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Jean-Marie Argelès (Traducteur)
ISBN : 2809803366
Éditeur : L'Archipel (12/05/2010)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Bavière, XVIIe siècle. Pendant la guerre de 30 ans, la belle Margareta grandit dans un couvent à l'abri de la faim, de la misère et du chaos. Les espoirs de la famille reposent sur elle, la plus jolie et la plus brillante des filles, que sa mère promet à un mariage de raison. Mais Margareta a d'autres rêves. Une nuit, elle s'enfuit secrètement pour suivre Richard von Tscharnini, fils unique d'une famille protestante pragoise en vue.La furie de la guerre détruit son ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
LunaZione
  15 octobre 2016
Ce livre est depuis très longtemps dans ma PAL et l'envie de le lire ne me manquait pas si ce n'était la crainte d'être déçue. J'aime beaucoup ce que fait Charlotte Link, mais d'elle, je n'ai lu que des policiers : comment être sure qu'elle était donc aussi douée pour les romans historiques ? C'est donc le challenge Un mot, des titres et sa session « vie » qui m'a décidée à me plonger dedans…
La découverte est bonne, très bonne même. J'ai eu l'impression de me retrouver dans un roman de Barbara Wood, romancière « historique » que j'affectionne, le côté fantastique en moins. Pas de doute, Charlotte Link est tout aussi douée dans ce genre. Je suis contente de l'avoir lu maintenant et pas quelques années plus tôt : en Allemagne, j'ai suivi des cours d'histoire de l'Allemagne au sein de l'Europe à l'université, ce qui m'a été très utile pour le contexte de l'histoire. En France, on ne voit pas tout ça et, le professeur que j'ai eu en Allemagne était vraiment passionné et nous a transmis – bien plus efficacement que tous mes autres professeurs d'histoire – ses connaissances. J'ai donc retrouvé avec plaisir certaines anecdotes vues en cours et ai un peu râlé sur des traductions un peu inexactes quand on connait le mot allemand et sa signification. Bref, premier bon point.
J'ai également beaucoup accroché à l'histoire de Margareta : ses voyages, ses désillusions… La jeune femme veut prendre sa vie en main et, bizarrement – au vu des moeurs de l'époque -, elle y arrive plutôt bien. Son histoire d'amour avec Richard m'a également beaucoup plu : on se doute dès le début que c'est voué à l'échec et pourtant on l'a laisse foncer dans le mur sans tenter de l'arrêter… Richard est omniprésent, qu'il soit physiquement là ou non et son ombre rode sur Margareta. Je ne savais pas trop comment allait se conclure leur relation et je suis très contente du choix fait par Charlotte Link : c'est très crédible.
L'histoire ne s'arrête, bien évidemment, pas là. Il y a de multiples intrigues tout au long du roman, tant liées au contexte historique qu'aux rencontres que fait Margareta.
Margareta m'a beaucoup plus. On la voit réellement grandir au long de ce roman qui s'étale sur plusieurs décennies. Je ne suis pas sûre qu'elle soit vraiment heureuse et, pourtant, on ne doute pas qu'elle ne puisse pas l'être davantage au vu du contexte historique et de ses choix de vie. J'ai beaucoup aimé la jeune fille un peu naïve que l'on a envie de prendre sous son aile tout comme la jeune femme déterminée et protectrice de ses proches que l'on découvre par la suite.
Son entourage est riche de belles découvertes que ce soit ses amies de Bohème, du couvent – Angela et Carla -, de ses rencontres telles Anna, de ses soeurs ou encore de son mari Maurice. Chaque personnage est réellement crédible, avec une personnalité forte qui nous empêche de douter qu'ils n'ont peut-être pas réellement existés…
Richard c'est un peu la douche froide de ce roman :  quand on le rencontre pour la première fois, il a vraiment tout pour lui… Il est jeune, beau et il nous promet prendre soin de Margareta toute sa vie. Puis, au fur et à mesure qu'on le rencontre, on découvre un lâche incapable de s'affirmer contre ses parents. du coup, on ne sait jamais réellement si l'on doit le croire ou non et c'est assez usant de le voir tourner autour de la douce Margareta.
J'ai pris réellement plaisir de découvrir Charlotte Link dans ce genre inattendu. Je me suis réellement prise au jeu de cette histoire et ai apprécié voyage avec Margareta. le ton est doux, franc : impossible de douter que cette histoire puisse être réelle !
Une excellente découverte.
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Commenter  J’apprécie          110
Bit-Lit-Fantasy
  22 septembre 2015
Je lis, dans l'ensemble assez peu de livres qui narrent une histoire remontant aux siècles précédents, mais là je dois dire que si j'étais passée à côté de ce roman Les trois Vies de Margareta de Charlotte Link, je l'aurai sûrement regretté car c'est un vrai petit bijoux ! L'histoire est intéressante et nous fait remonter au XVIIème siècle, en Bavière, où catholiques et luthériens se font la guerre.
Dans ce livre, j'ai eu un personnage coup de coeur qu'est le Comte Maurice Lavany. C'est un homme passionné de politique, d'ailleurs il en fait même sa carrière. Nous avons l'impression qu'il fait passer celle-ci avant sa femme. Mais en réalité, c'est un homme qui cache ses sentiments et qui aime sa jeune épouse plus que tout. Au contraire de celui-ci, il y a deux personnages que j'ai particulièrement détesté et ce sont tout d'abord Richard von Tscharnini, et ensuite le personnage principal, Margareta. Ils ont tous les défauts du monde : imbus d'eux-même, égoïstes, ne pensant qu'au pouvoir et à la richesse. Ils ne méritent pas les bonnes âmes qui gravitent autour d'eux.
Même si le livre est une fiction, il se passe dans une époque réelle puisqu'il se déroule pendant la guerre des religions, ainsi j'ai pu mieux comprendre pourquoi cette guerre a existé et cela m'a révolté contre les atrocités commises dans les deux camps.
J'ai pris un grand plaisir de lecture car je suis passée par toutes sortes de sentiments : allant de la haine pour le personnage de Margareta comme j'ai pu l'expliquer plus haut dans cette critique, de la tristesse vis-à-vis du comportement de celle-ci face à Maurice, et de la peur concernant la situation historique.
L'auteure a vraiment une plume magnifique et arrive facilement à nous transporter.
Personnellement, je trouve un rapprochement entre le personnage de Margareta et le personnage d'Emma Bovary de Flaubert. Je dis cela par rapport à son comportement face à Richard, elle ferait tout pour lui comme Emma ferait tout pour Rodolphe.
A tous les amateurs d'Histoire avec un grand « H », et/ou à ceux aimant les romans procurant de vifs sentiments, ce livre est fait pour vous !
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sld09
  27 juin 2017
Quelle déception ! Difficile d'admettre que c'est Charlotte Link, un des auteurs que j'aurais estampillé "Valeurs Sûres" les yeux fermés, qui a commis cette...Il s'agit d'un roman historique dont histoire se déroule au 17ème siècle, mais la mentalité des personnages (en tout cas des personnages principaux) ne correspond pas à celle de l'époque : leurs opinions, leurs conseils, leurs décisions semblent souvent incohérents avec le contexte de l'époque. Non que je sois une grand connaisseuse, mais la Guerre de Trente Ans correspond au règne de Louis XIII en France ce qui aide à se situer et à se faire une idée assez précise de ce que pouvait être la vie dans la noblesse allemande...En plus l'héroïne manque de tout bon sens (défaut qui ne s'atténue pas alors que les année passent et que la jeune femme murit et accumule les expériences) , elle est aussi versatile et profondément égoïste (même lorsque le mari de sa meilleure amie meurt assassiné, elle ne s'inquiète de ce que cette amie pense d'elle). Vous l'aurez deviné, elle ne m'a inspiré aucune sympathie, au contraire...Et pour couronner le tout, la traduction plus que maladroite, pour ne pas dire désastreuse, de Jean-Marie Argelès rend la lecture encore plus pénible. Il n'a même pas dû de se relire sinon il n'aurait pas laissé passer des choses comme des "yeux blonds clairs" , des bêtises, mais le roman en est truffé et cela plombe la lecture...
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jfponge
  08 novembre 2015
Librement inspiré du mythique "Autant en emporte le vent", "Les trois vies de Margareta" nous transporte à l'époque de la Guerre de Trente Ans, qui a ravagé l'Europe au cours de la première moitié du dix-septième siècle. Margereta von Ragnitz, une belle et tendre jeune fille de la noblesse bavaroise, s'apprête à sortir du couvent à l'aube de ses quinze ans, mais refuse le mariage aristocratique "arrangé" par ses parents. Elle fait la rencontre du beau Richard von Tscharnini, un noble issu de la Bohême voisine, dont elle tombe follement amoureuse, et qui lui promet le mariage. Hélas, les choses ne sont pas aussi simples, lorsque l'on appartient à deux religions différentes, la romaine, pour Margareta, et la réformée pour Richard : deux religions au coeur du conflit qui va embraser l'Europe. Leurs destins contrariés vont se mêler inextricablement au cours de cette saga, hautement mélodramatique mais savamment construite et bien documentée, qui va propulser Charlotte Link, dès ce second roman, parmi les meilleures auteures de best-sellers des deux dernières décennies. Ne boudons pas notre plaisir, et laissons-nous entraîner dans la tourmente…
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knucna
  14 août 2012
Jusqu'à présent, j'ai aimé tous les livres de Charlotte Link que j'ai lus... jusqu'à celui-ci, que j'ai trouvé très ennuyeux... Il m'a fallu plus d'un mois pour le lire, je n'étais pas du tout impatiente de savoir comment l'histoire allait continuer, au contraire des autres livres de l'auteur... La seule chose qui m'ait fait lire le livre jusqu'au bout était le fait que d'habitude j'aimais les livres de Charlotte Link, alors je m'attendais toujours à ce que l'histoire devienne plus passionnante... Si j'avais commencé de lire les livres de Charlotte Link par celui-ci, je ne pense pas que j'en aurai lu d'autres... Bref, assez déçue...
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
On souffrait de la faim et des privations depuis trop longtemps pour avoir encore la force d’affronter les difficultés avec courage. C’est alors, comme si le sort prenait un plaisir macabre à faire oublier une épreuve par une autre pire encore, que la peste se déclara presque partout en Europe, se propageant à une vitesse impressionnante. Elle gagnait village après village, ville après ville, décimant sans distinction. Elle éclatait quelque part, s’apaisait et partait chercher ailleurs des victimes. L’effroi, une peur sans nom, la précédait, elle faisait son apparition, accompagnée d’une épouvante plus grande encore, et elle laissait derrière elle d’atroces souffrances.
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CarosandCarosand   18 juin 2015
"J'ai appris une chose entre-temps, poursuivit-elle, hors d'haleine, ce ne sont pas le corps ni la beauté d'une femme qui excitent les hommes et les attirent, ce n'est pas ainsi qu'on les tient sous sa coupe.
- Ah bon ? Vraiment ? Et où as-tu appris tout ça ?
- Regarde autour de toi, ou regarde-toi dans une glace. Ce que désire un homme, bien davantage que la beauté, l'amour et le bonheur, c'est l'argent, les titres, la renommée et le pouvoir ! Vous ne vivez que pour ça, c'est pour ça que vous faites la guerre, que vous assassinez, que vous vous querellez, que vous vous tuez et vous exterminez. Ce que vous placez au-dessus de tout, c'est le pouvoir.
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rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
L’Allemagne est en proie aux troubles, partout des guerres éclatent ; à peine l’une d’elles est-elle terminée qu’une autre se déclenche ailleurs. Ces conflits mettent en jeu la foi et le pouvoir et il faudra peut-être des années, de longues années, avant que l’Europe vive enfin en paix.
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rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
Nous sommes faits l’un pour l’autre. Toi et moi, nous sommes semblables, même si tu ne veux pas l’admettre. Nous ne sommes pas seulement jeunes, beaux et forts, nous aspirons l’un comme l’autre à mener une existence agréable. Nous aimons ce qui est beau, et cela en dépit de l’une des époques les plus sombres de l’humanité !
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rkhettaouirkhettaoui   22 août 2015
On leur apprenait à tenir un ménage, on leur enseignait la patience, la maîtrise de soi, et, à la fin de leur séjour dans le couvent, elles étaient réputées prêtes à épouser l’homme de bonne noblesse que leurs parents, entre-temps, leur auraient choisi. Dans une existence aussi soigneusement planifiée, le séjour forcé dans un couvent représentait, pour nombre de jeunes filles, le seul moment de véritable jeunesse, le temps des amitiés, du plaisir et des petites libertés.
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