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ISBN : 2757822942
Éditeur : Seuil (14/04/2011)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Longtemps, l’écran-cinéma a été unique et incomparable. Aujourd’hui, il se fond dans une galaxiedont les dimensions sont infinies : voici venue l’époque de l’écran global. L’écran en tout lieu, àtout moment, dans les magasins et les aéroports, les restaurants et les bars, le métro, la voiture,chez soi, sur soi… L’avènement de la civilisation de l’écran est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Tom_Otium
  16 août 2015
Récemment j'ai halluciné en voyant les films Lucy et Mad Max fury road. Des films qui en mettent plein la vue mais que j'ai trouvé incroyablement creux. Il faut dire que de nos jours, les blockbusters ne se prennent pas trop au sérieux. C'est pour comprendre ce nouvel âge du cinéma que j'ai entrepris la lecture de ce livre. Gilles Lipovetsky décrit de belle manière notre société qu'il désigne comme hypermoderne. Sa pensée est très cohérente, elle s'adapte donc à différents domaines comme les arts dont il semble être fin connaisseur. Cet ouvrage sur le cinéma a été coécrit avec un spécialiste de cet art global et total. Un très grand nombre de films sont cités, classés selon différents thèmes : l'excès, la multiplexité, la distance, le docu, l'historique, les réflexions sur la technologie (SF), la critique du marché, la revendication des droits de l'homme ou les interrogations existentielles. Les deux tiers du livre sont donc consacrés exclusivement au cinéma. le dernier tiers étant consacré à la télévision, la publicité et d'une manière générale aux écrans informationnels, de surveillance, ludiques et expressifs. La thèse du livre est que le cinéma, art de masse et populaire du 20e siècle est loin d'être mort, au contraire il influence tous les autres écrans et jusqu'à la vie même. Des gens se prennent pour des stars, filment des explosions comme au ciné, recherchent des sensations toujours plus fortes dans des villes, des attractions touristiques, des shows télé, mode ou même culture s'inspirant toujours plus de l'hyperspectacle né au cinéma.
J'ai beaucoup aimé cet essai de 2007 qui est d'une actualité brûlante. Dommage qu'il ne soit pas plus récent, j'aurais aimé avoir l'avis de l'auteur sur les tueries dans les salles de cinéma ayant eu lieu aux USA. Dommage également que ne soit pas cité David Cage, un créateur de jeux vidéo français qui réalise de véritables films interactifs avec des stars hollywoodiennes. Tout ça pour dire que l'analyse des auteurs est extrêmement pertinente, elle manque juste un peu d'exemples. Au final, ils dressent un tableau ni catastrophiste ni angélique de cette culture écranique qui est la nôtre. Je suis quand même étonné que le terme de soft-power ne soit pas cité. Moi qui voulait décrypter les idéologies ciné dominantes (transhumanisme, féminisme, jeunisme), je reste un peu sur ma faim. J'ai bien aimé mais j'en aurai voulu encore plus... c'est aussi ça l'hypermodernité.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Tom_OtiumTom_Otium   16 août 2015
Les coûts de production faramineux deviennent des arguments commerciaux au même titre que les résultats du box-office ou que les records du nombre d'entrées le premier jour, le premier week-end ou la première semaine. Dans le cas des films à gros budget, tout est mobilisé pour que les médias, simultanément, parlent du film, et ce afin d'obtenir le plus grand succès dans le laps de temps le plus court. Il ne s'agit plus d'informer le public de la sortie d'un film mais de l'élever au rang d'événement, de spectacle incontournable dont tout le monde parle et qu' « il faut voir ».
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Tom_OtiumTom_Otium   16 août 2015
L'immédiateté, l'interactivité, la disposition infinie de tout à portée de clic, autant d'aspects qui génèrent une nouvelle séduction, une nouvelle puissance de l'écran érigé en interface généralisée : travailler et jouer sur écran, communiquer par écran, s'informer par écran. Voilà l'écran érigé en pôle-réflexe, en référentiel premier permettant d'avoir accès au monde, aux informations, aux images.
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Tom_OtiumTom_Otium   16 août 2015
L'époque de l'hyperconsommation est paradoxale. Paradoxale parce qu'elle combine sensorialité et hygiénisme, hédonisme et anxiété, dématérialisation et sensualisme, écran et tactilité. […] Si une part importante de la vie se passe devant les écrans numérisés, une autre, non moins importante, investit la dimension contraire, chargée d'attentes de plaisirs sensoriels.
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Tom_OtiumTom_Otium   16 août 2015
C'est toute l'information qui se construit désormais en vue du divertissement et de la mobilisation des affects du public. Journaux télévisés, mise en scène de l'actualité, reportages : de plus en plus le média télé organise ses programmes comme une mise en film généralisée centrée sur l' « humain » et l'intime, l'émotion et la compassion.
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