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ISBN : 2253070459
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 156 notes)
Résumé :
« En 1969, j’avais neuf ans. La famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire. J’ai grandi avec l’image de trois filles de 20 ans défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Des droguées… voilà ce qu’on disait d’elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l’emprise d’un gourou qu’elles prenaient pour Jésus-Christ. Plus tard, j’ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes ter... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
michfred
25 août 2016
Si les croûtes d'Hitler avaient eu du succès, celui-ci serait resté un barbouilleur sans talent mais ne serait peut-être pas devenu le mondial killer que l'on sait.
Si Charles Manson avait réussi dans la musique, s'il avait pu développer le talent que lui reconnaissaient Neil Young et Denis Wilson eux-mêmes, il n'aurait pas eu besoin, peut-être, d'étendre son emprise de gourou maléfique sur les cervelles fragiles et hautement saturées de substances hallucinogènes des membres de sa « Famille » : le grand Tex, son « porte-voix », Clem, la brute docile et les petites silhouettes enfantines et sanguinaires de Katie, Sadie, Linda, Leslie mendiant à leur gourou satanique un regard (noir) , une étreinte farouche.
Ou mieux encore, signe de confiance suprême : une mission…
Par exemple celle de « tuer avec le plus de brutalité possible » les occupants d'une maison de Cielo Drive, sur les hauteurs de L.A., une villa autrefois occupée par le producteur de musique détesté (c'est lui qui a arrêté la carrière de rocker de Manson) puis habitée par Candice Bergen, femme de Louis Malle, et relouée, depuis peu, à une actrice célèbre, femme d'un metteur en scène de films d'horreur réputé, enceinte de 8 mois.
C'est Sharon Tate, mais le gourou l'ignore en lançant son anathème.
Il veut « juste » déclencher la guerre contre les « pigs », faire accuser les Black Panthers, réveiller la guerre civile entre noirs et blancs, bref, mettre en branle le Helter Skelter -c'est le titre d'un morceau des gentils Beatles, et c' est, chez eux, un joyeux tohu-bohu, une sorte de Grand Huit insolent- mais, dans la folie paranoïaque et meurtrière de Manson , c'est un véritable Armageddon…
Je viens de clore, en deux jours, California Girls : lecture horrifique, lectrice horrifiée mais littéralement envoûtée...
Un opéra-rock lyrique et inquiétant, magistralement construit et concentré sur 36 heures d'équipée sauvage.
Le style est d'une noirceur impériale, fascinant et addictif.
Malgré l'horreur des scènes évoquées, malgré la folie des protagonistes, ces doux hippies de Californie, fumeurs de joints et un peu crasseux, devenus loups fanatiques sous acide et sous le magnétisme de leur chef de meute…
Simon Liberati est un grand adepte et un fin connaisseur du Romantisme noir- il a scénarisé cet épouvantable fait divers en un récit haletant, plein de sang et de fureur, qui s'apparente aux romans noirs anglais d'une Radcliff, d'un Walpole, d'un Lewis...
Une sorte de remake hollywwodien avec play-list très sixties du Moine de Lewis.
Ou alors un épisode futuriste de Game of Thrones mis en musique par les Mama's et les Papa's...
Le Moine sanglant c'est Manson : il a la frénésie sexuelle de Little fingers, la taille de Tyrion Lannister, la « délicatesse » de Ramsay Bolton (les fans de G. O. T me comprendront !!).
Ou alors un David Lynch particulièrement déjanté...
Incroyablement documenté, sans aucun commentaire, moralité ou apologue, brutalement vrai, mais jamais voyeur, ce récit nous donne à voir de l'intérieur- on épouse le regard de Sadie, de Tex, de Linda..- l'épopée sanglante d'une folie manipulatrice dans des décors de cinéma rendus complètement surréalistes : vieux ranches poussiéreux, clubs de motards tout droit sortis d'Easy Rider, belles villas hollywoodiennes, désert du bout du monde, plages de surfeurs blonds et bronzés..
Âmes sensibles s'abstenir…
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AgatheDumaurier
19 octobre 2016
Premier roman de Simon Liberati que je lis, bien que je connaisse sa plume depuis bien longtemps, quand il écrivait dans mon magazine préféré, 20ans...
Quelque chose émane de ce roman superbement ecrit, une lumière aveuglante, des crépuscules fuchsia sur le Pacifique, des parfums de fleurs tropicales, des piscines abandonnées sous les étoiles, tout un rêve californien, qui nous rend nostalgiques d'un monde que nous n'avons pas connu...Et puis, sans vraiment l'assombrir , mais comme une face cachée, l'odeur du sang des victimes, la sueur, les vêtements moisis des adolescentes aux fleurs dans les cheveux, le regard hypnotique du diabolique Charles Manson...Sur fond de Mamas et de Papas, de Beach Boys et de Beatles.
Simon Liberati reprend, quasiment heure par heure, les agissements des principaux membres de la "Famille Manson" entre les 8, 9 et 10 août 1969. Trois jours, sept morts affreuses. le gourou maléfique ordonne à 4 de ses adeptes ( 3 adolescentes et un jeune homme) le meurtre de Robert Melcher, producteur des Beach Boys, qui serait responsable de son échec musical...mais Melcher est absent, et presque par hasard ( la maison est l'ancienne du producteur) le quatuor sec retrouve à assassiner de parfaits inconnus qui se trouveront être Sharon Tate, la compagne de Polanski enceinte de huit mois, un ami d'enfance de Polanski, sa compagne et le coiffeur de Sharon Tate. Meurtres atroces, qui nous sont décrits quasiment en temps réel, et nous ressentons leur amateurisme, leur non sens, leur cruauté immonde. Ces meurtres seront suivis le lendemain de celui du couple La bianca, là aussi au hasard. Jamais Charles Manson ne participe. Il ne fait qu'ordonner.
Le roman s'axe principalement autour des jeunes filles, sans explicitement chercher à clarifier leurs motifs. Pas ou très peu d'analyse psychologique, mais une ambiance, à la fois solaire et profondément délétère. Des jeunes filles perdues, qui trouvent en Manson, gourou performant, une réponse à leur soif d'attention, de reconnaissance et d'amour. Il est l'amour parfait, puisqu'il leur dit être le Christ...Ces âmes faibles succombent. Ce qui les a rendues si faibles, si malléables, si vides, dans cet environnement si grandiose, je ne le comprends pas. Ces filles, qui sont d'ailleurs toutes en vie sauf une, Sadie-Susan Atkins, n'ont jamais rien expliqué.
Le roman est un choc brutal dans un paradis à la fois artificiel et réel, une interrogation posée sur le Mal alors que règne une liberté quasi totale...donc un Mal pas banal, un Mal qui n'est pas de fonctionnaires zélés dans les bureaux d'une dictature sanguinaire, un Mal qui nait au coeur de hippies manipulés par un gourou raciste et paranoïaque, au milieu des palmiers, des surfeurs bronzés et des plages enchanteresses...Un mystère de plus dans le coeur humain, sans réponse, inéluctable et tranchant comme un couteau de cuisine.
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Titania
20 octobre 2016
Un autre livre, comme en écho, à celui d'Emma Cline a été écrit sur les meurtres commis par le groupe de Charles Manson en 1969. Il fallait que je le lise aussi.
Certes ce terrible fait divers a eu lieu à 10000 kilomètres au moins et il y a fort longtemps, mais il demeure dans notre mémoire collective comme quelque chose de fondamentalement dérangeant, notamment sur la capacité criminelle des femmes.
Il nous interpelle sur les mécanismes de la servitude volontaire, l'anéantissement de toute volonté, toute forme d'embrigadement, manipulation ou dérive sectaire, dont chaque époque, la nôtre aussi, s'illustre en dérive mortifère épouvantable. On n'a pas fini d'explorer la capacité des sociétés humaines à produire de la violence, et cette histoire du passé est étonnamment d'actualité.
Simon Liberati rédige avec « California girls » quelque chose qui ressemble à un « true crime », publié dans une collection faits divers, remarquablement documenté.
Il s'installe dans l'esprit de l'époque et des personnages pour nous donner une relecture de l'affaire de l'intérieur comme un trip sauvage terrible et fascinant.
C'est ce mélange de réalisme de l'horreur et de profondeur de l'introspection de tous les protagonistes, tout en restant à distance des faits pour nous laisser la place pour réfléchir et analyser, qui rend ce « roman » passionnant .
Point de déterminisme social facile comme excuse au comportement criminel des membres de la famille, il nous livre cette chronique judiciaire dans sa complexité, son mélange de calcul et de hasard tragique, le contexte social et historique, mais aussi le parcours de chaque individu et ses choix personnels.
Contrairement à ce qu'on m'en avait dit, je n'ai pas trouvé de complaisance à décrire les scènes de crime, mais une espèce de pudeur à l'égard des victimes. Il s'agissait de dire à la fois quel fut leur martyre et taire le sordide. Il se sert des minutes du procès et des archives médico légales.
On ne ressort pas indemne d'un tel récit qui conjugue à la fois un art de romancier consommé, très lyrique et passionné, lorsqu'il plonge dans l'esprit confus de Sadie par exemple, et une connaissance précise des sociétés hippies des années 60, fortement imprégnées de consommation de drogues de synthèse, parfois produites et diffusées par des institutions ayant pignons sur rue.
Intéressant de découvrir ce regard, au delà des faits relatés, sur ces nombreux groupes structurés autour d'un gourou, avec des rituels et un discours pseudo religieux, en marge du rêve américain, vivant dans la crasse, la violence et la drogue.
Simon Liberati est vraiment un excellent conteur .

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Bazart
03 novembre 2016
Sur le même matériau de départ que l'ample fiction d'Emma Cline, l'approche immersive et paradoxalement distanciée de Simon Liberati est finalement d'une approche sensiblement différente.
D'après ce qu'il peut en dire dans les interviews de promotion du livre, Liberati, choucou des médias intellos parisiens à chacune de ses parutions, s'est interessé à ces filles de manière quasi obsessionnelle tant ce fait divers le passionne depuis l'enfance.
Simon Liberati choisit d'évoquer les jours précédant les meurtres, puis les meurtres eux-même, en totale immersion, nous plonge directement sur les lieux des massacres,et nous fait revivre les derniers instants des victimes
S'appuyant une documentation sérieuse, du type rapports de police et procès verbaux d'interrogatoires de témoins, Liberati fait montre d'une grande précision dans les faits et descriptions macabres.
California Girls possède le grand atout de rendre compte du mode de vie de ses filles et nous montre avec grande minutie, comment vit une horde de hippies dans le début des années 70
Alors que dans le roman de Cline, Les meurtres en eux-mêmes semblent finalement assez peu l'intéresser, étant traités seulement à la toute fin et rapidement, ils sont bien détaillés dans California Girls, qui ausculte les faits dans toute leur horreur, sondant le Mal pour mieux l'exorciser.
Si Liberati parsème de pas mal d' indices les motifs de cette violence latente qui entoure cette secte, le mystère de la psychologie de ses membres reste bien présent à la fin de la lecture. Liberati ne juge jamais ses personnages mais ceux ci donnent parfois l'impression d'être de pantins décervelés assoiffés de violence et de sang.
Par rapport à The girls, le fait divers est traité bien plus frontalement mais, en même temps, ce parti pris de faire une étude quasi clinique des faits empêche malheureusement, et contrairement au livre de Cline, l'émotion d'étreindre le lecteur, qui se sent parfois un peu oppressé par cette description sans concessions de faits particulièrement glauques.
On a en effet l'impression de se retrouve un peu devant un rapport de justice ou de tribunal et cette acumulation de faits documentation sur laquelle s'apuie Liberati possède ses avantages et ses limites.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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ChatDuCheshire
28 août 2016
Excellent. Lu en deux jours. J'aurais pu le dévorer en moins de temps mais la richesse du travail de documentation auquel s'est livré l'auteur m'a incitée à lire son livre tout en gardant en permanence mon mini ordinateur sous la main afin d'effectuer mes propres recherches sur les divers protagonistes. Et, à cet égard on n'est pas déçu tant le web regorge d'informations et de blogs spécialisés sur ce qu'il est convenu d'appeler les "Tate murders" et la "Manson Family".
L'ouvrage est qualifié de "roman" car l'auteur s'est attaché à décrire non seulement les actes horribles auxquels se sont livrés les membres de la "Famille" en l'espace de moins de deux jours - et pour lesquels les compte-rendus et témoignages, notamment produits durant les divers procès, foisonnent - mais aussi à dépeindre la vie quotidienne et la psychologie des divers protagonistes, pour lesquelles l'auteur a dû faire oeuvre de reconstruction. le résultat est époustouflant de vérité, à tel point qu'une qualification plus juste me semblerait être de "document fictionnalisé".
Bien sûr, au centre de ce document il y a les meurtres, horribles, marquant la fin des illusions de l'époque hippie et de son aura d'optimisme un peu naïf. le personnage du gourou, Charles Manson, est d'ailleurs laissé dans un certain clair-obscur, repris de justice opportuniste ou véritable illuminé "gone bad" en raison de ses déceptions artistiques ? Car l'homme était un musicien de talent, reconnu par des artistes tels que Neil Young et Dennis Wilson, mais dont les rêves de gloire se fracassèrent à l'aune du dédain essuyé de la part du producteur Terry Melcher, qui trouvait sa musique et ses paroles trop sombres et nihilistes (préfigurant l'ère punk qui vint quelques années plus tard ?). L'artiste frustré, fan d'Adolf Hitler et du Ku Klux Klan, se reconvertit en gourou dont le génie fut de s'entourer d'adolescentes perdues, affamées d'amour et en recherche de sens. C'est plutôt sur celles-ci que se concentre l'auteur et en particulier sur Susan Atkins ("Sadie"), Linda Kasabian, Patricia Krenwinkel ("Katie") et Leslie van Houten. Toutes furent mêlées aux meutres de Sharon Tate et de ceux qui se trouvaient chez elle ce soir-là (le 9 août 1969) et/ou, le lendemain, du couple LaBianca à Los Angeles.
On peut se demander d'ailleurs si la parution de ce roman aurait été possible aux Etats-Unis, le livre se référant aux protagonistes (pour la plupart toujours vivantes à l'exception de Susan Atkins, décédée en prison d'un cancer du cerveau il y a quelques années) sous leur véritable identité. Or cette affaire est toujours brûlante aujourd'hui, la vivacité des discussions sur internet en atteste, et les soeurs de Sharon Tate (surtout Debra) veillent au grain. C'est essentiellement en raison de l'activisme de Debra Tate que les multiples demandes de libération conditionnelle de ces femmes ont toutes été rejetées à ce jour. Or le livre s'il ne s'attache certainement pas à excuser les actes ces ex adolescentes à la dérive décrit un contexte qui permet de comprendre un peu mieux ce qui s'est passé. Comprendre, ce n'est pas justifier mais des événements plus proches de nous démontrent que cette confusion est souvent faite... Je me demande donc si une traduction anglaise de ce livre existera un jour...
J'ai hésité sur les cinq étoiles car ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s'abstenir. La description minutieuse des meurtres s'étend sur plus de la moitié de ses pages. Et c'est effectivement horrible MAIS l'auteur ne verse jamais dans le gore ou un voyeurisme malsain et rien que pour ça c'est un véritable tour de force. L'horreur d'ailleurs ne procède pas seulement des actes eux-mêmes mais de cette sorte d'amateurisme et de climat hallucinatoire qui a présidé aux actes eux-mêmes. le tueur (Tex Watson) et les tueuses (précitées) n'étaient certainement pas des pros de la chose et ont dû s'acharner sur leurs victimes pour les faire passer de vie à trépas. Tout cela en dit long sur l'emprise qu'est capable d'exercer un personnage charismatique sur des âmes en perdition...
Mais l'intérêt essentiel de ce livre réside, comme déjà signalé, dans sa reconstruction du quotidien de certaines communautés hippies (pas seulement celle de Manson) californiennes ainsi que du milieu, omniprésent, des bikers à une époque où l'idéal hippie avait amorcé sa déliquescence avant d'être proprement massacré par Manson et sa famille. J'ai été moi-même amenée à faire des recherches sur ce milieu des communautés californiennes à l'occasion d'une biographie que j'ai écrite mais consacrée à une époque plus tardive, seconde moitié des années 70. Ce travail m'avait amenée à recueillir de nombreux témoignages directs et je dois dire que je retrouve dans ce livre une authenticité très proche de ce qui fut probablement la réalité. Mieux, il a enrichi ma compréhension de ce qui a fait la spécificité de la période punk californienne dont Manson fut probablement un (horrible) précurseur. Les punks californiens étaient légèrement plus âgés, plus "arty" et cultivés que leurs équivalents européens. Leur nihilisme et leur forme de désespoir étaient quelque part plus profonds et plus "informés" que ceux des européens, nourris au marketing instillé par Malcom McLaren.
Liberati a brillamment réussi à recréer l'atmosphère d'une époque, celle d'un rêve qui s'est transformé en cauchemar et dont les ondes sont encore et toujours on ne peut plus perceptibles aujourd'hui. Félicitations à l'auteur.
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Les critiques presse (5)
LaPresse16 septembre 2016
En résulte un roman d'une précision pointilleuse, voire excessive, qui s'inscrit dans la continuité d'une oeuvre marquée par sa fascination pour les femmes au destin tragique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir16 septembre 2016
C’est comme si on assistait en direct, un soir d’été de 1969, à l’assassinat de Sharon Tate, alors enceinte de huit mois, et de ses amis. Aucun détail ne nous est épargné.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Culturebox07 septembre 2016
Son récit tient le plus souvent du rapport d'autopsie : aucun détail, même le plus sordide, n'est épargné au lecteur. Une accumulation qui donne vite la nausée mais peu d'indices sur les raisons de la descente aux enfers de ces jeunes Américains, constamment sous l'emprise de la drogue dans un monde bien à eux où les notions de bien et de mal n'ont plus cours.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro29 août 2016
Un poème noir, une descente aux enfers, une plongée aux tréfonds du mal absolu.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama17 août 2016
Les romans de Simon Liberati et Emma Cline auscultent la folie meurtrière de la secte Manson. Et sondent la part de ténèbres des sixties et du flower power.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette17 septembre 2017
« Il était le Fils de l’Homme (Man-Son), une réincarnation de Jésus-Christ redescendu sur terre pour aider une nouvelle humanité à naître. En cela, il n’obéissait qu’à un seul maître. Soi-même. Jésus-Christ réincarné, c’était le sens de son nom : Charles Willis Manson, Charles will is man son. » (p. 82)
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LiliGalipetteLiliGalipette17 septembre 2017
« Il n’avait jamais tué de femme jusqu’ici et il se dit que c’était vraiment une besogne répugnante. Quelque chose qui vous mine le moral. Qui vous fait sentir tout petit et méchant une fois qu’on a frappé. » (p. 125)
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ChatDuCheshireChatDuCheshire26 août 2016
Le mobil-home transformé en bureau était plongé dans l'ombre. George Spahn, le propriétaire, un vieil homme de taille gigantesque, se balançait doucement sur une chaise à bascule. La température approchait 45 degrés, il y avait des mouches partout, de grosses mouches à chevaux excitées par l'odeur de crottin chaud qu'arrivait à peine à corrompre la fumée de la marijuana. Le vieux portait des lunettes de soleil cul-de-bouteille vertes, il étirait ses longues jambes sur un tapis poussiéreux et ses mains tordues comme des griffes serraient sur son ventre un chihuahua couleur sable. A ses pieds, près d'un Stetson crème, se tenait une fille rousse, vêtue d'une vieille liquette rouge retroussée sur ses jambes nues. Squeaky, c'était le nom de la rousse, chantait doucement une comptine tout en cirant les bottes du vieux. Depuis près de trente ans que George Spahn campait dans les bureaux de son ranch, Squeaky était sans conteste la plus gentille petite amie qui l'ait jamais honoré de sa présence. Leur soixante ans d'écart ne la gênaient pas, elle faisait le ménage, la cuisine et s'occupait bien de lui. Il adorait son odeur de rousse, son corps d'adolescente et son rire aigu, qui lui avait valu le surnom de "Squeaky".
Six ans plus tard, en 1975, un an après la mort de George Spahn, sur les photos prises par le FBI parce qu'elle a tenté d'assassiner le président Gerald Ford, Lynette Fromme, alias Squeaky, n'a pas changé, elle a toujours cet air d'oisillon tombé du nid, que certaines filles minces à peau blanche conservent longtemps.
+ Lire la suite
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BazartBazart03 novembre 2016
"Au moment où Tex allait ranger son arme, deux phares s'allumaient dans la propriété. Le bruit d'un démarreur fatigué fit baisser leur intensité jusqu'à ce que leur moteur leur rendit la flamme. En haut de l'allée qui montait à la maison, les feux d'une voiture éclairaient un petit bâtiment d'aspect surmonté d'un toit coupé un genre de chalet ou de grange."
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michfredmichfred25 août 2016
Charlie avait un esprit épris d'universel, mais tendu vers l'action plus que vers la méditation, et il se sentait finalement plus proche d' Adolf Hitler que de John Lennon. Le temps de l'art et des fleurs était passé, l'heure était au combat. Charlie se sentait fier, ce soir il avait lancé la Troisième Guerre mondiale, l'Armageddon de l'Apocalypse.
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