener aux côtés d'Elise et déambuler dans cette ville gigantesque. C'était fabuleux. La drogue, le sexe, la violence sont à tous les coins de rue et tout peut s'acheter. Les délis bon marché, les bars et les boîtes: la misère la plus dure qui côtoie la richesse la plus pure à l'image du couple d'Elise et de Jamey.
Au-delà d'une histoire d'amour crue et sensuelle, Jardine Libaire nous offre avec La Fourrure blanche une réflexion sur la condition sociale. Poignant et magistral.
Lien : https://carolivre.wordpress...
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Sorello
  17 mai 2018
Le livre commence comme la quatrième de couverture le raconte. Une chambre de motel en 1987, elise et son fusil braqué sur le torse de jamey. Ils s'aimaient pourtant. S'aiment peut-être. Mais ils sont là, une arme entre eux et on se demande comment on en arrive là.
Mois par mois, on évolue aux côtés d'elise et jamey, sans fioriture, sans trop de mièvrerie. L'auteur utilise des mots crus, des scènes sans fards, parfois même anti-romantique au possible pour composer une histoire d'amour qui ne ressemble a aucune autre. Pas seulement porté par sa plume, c'est aussi ses personnages qui font la singularité de cette romance. Ils ne sont pas merveilleusement beaux, incroyablement parfaits. Elise et ses longues tresses africaine, son style inimitable et son franc parler. Jamey et sa beauté indifférente, son esprit singulier, sa façon d'être.
Au-delà du style incisif de l'auteur c'est vraiment ce côté romance assez réaliste qui m'a plu, ce couple qui semble discordant mais fini par s'harmoniser (un peu), des sentiments trop fort pour l'un, plus lent pour l'autre. Des personnages avec leurs qualités et leurs défauts qui parviennent a être attachants même quand ils semblent l'être peu.
Quelque chose de beau aussi, dans cette manière brut de raconter l'histoire qui a réussi a me transporter.
j'ai tout aimé de ce livre, sauf le dernier chapitre en fait. J'avais honnêtement tout faux au sujet du dénouement et autant, j'aime la surprise, autant là, je me suis dit « et c'est tout ? » parce que toute la chute du livre tient en fait a environ 15 lignes vraiment décisives (et c'est très peu) pour une action et une conséquence qui m'ont laissé perplexe, un peu comme si on voulait clore le livre parce qu'on arrivait au bout sans prendre le temps de le faire vraiment. C'était peut-être le but, mais c'était déstabilisant et finalement pas ce qui m'a plu.
Globalement, j'ai quand même vécu un super moment avec cette lecture, et même si la fin n'est pas un bon final pour moi, le reste de la belle année qu'on vécu elise et jamey valait quand même le coup.
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critiques presse (1)
Lexpress   13 août 2018
Voilà un grand roman d'amour, incandescent au possible, comme on en a rarement lu ces derniers temps. L'histoire d'une passion improbable, inconvenante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   09 mai 2018
Du jour au lendemain, les concepts les plus simples, les plus innocents, se sont transformés en ennemis capables de mettre en branle un effondrement total du système. La lumière n’est pas de la lumière, mais de l’énergie. Jamais personne ne verra son propre visage, juste son reflet, ou sa photo. Les ondes du cerveau sont plus actives pendant le sommeil que pendant la veille. Les roses ne sentent pas bon ; elles sentent le fruit gorgé de sucre et, comme cela est bon pour la survie des espèces, nos croyances esthétiques les rangent dans la catégorie du beau. Ces choses-là sont des énigmes évidentes, du même ordre que les casse-tête qui explosent l’esprit d’un adolescent de treize ans qui vient de tirer sur un bong pour la première fois de sa vie.
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SagnesSySagnesSy   18 mai 2018
Le professeur Ford se comporte avec Jamey comme tout le monde l’a toujours fait : il s’est d’abord entiché de lui, il voulait que Jamey l’apprécie, il espérait monts et merveilles de leur relation, et maintenant, à force de se heurter à un mur, il l’a pris en grippe.
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rkhettaouirkhettaoui   09 mai 2018
Elle était juste une fille de vingt ans, une décrocheuse, moitié blanche, moitié portoricaine, sans enfants, et qui avait un boulot à ce moment-là ; une fille qui n’était pas la fille prodigue, mais n’était pas en taule non plus, ni belle ni moche, mais pas ordinaire pour autant. Elle ne coche aucune case ; son visage a les traits d’une Boricua, sa peau, la couleur de l’albâtre.
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rkhettaouirkhettaoui   09 mai 2018
Elle est ce bébé hors du commun qui, laissé seul dans son couffin, se console lui-même et peut contempler le plafond des heures durant. La plupart des gens, une fois qu’ils ont éteint les lumières et baisé, ou que l’animateur du dernier talk-show de la soirée leur a souhaité une bonne nuit, ont besoin de dormir ; s’ils restent éveillés, quelque chose ne tourne pas rond.
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rkhettaouirkhettaoui   09 mai 2018
Elle n’est pas du genre à déclarer forfait – c’est dans ses gènes : sa maman peut passer les vitesses, fumer une cigarette, boire un soda, mettre du mascara et embrasser chacun de ses rejetons sans quitter une seule seconde la route des yeux. Elise aurait pu faire sauter les dents de ce morveux d’un seul crochet du droit.
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