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EAN : 9782072805189
Éditeur : Gallimard (18/10/2018)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 47 notes)
Résumé :
"Mari", c'est un travail à plein temps.
Farouk le sait, lui qui ne vit que pour Chloé. Même réalité pour Laurent, l'enfant des cités qui s'acharne à faire vivre une famille à laquelle il se sent étranger. Sans oublier Reynald, un quinquagénaire qui consacre sa vie à la réussite de sa trop jeune et trop voluptueuse épouse, Lauriane.
Pourtant, au royaume de Candaule, il n'est pas certain que la femme soit souveraine, et les trois husbands se rencontrent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
michfred
  09 juillet 2019
Après Les garçons de l'été, voici les maris de l'été!
Mais cette fois, même si j'ai lu d'une traite, je suis loin d'être emballée..
Trois maris - un frustré, un torturé, un humilié-, un site de rencontre échangiste, quelques soirée de confidences viriles autour d'un verre ..et une erreur de casting!
Voilà que l'un des trois husbands se révèle un dangereux psychopathe, qui , comme dans l'Inconnu du Nord Express, se charge un peu vite de venger les vexations de ses petits camarades après s'être chargé assez radicalement de solder les siennes.
Je n'ai pas mordu à l'hameçon cette fois, tant les ficelles étaient grosses.
Et je dois même ajouter que derrière l'évidente caricature du mâle dominant , j'ai été plus qu'agacée par la misogynie vulgaire, les remarques sexistes, les complaisantes descriptions de leurs prouesses sexuelles dont ces trois husbands-pas seulement l'agité du bocal- agrémentaient leurs conversations.
Décidément, même "pour de faux" et dans un polar, le féminicide ne soulève vraiment pas mon enthousiasme..
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Marple
  01 janvier 2020
@Rebecca Lighieri a l'art de donner des titres légers à ses livres qui ne le sont pas du tout et racontent des histoires dérangeantes et bizarres, mais intéressantes. Après l'excellent @Les garçons de l'été, voilà donc @Husbands.
C'est l'histoire de trois maris plus ou moins à la dérive qui se rencontrent sur un site dédié au candaulisme, une forme particulière d'échangisme. Qui se rencontrent, qui se reconnaissent, qui se parlent de leurs petites misères avec leur femme... et qui déraillent à plein tube !
Le résultat est assez glauque, avec plein de scènes glauques, de discussions glauques et misogynes, de personnages inquiétants et glauques... J'en suis sortie avec la nausée et une angoisse face aux agents immobiliers frustrés et aux congélateurs !
Ce n'était pas agréable mais je ne pourrais pas dire que je n'ai pas aimé : j'ai lu à toute vitesse, ne lâchant pas le livre avant d'en connaitre la fin. Bref, ce @Husbands ne me fait pas regretter de ne pas avoir de mari... mais pas non plus de l'avoir lu !
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Milllie
  29 avril 2020
J'ai acheté Husbands après avoir lu Les garçons de l'été et avoir tellement adoré cette lecture que je suis partie à la recherche d'autres romans de l'auteur. Et puis ce livre a traîné longtemps dans ma PAL : à chaque fois que j'hésitais à m'y lancer le résumé me paraissait si noir et angoissant que je repoussais ma lecture.
En cette période de confinement où mon cerveau a un peu de mal à se concentrer sur ce que je lis, je me suis dit que ce roman serait idéal pour capter mon attention. Mission accomplie : je l'ai dévoré en 2 après-midis et une fois rentrée dans l'intrigue n'ai plus pu le lâcher.
Husbands raconte l'histoire de 3... maris (eh eh, vous n'aviez pas deviné hein ?) dont le mariage vacille pour des raisons diverses et qui se rencontrent par le biais d'un forum internet consacré au candaulisme (je vous laisse lire le livre si comme moi vous ne connaissiez pas cette pratique sexuelle basée sur l'échangisme !). de confidence en confidence, les 3 hommes vont devenir amis mais quand le désespoir affleure la situation menace vite de déraper.
Comme dans Les garçons de l'été, l'auteur a un vrai talent pour mettre en scène en quelques lignes des personnages qui sonnent juste et nous embarquer dans son histoire. Ici c'est noir, très noir, parfois glauque, les situations ne sont pas faciles, les personnages dévoilent leurs petites lâchetés, leurs complexes et leurs mauvais côté mais j'ai plongé la tête la première dans ce roman et l'angoisse est montée jusqu'au dénouement final.
J'ai quand même trouvé ce titre moins abouti que Les garçons de l'été, certaines situations sont un peu tout much, certains traits frôlent la caricature mais cela reste efficace et réussi. Et mention spéciale pour le dénouement final qui par la voix d'une femme offre un beau retournement de situation et remet à sa place tous ces messieurs et leurs complexes !
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Sea
  25 juillet 2019
Un genre de thriller pour l'été, un roman aux situations impossibles.
Trois hommes, trois maris sont désemparés devant ce qui éclabousse dans leurs vies. Ils se rencontrent plus tard dans le récit.
Laurent, ex-agent immobilier au chômage a toujours mené une double vie. Il nourrit un complexe d'infériorité envers sa femme et sa belle-famille. Il a aussi un complexe qui tient à sa classe sociale d'origine. Il pense que sa femme le méprise, il la méprise en retour. Petit à petit il est habité par une forme de haine et de rage malsaine. Son compte en banque nécessaire au train de vie de sa famille sera bientôt à sec. Il ne dit rien de la situation à sa femme, Delphine. Il lui ment et ne contrôle plus sa situation.
Reynald, la cinquantaine passé, a peur de perdre Laurianne de vingt-ans huit sa cadette. Il est tout à la fois son manager, puisque Laurianne chante et connaît un petit succès, et son mari. Il a lentement construit tout son univers en s'occupant d'elle. Mais il ne s'est plus comment la satisfaire. Entre autres soucis il ne parvient plus à la faire jouir. Problème, le désir l'a abandonné. Il ne l'aime pas vraiment. Laurianne, elle, a l'avenir devant elle.
Deux aspects émergent de cette histoire.
Le premier, tout explose, le couple, la famille, les conventions. Au profit du libertinage frustré et du voyeurisme. Pourquoi ? Les maris sont perdus, ils sont dépossédés ils deviennent antipathiques, surtout Laurent. Ils partent à la dérive. du coup Laurent fond les plombs. Reynald bande mou sauf quand il voit Laurianne se faire mettre par un autre. Farouk ne parle pas à Chloé et se transforme un peu en loque humaine, pétrifié par le scénario du pire.
Le deuxième, une interrogation sur la place de chacun dans le couple, dans la famille. Sur le rôle que chacun occupe. L'histoire parle de la perversité masculine et l'asservissement consenti ou non des trois personnages. Il parle aussi de la haine que Laurent ressent pour Delphine. Laurent pète les boulons parce qu'il ne supporte pas sa situation. La psychose et la haine l'envahisse. Delphine n'en peut plus non plus, elle demande le divorce. Laurent doit provoquer une rupture avec cette situation contre sa femme, qu'il aime pourtant, et ensuite …
Mon avis.
Je découvre Emmanuelle Bayamack-Tam alias Rebecca Lighieri. Son scénario m'a attiré, intrigué, elle est efficace pour créer une atmosphère pesante ou les doutes sont permis. Je me suis mis à la place de ces trois mecs, je me suis demandé, vont-ils s'en sortir ? Je suis un peu retourné, je pose trois étoiles quand même pour l'efficacité. Ces trois hommes sont vraiment chiants on a envie de vite les oublier. Cette histoire j'avais envie de la finir vite, de la laisser derrière moi. Cela m'a fait penser aux histoires de Philippe Djian que j'apprécie aussi.
A vous de voir si se cela vous plait c'est une lecture dérangeante, c'est le but recherché. Je vais passer à une lecture plus sage, plus conventionnelle et revenir après à ce qu'écrit cette auteure avec ses autres romans.
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beamag87
  05 novembre 2018
Trois hommes en pleine période de doute, sur leurs couples, leurs épouses, ces femmes qui, à leurs yeux les trahissent, les bafouent... de ces trois egos blessés, va naître une amitié improbable et destructrice.
J'attendais beaucoup de cette lecture. Beaucoup trop peut-être...
En effet, j'avais découvert Rebecca Lighieri avec Les garçons de l'été que j'avais littéralement adoré et j'espérais donc le même niveau de lecture avec Husbands. Mais ça n'a pas été le cas, même si ça a été une lecture plaisante avec un suspense maîtrisé jusqu'au bout.
Certaines situations m'ont semblé être tellement tirées par les cheveux qu'elles ont fait perdre de sa vraisemblance au récit. Dommage, car la première partie du roman était pourtant bien partie, la psychologie des personnages bien fouillée mais le dernier tiers m'a paru vraiment trop abracadabrant pour rester crédible.
Husbands restera donc une lecture en demi teinte.
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critiques presse (1)
LeMonde   28 décembre 2018
Voilà bientôt les trois « husbands » occupés à déballer leurs malheurs, humiliations et autres espérances déçues. Avec la parole se libèrent d’autres pulsions, au fil de ce roman qui joue avec le polar et dynamite le couple.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   22 décembre 2018
Farouk
11 mai
Mes mains tremblent, mon cœur cogne, une main aussi immatérielle qu'implacable enserre ma nuque. Je ne sais pas comment je trouve la force de monter au premier et de m'asseoir devant l'ordinateur, mais j'ai cette force. Je dois absolument me soustraire à la rumeur paisible du rez-de-chaussée, à tous ces bruits familiers et rassurants : la radio en sourdine dans la chambre de Lila, les voix de Farès et Chloé dans la cuisine, les miaulements insistants du chat, la porte du frigo, ouverte puis refermée. Je me sens brusquement indigne de tout ce bonheur domestique. Indigne alors même que je suis la victime et non l'auteur de la trahison. Mais voilà, on ne se refait pas, on ne passe pas trente-huit ans à éprouver un sentiment d'illégitimité et d'imposture sans que ça laisse des traces.
Je me connecte, machinalement. Mes doigts effleurent les touches sans idée préconçue. Je cherche l'apaisement, l'échappatoire, l'arrêt de la souffrance, l'amnésie momentanée - car je sais bien que je ne pourrai jamais oublier. Je pourrais tout aussi bien prendre une douche, enfiler des baskets et sortir courir, ou boire jusqu'au coma éthylique, mais finalement, je cherche refuge dans ma routine : ouvrir ma boîte e-mail où aucun message intéressant ne m'attend, naviguer de site en site, la page du Monde, le site de Darty...
Car il n'y a pas si longtemps, j'étais un homme normal, un père de famille qui envisageait l'achat d'une nouvelle plaque de cuisson pour remplacer nos brûleurs traditionnels, que Chloé trouvait dépassés, peu pratiques, encrassés, impossibles à nettoyer. Chloé, mon amour, ma jeunesse... Chloé, mon beau souci... Chloé, tu vois, quand je te parle, ce sont les mots des autres qui me viennent à l'esprit, les mots les plus beaux, ceux des poètes. Chloé, comment as-tu pu me faire ça ?
Je finis par taper «maris». Je ne sais pas ce que j'espère exactement. Tomber sur mes frères, peut-être, sur une communauté d'hommes se définissant d'abord et avant tout par leur statut d'époux, par leur appartenance, voire leur allégeance à une femme, l'engagement total de tout leur être dans cette grande affaire : le mariage. Les larmes brouillent ma vue tandis que je fais défiler les sites. Suis-je ridicule d'avoir cru que mon union avec Chloé était d'une autre nature que le mariage des autres, ces petits arrangements aussi pitoyables que provisoires ? Suis-je ridicule d'avoir cherché à rendre ma femme heureuse, d'avoir employé toute mon énergie et tous mes efforts à lui rendre la vie plus douce et plus facile ? Suis-je ridicule de l'avoir aimée aussi éperdument et aussi exclusivement ?
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gwen_gwen_   14 avril 2013
L'Enfer, c'est les autres. Tu parles, l'enfer, c'est le tête à tête avec soi-même. C'est le ressassement de l'horreur, c'est le questionnement sans fin, c'est la recherche éperdue des responsabilités, quand au bout du compte on est le seul coupable.
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REBECCA LIGHIERI - IL EST DES HOMMES QUI SE PERDRONT TOUJOURS Rencontre animée par Sophie Joubert
Il est des hommes qui se perdront toujours est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l'enfance dévastée, l'injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille entre les années 80 et 2000.
Le narrateur, Karel, est un garçon des quartiers Nord. Il grandit dans la cité Antonin Artaud, cité fictive adossée au massif de l'Etoile et flanquée d'un bidonville, « le passage 50 », habité par des gitans sédentarisés. Karel vit avec sa soeur Hendricka et son petit frère Mohand, infirme. Ils essaient de survivre à leur enfance, entre maltraitance, toxicomanie, pauvreté des parents, et indifférence des institutions. le roman s'ouvre sur l'assassinat de leur père. Les trois enfants vont s'inventer chacun un destin. Karel s'interroge : « Qui a tué mon père ? » Et fantasme sur la vie qu'il aurait pu mener s'il était né sous une bonne étoile, s'il avait eu des parents moins déviants et moins maltraitants. Il se demande s'il n'a pas été contaminé par la violence, s'il n'est pas dépositaire d'un héritage à la fois tragique et minable, qui l'amènerait à abîmer les gens comme son père l'a fait. Il veille sur son petit frère et voit sa soeur réussir une carrière au cinéma. C'est aussi le roman de Marseille, d'avant le MUCEM et d'avant la disparition du marché de la Plaine, qui constitue la géographie sentimentale du livre. Et c'est une plongée romanesque dans toute une culture populaire dont l'auteure saisit l'énergie et les émotions à travers les chansons de l'époque, de Céline Dion à Michael Jackson, en passant par IAM , Cheb Hasni, Richard Cocciante ou Elton John.
À lire – Rebecca Lighieri, Il est des hommes qui se perdront toujours, P.O.L, 2020.
Mercredi 10 juin 2020
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