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Éditeur : france bleu (01/01/1900)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers... Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revêtir l'uniforme mal coupé, chausser les godillots cloutés... Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Melou13
  10 mars 2019
Plus de 100 ans après, la première guerre mondiale semble si loin que le devoir de mémoire est primordial. C'est dans ce but que Radio France a lancé un appel pour recevoir les lettres de ces hommes qui ont donné leur vie pour leur pays.
le livre est construit au fil des saisons montrant ainsi la dégradation des conditions physiques et psychologiques des poilus.
Au début, les troupes de soldats idolâtrées par la foule apparaissent sereines, organisées et suscitent l'esprit de patrie. La guerre semble être une simple formalité, gagnée d'avance et à l'issue rapide.
La désillusion est grande, le quotidien de tous ces hommes va être rythmé par la faim, la soif, la fatigue, la peur, la crasse, le sang, la mort.
Dans ces conditions atroces et inhumaines, l'alcool devient pour un grand nombre la seule solution pour oublier toutes les images qui ne cessent de défiler devant leurs yeux.
Les auteurs des lettres n'hésitent pas à pointer du doigt l'absurdité et le non-sens de la guerre ou encore la cruauté des hauts placés qui condamnent à mort leurs propres hommes pour faire des exemples. Ils nous rappellent également que ceux qui récoltent les lauriers sont bien loin des tranchées et que si la boue ne salit pas leurs mains, elles sont couvertes du sang de tous ceux qu'ils envoient à la mort comme du bétail.
Les descriptions insoutenables et la détresse de tous ces hommes rendent la lecture de ce livre très difficile mais nécessaire.
Rappelons-nous de toutes ces villes détruites, rendons hommage à ces millions de vies perdues, perpétuons la mémoire de toutes ces familles brisées laissant parents sans enfant, enfants sans parent et femme sans mari.
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mfrance
  14 novembre 2018
Voilà, les célébrations du centenaire de la fin de la der des der sont enterrées, mais pour autant n'oublions pas ces poilus, ceux qui ont déversé leur sang sur les champs de bataille, ceux qui ont étiolé leur jeunesse dans les tranchées, ceux qui sont morts pour la France ou la folie de leurs chefs et ceux qui s'en sont sortis plus ou moins indemnes ....
Et écoutons-les .... Ce recueil vous y aidera !
Ces paroles de poilus retranscrivent sur les quatre années qu'a duré la grande boucherie les espoirs, les angoisses, les peurs, les cris d'amour, les recommandations de ces hommes isolés de leur famille.
En lettres humbles, pathétiques, émouvantes, va t'en-guerre, parfois drôles, souvent sinistres ou désenchantées, vous entendrez les cris, les plaintes et la souffrance....
Auprès de ces jeunes gens qui se confient à leurs familles, vous vivrez l'ennui des corvées, la répétition des routines imposées, l'oubli trouvé dans le pinard et les parties de cartes ....
Vous ramperez avec eux dans les tranchées, vous subirez le feu de l'ennemi ...
Mais vous ne pourrez pas comprendre, faute d'avoir vécu ces horreurs.
Vous pourrez simplement faire entendre leur voix et la centaine de témoignages ici répertoriés permettra de perpétuer le souvenir de ces hommes.
Lisez-en quelques-uns de temps à autre afin de ne pas oublier.
Sur huit millions de jeunes gens mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions disparurent et plus de quatre millions furent gravement blessés. Quant aux autres ? comment retrouver une existence dite normale après avoir vécu l'innommable ?
"Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d'eux, pour nous qui nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n'avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes et qui désespérons de jamais le redevenir". Maurice Genevoix - La boue.
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Diabolo44
  08 février 2018
Des extraits de correspondances de poilus, ayant combattu à tous les postes, du simple biffin à l'officier en passant par le médecin major. Des purs concentrés de textes poignants, terribles. La Grande Guerre vécue de l'intérieur, quand les poilus osaient la raconter vraiment, ce qui n'était pas si fréquent. Un ouvrage incontournable pour qui veut essayer de s'approcher ne serait-ce qu'un tout petit peu de la terrifiante réalité de ce conflit.
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MAllegatiere31
  10 novembre 2015
J'ai bien aimé ce livre, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ces lettres. Chaque lettre à son lot d'émotions mais après une dizaine de lettre, on s'ennuie un peu parce que les poilus, dans leurs lettres racontent tous leurs conditions de vie, les ordres des supérieurs, leur peur, leur "liste de course" qu'ils aimeraient recevoir dans leur coli et c'est ennuyeux parce qu'ils ont tous les même conditions de vie, la même peur etc. Ils racontent tous la même chose. Mais j'ai beaucoup apprécié ce livre et le conseille fortement. Toutes les lettres du livre ont été très bien écrites, avec du vocabulaire, de l'émotion, le fait que ces lettres soient authentique rajoute de la compassion, on se sent proche des poilus.
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InhumaineAeternam
  12 février 2017
Un recueil épistolaire qui mérite d'être lu pour comprendre le vécu de tous ces soldats. Les lettres s'enchaînent, les émotions, la tristesse, la peur est perceptible. Il n'y a aucune honte à se sentir triste à notre tour en lisant ces mots, en pensant aux familles qui ont perdu des êtres chers.
L'horreur de la guerre est présente à chaque page mais il y a aussi l'espoir des soldats, un infime espoir de pouvoir rentrer chez eux. L'âge de certains d'entre eux est assez jeune et montre bien à quel point la première guerre mondiale a pu être destructrice.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
mfrancemfrance   14 novembre 2018
René Jacob - 1915 -
Comment décrire ? Quels mots prendre ? Tout à l'heure, nous avons traversé Meaux, encore figé dans l'immobilité et le silence, Meaux avec ses bateaux-lavoirs coulés dans la Marne et son pont détruit. Puis nous avons pris la route de Soissons et gravi la côte qui nous élevait sur le plateau du nord ... Et alors subitement comme si un rideau de théâtre s'était levé devant nous le champ de bataille nous est apparu dans toute son horreur.
Des cadavres allemands, ici, sur le bord de la route, là, dans les ravins et les champs, de cadavre noirâtres, verdâtres, décomposés, autour desquels, sous le soleil de septembre, bourdonnent des essaims de mouches ;
Page 50
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Elyblu16Elyblu16   27 mai 2016
"Mon Général,
Je me suis permis de demander à passer dans l'infanterie pour des motifs d'ordre personnel. Mon cas est en effet assez différent de celui de la plupart des combattants.
Je fais partie d'une famille d'israélite, naturalisée française il y a un siècle à peine. Mes aïeux, en acceptant l'hospitalité de la France, ont contracté envers elle une dette sévère; j'ai donc un double devoir à accomplir: celui de Français d'abord; celui de nouveau Français ensuite. C'est pourquoi je considère que ma place est là où "les risques" sont les plus nombreux.

Je veux après la guerre, si mon étoile me préserve, avoir la satisfaction d'avoir fait mon devoir, et le maximum de mon devoir. Je veux que personne ne puisse me contester le titre de Français, de vrai et bon Français.

Je veux, si je meurs, que ma famille puisse se réclamer de moi et que jamais qui que ce soit ne puisse lui reprocher ses origines ou ses parentés étrangères.

Henry Lange, 6 septembre 1917."
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mfrancemfrance   11 novembre 2018
Septembre 1915
Si je viens à mourir, voilà ce que tu feras.
D'abord, tu auras et conserveras beaucoup de calme, tu garderas ton sang-froid et tu ne t'en iras pas dans les rues en criant ton désespoir ; ta douleur sera calme et digne.
Rodolphe Wurtz.
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mfrancemfrance   14 novembre 2018
Maurice-Antoine Martin-Laval - médecin auxiliaire au 58è RI - extrait d'une lettre à sa soeur Marie.
le 22 février 1915
Successivement, chacun des trois lieutenants tombe frappé mortellement à la tête : les hommes tels un château de carte dégringolent tour à tour ; ils continuent tout de même : quelques-uns arrivent jusqu'aux fils de fer : ils sont trop gros hélas ! Leur sergent tombe, un autre aussi. Que faire ? ... Avancer ? Impossible. Reculer ? De même ... et tandis que froidement, à l'abri de leurs tranchées et de leurs boucliers, les Allemands visent et descendent chacune de ces cibles vivantes, les hommes se couchent là, grattant la terre de leurs doigts pour amonceler un petit tas devant leur tête et tâcher ainsi de s'abriter contre les balles.
Page 23
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mfrancemfrance   14 novembre 2018
Premier été ...
La moisson serait meurtrière et la vendange sanglante : beaucoup ne survivraient pas à ce premier été : ils tomberaient sous le balles des mitrailleuses ennemies, ils finiraient crucifiés dans le piège carnivore des fils de fer barbelés ; ils seraient pulvérisés par des tapis d'obus. Ils seraient les premières victimes de la guerre mais aussi celle des erreurs d'une hiérarchie militaire incompétente qui brillait encore par le culte du sabre et de la baïonnette, et par le mépris de l'artillerie lourde. Et ils tomberaient à la période de la rentrée des classes, comme Charles Péguy, comme Alain-Fournier et comme tant d'autres. Un sixième des tués de la Grande Guerre disparaîtrait pendant les deux premiers mois d'un conflit qui durerait plus de quatre ans.... Plus de 140 000 en 5 jours d'été, 27 000 pour la seule journée du 22 août 1914, la plus meurtrière de tous les temps.
Page 9
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