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Iris von Finckenstein (Collaborateur)Olivier Mannoni (Traducteur)
ISBN : 2253115428
Éditeur : Le Livre de Poche (10/01/2007)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Lorsqu'en 1993, Roma Ligocka assiste, sur invitation du maire de Cracovie, à la projection de La Liste de Schindler de Steven Spielberg, elle reste pétrifiée devant la célèbre scène où une petite fille en manteau rouge traverse le paysage dévasté du ghetto. " C'est moi ! Cette petite fille, c'était moi ! "
Ce film sera le déclic qui va permettre à ses souvenirs, refoulés depuis 50 ans, de remonter à la surface.
Née juive dans une famille aisée et un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Sanguine
  27 décembre 2015
J'avais ce livre dans ma wish-list depuis très longtemps, j'avais presque fini par l'oublier ... Et puis j'ai réussi à mettre la main dessus alors je l'ai lu dans la foulée (pourquoi attendre ?). D'autant qu'il s'inscrivait parfaitement dans le thème proposé par le nouveau challenge auquel je participe : "Comme à l'école".
Lorsqu'en 1993, Roma Ligocka assiste, sur invitation du maire de Cracovie, à la projection de "La Liste dé Schindler" de Steven Spielberg, elle reste pétrifiée devant la célèbre scène où une petite fille en manteau rouge traverse, tache de couleur solitaire, le paysage dévasté du ghetto de Cracovie. C'est moi ! Cette petite fille, c'était moi! Car elle aussi portait un manteau rouge dans le ghetto quand, avec sa mère, elle cherchait à survivre malgré la faim, malgré le froid, malgré la maladie et les SS qui tuaient hommes, femmes, enfants au moindre prétexte. le film sera le déclic qui permettra à ces souvenirs refoulés depuis cinquante ans de remonter à la surface, et à Roma Ligocka de se libérer un tant soit peu des cauchemars qui la hantent. Née juive dans une famille. aisée et unie, elle fut enfermée avec les siens dans le ghetto en mars 1941, à l'âge de trois ans. Comme des dizaines de milliers de Juifs, pour qui la seule perspective était la déportation et la mort. Ayant réussi à s'évader avec sa mère en 1943, les cheveux teints en blond, elle connut la clandestinité, les fausses identités et la fuite continuelle d'une cachette à une autre, l'abnégation et la générosité des uns, la mesquinerie meurtrière des autres.
Oui, c'est encore un témoignage qui concerne la Seconde Guerre Mondiale qui va avoir pour trame la Shoah au début du livre. Et puis on découvre la vie de Roma Ligocka jusqu'à ce qu'elle assiste à la projection de "La liste de Schindler" qui va la décider à écrire son témoignage.
Je dois dire que je suis un peu déçue par ma lecture. Je sais qu'il est difficile de parler d'un témoignage, je suis qui pour critiquer la vie d'une dame qui a survécu à la guerre ? Et pourtant, je n'ai pas spécialement apprécié ma lecture. J'ai été intéressée par tout l'épisode qui se passe dans le ghetto, (comment y survivre en étant entassé les uns sur les autres, comment sortir vivant du ghetto ?) et jusqu'à la fin de la guerre grosso modo ... Mais aussitôt que Roma devient jeune adulte, je me suis un peu désintéressée de mon livre.
Roma devient une femme instable et un poil dépressive. J'imagine qu'il est très difficile de se reconstruire après avoir vécu les horreurs de la guerre, elle nous le démontre d'ailleurs. Elle n'est jamais bien là où elle se trouve, ce devait être très compliqué de vivre à ses côtés. Elle ne semble attirée que par des hommes à problèmes, elle a vraiment morflé.
Je n'en dirai pas beaucoup plus, sauf que ce n'est pas forcément le témoignage que je conseillerai spontanément ...
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Ninochka
  26 mai 2012
Il y a quelques années, j'étais tombée, à la fnac, sur La Petite fille au manteau rouge de Roma Ligocka. Seulement, il n'était pas en édition de poche, alors, je ne l'ai pas pris. Mais, j'avais gardé depuis l'envie de lire ce témoignage. Alors, quand je l'ai vu à la bibliothèque, j'ai littéralement fondu dessus. Et je ne regrette pas un instant cette lecture.
La petite fille au manteau rouge, c'est Roma Ligocka, qui s'est vue dans la petite fille au manteau rouge du ghetto de Cracovie, dans « La liste de Schindler ».
En un mot, j'ai trouvé ce texte très fort. En fait, j'ai eu au départ, une impression qui m'a parue un peu… contradictoire. Parce que d'une part, c'est un livre qu'on lit par moments très vite, sans pouvoir le lâcher. Et à d'autres moments, on ne peut que le poser, on rêve du point qui permettra de fermer un moment cet ouvrage, tellement certains passages sont révulsants, choquants,…
A la fin du premier chapitre, il y avait un point historique, que j'ai beaucoup apprécié, parce qu'il m'a rafraîchit la mémoire concernant le ghetto de Cracovie.
Ce livre m'a d'ailleurs permis d'en apprendre plus sur ce que pouvait être le quotidien au ghetto, mais aussi, le quotidien polonais de l'après-guerre, une façon de vivre ces événements, de les traverser.
Par ailleurs, j'ai parfois eu l'impression que le style de l'auteur s'adaptait à l'enfant qu'elle avait été pendant la guerre, pour nous faire voir le ghetto, son quotidien à travers ses yeux d'enfant.
Par ailleurs, avec les tous derniers mots du livre : « Penses-y. Rappelle-toi. Raconte… », j'ai eu l'impression de retrouver Primo Levi et « Schemà », le devoir de mémoire (pour le reste, leur histoire étant bien différentes, les oeuvres de ces auteurs ne sont que peu comparables). Je ne peux donc qu'adhérer à la fin de la petite fille au manteau rouge.
Lien : http://luniversdunratdebibli..
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roberta_al
  05 février 2014
Ce livre est tellement vivant, explicite, nous vivons à travers son écriture détaillée, les malheurs qu'elle a pût vivre. Remplis d'émotion, elle décrit ce qu'elle voit du haut de ces quelques années. Elle arrive a nous raconter le calvaire qu'elle a vécue, en décrivant chacun de ces détails souvenue, avec de tel émotion qu'ils ne peuvent que toucher son lecteur. Pour un écrivain il est difficile d'écrire une histoire, de trouver des détails inventer, mais je pense, qu'il est encore plus difficile de raconter des souvenirs vécus, des souvenirs qui nous hante tout les jours et qui fait de nous une personne plus sensible.
J'ai personnellement adorée ce livre, il nous met en circonstances et peut nous faire imaginer cette terrible vie, ces peurs et angoisses de tout les jours, qu'elle a pu endurer.
" C'est à cette époque que, sans m'en douter, je pose les premières pierres de mon futur métier ". " Rappelle-toi. Raconte...".
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PlumeBleue2002
  10 mai 2018
Roman très dur à lire lorsque l'on a étudié la seconde guerre mondiale juste avant. L'ayant reçu au concours national de la résistance et de la déportation, je n'en ai fait qu'une bouchée, suivant le récit des aventures de la petite Roma. Dans la violence de cette période, cette jeune enfant devra survivre en suivant sa mère et en lui obéissant parfois difficilement, traumatisée ensuite à jamais par cette jeunesse terrible. L'ayant lu en 3eme, je pense qu'il serait bien de le conseiller à tous les élèves de cet âge là, afin qu'ils se rendent compte combien la vie était compliquée lors de la prise de pouvoir d'Hitler.
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clarabarbara
  27 février 2016
En un mot poignant ! Je l'ai dévoré du début à la fin.
Le livre est très complet, l'histoire ne s'arrête pas quand la guerre est finie mais lorsque l'auteur se décide d'écrire son autobiographie. Et c'est très intéressant de voir comment elle évolue après toutes ses années de Souffrance.
Je vous le conseil vivement !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
sagesse66sagesse66   08 mars 2018
Dans mon jardin secret, il n'existe ni temps, ni Allemands, ni peur, ni interdictions.
Juste moi et les arbres enchantés qui me chuchotent leurs histoires, les fleurs multicolores qui jaillissent de la terre sombre comme des pierres précieuses vivantes, les poissons rouges et blancs muets dans le bassin mystérieux.
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NinochkaNinochka   26 mai 2012
Nous attendons toujours, mais nous n'attendons rien. Nous attendons jour et nuit. nul ne sait de quoi sera fait le lendemain. On nous trie, on nous trie en permanence, comme des marchandises. Rue après rue, maison après maison, nous sommes cernés. Même les personnages âgées se teignent les cheveux à présent. Pour avoir l'air plus jeune et ne pas être déportées. Pour qu'on puisse encore s'en servir. Mais la jeunesse n'est pas une garantie. Il n'y a plus aucune garantie. Plus aucun droit. Il vérifient les papiers, ils font leur choix. Indistinctement, selon des critères qu'eux seuls connaissent. Parfois c'est le tour des femmes, parfois celui des hommes, des plus jeunes, des anciens. La peur nous paralyse, car n'importe quel geste, n'importe que mot, peut être celui qu'il ne fallait pas dire ou accomplir. Tout est interdit, et pourtant nous ne savons jamais précisément si nous ne faisons pas quelque chose d'encore plus prohibé.
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sagesse66sagesse66   28 février 2018
Dans le ghetto, il fait toujours froid et glacial, à l'intérieur comme à l'extérieur....Il n'y a pas d'été dans le ghetto, d'ailleurs, il n'y a pas de saisons, ni de lumière du soleil. Tout est toujours sombre et gris.
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justineevaleojustineevaleo   23 février 2016
"Toi d'abord ! aboie l'homme, et c'est à ma mère qu'il s'adresse. Vite ! Vite !"
Je refuse de la lâcher, mais déjà une main m'attrape et une autre me couvre la bouche.
Ma mère disparaît dans le trou noir. Je me défends de toutes mes forces, je gigote, je me bats, je rama désespérément des bras. Je n'arrive plus à respirer. Les pigeons roucoulent si fort...
Ils me lâchent, on m'assène un coup violent.
Je tombe.
Je tombe dans le trou noir.
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NinochkaNinochka   26 mai 2012
Les gens s'en vont et ne reviennent pas, voilà tout. A peine s'est-on habitué à un visage qu'il est déjà parti.
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
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