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EAN : 9782234080409
Éditeur : Stock (19/08/2020)
2.57/5   64 notes
Résumé :
Dans la somnolence magique de leur domaine familial, Serge, Alexis et Taïné traînent leur désœuvrement. Taïné a la beauté empoisonnée d’un tableau préraphaélite ; Serge est un prince des ténèbres ; quant à Alexis, le plus jeune et le plus fou, il se jette à corps perdu dans l’amour et la provocation. La séduction de leur jeunesse tourne à la cruauté muette. La tragédie frappe cette fratrie en ce printemps 1967, et accélère la bascule vers une époque nouvelle : celle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Annette55
  19 janvier 2021
Ce roman sulfureux , perturbant s'il en est , ressuscite, à sa manière les vies de nombreuses «  vedettes » des sixties , période mythique où figurent des personnes connues , ainsi que deux frères et une soeur , fortunés , descendants de Russes Blancs émigrés , famille d'oisifs slaves , rêveurs qui vivent dans un château un peu décrépi , le domaine familial .....
Le roman commence en 1966, sur le grand escalier du Pavillon des Rochers, près de Fontainebleau , le lecteur découvre les lieux : Taïné , mariée à dix-sept ans , belle héritière russe , aux cheveux de lin, «  aux yeux gris et pommettes de Kirghise » , qui se languit dans cette mollesse snob , son frère Serge, polytechnicien avec elle entretient des relations incestueuses, , Alexis , le jeune frère homosexuel, le parasite : le bien nommé Donatien , pseudo - écrivain , une sorte d'énigmatique Rastignac,...
Le père toujours absent , surnommé : Chouhibou , entre deux maîtresses, la mère s'est suicidée. et Odette , la grand- mère , elle aussi mystérieuse ...
Une famille qui donnait déjà des signes de faiblesse depuis le XVIIIe siècle ...
Ces damnés traînent leur désoeuvrement , la séduction de la jeunesse masque mal une certaine cruauté révélatrice .
Ils se nommaient «  Les petits princes des ténèbres » ...
Ils rêvent insolemment , d'écrire , d'inspirer une oeuvre ou être inspirés entre les pages d'un livre! .
La tragédie les frappe , un accident de voiture en Maserati 3500GT , son explosion dans un bruit de ferraille tuera Serge sur le coup et .défigurera TAÏNÉ.
En ce printemps 1967 ,la bascule les entraînera vers une époque nouvelle : celle des plaisirs troubles pour ces personnages jamais heureux , lascifs ,flagorneurs , nonchalants , entre Paris , Cannes et Bangkok : drogue , morphine , fumeries d'opium , bohème pleine de billets de banque, paradis artificiels , épate - bourgeoise, érotisme , mélancolie, jalousies , mesquineries .
On a l'impression que l'auteur revisite ses fantasmes érotiques , frime , superficialité , fin d'époque , —— carnaval morbide du sexe , de la drogue , dans une sorte de perversité flagorneuse , provocante , qui dégoûte un peu le lecteur.
Pour moi une plongée dans l'érotisme du drame familial au thriller débridé, explosif , malicieux , des plus fantasques ....
On ne sait pas si on aime on pas la danse audacieuse et désespérée de ces personnages, tel un bal - roman tournoyant dans un style coloré , précieux et élégant , peut- être un peu désuet ..
Une fin de règne , ambiance trouble, entre oisiveté , luxure et décadence !
Ce sera mon deuxième dernier opus de cet auteur !
Il n'est pas pour moi !!
Oú l'on croise Truman-Capote , Brigitte BardotLouis-Aragon, Marcel Jouhandeau ,Andy Warhol Marie - Laure de Noailles et bien d'autres ,....
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Eve-Yeshe
  02 octobre 2020
Nous sommes donc en 1966 dans le château de la famille Tcherepakine, famille de l'aristocratie russe, sur le déclin. On a d'abord Serge, l'aîné, brillant étudiant, sa soeur Nathalie surnommée Taïné par leur mère (en référence à un chien qu'elle a beaucoup aimé !) et le petit frère Alexis, dix-sept ans. A cette fratrie est venu s'adjoindre Donatien, dans le rôle du pervers manipulateur. Tous les quatre se sont surnommés « les petits princes des ténèbres ».
Donatien, outre ses magouilles, se prend pour un écrivain, et tente vainement d'écrire quelques phrases par jour, il est persuadé que fréquenter des écrivains va lui ouvrir des portes…
La mère s'est suicidée et le père, surnommé « Chouhibou » occupe un poste de censeur : c'est lui qui accorde les autorisations pour les films (qui censure les scènes qu'il juge trop osées) et le visa éventuel vers le festival de Cannes et il y a encore la grand-mère Odette… tout le monde habite les Rochers.
Il s'agit d'une famille d'oisifs, qui vit plus ou moins de ses rentes, tous les espoirs pour éviter la faillite reposant sur Serge. Mais, un soir de beuverie, celui-ci prend la route au volant de son bolide : excès de vitesse conduite à risque… et c'est l'accident. Serge est mort, la belle Taïné est défigurée. Il va falloir trouver de l'argent pour la chirurgie esthétique aux USA car en France on en est aux balbutiements…
Le décor est planté et on va voyager au coeur de cette famille, aux moeurs plutôt dissolues : le roman commence par une scène incestueuse entre Serge et Taïné et déjà le livre a failli me tomber des mains, mais la curiosité étant éveillée, j'ai continué…
Voyager est le mot qui s'impose car ils nous entraînent au festival de Cannes, où l'on aimerait bien voir Brigitte Bardot (qui snobe ouvertement ledit festival !) et son nouvel amoureux Gunther Sachs, Andy Warhol qui veut présenter son film, on rencontre aussi Truman Capote, on évoque Tennessee Williams…. On croise aussi Aragon et Elsa Triolet et j'en oublie…
Ce roman sulfureux au possible, flirtant avec la pornographie parfois tant les termes sont crus, notamment dans les relations sexuelles tordues de certains, la manière de traiter les femmes, les magouilles de Donatien pour s'approprier le château, ou encore d'autres protagonistes tordus qui nous entraîne en Thaïlande, sur fond de références à « Emmanuelle », le roman plus que le film, la drogue, les antalgiques… (suite sur mon blog)
C'est la première fois que je lis un roman de Simon Liberati et je suis incapable de dire si je l'ai apprécié ou non, tant il est perturbant, notamment la partie qui se déroule en Thaïlande car on est carrément passé à la pédophilie, la prostitution… chacun a la sexualité qu'il veut, cela ne me dérange en rien mais dans la mesure où l'on respecte l'autre. Je ne verrai plus Truman Capote ou même Tennessee Williams de la même façon désormais.
Une expérience que je ne regrette pas, mais que je n'ai pas envie de prolonger, même si les propos sur la littérature sont profonds parfois… envoûtant, comme le dit le résumé de l'éditeur, certes, mais balzacien, c'est exagéré…
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Stock qui m'ont permis de découvrir ce roman ainsi que son auteur dont je n'avais pas encore tenté de découvrir la plume…
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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KRYSALINE555
  09 juillet 2020
De Simon Libérati, je n'ai lu que « California Girls », et quel bouquin !!! J'avais littéralement « a-do-ré » et il est resté dans mon top ten d'ailleurs ! Certes, c'était plutôt pour le sujet que je m'étais penché sur ce récit (en non pour l'auteur que je découvrais alors…), mais cette fois-ci c'est bien pour l'écrivain que j'ai choisi de chroniquer ce livre…
D'ailleurs au passage, je remercie les Editions Stock et la plateforme Netgalley pour leur confiance et pour m'avoir permis de découvrir « les démons » en avant-première !
Alors, ce livre, il est assez difficile d'en parler, car il se passe de mots et de commentaires. C'est un roman d'atmosphère, d'ambiance, de connivence entre les personnages. Qui se lit comme on respire, d'une traite.
Les personnages sont multiples et ont eux-mêmes aussi de multiples facettes. Les trois héros principaux plus un « satellitaire » sont : Serge, Taïné et Alexis, la fratrie des Tcherepakine, des russes blancs échoués à Paris. Riches, ils n'ont pas besoin de travailler. Ils trainent donc leur jeunesse et leur ennui, de bar en fêtes, de soirées en journées qui s'étirent mollement. Car ils s'ennuient… au point de tomber directement dans les pires turpitudes, les pires déliquescences. de provocations en défis toujours plus « dangereux » et sulfureux, ils entretiennent leur décadence et soignent leurs dérives.
Taïné est belle et influençable. Serge son frère a beaucoup d'emprise sur elle. Il en profite pour instaurer entre eux une relation sulfureuse, à la toute limite de l'inceste. Taïné est mariée jeune à un homme qui ne la touche que pour la sodomie. Taïné n'a pas de « repères » moraux, si ce n'est ceux de son frère…
Lorsque celui-ci décède lors d'un accident et que Taïné, rescapée, reste défigurée, sa vie va basculer dans la décadence et la débauche et l'amoralité totale dans laquelle elle se jette à corps perdu.
Il y a aussi, le jeune frère, Alexis : provocant, plus décadent encore s'il en est, homosexuel, complètement fou et incontrôlable. Celui-ci vit en marge de ses deux ainés, mais les copie en tous points tout en cherchant à aller plus loin encore.
Le fameux personnage « satellitaire » de l'histoire, Donatien, va jouer à la fois un rôle de mauvais génie et de « sauveteur ». C'est lui, qui en secret, paiera les onéreuses opérations de chirurgie réparatrice de Taïné aux États-Unis. En fait, il espère se marier avec elle. Amour ? Vénalité ? On est en droit de se poser la question, car celui-ci entretien par ailleurs des relations homosexuelles, donc la frontière est plus que floue.
Floue, tout l'est dans ce roman, rythmé par les aventures troubles des personnages. Tous portent des masques (qui représentent des démons ou qui les cachent ?) qu'on n'arrive pas toujours à cerner. Ces personnages cherchent d'ailleurs à s'en affranchir avec plus au moins de succès. Certains y parviendront, d'autres non. C'est une quête de soi aussi à travers des chemins chaotiques et prohibés. Aller jusqu'au bout de soi-même, de ses possibilités dans l'abject, la dépravation et les excès. Toucher le fond pour mieux renaitre… peut-être.
Tout ce beau monde, va côtoyer quelques écrivains à la mode à l'époque, Truman capote, l'américain, Elsa Triolet, Aragon et tant d'autres. Cela situe l'époque. Celle le la fin des Sixties, 1967 exactement. Ils se posent ainsi en précurseur de la future révolution et libération sexuelle qui aura lieu en 68.

Ce roman est une belle réussite. Il se lit bien et vite. J'ai ressentie néanmoins quelques longueurs où j'ai eu une impression de redite. Mais l'écriture est claire, sans fioriture. Parfois concise et très directe. On y note quelques envolées poétiques au travers des brouillards d'alcool et d'opium dans lesquels baignent les personnages. La plume est languissante et indolente quand il le faut, mais pas trop. Il arrive à nous faire ressentir les atmosphères poisseuses (en Thaïlande par exemple), les sentiments ambivalents des personnages. On est plongé au coeur même des intrigues et des manipulations des protagonistes.
Je n'ai ressentie par contre aucune empathie, pour aucun des personnages. Je les ai trouvé tous plus « répugnants » les uns que les autres avec leurs sales petits secrets. Seule Odette, la grand-mère a suscité chez moi un peu de sympathie. Mais, il n'est nul besoin d'aimer les personnages pour en apprécier leur histoire. L'histoire d'une époque qui se termine, qui s'échoue, qui se perd et qui se noie. L'histoire d'une obsolescence prévisible et programmée.
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Zazaboum
  07 juillet 2020
#Lesdémons #NetGalleyFrance #rentréelittéraire2020
Voici un roman que j'ai aimé lire mais que je vais avoir du mal à chroniquer ! Je ne suis pas une adepte de la littérature contemporaine, ayant eu plus de mauvaises surprises que de bonnes mais j'avais envie d'élargir mon horizon littéraire !
Fin des années 60, une fratrie, derniers descendants de Russes blancs émigrés, traîne son désoeuvrement dans leur domaine familial en bord de Seine. Serge l'ainé est sans grande moralité pas plus que Taïné dont la beauté nonchalante influe sur ses relations et Alexis, adolescent dévoyé, homosexuel ne résiste à aucune débauche.
Un accident de voiture dans lequel Serge est tué et Tainé défigurée, va changer le cours des choses ! Soignée à New-York, Tainé va faire la connaissance de Truman Capote et Andy Warhol tandis qu'à Paris Alexis, esseulé, est entrainé par Donatien, un ami proche audacieux et sans gêne, chez Elsa Triolet et Louis Aragon, Paul Morand et d'autres personnalités qui ont fait leur temps !
Donatien espère que le don d'écrire lui échoira à côtoyer des artistes ! La fin d'une époque est en marche et va laisser la place à une vie plus rock : sexe, drogue, décadence !
J'ai trouvé un peu difficile d'entrer dans le roman. Dès le départ l'ambiance est trouble et il est difficile de voir où l'auteur veut aller ! L'histoire démarre véritablement après la mort de Serge et on va à la rencontre d'écrivains de renoms, de cinéastes, à la recherche de la créativité pour Donatien, de sensations fortes pour Alexis et d'un but pour Tainé !
J'ai ressenti ce roman comme une fin de règne entre oisiveté, luxure et décadence, chargé de regrets ou de nostalgie ! La lecture est agréable, jamais obscène mais elle me conforte dans l'idée que la littérature contemporaine, sans but, n'est vraiment pas pour moi alors que l'intérêt et la curiosité sont décuplés pour un livre en avant-première !
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Verdure35
  08 juillet 2020
Avant de me lancer dans un hasardeux billet, il est peut-être utile de revenir sur l'auteur, sa vie, son oeuvre.
Simon Liberati a déjà écrit de nombreux romans, "Eva", "California Girls" pour les derniers, et c'est un personnage plutôt sulfureux dont certaines apparitions télévisées font encore la joie des internautes.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé ce roman ,dérangeant, sulfureux lui aussi.Il se passe dans les années 60, dans une famille de Russes blancs arrivés dans la région parisienne.
Les principaux acteurs sont quatre jeunes gens, une fille Taïné, ses deux frères et un affilié.
Ces jeunes gens sont beaux ,plus ou moins riches, intelligents, éduqués, (un des frères est polytechnicien), et sont les prototypes d'une décadence annoncée. Ils sont dépravés, incestueux, ils s'ennuient. Survient un grave accident de voiture et la belle Taïné est défigurée, gravement blessée, auprès de son frére aîné tué.
C'est une autre vie qui commence faite d'errance,de désespoir, de drogues, de rencontres d'un continent à l'autre, on y croise A.Warhol, T. Capote, Aragon et tous les gens qui comptent dans les milieux privilégiés de ces années là.
La couverture avec ces femmes lors d'un bal masqué reflète bien la teneur du livre. Chacun porte un masque au propre ou au figuré, et chacun essaie de s'en extraire.
Ce qui m'étonne encore c'est que j'ai du plusieurs fois me rappeler que nous étions au milieu du siècle dernier, tant ces personnages m'ont semblé intemporels, ce doit être là une marque de talent de l'auteur; de plus l'écriture est très belle. Merci aux Edts Stock et à NetGalley . Parution le 19/8/20.
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critiques presse (3)
Bibliobs   20 novembre 2020
Dans « les Démons », une fratrie voyage de Saint-Germain-des-Prés à New York et croise Truman Capote, Paul Morand, Marie-Laure de Noailles ou Andy Warhol.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   16 septembre 2020
Cohorte de gloires passées, éclats lointains, ils hantent ce roman tout entier polarisé par cette magie-là : la présence tonitruante des morts.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   31 août 2020
Cohorte de gloires passées, éclats lointains, ils hantent ce roman tout entier polarisé par cette magie-là : la présence tonitruante des morts.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ZazaboumZazaboum   06 juillet 2020
Dès qu’il avait écrit cinq lignes, ce qui pouvait lui prendre une heure, il éprouvait le besoin de les essayer sur un auditoire, en l’occurrence sur Taïné qui occupait la chambre voisine. Lorsque l’enthousiasme manquait, il s’asseyait sur un fauteuil et parlait d’autre chose. Quand il la dérangeait au téléphone, il restait assis grossièrement à la regarder, puis si cela durait trop longtemps repartait en claquant la porte et fonçait lire sa prose chez Odette au bout du couloir.

Ne supportant pas qu’on le concurrence sur le terrain mondain, horripilé par les appels qu’elle recevait de M. Dado et M. Dandy, il accusait Taïné de s’inventer des amitiés imaginaires. Taïné finit par lui montrer fièrement une lettre sur papier bleuté Air mail arrivée au courrier du matin.

"Ma chère chère petite fleur des neiges,
J’ai respiré hier chez un fleuriste une jacinthe bleue et j’ai rêvé de toi.
Paris me manque terriblement et je dois me raisonner pour ne pas filer te rejoindre et oublier ces horribles « prières exaucées » qui m’enchaînent à Bridgehampton.
À mon avis tu n’as aucune raison d’être aussi pessimiste et de parler de ton frère mort, de ta pauvre mère, etc. Tu te sens vieille ? Tu as vingt et un ans chérie soyons sérieux ! Moi je vais bien même si je suis trop gros, je vais faire un régime avant de venir à Cannes où j’espère te retrouver avec ton délicieux frère (le vivant, le petit, le blond) dont j’ai bien reçu la photo. Il me paraît sur ce cliché l’elfe le plus charmant que ma longue-vue m’ait permis d’apercevoir depuis longtemps. Il ressemble à Cecil en 1920 (tel que je ne l’ai pas connu je te rassure). J’adorerais le rencontrer et lui enseigner tout ce que je sais de mon métier d’ensorceleur. Tout, sauf certains secrets bien sûr que je garderai pour mieux me l’attacher.
Avec quelle impatience j’attends le mois prochain, écris-moi encore mille lettres d’ici là !
Je t’embrasse je t’aime,
Truman"

Donatien la lut et la lui rendit sans rien dire, avec un bruit de lèvres dédaigneux.
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Eve-YesheEve-Yeshe   02 octobre 2020
Derrière cette parure, entre les guirlandes de roses rouillées, sous le verre poussiéreux et la fumée bleue d’une cigarette anglaise, un visage, celui qu’une jeune fille blonde, aux yeux gris, aux pommettes de Kirghize, au long cou de vierge maniériste, Nathalie Tcherepakine, que sa mère avait rebaptisés « Taïné » en souvenir d’un chien de Tenerife qu’elle aimait enfant…
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Annette55Annette55   18 janvier 2021
«  La littérature ne se transmettait pas comme on détourne un héritage. Il fallait rencontrer les écrivains parce ce qu’ils avaient aimé vos livres et non par snobisme , parce qu’on avait aimé les leurs ou parce qu’ils avaient connu PROUST ou des génies qu’on admirait » .
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Annette55Annette55   19 janvier 2021
Taïna resta allongée à écouter la pluie tomber. Il n’empêche , trafiquer l’opium, vivre une vie d’aventures et écrire des romans météorologiques ——aux éditions de Minuit par exemple ——-ça lui paraissait chic » ....
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AllilyAllily   07 mars 2021
Derrière cette parure, entre les guirlandes de roses rouillées, sous le verre poussiéreux et la fumée bleue d'une cigarette anglaise, un visage, celui d'une jeune fille blonde, aux yeux gris, aux pommettes de Kirghize, au long cou de vierge maniériste, Nathalie Tcherepakine, que sa mère avait rebaptisée "Taïné" en souvenir d'un chien de Tenerife qu'elle aimait enfant. Taïné fumait une cigarette dont le cylindre blanc pendait à ses lèvres comme la pipe d'un vieux marin. Dans ses mains blanches et roses, osseuses, presque malsaines, elle froissait une petite serviette de bain à rayures tâchée de rouille avec laquelle elle frottait ses cheveux.
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