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ISBN : 2268018555
Éditeur : Les Editions du Rocher (24/11/1994)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Yi King : Le plus ancien traité divinatoire de l'humanité, le grand livre de la sagesse chinoise depuis deux millénaires, accompagné d'un guide de consultation. Parce qu'il associe l'homme à la formation de son destin, le Yi King est à la fois livre de sagesse et recueil divinatoire. Sa fréquentation permet d'apprendre à lire l'ordre de l'univers, d'apprivoiser le hasard et d'épouser l'harmonie du monde. Epouse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Chri
  19 novembre 2013
Le Yi King ou "classique des changements" fait partie des plus anciens livres de l'humanité. Il représente un fondement commun du confucianisme et du taoïsme et donc une base de la pensée chinoise. C'est le livre des fameux Yin et Yang qui représentent les qualités de la Terre et du Ciel.
Normalement, la curiosité est maintenant à son comble. Mais il faut aussi une certaine détermination pour aller jusqu'au bout de cette lecture difficile.
Avant même l'existence du Yi King sous la forme écrite, on attribue sa structure à Fou Si, chef de clan vivant quelque 3000 ans avant notre ère. Après une longue période de transmission orale, Confucius serait le premier lettré à transcrire le Yi King.
Le livre est structuré par une succession très originales de 64 figures géométriques appelées hexagrammes, formées par la combinaison des signes Yin et Yang. On peut y voir quelques recettes divinatoires mais l'auteur réfute immédiatement cette prétendue vocation du Yi King en s'appuyant sur les anciens commentateurs. A vrai dire il existe une multitude d'éditions du Yi King axées sur cet aspect divinatoire qui exploitent sans doutes l'attente d'un certain public. L'éditeur lui-même se laisse tenter dans sa présentation en 4ième de couverture. Personnellement cette structure me fait penser à une tentative de reconstitution d'une espèce de génôme de la pensée humaine. Mais je ne crois pas non plus qu'il faille chercher un lien absolu entre les figures géométriques et les leçons de vie qui en découlent. le nombre limité d'hexagrammes est peut-être juste à l'image de l'intellect humain limité, et de l'esprit humain terriblement conditionné.
Laissons de côté un moment cette structure binaire obsédante pour revenir au sujet des "changements" car tel est le sujet du Yi King. Les principes Yin et Yang sont comme deux pôles qui évoquent l'équilibre et les mouvements d'avancée et de retrait. A chaque hexagramme correspond un aphorisme (maxime) et un commentaire pratiquement indispensable pour recevoir les leçons de vie, comprendre les petits bout de chemin qui vise à l'affranchissement du conditionnement, à l'affinement du moi, sur le grand chemin du Tao, ou le retour vers la nature éveillée originelle de l'esprit humain. La philosophie bouddhiste se retrouvera également dans cette perspective. Agir au moment opportun, demander conseil auprès d'autrui, rester humble juste et lucide, progresser lentement mais sûrement, sont des recommandations omniprésentes. La lecture du Yi King est une expérience à part entière. Lieou Yi-Ming nous fournit les commentaires de cette présente édition, mais d'autres commentaires, d'autres éditions peuvent donner une lecture différente.
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Bruno_Cm
  15 décembre 2016
J'ai lu le Coran, j'ai partiellement lu la Bible... Je n'y ai lu majoritairement que des choses déplaisantes, dures, négatives, haineuses... de la peur et si peu d'amour.
Ce texte-ci est une somme, elle est souvent répétitive et un peu chiante à lire (comme la Bible et le Coran ou comme l'Odyssée ou des grands textes...) et si on le lit vite : côté écoeurant. Mais, mais mais, on trouve ici beaucoup d'espoir, un chemin sur lequel on peut voyager, croître, tout est compris, tout est accepté, le bien et le mal qui est décortiqué et qu'on peut assimiler, faire avec, transformer, changer, modifier. Toutes les vertus peuvent être des fausses vertus et tous les défauts de faux défauts, tout dépend de l'adepte, tout dépend de la ferveur et de ne pas oublier le Primordial.
C'est juste réjouissant, pas du tout stigmatisant. La sagesse est là. La Bible, le Coran etc. me semblent des livres quasi maudits pour l'être humain et non pas sacrés. Décidément l'homme occidental, fourvoyé depuis tant de temps, devrait faire profil très bas et écouter, entendre, respecter, aimer ces merveilleuses traditions humaines desquelles il a beaucoup, si pas tout à (ré-)apprendre.

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concertslyriques
  19 avril 2015
a mon sens un des meilleurs livres sur le Yi Jing, dans la mesure où les commentaires sont ceux d'un sage taoïste (les autres sont souvent d'influence confucianiste)
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michelblondeau
  04 janvier 2014
Commentaire taoïste du YI King. Et une longue et instructive introduction de Thomas Cleary.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   15 décembre 2016
"La distance qui sépare les être humains des animaux, disait Mencius, est infime. Les hommes ordinaires la comblent, es hommes accomplis l'agrandissent." Celui qui préserve sa connaissance et son aptitude est un homme accompli ; celui qui les perd est un homme ordinaire. "Eternelle est la voie des hommes accomplis, affirme kle texte,, misérable est la voie des hommes ordinaires." En effet, la voie des premiers consiste à restaurer la connaissance infuse et la capacité innée, en chassant le savoir artificiel et la maîtrise illusoire - ce en quoi elle est "éternelle". Au contraire, la voie des seconds consiste à accepter le savoir artificiel et la maîtrise illusoire - ce en quoi elle est "éternelle". Au contraire, la voie des seconds consiste à accepter le savoir artificiel et la maîtrise illusoire, en abandonnant la connaissance infuse et l'aptitude innée - ce en quoi elle est "misérable".
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ChriChri   19 novembre 2013
Les confucéens privilégient la maîtrise de soi et le retour à la justesse, les bouddhhistes mettent l'accent sur la réduction des dix mille phénomènes en pure vacuité, et les taoïstes considèrent comme chose essentielle l'affinement fondateur du moi. Les sages de ces trois religions centrent leur enseignement sur l'affranchissement de la colère et de la cupidité.
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Bruno_CmBruno_Cm   15 décembre 2016
Il ne s'agit pas d'étouffer sa propre lumière, mais d'être imperceptible aux yeux du monde tout en s'affranchissant de sa propre obscurité - au-dedans la lumière, au-dehors les ténèbres. L'homme est alors en mesure de distinguer le sage du fou, la santé de l'aberration. Toutefois, bien qu'il s'harmonise avec les autres, il ne subit pas leur influence, et même s'il s'associe à des groupes, il n'entretient aucun esprit de clan. Son mode d'action - activité ou passivité, présence ou absence - échappe à la perception d'autrui ; il est semblable au soleil, brillant lorsqu'il s'élève, mais brûlant en secret lorsqu'il se couche. Tel est le sens de l'adage : "Un véritable ermite peut fort bien vivre dans le monde."
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colimassoncolimasson   05 février 2018
L’homme remarquable se trouve devant une double possibilité : ou bien prendre son essor et jouer un rôle déterminant dans la vie du monde, ou bien faire retraite et cultiver sa personnalité dans la quiétude : la voie du héros ou celle du saint caché.
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Bruno_CmBruno_Cm   15 décembre 2016
Le don doit s'accorder avec les préférences, la recherche exige l'harmonie. La seule différence réside ici entre l'harmonie extérieure et l'harmonie intérieure. Pas la première, l'homme approche les autres et gagne leur confiance, en s'appuyant sur les apparences pour cultiver la réalité. Par la seconde, il s'observe lui-même et développe sa dimension spirituelle, en s'appuyant sur la réalité pour transformer les apparences.
Approcher les autres avec des égards, c'est donner ; s'observer avec vigilance, c'est trouver. La joie d'autrui engendre celle du moi. Qui donne finit par trouver. C'est pourquoi l'harmonie est une voie maîtresse.
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