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Critiques sur Nécropolis (44)
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Tumbleweed
19 novembre 2014
Le coeur de Paul Konig bat au rythme d'un passé définitivement enterré. Vidé de toute vie, de toute envie, de tout plaisir; il est hermétique au bonheur. Sa femme Ida n'est plus, emportée par la maladie. Quant à Lauren, leur fille de vingt-deux ans, elle a disparu, préférant fuir une maison qui n'avait plus rien du foyer familial de jadis. La jeune femme a laissé son père à cette existence nourrie de cendres et de chagrins. Paul Konig est désormais seul avec ses souvenirs. Il se perd dans son travail pour tenter d'oublier et cesser de penser. Médecin légiste responsable de la morgue de New York, il s'épuise à la tâche cherchant dans les corps démembrés des réponses à cette existence qui lui échappe. Les autopsies ont beau s'enchaîner, les instruments labourer ces êtres privés de vie, les réponses ne viennent pas. Seules perdurent la souffrance et la solitude. Parallèlement, Konig doit assumer les responsabilités qui lui incombent : la paperasse, les employés, gérer les électrons libres et les pressions des autorités locales, répondre à ces familles qui cherchent leurs membres disparus...Disparus...Comme sa fille, sa Lauren, sa « Lolly », son unique raison de vivre. Son père la rêve tantôt heureuse tantôt apeurée, perdue dans les rues sombres de New York...Mais parfois le rêve n'est pas très loin de la réalité...Et la réalité, elle, est souvent synonyme de cauchemar.
Necropolis est un roman d'une grande puissance visuelle presque cinématographique. Herbert Liebermann nous promène dans un New York sombre et envoûtant. A travers des descriptions efficaces et minutieuses, il perd le lecteur dans un récit où les histoires s'enchevêtrent en un labyrinthe d'une noirceur inégalée. Porté par des personnages aux identités bien marqués, une trame prenante et une écriture poussée, ce roman a obtenu le grand prix de littérature policière - étrangère en 1977. Plus qu'un polar, c'est une formidable ode à New York, ville d'excès et de décadence. 
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lehane-fan
01 mars 2015
Paul Konig est-il un homme heureux ?
Instinctivement, je pencherai pour un non négatif.
Remarquez, difficile de taper dans l'euphorie dès potron minet avec un tel CV.
Une épouse emportée par la maladie et dont le poids de l'absence pèse un peu plus chaque jour.
Une gamine préférant jouer les filles de l'air plutôt que de subir un quotidien de plomb.
Ça vous pose une ambiance pour les dix décennies à venir.

Et son boulot, me direz-vous, comme possible exutoire ?
Bien vu, Paul Konig taffe et dur encore. Il est même une pointure dans son domaine. Une référence internationale consultée à l'envi lorsqu'il s'agit de faire toute la lumière sur un cadavre au pédigrée douteux car oui, youpie tralala, Konig est médecin légiste et règne en maître incontesté sur la morgue de N.Y.
Konig, un nom prédestiné pour ce roi de l'expertise légale.
Cependant, envisager une morgue comme possible antidote à un mal-être persistant mettrait en lumière un malaise beaucoup plus profond. Oublions.

Quoi qu'il en soit, et comme le disait Freddy - non, pas Krueger – the show must go on. le Boss va devoir rempiler et fissa pour ce qui s'annonce être la plus délicate de ses expertises.
Des corps retrouvés, normal, un constat à dresser, normal, des cadavres présentant la singularité de ne posséder ni dents, ni extrémités ni quoi que ce fut-ce susceptible de faciliter leur identification, nor..., à flûte et double diantre, ça sent encore les heures sup' c't'affaire là...

Nécropolis ne vous filera définitivement pas la grosse patate, c'est certain. Mais paradoxalement, il devrait vous poursuivre longtemps tant la charge émotionnelle qu'il dégage perdure bien après sa lecture.

Le contexte tout d'abord, celui d'un médecin légiste. Atypique. Excepté dans la série Rizzoli et Isles de Gerritsen, j'avais peu fréquenté ce petit milieu feutré. Lieberman, en guide expérimenté et avide de transmettre, se charge de la visite. Un périple érudit parfois complexe, pour le néophyte, mais toujours passionnant.

Et que dire de la personnalité de son anti-héros. Sur le fil du rasoir du début à la fin, il est de ces types a priori rarement favoris pour décrocher le prix orange mais qui finissent par susciter une empathie légitime tant les épreuves traversées vous touchent.
Nécropolis n'est pas un polar au sens premier du terme.
Il aborde le sujet, bien sûr, mais la vérité est ailleurs Scully.
L'introspection d'un homme sur le déclin, que plus rien ne semble retenir en ce bas monde si ce n'est le mince espoir de retrouver sa petite Lolly vivante, voilà bel et bien l'enjeu de ce récit au cordeau, servi par une écriture sèche et cafardeuse que rien ne saurait adoucir.

Nécropolis est une déflagration, un hymne au désespoir.
Un océan de noirceur dans lequel vous adorerez patauger, au risque de vous y noyer.
Une petite musique envoûtante qui ferait passer Mylène Farmer pour la reine de la déconne.
Nécropolis ne se raconte pas, finalement, il se vit, s'expérimente, à vos risques et périls...

♫ Dans mes draps de chrysanthèmes
L'aube peine à me glisser
Doucement son requiem
Ses poèmes adorés♪

Vas-y Mimi, chauffe !

4.5/5
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Ambages
10 janvier 2017
Quand il y a de la vie il y a de l'espoir ? En refermant ce livre, j'ai plutôt l'impression inverse : tant qu'il y a des morts, il y a de l'espoir pour Konig. C'est sa vie.
C'est comme ça que Paul Konig a toujours vécu depuis quarante ans. Ce médecin légiste en chef, est un passionné. Il dirige la morgue de New-York depuis des années et c'est lui le meilleur. Il s'est donné les moyens pour être le meilleur, des heures de travail acharné, ne rien laisser au hasard, être présent, soutenir et former les agents qui travaillent dans son service, approfondir ses connaissances jusqu'à l'ultime. Mais tout a un prix. Et son professionnalisme, sa passion extrême, c'est au détriment de sa famille, de son enfant. Lui qui peut reconstituer la vie d'un homme allongé sur sa table de légiste, ces morts qui n'ont plus aucun secret pour lui, une fois qu'il a examiné chaque partie des corps, il n'a pas su voir ! Il n'a pas su trouver les mots qui réconfortent une enfant triste à la suite du décès de sa mère, l'épouse de Konig.
C'est un livre brillant, dense, qui envoute presque tellement les différentes histoires qui le composent sont imbriquées avec brio et donne vie à cette morgue avec moult détails qui permettent presque de sentir les odeurs fétides. La morgue prend vie pour le lecteur qui découvre un lieu aux mille facettes, les problèmes au sein des équipes, l'intervention des politiques et les liens avec les enquêteurs de la police. C'est un super roman, fort bien écrit qui ne laisse rien de côté et nous plonge dans la psychologie des différents personnages sans rien nous épargner. J'ai beaucoup apprécié cette lecture.
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KrisPy
15 juin 2016
Macadam luisant, poisseux de désespoir, les douleurs lancinantes d'une sciatique, la pluie froide d'avril, les petits matins blêmes, les nuits glauques et ... des cadavres sans-tête.
Bienvenue à Nécropolis, la grande morgue de New-York, sise sur les bords d'un grand fleuve, l'East River, comme toute bonne antichambre de la mort qui se respecte.
Paul Konig, grand manitou de cette succursale de l'enfer au sommet de sa carrière, se bat contre ses propres démons entre deux autopsies bien corsées ; sa fille chérie a disparu, pour le fuir.
Pour nous, simples lecteurs du commun des mortels, entrer dans ce temple de la Mort aux côtés de Konig, maitre ès anatomie, c'est comme être aux premières loges d'un amphithéâtre de dissection, l'odeur en moins. Faut avoir les tripes bien accrochées, ou être familier de la chose pour pouvoir profiter du spectacle...
Nécropolis, où une lente plongée en enfer.
Plusieurs enquêtes se côtoient, toutes plus glauques les unes que les autres - des cadavres sans têtes, des vols de cadavres à la morgue, un suicide ambigüe en prison, la fille de Konig, disparue - et en sus, Konig va devoir gérer un scandale au sein de son équipe, un scandale qui va faire grand bruit auprès de la Mairie, dont la crédibilité déjà mise à mal par la violence urbaine grandissante, ne laissera pas passer cette sombre histoire de cadavres volés et de complaisance policière, surtout pas quand les élections approchent...
Nécropolis, comme dans un cauchemar où l'on se débat, comme un horrible accident que l'on se force à regarder, Nécropolis, une lecture "sang pour sang" noire, Herbert Lieberman a mis en place une implacable mécanique d'orfèvre bien huilée, destinée à nous embarquer inéluctablement dans cette noirceur, avec notre permission, mais contre notre volonté...
Je n'émettrais que quelques bémols devant cette oeuvre, témoignage d'un New-York sans doute pas si éloigné que ça de celui de maintenant : quelques redondances dans l'histoire (les trop nombreux passages sur la solitude désespérée de Konig), et quelques tournures stylistiques un peu trop récurrentes (le fameux décroché de téléphone à suspens : "Un silence, embarrassé et sinistre ; chacun des deux hommes guette la respiration de l'autre." Lieberman semble bien aimer la respiration au bout du fil... il en use et abuse.)
Mais Nécropolis reste un roman noir culte, que tout amateur du genre se doit d'avoir lu.

Challenge pavés 2015-16
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ToolFan
09 avril 2015
Un magnifique roman noir! J'ai dévoré le bouquin!

Il raconte l'histoire de quelques jours de la vie de Paul Konig, le chef du centre médico-légal de la police de la ville de New york. Konig est un bourru de travail, et dans son domaine, le meilleur de la ville, voire du monde. La psychologie de ce personnage est profondément travaillée, ainsi que celle des ses collègues et autres enquêteurs. Mais "la ville de New York des années septante (70)" est le vrai personnage principal. Celui-ci est très détaillé, et vraiment bien décrit. L'on se laisse allé à ces longues, mais jamais ennuyeuses descriptions. L'univers est riche et le décor est très vivant.

L'intrigue, ou devrais-je dire, les intrigues sont quant à elles à niveaux multiples. Ici pas une mais plusieurs enquêtes se chevauchent. L'enquête principale étant celle des deux cadavres mutilés retrouvés sur les bords du fleuve que Konig doit identifier, mais en plus de cela, ce dernier doit faire face de manière impuissante à la disparition de sa fille unique et de l'enquête en rapport, qui patauge.

Vous l'aurez compris le roman est bien un roman noir. Descriptions de corps mutilé, contexte de la morgue etc, accrochez-vous si vous êtes une âme sensible, ou passer votre chemin. (Perso je n'ai pas ressentit de mal aise à ce niveau là)

Donc voilà, nous avons ici un excellent roman policier, (avec une fin que j'ai trouver très correct, pour ne pas dire que je la trouve juste parfaite) qui m'a plu grandement et qui rentre probablement dans les 10 romans que j'ai préféré. Une lecture que je garderai en tête pendant quelques années et que je reprendrai plaisir à relire.
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Shan_Ze
12 février 2016
L'histoire est centrée sur Paul Konig, le médecin légiste de New-York en 1974 .
Il est embarqué dans plusieurs affaires : l'affaire Robinson (interrogation sur un probable suicide), un embetant vol de cadavres dans sa morgue, une macabre découverte de cadavres découpés au bord de la mer et surtout la disparition de sa fille...
Celle qui le marque le plus est bien sur celle de sa fille, car il a déja perdu sa femme qui est morte d'un cancer. Il reste tout de meme longtemps très lucide dans chacun des autres affaires.
Tout au long du roman, on découvre comment se passe une autopsie, beaucoup de détails sur la façon dont la personne est morte... Les rapports qu'il entretient avec ses collègues, le maire, et autres m'avaient l'air très tendues...
Un petit regret : je ne lis pas beaucoup de policiers mais j'ai trouvé celui-ci très sombre et peut-être une intrigue un peu faible selon moi...
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Fx1
26 septembre 2014
L'un des romans parmi les plus durs des lettres américaines.
Il y a un avant et un aprés Nécropolis .
Avant l'on peut trouver "cool" les histoires avec des cadavres et des morts de partout .
Aprés cette plongée en "enfer" , on ne pourra plus ermployer le terme "cool"
Ce livre fait peur , vraiment peur .
Sa radicalité , son ton trés trés sombre , sans aucune once d'espoir , tout cela fait de Nécropolis l'un des romans parmi les plus réalistes du genre .
Un tel livre ne peut étre lu par tout le monde.
Ceux qui osent ne peuvent plus aborder le genre avec le détachement qui était présent au départ ....
Inoubliable .
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oblo
03 octobre 2015
Publié en 1978, Necropolis a reçu le Grand prix de littérature policière la même année. le roman suit l'itinéraire chaotique du docteur Paul Konig, chef de l'institut médico-légal de la ville de New York. C'est là le premier point original du roman qui, au lieu de suivre les enquêtes d'un inspecteur, préfère prendre pour personnage principal un médecin légiste, soit la personne la plus au courant de la vie criminelle d'un territoire. New York y apparaît comme une véritable Babylone, cité de perdition et lieu de toutes les horreurs, lesquelles sont comptabilisées, analysées et disséqués par l'équipe de l'institut médico-légal. New York, où pourtant ont été érigées les tours du World Trade Center en 1973 (soit un an avant le récit des événements du roman), véritable phare du monde, ville de beauté qui cache de terribles revers : viols, meurtres, violences physiques, tortures, kidnapping et racket.

Le roman commence d'ailleurs par une scène de crime, ou plutôt deux, auxquelles Paul Konig a été invité en sa qualité de expert par l'inspecteur Edward Flynn. Mais c'est un autre crime particulièrement sordide qui occupe la majorité du roman, à savoir à la découverte de deux cadavres entièrement démembrés et décapités dont toute trace d'identification a été annulée. L'autre grande affaire du roman est, pour le docteur Konig, plus personnelle : il s'agit de l'enlèvement de sa fille, Lolly, 22 ans, par une bande d'ex-taulards récemment échappés de prison. Konig, qui est un homme seul depuis le décès de son épouse, s'est toujours entièrement consacré à son métier dans lequel il est devenu une sommité mondiale. Mais ses relations familiales sont difficiles et sa fille a arrêté de lui parler depuis cinq mois,

Malgré ses relations et toute sa bonne volonté, malgré sa folie qui pointe et met en danger sa vie professionnelle et le pousse à être, tel un vieux fou, dans les rues de New York en quête d'un visage familier ou d'une toile de sa fille, Paul Konig ne retrouve pas sa fille.

En plus de cela, le docteur Konig doit faire face à des remous qui agitent son service et crée le trouble dans les services municipaux. En effet, un employé de la morgue vend des cadavres à des services de pompes funèbres de façon à ce que la municipalité les rétribue. D'autre part, des soupçons pèsent sur la falsification d'une autopsie concernant la mort d'un jeune Noir en prison, possiblement victime de ses geôliers. Derrière cette dernière affaire sa cache l'ambition des collaborateurs de Konig.

Necropolis dresse, au final, une peinture bien sombre d'une ville où, jour après jour, « tournée du boucher » après « tournée du boucher », le genre humain prouve la petitesse de sa valeur et sa formidablement horrible capacité qu'il a à se détruire lui-même. La fin du roman révèle un peu plus cette folie qui, tous, nous guide.
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NATB
15 novembre 2014
Nouveauté avec ce policier,nous partons à la découverte du travail quotidien d'un médecin légiste de la ville de New York :tout est construit autour de ce redoutable personnage de paul Konig,une pointure dans sa spécialité.
Nous avons droit à des descriptions minutieuses des lieux, des objets, des procédures, des reconstitutions des corps: en lisant je visualisais très bien certains passages, le livre a-t-il été adapté au cinéma ?
Nous vivons aussi les tourments d'un père dont la fille majeure est partie volontairement et qui la recherche ,nous assistons à ses pertes de contrôle,à sa déchéance, la tension psychologique va crescendo.
J'ai vraiment apprécié ce livre, l'auteur a fait un travail remarquable de perfection.
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le_Bison
21 mars 2012
Necropolis, c'est l'histoire de Paul Konig, médecin-chef de l'Institut médico-légal dans la « cité des morts », New York. L'histoire date des années 70 mais elle semble intemporelle, éternelle même. Hanté par la disparition de sa fille, attristé par le décès de sa femme, Paul Konig erre au milieu des cadavres (normal, c'est quand même son job) dans la vie nocturne de la cité. New York, la nuit, voilà la véritable héroïne de ce « polar ». Pour moi, d'ailleurs, je ne rangerai même pas le roman au rayon policer, mais au rayon « ambiance ».

New York Juillet, chaleur épaisse
Sueur, poussière et paresse
Odeur de brûlé et de graisse
Couleur, néon fluor
Trois heures AM, deux blocs à l'est
Sax ténor, sur une fenêtre
Le son est noir et bleu comme la nuit
Musique en rouge et or
New York Juillet dans tes narines
Silence glacé ? Cocaïne
Chambre inconnue, miroirs, caresses
Odeurs, poppers and sex

New York Juillet, mes mains qui glissent
Tequila fraîche, sur tes cuisses
Trois mots tapés sur la machine
Tee-shirt trempé gazoline
Adolescentes, en roller skates
Funky music, à fond la caisse
Training moulant, longues chaussettes
Ambiance dorée, paillettes
Paupières bleues des filles pâles
CB GB dans un râle
Harley surchauffée, shadows
Blousons de cuir poussière

New York Juillet…

Bon, OK, je dérive mais quand je pense à New York, j'ai cette musique qui vient dans ma tête, et je garde en mémoire les images de ce « vieux » roman « Necropolis ». Avant tout voyage dans cette ville, je préconiserai la lecture de ce bouquin pour y chopper quelques instants, pour s'imprégner de ses lumières, de sa chaleur, de son atmosphère ; pour capter « l'ambiance » !

... capter l'ambiance et ainsi sombrer totalement dans le désespoir le plus noir qui soit possible…
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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