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EAN : 9782702157053
352 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (08/04/2015)

Note moyenne : 2.94/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Des nonagénaires déchainés font grincer les dents du personnel de leur maison de retraite... En plein coeur d'Helsinki, venez découvrir la résidence du Bois du Couchant... D'apparence charmante, il ne fait en réalité pas si bon finir ses jours dans cette maison de retraite où le drame ne cesse de frapper. Olavi, l'ancien combattant, est convaincu que son infirmier a abusé de lui sous la douche ; son ami Reino, prote et grand séducteur, se voit confiné au service de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  25 juillet 2015
Il n'y a pas d'âge pour mener l'enquête : à la résidence du Bois couchant (à Helsinki ou ailleurs, l'art de la métaphore s'épanouit au seuil des hébergements pour seniors) trois nonagénaires sont intriguées par des faits suspects : facturations abusives de services non réalisés, intrusion dans les appartements, disparition de dossiers médicaux et pire, traitements modifiés sans prescriptions claires, bref, quelque chose ne tourne pas rond dans l'établissement.
Tout le problème est la crédibilité que l'on accorde à quelqu'un dont le moindre lapsus laisse planer le doute d'une défaillance des fonctions supérieures : on n'a plus le droit au moindre faux pas, passé quelques décennies. D'autant qu'au Bois couchant, ce type de bévue risque fort de vous faire atterrir dans le service fermé, attaché aux montants du lit et assommé par des pilules ou des injections, moins bien traité que bien des pensionnaires de zoo.
Le classement dans la catégorie des polars est sans doute un peu abusif, l'intrigue est peu élaborée, même si certains personnages réservent quelques surprises.
Par contre c'est une analyse fine d'une population d'avenir : les baby-boomers sont devenus des papys et mamys-boomers et constituent une proportion importante de notre société : les centenaires ne sont plus une attraction motivant un article dans la presse et le déplacement des élus locaux.
L'auteur attire l'attention sur les conditions d'accueil et le traitement réservé aux résidents. En France la révélation de mauvais traitements a modifié la donne : l'état a légiféré, étendant à toutes les structures médico-sociales un certain nombre de directives afin d'éviter la maltraitance institutionnelle.
Épinglées par la même occasion les familles, qui scrutent de loin l'évolution de la santé des aïeuls, non dans une espèce de compassion bienveillante mais dans le but de récupérer ce qui ce qui peut l'être et mettre la main sur ce qui fait la valeur de l'ancêtre.
Le propos est loin d'être glauque : elles sont terriblement attachantes, les mamys (les papys sont présents mais en proportion moindre, conformément aux statistiques démographiques) et leurs faiblesses sont leur force. La mort est présente à toutes les pages ( une des distractions favorites des résidents est la consultation quotidienne de la rubrique nécrologique, afin de ne pas manquer l'occasion de sortie que représente une cérémonie funéraire) mais elle fait simplement partie du quotidien et l'on attend son tour sans état d'âme. Les difficultés physiques ne sont pas occultées mais on n'est pas chez les tamalous.
C'est donc un état des lieux plutôt positif de cette dernière étape de la vie vers laquelle nous nous dirigeons inexorablement, pour peu que l'on nous prête vie.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Croquignolle
  30 décembre 2019
Quelle lecture lente et fastidieuse pour cette fin d'année 2019.
Aussi lourde que mon estomac après tous ces repas de fête.
Aussi lente qu'un escargot qui hésite sur sa destination.
Aussi peu drôle que les blagues carambar.
Aussi peu surprenante qu'un épisode de Derick.
Aussi compliquée que la langue finlandaise.
Bref... Je m'attendais à un roman drôle, léger, sympathique, le milieu des personnes âgées en maison de retraite pouvant être si surprenant et tendre parfois.
Mais hélas, je me suis ennuyée.
De temps en temps, un sursaut d'action, un semblant d'ambiance intéressante, un soupçon d'intrigue... mais à chaque fois le soufflet est retombé rapidement.
Dans l'ensemble, ce livre est aussi plat que le Lac Léman sans brise, sans foehn, sans vent. (Mais lui, au moins il est attirant par tous les temps.)
Ce livre avec lequel j'ai passé les fêtes ne me laissera pas de souvenir impérissable. Il sera oublié dès que la nouvelle année sera commencée, chassé par d'autres lectures plus passionnantes.
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stokely
  24 avril 2017
Cette lecture m'a pris un temps interminable, j'ai cru ne jamais arrivé au bout de cette lecture et pourtant j'ai acheté les 2 tomes en même temps lors d'une promotion.
Je suis relativement déçue, j'avais plutôt aimé Comment braquer une banque sans perdre son dentier d'une autre auteur scandinave et je m'attendais à trouver un récit du même genre mais ce ne fût pas le cas.
Nous suivons ici les résidents du Bois Couchant maison de retraite ou il se passe des choses étranges comme par exemple Tero qui disparait du jour au lendemain, les résidents vont donc décider de mener l'enquête sur cette inquiétante disparition.
Je ne me suis attachée à aucun personnage et l'ennui a été mon principal compagnon de lecture, alors certes le rythme est lent du à l'âge des protagonistes (on image mal des personnes âgées bouclé cette enquête rapidement) mais je n'ai pas eu un seul sourire durant cette lecture qui aurait dut être loufoque.
Un loupé pour moi donc avec cette lecture.
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LiliGalipette
  18 avril 2015
Dans la résidence du Bois du Couchant, des petits vieux passent leurs derniers jours entre parties de cartes, pilules et potins. La douce tranquillité des lieux est ébranlée par la mort d'un des employés et par les déclarations d'un pensionnaire qui prétend avoir été agressé sexuellement par son aide-soignant. Remontent alors des questionnements sur la gestion administrative de l'établissement et sur la facturation abusive de certains services proposés aux résidents. Siiri et Irma, deux des pensionnaires, décident d'en savoir plus, mais ce n'est pas facile quand il leur faut déjà plusieurs minutes pour quitter leur lit tous les matins.
Depuis le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, on a compris qu'on ne peut plus cantonner les vieux dans les maisons de retraite. Mais le texte de Jonas Jonasson ne reposait pas sur l'humour sinistre qui anime le roman de Minna Lindgren. On trouve ici une compilation de tous les clichés que l'on s'attend à lire sur le troisième âge. Je ne suis hélas pas bon public face à ce genre de burlesque triste. « On mettait un appareil auditif aux vieux dans une seule oreille, uniquement pour prévenir tout le monde qu'ils n'entendaient pas. » (p. 46) Les pertes de mémoire, l'incontinence, le gâtisme, les déambulateurs et l'abus de faiblesse sur personnes vulnérables, ça ne me fait pas rire. le coeur incroyablement lourd, j'ai abandonné cette lecture après 150 pages. Mon avis n'est donc, forcément, pas représentatif. J'ai lu sur certains blogs que ce roman était réjouissant, drôle et loufoque. Alors ne vous fiez pas à mon seul ressenti et tentez votre chance avec ce roman.
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Seraphita
  14 mai 2016
En dépit des apparences, la résidence du Bois du Couchant, nichée au coeur d'Helsinki, n'a rien d'un havre de paix. Cette maison de retraite cache bien des secrets peu avouables. Quand Olavi, l'ancien combattant, dénonce en pleine partie de carte le viol dont il a été victime de la part de soignants, il se voit interné dans le service fermé réservé aux déments. Puis, c'est au tour de Tero, le jeune cuistot, de disparaître : il est retrouvé pendu. Siiri et Irma, amies et solidaires dans la vieillesse avançante, soupçonnent quelques magouilles de l'administration. Elles décident d'en avoir le coeur net et de mener l'enquête. Mais la tâche n'est pas simple quand on est âgé et qu'on perd, de plus en plus, la mémoire. Entre déambulations dans les quartiers d'Helsinki, égarement dans les dédales de leur mémoire, whisky et vin rouge qui embrument, parviendront-elles à révéler le scandale au grand jour ?
« Les petits vieux d'Helsinki mènent l'enquête » est le premier volet d'une trilogie écrite par Minna Lindgren. « Née en 1963, Minna Lindgren est une journaliste finlandaise connue pour ses éditos farfelus. En 2009, elle a reçu le prestigieux Bonnier Journalism Prize pour son article sur le décès de son père. Les deux premiers volets de sa trilogie ont connu un vif succès dans son pays » (quatrième de couverture).
Il s'agit d'un roman policier particulièrement atypique. En effet, les enquêtrices de l'intrigue, qui se déroule dans une maison de retraite, sont des personnes âgées. On est loin de l'image d'enquêteurs hommes, tout-puissants, emplis de muscles et d'adrénaline. Dès le départ donc, la situation est farfelue. L'auteur s'attache à un sujet délicat : la maltraitance des personnes âgées dans les maisons de retraite, mais elle le traite sans pathos, en prenant au contraire le parti de l'auto-dérision et d'un humour caustique. Avec subtilité, naviguant habilement entre Charybde et Scylla, l'auteur évite l'écueil de la moquerie ainsi que celui de la condescendance. le roman est touchant, tout en tendresse et délicatesse vis-à-vis du grand âge, sans éluder pour autant ses maux inévitables.
Au grand âge, l'horizon temporel est tout autre et se dilate. L'intrigue en rend compte avec bon nombre de digressions qui à la longue peuvent agacer. Malgré cela, on s'attache aux personnages qui nous font vivre de l'intérieur leur enquête : comme elles, on peine parfois à reconstituer le puzzle des faits pour entrevoir la vérité, mais si l'on accepte de les suivre dans leurs fantaisies et leur quête du vrai, on passe de bons moments, entre fous rires et suspens galopant. Une enquête surprenante et attachante.
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   23 juillet 2015
La Dame au grand chapeau les informait régulièrement des transferts de pensionnaires dans le service fermé. Quand la grosse dame du rez-de-chaussée de l'escalier A s'y était retrouvée, Irma avait proposé qu'elles aillent chanter pour elle et lui lire des contes, mais Virpi Hiukkanen s'était vigoureusement opposée à cette nigauderie. Les soins à la personne exigeaient compétence et formation, il n'était pas question de laisser n'importe qui auprès des patients.
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KittiwakeKittiwake   23 juillet 2015
Des fois, dans notre résidence, on parle du fait que vous, les médecins, vous ne compreniez pas bien que la mort est quelque chose de très naturel. La vie se termine par la mort et ça n'a aucun sens de proposer à quelqu'un de mon âge une plus grande espérance de vie, ou de nous interdire le sucre dans le café. Ce n'est quand même pas la faute de la médecine si les gens finissent pas mourir de vieillesse.
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iris29iris29   16 janvier 2017
Et après ils ont carrément mis des caméras de surveillance dans mon appartement pour pouvoir à tout moment regarder sur leur ordinateur ce que je suis en train de faire. Comme si j'étais un gorille dans un zoo ! Je leur montre mes fesses chaque fois que je vais me coucher.
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KittiwakeKittiwake   24 juillet 2015
Mais c'est illégal de laisser une vieille évanouie par terre! Comme,si c'était quelque chose de bénin!
- il n'y a sûrement pas de loi à ce sujet, dit Siiri pour la calmer, mais Irma était bien lancée
- oh que si, il y a bien une loi pour garantir la sécurité des vieux. Ils ont des règles précises sur la face de promener des cochons, alors tu penses!
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AifelleAifelle   09 juin 2015
"Siiri se rendit à la cuisine et trouva près de l'évier un cubi de vin rouge, bien en sécurité à côté d'une bouteille de liquide vaisselle. Irma avait pour principe de ne boire que du vin rouge. Elle considérait l'eau comme destinée au lavage, et le lait comme une boisson pour enfants en pleine croissance. Elle buvait souvent deux verres de vin dès le déjeuner, et au dîner c'était au tour du whisky, sur ordonnance. Parfois elle ne savait plus si on était midi, le soir ou l'après-midi, ce qui l'empêchait de s'y retrouver entre son vin rouge et son whisky".
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Video de Minna Lindgren (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Minna Lindgren
A l'occasion de la parution chez Calmann-Lévy du premier tome des Petits Vieux d'Helsinki mènent l'enquête de Minna Lindgren, le traducteur Martin Carayol nous présente l'atmosphère d'une trilogie aussi loufoque que mélancolique sur la "déconnexion" du troisième âge. Et en bonus : un petit cours accéléré de finnois !
Plus d'actualités du groupe Hachette Livre : http://www.myboox.fr
Musique : Happy Mandolin_Media Right Productions
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