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Anny Mourthé (Traducteur)Claude Mourthé (Traducteur)
ISBN : 2020321017
Éditeur : Seuil (01/01/1998)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Un couple à la retraite vivant dans une maison isolée, près d'un marais, se prend d'amitié pour un jeune homme, Richard.
Celui-ci s'installe chez eux, s'immisçant dans leur vie quotidienne, perturbant insensiblement, très progressivement, l'ordre des choses, et finissant par loger dans un réduit, sous l'escalier.
Huis clos terrifiant par le calme trompeur, par l'appréhension vive qu'il dégage, ce livre, de la première veine de l'auteur de Nécropolis, n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
KettuWater-fox
  09 janvier 2015
Je découvre l'auteur en même temps que le roman et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est une très belle surprise!
L'ambiance est très réussi et l'immersion presque immédiate et complète! J'ai angoissé, suis devenu claustrophobe, je me suis sentie comme hypnotisée dupée, en réalité je ressentais tout absolument tout comme le personnage principal. Cette même dualité, cette indécision.
Le personnage de Richard est une vraie réussite également, bien fouillé et creusé tout en gardant une certaine part de mystère absolument indispensable.
J'ai parfois pensé que l'histoire allait prendre une tournure fantastique puis non, puis à nouveau.
Force est de constater que je ne me suis pas ennuyée une seconde!
Avec ça j'ai eu le plaisir de l'odeur du vieux papier qui n'a fait que renforcer mon immersion dans ce livre fantastique!
Une belle découverte pour commencer l'année!
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Scara
  20 juin 2011
Herbert Lieberman est selon moi un auteur tout à fait particulier dans le monde du polar : chaque roman est un univers à part entière, sans aucun rapport avec les précédents.
Autre caractéristique : l'histoire n'est jamais pour rire, il n'y a rien de rassurant dans son déroulement implacable, inexorable.
Pour la première fois de ma vie, un livre m'a fait peur, Lieberman a un réel talent pour installer une ambiance, et pourtant le couple de personnes âgées au centre de l'histoire est touchant de conscience.
En filigrane, la question est profonde : quelle elle la limite de notre tolérance aux différences?
Commenter  J’apprécie          60
vilvirt
  07 novembre 2010
Je viens d'achever ce thriller sur une impression très positive. L'ambiance, l'atmosphère extrêmement tendue qui y règnent, m'ont permis de passer un excellent moment. Je n'avais plus lu de thrillers depuis quelques temps, et je ne regrette pas d'avoir jeté mon dévolu sur cet auteur.
Le récit se situe aux Etats-Unis, loin des grandes villes, dans une petite maison près d'un marais en bordure de la forêt, où un couple de retraités - les Graves - a décidé de se retirer après l'accident cardiaque d'Albert, le mari. Leur vie s'écoule tranquillement au rythme des saisons, entre le jardinage, les balades en forêt, les bons petits plats mijotés par Alice, et les visites à l'église chaque dimanche.
Jusqu'au jour où un mystérieux jeune homme, Richard Atlee, fait irruption dans leur vie d'une manière parfaitement banale. Mais Albert va très vite se rendre compte que Richard ne possède rien, vit sans attache, et n'a pas de quoi se loger. Les Graves - qui n'ont jamais eu d'enfant - décident donc de l'accueillir et s'attachent très vite à lui. Albert lui apprend à pêcher, Alice lui tricote de bons gros chandails pour l'hiver et tout irait bien dans le meilleur des mondes si les habitants du village voisin n'y trouvaient à redire. Effectivement, Richard a tout d'un vagabond, et les esprits commencent à s'échauffer quand les habitants comprennent que les Graves veulent le faire passer pour un des leurs. Car le jeune homme est profondément mystérieux, parfois glacial, il refuse de travailler, de se mêler aux autres, de dévoiler son passé ou les raisons qui l'ont poussé à vivre en marge de la société. Et la tension monte au fil des pages, une succession de petits conflits surviennent, d'abord entre Richard et les villageois, puis entre lui et ses protecteurs, qui trouvent son comportement de plus en plus intrusif et dérangeant.
La suite ici :

Lien : http://tranchesdelivres.blog..
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antihuman
  09 décembre 2012
Très bon; Très bien fait. Liebermann joue avec la stupidité crasse des autorités (qui ne sont de toute façon pas là pour protéger et "défendre" le peuple bien au contraire, ainsi que l'auteur le démontre au fil des chapitres) tout autant qu'avec la bêtise des rustres ploucs du cru qui ne font qu'augmenter toute rumeur pour leur part et comme ceux-là, purs parasites, font tous leurs coups par-derrière le tout finit très mal. D'autant plus que le récit soigneusement construit n'est pas qu'à propos du thème de l'intrus, d'ailleurs au 3/4 on ne sait plus qui est qui; qui a commencé, ou et quand, puis un climat de total paranoia s'installe enfin chez des bourgeois normaux et bien-intentionnées mais qui voulaient surtout être tranquilles chez eux à la base. Donc point d'anticipation ici mais il est à noter qu'on se croirait presque dans Orange Mécanique.
Le reste est donc au final un polar réussi sinon plutôt subversif, en dépit d'une fin escamotée.
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Marpesse
  12 avril 2017
Albert et Alice, couple de retraités, achètent une maison dans la campagne, non loin d'un marais, car Albert est malade du coeur et il lui faut se reposer loin de la ville.
Un jeune homme vient pour réparer la chaudière. Comme il finit tard, Alice lui propose de se joindre à eux pour le dîner. Richard, le garçon, regarde les livres d'Albert et sort de la bibliothèque celui qui lui est le plus précieux, une édition rare de Blake offerte à Albert par son père. Il demande s'il peut l'emporter et, alors qu'Albert a horreur de prêter ses livres, il ne sait pourquoi il répond oui.
Les jours suivants, Richard ne revient pas. Mais, un jour qu'il descend à la cave, Albert se rend compte que le réduit est habité : il découvre son livre de Blake et d'autres objets sur une étagère. Richard Atlee s'est installé chez eux!
Peu à peu, le couple s'attache à ce garçon. Ils l'invitent à vivre à l'étage avec eux. Son comportement est très étrange : il disparaît toute la journée dans le marais. Il travaille aussi beaucoup, coupe le bois, repeint la maison sans qu'on le lui demande. Finalement, il tente de se rendre indispensable. Mais cette présence, peu à peu, pèse sur Alice et Albert, surtout lorsqu'ils réalisent que Richard ne supporte pas de les voir partir, ne serait-ce que pour une journée.
La lecture de ce livre est très surprenante. Classé dans les polars/thrillers, il ne peut qu'étonner le lecteur tenu en haleine jusqu'au bout : Richard Atlee est-il un assassin? Quelles sont ses intentions? Ses accès de violence sont inquiétants, et on se demande où tout cela finira.
À la fin, on constate qu'on s'est laissé mener par le bout du nez et, qu'en tant que lecteur, nous ne valons peut-être pas mieux que les villageois qui harcèlent ce jeune homme différent, avec ses airs de brute, de sauvage.
Là où l'on s'attendrait à un roman policier, on se retrouve dans un livre où la psychologie est très fouillée, avec pour sujet "le trouble de l'attachement", et l'on se retrouve presque penaud... Finalement, c'est un roman sur l'autre et la place qu'on lui fait.
Il existe une adaptation d'1h13 de ce livre en téléfilm : Crawlspace (1972).
Lien : http://edencash.forumactif.o..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
KatiouchkaKatiouchka   06 octobre 2010
Ce fut d'une étrange façon que Richard Atlee entra dans notre famille. Je ne sais si c'est nous qui l'avons adopté, ou le contraire. en réalité, cela n'a aucune importance. Ce fut peut-être un accord tacite entre nous. Il était seul, et nous aussi. Tout était prêt pour la rencontre.
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SteftchaSteftcha   29 décembre 2013
L'injustice, c'est ainsi. Une fois qu'elle a commencé, elle se répand comme une épidémie. Au départ, il y a une toute petite injustice, puis une conjuration générale de toutes les injustices suivantes est nécessaire pour entretenir et pour soutenir l'injustice initiale. Et c'est ainsi que très vite l'atmosphère entière d'un endroit est irrémédiablement polluée.
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SteftchaSteftcha   29 décembre 2013
Il y avait quelque chose de délibérément méchant dans cette façon d'agir. On eût dit que Richard voulait que nous l'entendions. On eût dit qu'il voulait nous tourmenter et nous narguer, qu'il cherchait à nous faire peur avant de s'en retourner ensuite en ricanant. Comme s'il avait voulu dire : Pas cette fois-ci, une autre fois peut-être.
Il y eut une autre fois et même plusieurs autres fois. Mais jamais il n'entra. Il se contentait de s'arrêter et d'attendre de l'autre côté de la porte, en respirant si fort que nous pouvions l'entendre.
La haine n'est pas un sentiment qui m'est naturel, mais je vous assure qu'à partir de ce moment-là, je me suis mis à le haïr. Pas seulement parce qu'il me faisait peur. Il me faisait réellement peur, et même bien davantage à cette époque-là qu'au tout début. Le côté imprévisible qu'il y avait en lui, sa violence, tout cela était terrifiant. Mais bien au-delà de cette peur naturelle, je commençais aussi à éprouver pour lui une répugnance profonde.
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MarpesseMarpesse   12 avril 2017
Je crois qu'en réalité, tout est là : nous ne sommes rien d'autre qu'une poignée de créatures serrées les unes contre les autres dans un désert, et qui se portent mutuellement assistance en attendant, au long des heures froides et obscures qui précèdent le matin, une aurore qui n'a même pas promis d'être au rendez-vous.
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Malahide75Malahide75   27 mai 2013
Je crois qu'en réalité, tout est là : nous ne sommes rien d'autre qu'une poignée de créatures serrées les unes contre les autres dans un désert, et qui se portent mutuellement assistance en attendant, au long des heures froides et obscures qui précèdent le matin, une aurore qui n'a même pas promis d'être au rendez-vous.
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