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EAN : 9782234080409
Éditeur : Stock (19/08/2020)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Dans la somnolence magique de leur domaine familial, Serge, Alexis et Taïné traînent leur désœuvrement. Taïné a la beauté empoisonnée d’un tableau préraphaélite ; Serge est un prince des ténèbres ; quant à Alexis, le plus jeune et le plus fou, il se jette à corps perdu dans l’amour et la provocation. La séduction de leur jeunesse tourne à la cruauté muette. La tragédie frappe cette fratrie en ce printemps 1967, et accélère la bascule vers une époque nouvelle : celle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
KRYSALINE555
  09 juillet 2020
De Simon Libérati, je n'ai lu que « California Girls », et quel bouquin !!! J'avais littéralement « a-do-ré » et il est resté dans mon top ten d'ailleurs ! Certes, c'était plutôt pour le sujet que je m'étais penché sur ce récit (en non pour l'auteur que je découvrais alors…), mais cette fois-ci c'est bien pour l'écrivain que j'ai choisi de chroniquer ce livre…
D'ailleurs au passage, je remercie les Editions Stock et la plateforme Netgalley pour leur confiance et pour m'avoir permis de découvrir « les démons » en avant-première !
Alors, ce livre, il est assez difficile d'en parler, car il se passe de mots et de commentaires. C'est un roman d'atmosphère, d'ambiance, de connivence entre les personnages. Qui se lit comme on respire, d'une traite.
Les personnages sont multiples et ont eux-mêmes aussi de multiples facettes. Les trois héros principaux plus un « satellitaire » sont : Serge, Taïné et Alexis, la fratrie des Tcherepakine, des russes blancs échoués à Paris. Riches, ils n'ont pas besoin de travailler. Ils trainent donc leur jeunesse et leur ennui, de bar en fêtes, de soirées en journées qui s'étirent mollement. Car ils s'ennuient… au point de tomber directement dans les pires turpitudes, les pires déliquescences. de provocations en défis toujours plus « dangereux » et sulfureux, ils entretiennent leur décadence et soignent leurs dérives.
Taïné est belle et influençable. Serge son frère a beaucoup d'emprise sur elle. Il en profite pour instaurer entre eux une relation sulfureuse, à la toute limite de l'inceste. Taïné est mariée jeune à un homme qui ne la touche que pour la sodomie. Taïné n'a pas de « repères » moraux, si ce n'est ceux de son frère…
Lorsque celui-ci décède lors d'un accident et que Taïné, rescapée, reste défigurée, sa vie va basculer dans la décadence et la débauche et l'amoralité totale dans laquelle elle se jette à corps perdu.
Il y a aussi, le jeune frère, Alexis : provocant, plus décadent encore s'il en est, homosexuel, complètement fou et incontrôlable. Celui-ci vit en marge de ses deux ainés, mais les copie en tous points tout en cherchant à aller plus loin encore.
Le fameux personnage « satellitaire » de l'histoire, Donatien, va jouer à la fois un rôle de mauvais génie et de « sauveteur ». C'est lui, qui en secret, paiera les onéreuses opérations de chirurgie réparatrice de Taïné aux États-Unis. En fait, il espère se marier avec elle. Amour ? Vénalité ? On est en droit de se poser la question, car celui-ci entretien par ailleurs des relations homosexuelles, donc la frontière est plus que floue.
Floue, tout l'est dans ce roman, rythmé par les aventures troubles des personnages. Tous portent des masques (qui représentent des démons ou qui les cachent ?) qu'on n'arrive pas toujours à cerner. Ces personnages cherchent d'ailleurs à s'en affranchir avec plus au moins de succès. Certains y parviendront, d'autres non. C'est une quête de soi aussi à travers des chemins chaotiques et prohibés. Aller jusqu'au bout de soi-même, de ses possibilités dans l'abject, la dépravation et les excès. Toucher le fond pour mieux renaitre… peut-être.
Tout ce beau monde, va côtoyer quelques écrivains à la mode à l'époque, Truman capote, l'américain, Elsa Triolet, Aragon et tant d'autres. Cela situe l'époque. Celle le la fin des Sixties, 1967 exactement. Ils se posent ainsi en précurseur de la future révolution et libération sexuelle qui aura lieu en 68.

Ce roman est une belle réussite. Il se lit bien et vite. J'ai ressentie néanmoins quelques longueurs où j'ai eu une impression de redite. Mais l'écriture est claire, sans fioriture. Parfois concise et très directe. On y note quelques envolées poétiques au travers des brouillards d'alcool et d'opium dans lesquels baignent les personnages. La plume est languissante et indolente quand il le faut, mais pas trop. Il arrive à nous faire ressentir les atmosphères poisseuses (en Thaïlande par exemple), les sentiments ambivalents des personnages. On est plongé au coeur même des intrigues et des manipulations des protagonistes.
Je n'ai ressentie par contre aucune empathie, pour aucun des personnages. Je les ai trouvé tous plus « répugnants » les uns que les autres avec leurs sales petits secrets. Seule Odette, la grand-mère a suscité chez moi un peu de sympathie. Mais, il n'est nul besoin d'aimer les personnages pour en apprécier leur histoire. L'histoire d'une époque qui se termine, qui s'échoue, qui se perd et qui se noie. L'histoire d'une obsolescence prévisible et programmée.
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Verdure35
  08 juillet 2020
Avant de me lancer dans un hasardeux billet, il est peut-être utile de revenir sur l'auteur, sa vie, son oeuvre.
Simon Liberati a déjà écrit de nombreux romans, "Eva", "California Girls" pour les derniers, et c'est un personnage plutôt sulfureux dont certaines apparitions télévisées font encore la joie des internautes.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé ce roman ,dérangeant, sulfureux lui aussi.Il se passe dans les années 60, dans une famille de Russes blancs arrivés dans la région parisienne.
Les principaux acteurs sont quatre jeunes gens, une fille Taïné, ses deux frères et un affilié.
Ces jeunes gens sont beaux ,plus ou moins riches, intelligents, éduqués, (un des frères est polytechnicien), et sont les prototypes d'une décadence annoncée. Ils sont dépravés, incestueux, ils s'ennuient. Survient un grave accident de voiture et la belle Taïné est défigurée, gravement blessée, auprès de son frére aîné tué.
C'est une autre vie qui commence faite d'errance,de désespoir, de drogues, de rencontres d'un continent à l'autre, on y croise A.Warhol, T. Capote, Aragon et tous les gens qui comptent dans les milieux privilégiés de ces années là.
La couverture avec ces femmes lors d'un bal masqué reflète bien la teneur du livre. Chacun porte un masque au propre ou au figuré, et chacun essaie de s'en extraire.
Ce qui m'étonne encore c'est que j'ai du plusieurs fois me rappeler que nous étions au milieu du siècle dernier, tant ces personnages m'ont semblé intemporels, ce doit être là une marque de talent de l'auteur; de plus l'écriture est très belle. Merci aux Edts Stock et à NetGalley . Parution le 19/8/20.
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Zazaboum
  07 juillet 2020
#Lesdémons #NetGalleyFrance #rentréelittéraire2020
Voici un roman que j'ai aimé lire mais que je vais avoir du mal à chroniquer ! Je ne suis pas une adepte de la littérature contemporaine, ayant eu plus de mauvaises surprises que de bonnes mais j'avais envie d'élargir mon horizon littéraire !
Fin des années 60, une fratrie, derniers descendants de Russes blancs émigrés, traîne son désoeuvrement dans leur domaine familial en bord de Seine. Serge l'ainé est sans grande moralité pas plus que Taïné dont la beauté nonchalante influe sur ses relations et Alexis, adolescent dévoyé, homosexuel ne résiste à aucune débauche.
Un accident de voiture dans lequel Serge est tué et Tainé défigurée, va changer le cours des choses ! Soignée à New-York, Tainé va faire la connaissance de Truman Capote et Andy Warhol tandis qu'à Paris Alexis, esseulé, est entrainé par Donatien, un ami proche audacieux et sans gêne, chez Elsa Triolet et Louis Aragon, Paul Morand et d'autres personnalités qui ont fait leur temps !
Donatien espère que le don d'écrire lui échoira à côtoyer des artistes ! La fin d'une époque est en marche et va laisser la place à une vie plus rock : sexe, drogue, décadence !
J'ai trouvé un peu difficile d'entrer dans le roman. Dès le départ l'ambiance est trouble et il est difficile de voir où l'auteur veut aller ! L'histoire démarre véritablement après la mort de Serge et on va à la rencontre d'écrivains de renoms, de cinéastes, à la recherche de la créativité pour Donatien, de sensations fortes pour Alexis et d'un but pour Tainé !
J'ai ressenti ce roman comme une fin de règne entre oisiveté, luxure et décadence, chargé de regrets ou de nostalgie ! La lecture est agréable, jamais obscène mais elle me conforte dans l'idée que la littérature contemporaine, sans but, n'est vraiment pas pour moi alors que l'intérêt et la curiosité sont décuplés pour un livre en avant-première !
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SabiSab28
  12 juillet 2020
Je viens de finir ce roman et je me sens incapable d'écrire un avis.
J'ai mis 3/4 étoiles parce que je veux saluer le talent d'écriture de cet écrivain, la plume est parfois poétique, parfois déjantée mais toujours d'une grande qualité.
Mais l'histoire, où elle nous mène, quel est le message de l'auteur ? alors là... j'attends de le voir en promo pour voir ce qu'il nous en dit.
On suit les aventures de frères et soeurs fortunés, issus de russes blancs qui sont tous en quête de l'inspiration pour écrire LE roman, être reconnu mais ils se perdent dans le sexe, l'opium et la décadence, ..
Même le fait de côtoyer des grandes figures comme Truman Capote, Aragon, Elsa, Wharhol,..et tant d'autres que je connais moins, ne les fera pas s'élever, se trouver.
Nous allons les suivre de Paris, en Asie, en passant par New York, Cannes, St Tropez et Rome; tous les personnages se retrouvent dans les mêmes sphères et vivent les 1ers instants de la liberté sexuelle, des drogues.
Certaines scènes sont choquantes, le sexe dans la fratrie, les débordements sexuels en Asie. Je pense que le lecteur doit être prévenu de cette ambiance nauséabonde.
Je remercie les Editions Stock et Netgalley pour ce partage, bien évidemment.
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jprathle
  26 septembre 2020
Splendeurs et misères des courtisans
Avec Les démons, le romancier Simon Liberati, découvert au début des années 2000 par Frédéric Beigbeder, explore de nouveau la décennie des années 1960, qui lui a inspiré plusieurs livres. L'actrice Jayne Mansfield était le thème principal de son quatrième roman, qui lui valu le Prix Femina mais qui ne fut pas un succès de librairies pour autant. Quelques années plus tard, le massacre perpétré par la secte de Charles Manson est au coeur de California girls, tout comme il servira d'intrigue de fond à Quentin Tarantino pour son Once upon a time in Hollywood. Il a aussi écrit des textes plus ou moins autobiographiques, en tout cas dont les personnages lui sont familiers, dont par exemple un ouvrage inspiré par sa compagne Eva Ionesco. Ici il met en scène juste avant mai 1968 une famille fictionnelle de russes blancs désoeuvrés, dont le père est membre de la commission de censure du Centre national de la cinématographie, et qui naviguent comme des poissons dans l'eau en pleine jet set.
En 1966, la banlieue parisienne accueillait dans le pavillon des Rochers la famille Tcherepakine, propriétaire du château depuis le XIXe siècle. Dans l'orangerie, Nathalie, surnommée Taïné, fume une cigarette en compagnie de son frère aîné Serge, tandis qu'en fond sonore on entend La Walkyrie de Richard Wagner. Elle a froid, il l'enlace à la manière d'un amant et lui raconte son dernier voyage en Suisse, où il fit la fâcheuse découverte que leurs comptes sont pratiquement vides. Puis ils font l'amour, un acte qu'ils accomplissent ensemble presque par habitude depuis quelques années. La quittant, Serge pense à sa carrière, lui qui, sortant de Polytechnique, s'est vu proposer par une société américaine un poste à l'étranger. Mais il attend de savoir si le Général de Gaulle va décider que la France doit sortir de l'Otan, comme la rumeur le pressent. Il pense aussi qu'il doit trouver une épouse et arrêter ces jeux sexuels avec sa soeur, qui, à 19 ans, s'apprête à divorcer d'avec son homosexuel de mari.
Les personnages des Démons pourraient tout aussi bien figurer chez Honoré de Balzac ou bien chez Bret Easton Ellis. Donatien possède en lui des échos de Lucien de Rubempré, qui est d'ailleurs explicitement cité au détour d'une phrase, tandis que l'environnement de ces jet-setteurs n'est pas sans rappeler les figures croisées dans Glamorama. À ce détail près , et qui a son importance, que l'intrigue du roman ne se déroule pas au XIXe siècle comme dans Les illusions perdues, ni dans les États-Unis dont est originaire Victor Ward. Ainsi, les protagonistes des Démons naviguent dans l'univers parisien de la fin des années soixante, passant leurs soirées chez Régine et leurs journées au Flore, croisant à la fois Louis Aragon et Marie-Laure de Noailles, mais aussi la femme qui a inspiré le personnage d'Emmannuelle ainsi que Truman Capote. Ne se rendant pas compte de ce qu'ils sont en train de vivre, ils sont perdu contact avec la réalité et leur quotidien tourne à vide.
Car les figures qui peuplent Les démons passent leur temps à faire la fête, se droguer, faire l'amour et accessoirement écrire. Rien ne leur fait peur, que ce soit l'homosexualité ou l'inceste, l'opium ou bien toutes sortes d'alcools. Ils ont entre seize et vingt ans et veulent vivre vite, s'affranchir de la tutelle de leurs aînés et inventer un monde nouveau. Si eux-mêmes ne vont pas initier Mai 1968, on sent à la fin du roman qu'ils vont s'engouffrer dans la brèche, et sans doute prendre de plein fouet la décennie des années 1970 et le désenchantement du Monde. Dès le début du roman, l'aîné Serge le voit déjà venir, tandis que sa soeur va parcourir en Asie son enfer personnel, ne parvenant que très difficilement à s'extraire d'une situation malsaine. le petit frère Alexis, à fleur de peau, va avoir du mal à trouver sa voie, et à son jeune âge il va traverser diverses expériences qui vont l'aguerrir trop tôt. L'enfance n'est plus, l'âge adulte pointe le bout de son nez, et ces trois jeunes gens en sont une parfaite incarnation.
Ce qui est fascinant dans Les démons, c'est à la fois l'univers dans lequel gravitent les protagonistes du roman et l'écriture en elle-même de Simon Liberati. On a envie de voguer auprès de Donatien, Taïné et Alexis dans ce Paris où les moeurs sont libérées et où tout semble encore possible. C'est l'époque du Drugstore des Champs-Élysées et de la Factory d'Andy Wahrol, où souffle un vent de jeunesse et excentricité. La partie thaïlandaise est par contre moins convaincante, et même si on comprend où l'auteur veut en venir l'intrigue perd petit à petit de son intérêt et tourne un peu en boucle. Mais le verbe de l'auteur sait nous happer et nous envoûter par des circonvolutions langagières un peu désuètes mais non sans charme. On ressentirait presque par les mots les vapeurs de drogues et d'alcool que les personnages ne cessent d'ingurgiter, sans se soucier ni de leur santé ni du lendemain. Les démons est un grand roman moderne de la vanité et de l'insouciance, où la chute et la descente ne semblent jamais loin.
Lien : https://www.panodyssey.com/f..
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critiques presse (2)
LeMonde   16 septembre 2020
Cohorte de gloires passées, éclats lointains, ils hantent ce roman tout entier polarisé par cette magie-là : la présence tonitruante des morts.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   31 août 2020
Cohorte de gloires passées, éclats lointains, ils hantent ce roman tout entier polarisé par cette magie-là : la présence tonitruante des morts.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ZazaboumZazaboum   06 juillet 2020
Dès qu’il avait écrit cinq lignes, ce qui pouvait lui prendre une heure, il éprouvait le besoin de les essayer sur un auditoire, en l’occurrence sur Taïné qui occupait la chambre voisine. Lorsque l’enthousiasme manquait, il s’asseyait sur un fauteuil et parlait d’autre chose. Quand il la dérangeait au téléphone, il restait assis grossièrement à la regarder, puis si cela durait trop longtemps repartait en claquant la porte et fonçait lire sa prose chez Odette au bout du couloir.

Ne supportant pas qu’on le concurrence sur le terrain mondain, horripilé par les appels qu’elle recevait de M. Dado et M. Dandy, il accusait Taïné de s’inventer des amitiés imaginaires. Taïné finit par lui montrer fièrement une lettre sur papier bleuté Air mail arrivée au courrier du matin.

"Ma chère chère petite fleur des neiges,
J’ai respiré hier chez un fleuriste une jacinthe bleue et j’ai rêvé de toi.
Paris me manque terriblement et je dois me raisonner pour ne pas filer te rejoindre et oublier ces horribles « prières exaucées » qui m’enchaînent à Bridgehampton.
À mon avis tu n’as aucune raison d’être aussi pessimiste et de parler de ton frère mort, de ta pauvre mère, etc. Tu te sens vieille ? Tu as vingt et un ans chérie soyons sérieux ! Moi je vais bien même si je suis trop gros, je vais faire un régime avant de venir à Cannes où j’espère te retrouver avec ton délicieux frère (le vivant, le petit, le blond) dont j’ai bien reçu la photo. Il me paraît sur ce cliché l’elfe le plus charmant que ma longue-vue m’ait permis d’apercevoir depuis longtemps. Il ressemble à Cecil en 1920 (tel que je ne l’ai pas connu je te rassure). J’adorerais le rencontrer et lui enseigner tout ce que je sais de mon métier d’ensorceleur. Tout, sauf certains secrets bien sûr que je garderai pour mieux me l’attacher.
Avec quelle impatience j’attends le mois prochain, écris-moi encore mille lettres d’ici là !
Je t’embrasse je t’aime,
Truman"

Donatien la lut et la lui rendit sans rien dire, avec un bruit de lèvres dédaigneux.
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Simon Liberati vous présente son ouvrage "Les démons". Parution le 19 août aux éditions Stock.
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