AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jean Esch (Traducteur)
ISBN : 2020380854
Éditeur : Seuil (21/08/1999)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Situé en plein centre de New York, le Parker Regency est un hôtel de luxe où descendent, et parfois résident à temps complet, les personnages les plus riches et huppés de la planète. Et la conciergerie, qui regroupe tout le personnel d'accueil, fait tout ce qu'il faut pour satisfaire le client. Roger Paladine, le patron du service, y veille. Cependant, que peut-on raisonnablement refuser à une clientèle qui est prête à payer des sommes folles pour avoir ce qu'elle v... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
carnet-de-voyage
  13 novembre 2016
Gerro Paladine est le Maestro.
Roger Paladine est concierge en chef au Parker Regency Hotel, à New York, a quelques pas de Central Park....
"Gerro" pour les intimes, a de la bouteille. Il connait sur le bout des doigts la moindre des exigences de ces habitués qui hantent à l'année les suites de ce Palace...
Les désirs des clients sont réalises, avant même qu'ils ne soient formulés.... D'ailleurs ils ne doivent pas être dits : tout est su...
Et puis il y a des choses inavouables...
Le père de Roger Paladine fut concierge au Negresco, à Nice....
Gerro a grandi dans les couloirs des Palaces, a mangé aux meilleurs tables, à dormi dans excellents lits, mais a eu une enfance sans mère.... Une absence absolue, tue... Une chaleur éteinte. Un vide.
Après quelques hésitations, Gerro embrasse la carrière de Papa Paladine, et devint, au fil des années, le Concierge au Clés d'Or du Parker Regency Hotel, et y excelle au plus haut point.
Il devient une pointure. Puis une référence, et enfin le Maestro.
Au Palace, réside le vieux Conte Gobbo, conseiller au Consulat d'Italie, à New York... le Conte Gobbo, avancé en âge, connait Roger Paladine depuis sa jeunesse, puisque le Conte est son parrain...
Gerro a de l'estime pour lui. Il connait tout de lui, même ses perversions.... Car ce vieux dignitaire n'a rien de digne une fois la porte de sa suite fermée... Ce montre aristocratique aime les enfants, mais pas dans le sens paternel, mais dans le sens le plus vil, le plus abject du terme. Il abuse sexuellement de jeunes garçons...
Appâts que lui fournit, sans sourciller, le Maestro.... Un petit carnet dans un coffre fort, un numéro de téléphone, la livraison du "cadeau" au Palace, et la montée pour le "sacrifice" d'un innocent..
Roger Paladine est-il conscient, à ces moments là de l'atrocité de ses actes ?
Un matin, Gerro est réveillé par son nouveau bras droit (dont il sait peu de choses, d'ailleurs...) lui annonçant que le Conte se pendouille à une poutre dans les bas-fonds du Palace, le sexe à moitié découpé en tranches, et maquillé de façon ridicule....
Gerro constate avec effroi, la mort de son tendre parrain...
Mais qu'est devenu l'enfant livré la veille au soir ?
Herbert Lieberman, nous livre, après "Nécropolis", un délice de roman noir...
Lieberman coupe au scalpel.
Ça tranche .
C'est profond...
Lieberman nous livre à la lumière crue d'un petit matin New Yorkais, la laideur d'une âme humaine.
Vous avez adoré "Nécropolis" ? Vous aimerez "Le concierge".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          42
Zora-la-Rousse
  07 avril 2017
Herbert Lieberman est un auteur un peu à part pour moi, car conseillé par quelqu'un qui m'est très cher...Alors, après Nécropolis, La nuit du solstice et le maître de Frazé, j'ai attaqué ce nouveau roman en priant d'y retrouver tous les ingrédients appréciés sur les lectures précitées. Et à nouveau, j'ai aimé…
Un roman fin, psychologique, où l'auteur prend le temps : celui de nous installer le décor, et quel décor : le Parker Regency, un hôtel de luxe situé plein centre de New York ; celui de nous décrire la faune qui vit dans ce lieu de prestige, depuis les clients jusqu'aux employés ; celui de nous dresser un portrait sans concession de Mr Roger Paladine, dit le maestro, concierge en chef de son état.
Et nous voici spectateurs, depuis les coulisses, de tout ce que cet homme doit gérer et mettre en place avec son équipe pour le bon fonctionnement de l'établissement et la satisfaction des clients, vraiment tout… du plus fonctionnel au plus abject...Car c'est la fonction qui veut ça : un « code de conduite particulier, des règles qui ne sont pas toujours très catholiques. Ne rien voir, ne rien entendre, n'est-ce pas monsieur le concierge ? ».
Mais quand un meurtre est commis au sein de l'hôtel, le vernis craquelle, irrémédiablement…
Pas d'effusion de sang, de courses poursuites, de rebondissements à répétition, non, vous ne trouverez rien de tout ça dans ce roman policier. Herbert Lieberman tisse sa toile tout doucement, nous capture et nous confronte à l'inconfortable noirceur de l'âme humaine. Le pouvoir de l'argent peut-il tout permettre ? Est-on si impuissant que nous le croyons face à cette force, ou choisit-on de fermer les yeux par peur ou facilité, voire habitude ?
C'est un livre troublant, dérangeant, questionnant, comme j'aime.
Herbert Lieberman...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          65
polarKP
  22 juin 2014
Herbert Lieberman n'est pas un auteur de polar comme les autres, car dans ses romans policiers, il y traite de thèmes médicaux, comme dans Nécropolis ou le tueur et son ombre ; mais aussi de thèmes sociaux tabous et contraires à la morale, comme la pédophilie dans le concierge. Enfin, généralement, les histoires qu'ils racontent finissent mal... ou injustement ! Oui, Herbert Lieberman est un écrivain atypique du roman policier et du roman noir.
Et ici, dans le concierge, le thème exploré est terrible, traumatisant, et est encore un tabou dans la plupart des sociétés : la pédophilie ! Parce que c'est l'histoire du concierge d'un grand hôtel prestigieux de New-York, a la mentalité douteuse, choquante, scandaleuse et criminelle ; laissant certains clients importants de l'hôtel où il a la garde et la responsabilité, profiter de certains privilèges contraires à la morale et répréhensibles par la loi. Ce concierge immoral et sans scrupule, voir inhumain, se permet ainsi de satisfaire jusqu'aux petits enfants, les caprices d'un client prestigieux, mais pédophile, acceptant sans rechigner de lui rendre ce genre de service... Et il ira même encore plus loin !
Le concierge est un roman noir dérangeant, qui mettra mal à l'aise la plupart des lecteurs, ceux en tout cas qui auront le courage de terminer ce livre au theme ... "violent" !
Mais le concierge n'est pas parfait, car Herbert Lieberman use et abuse de la description de certaines choses, de la vie privée des personnages, de certains environnements et lieux, rendant ce roman noir long et parfois ennuyeux. Alors que le concierge aurait pu tenir facilement dans 200 pages, on aura donc droit à plus de 450 pages ! Fastidieux, faut le reconnaître.
C'est à cause de ce gros point noir que le concierge n'est pas parfait, qu'il n'est pas un chef-d'oeuvre au même titre que Nécropolis ou le tueur et son ombre.
Non, le concierge est un roman noir de bon calibre, tout juste. Vraiment dommage que l'auteur s'est fourvoyé dans l'abondance abusive de description et de détails. Alors qu'il aurait pu aller droit but, et faire de ce roman noir, une véritable perle littéraire... tout genre confondu ! Quel dommage...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Scara
  31 juillet 2012
Herbert Liebermann n'écrit pas pour faire plaisir à ses lecteurs, remplir leurs attentes et entrer dans ces moules qu'inconsciemment nous avons en tête. Non.
Herbert Liebermann écrit des histoires sans concessions ni happy ending, mais réalistes, crues de vérité.
Nécropolis est une très belle illustration de cette ligne d'écriture, et le Concierge aussi, qui est confronté à la question du choix, entre dire une vérité ou assumer ses fonctions de concierge d'hôtel parfait, et il doit en assumer toutes les conséquences. Jusqu'au bout.
Commenter  J’apprécie          50
Mazure
  25 mai 2017
Bonne description d'un hôtel de luxe et de ses arcanes.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
mayangmayang   27 septembre 2011
En outre il ignorait d'où lui venait ce sentiment. Ce n'était pas simplement dû au fait qu'une grande partie de sa vie, et une chose dans laquelle il avait investi une importante part de lui-même pendant des années, paraissaient lui échapper.
Commenter  J’apprécie          90
polarKPpolarKP   11 juin 2014
Au même moment, la porte s'ouvrit. C'était la première fois que Bates voyait d'aussi près le comte Gobbo. L'homme était de petite taille et légèrement voûté. En maillot de corps, caleçon et chaussettes, il finissait d'ôter la mousse à raser sur son visage de lutin grimaçant.
_ Entre, Sando, dit-il avec un large sourire, et il tendit les bras à l'enfant. Ah, voilà mon grand garçon !
Puis il s'agenouilla pour étreindre l'enfant, qui sembla se raidir, Bates ne put s'empêcher de le remarquer.
La porte de la chambre 1804 refermée sur eux, Bates resta figé sur place un instant. Il n'aurait su dire pourquoi cette scène banale lui procurait un tel sentiment de malaise.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
polarKPpolarKP   11 juin 2014
_ Il y a eu un crime ici ! s'exclama Bates en ayant l'impression que sa voix venait de loin. Il ne faut toucher à rien. La police doit d'abord...
_ Croyez-moi, monsieur Bates, je sais parfaitement ce qui s'est passé et ce que doit faire la police. Qu'ils fassent leur métier. Moi, je fais le mien.
_ Mais ce... ce que...
La réponse du concierge, son ton autoritaire et déterminé ne souffraient aucune discussion.
_ Ce que vous faites est illégal !
Devant le spectacle qui s'offrait à lui, Bates fut soudain frappé par l'inanité de ses paroles.
_ Écoutez-moi, reprit le concierge en s'interrompant dans sa tâche. Le compte avait quelques petits vices assez vilains. Mais c'était quand même un homme bien. Inutile que sa famille et lui soient déshonorés par sa conduite jusque dans la mort. Ça ne servira à rien.
En disant cela, il commença à rouler l'édredon taché de sang.
_ J'ai besoin d'un coup de main, monsieur Bates. Voulez-vous bien m'aider ?
_ Vous aider ? s'exclama Bates en s'etranglant. Non, je ne peux pas vous aider. Je ne peux pas ! Si je vous aide, je deviens... complice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
carnet-de-voyagecarnet-de-voyage   13 novembre 2016
En regardant le Dr Ngongoro franchir la gigantesque porte à tambour pour monter dans la limousine qui l'attendait devant la porte de l'hôtel, Paladine se demanda ce qu'avait bien pu lui dire la femme de chambre. Dans sa précipitation à tout nettoyer et remettre en ordre dans la suite 1804, aurait-il oublié un détail ?

fin du chapitre 10
Commenter  J’apprécie          10
polarKPpolarKP   10 juin 2014
_"Tenez, voilà pour vous, ma jolie" qu'il me dit, racontait une femme de chambre en imitant un des clients. Et ce vieux radin me colle un billet de cinq dollars dans la main. Vous vous rendez compte ? Pendant trois semaines, j'ai changé ses draps pleins de pisse, et il a le culot de me filer cinq dollars. A sa place, j'aurais honte.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : pédophilieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1679 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre