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ISBN : 2211235409
Éditeur : Globe (29/08/2018)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Grande, fine, intrépide et avide de passion, elle vacille, tel un petit navire dans la tempête, elle hésite entre deux destins : se laisser emporter vers le sud, vers ce Londres qui brille, dans la nuit violente qui fait oublier le jour où l’on est trop seul, où tout est trop cher, où le travail manque.
Ou se fracasser contre les falaises de l’île natale, dans cet archipel des Orcades battu des vents dont la vie rude lui semble vide et lui fait peur.
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  30 novembre 2018
Une jeune femme, native de l'archipel des Orcades, tente de se reconstruire après une vie londonienne débridée, et une sévère addiction à l'alcool qui a provoqué une rupture sentimentale.
Après une cure de désintoxication, le retour sur les terres d'enfance est difficile mais jour après jour la vie quotidienne devient plus sereine, aidée en cela par l'observation de la nature, des ciels, des oiseaux, des étoiles et par la simplicité des contacts humains beaucoup plus essentiels que la vie urbaine.
Il m'a été plaisant de découvrir les îles des Orcades et j'ai passé du temps sur Internet pour en découvrir la géographie et les paysages. A travers le parcours du personnage, c'est un vrai voyage, on en découvre la flore, la faune et l'historique démographique et social.
Les explications et observations sont la plupart du temps passionnantes, même si on peut parfois les trouver didactiques. le récit est vivant et dynamique, empli d'anecdotes. C'est une belle manière de s'immerger dans le quotidien d'insulaires écossais qui tissent des liens numériques avec le reste du monde, tout en étant ancrés dans leurs racines.
La deuxième facette du livre est le combat contre l'alcoolisme , une constante qui s'invite au fil du récit, tous sens en alerte pour contrôler les envies irrésistibles et imprévisibles. L'abstinence est souvent cruelle et l'addiction dissimule un mal être plus profond. Les mécanismes de la maladie sont pertinents, l'introspection de l'auteur nous les rend très prégnants, et les stratégies pour résister montrent l'extrême difficulté du sevrage.
Un récit autobiographie impressionnant de justesse et de sensibilité (Quelle drôle d'idée de l'avoir désigné «roman »)
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motspourmots
  16 octobre 2018
"Personne ne m'a touchée ou enlacée depuis un bon moment. Cette semaine, j'ai vu plus de phoques que d'humains, leurs museaux noirs dressés dans la baie. Blottis dans nos maisons nichées au détour de sentiers communaux, rassurés par les petites habitudes de la vie insulaire, nous pouvons vite être coupés du reste du monde. Adolescente, je manquais la classe plusieurs jours par mois, indisposée par de violents maux de tête. Plus tard, en me noyant dans l'alcool, j'ai trouvé de nouvelles échappatoires et d'autres consolations".
Commençons par une précision : ce livre, présenté à tort comme un roman est bien un récit. Juste, touchant, très bien écrit mais nullement fictionnel. Si l'auteure cherche à capter la réalité de ses émotions c'est, il me semble, dans un souci de vérité, de sincérité envers elle-même et ceux que son histoire pourrait inspirer. Mais là où ce récit revêt un supplément d'âme, c'est qu'il s'attache à mettre constamment en lien le volet personnel, intime, avec l'environnement de cette jeune femme, environnement sociétal, économique, familial ou naturel. Ce qui confère à ce texte une résonance toute particulière dans l'écho qu'il peut trouver en chacun de nous.
Adolescente, Amy rêvait de quitter sa terre natale, cette île de l'archipel des Orcades, au nord de l'Écosse. Un territoire limité, battu par les vents. Amy voulait voir le monde, du monde. Alors direction Londres, ses lumières, ses bruits, ses foules parmi lesquelles se trouvaient certainement des gens intéressants. Amy s'est laissé étourdir dans les fêtes, l'illusion de rencontres. Alcool, drogues. Un cercle infernal dont elle perd le contrôle. Sa soif devient inextinguible et un dernier sursaut de lucidité la propulse en cure de désintoxication. La suite ? Contre toute attente, c'est vers son île qu'elle se sent poussée par un instinct qui semble la guider. Reprendre contact avec la nature, avec les éléments. Les faire siens plutôt que de les repousser ou les mépriser. Retrouver la ferme familiale aux côtés de son père, resté seul exploitant après son divorce. Et puis décider de mettre le cap encore plus au nord dans l'archipel. Sur une petite île, Papa Westray où vivent à peine 70 habitants. le meilleur moyen de se retrouver face à soi.
"Ici, je n'ai pas le choix : je me mêle à des gens de tous âges et de toutes origines, alors que, à Londres, je vivais dans une bulle. J'avais quitté Mainland pour rencontrer de nouvelles personnes, m'ouvrir à d'autres idées et agrandir mon cercle social, mais, quelques années après mon arrivée, je ne côtoyais déjà plus que des gens qui me ressemblaient. Au sein de notre groupe d'amis, nous façonnions nos vies à notre image, les réduisant à une palette d'émotions et d'expériences si restreintes que nous ne risquions pas de bousculer nos certitudes".
Il y a dans la démarche d'Amy une forme de dépouillement, comme une quête de l'essentiel. Une confrontation permanente aux éléments extérieurs (gérer la solitude, la rudesse de ses conditions de vie et du climat) et intérieurs (tenir à distance cette envie de boire qui se manifeste toujours). Accepter cette confrontation, c'est se donner le droit de rester vivante. Les étapes qu'elle franchit pas à pas sont autant de chemin vers une liberté qu'elle sait malgré tout fragile. Tous ceux qui ont dû un jour se battre contre une addiction ne pourront que reconnaître ces moments précis où tout peut basculer d'un côté ou de l'autre, chacun puisant dans des recoins très personnels de tout son être les ressources qui lui permettront de tenir. Pour Amy, la nature est un ressort essentiel. S'inscrire comme un infime élément de son environnement est une façon de se reconstituer.
Si les cent premières pages, très axées sur "la descente" et les errements londoniens m'ont parfois ennuyée, la suite m'a beaucoup plu et même touchée. Certainement parce que le récit, pourtant très personnel, n'est jamais autocentré. C'est en se reconnectant à son environnement, en s'intéressant aux étoiles, aux marées ou aux phénomènes climatiques qu'Amy trouve des réponses. Se trouve. Tout en étant très lucide sur son besoin de rester en lien avec la planète (vive internet et la technologie !), tout en intégrant également les besoins induits par le 21ème siècle et leurs impacts sur cette nature dont elle se sent désormais un élément à part entière.
Mais j'ai également beaucoup apprécié la balade. Les randos du tour de l'île (18 km), l'observation des oiseaux et des phoques, les baignades dans l'eau glacée, les courant d'air dans le cottage et les rafales charriant des bouquets d'embruns. Pour moi c'est un fantasme depuis longtemps et la façon dont l'auteure parvient à décrire tout ceci contribue pour beaucoup au plaisir de lecture. Pourtant, ce qui reste en tête, c'est aussi un questionnement sur la vie. Sur ce qui est essentiel à chacun. Un questionnement qui ne peut qu'être propre à chaque lecteur. C'est toute la richesse de ce livre.
"L'eau froide exerce sur nous un effet cathartique. Elle est aussi rafraîchissante qu'un verre de bière en été ; comme l'alcool et la drogue, comme la noyade, elle permet à la fois de changer et de fuir. Les assoiffés ne sont-ils pas toujours vibrants de désir ?"

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kathel
  28 septembre 2018
A dix-huit ans, Amy quitte son île natale dans les Orcades, à l'extrême nord de l'Écosse, pour Londres, pour une kyrielle de petits boulots, une série de rencontres et une suite ininterrompue de soirées de fête. Mais la vie d'adulte en devenir qui la séduisait tant lorsqu'elle l'imaginait, devient un cauchemar lorsqu'elle ne peut plus se passer de quantités de plus en plus grandes d'alcool. Un jour, faisant le compte de tout ce qu'elle a perdu, elle commence une cure de désintoxication à Londres puis choisit revenir ensuite dans les Orcades. Elle a dorénavant trente ans et tout à reprendre à zéro. Amy n'a pas de passé douloureux ou de problème familiaux insurmontables à affronter en revenant sur ses terres natales, juste à refaire surface du mieux qu'elle peut.
Ceci pour la première partie, pas trop longue, de ce récit autobiographique, et j'aimerais surtout que cela ne vous arrête pas, ne vous empêche pas de découvrir ce très beau texte, formidablement bien écrit, qui donne autant envie d'aller vivre sur une île quasiment inhabitée, que de passer du temps à observer les oiseaux, les vagues ou les nuages ! Qui aurait cru qu'un récit autobiographique réussirait à rendre passionnants à la fois l'ornithologie, l'astronomie et la météorologie, à rendre indispensable la connaissance du râle des genêts, des nuages noctiluques ou de la Fata Morgana ? Avec honnêteté, Amy ne prétend pas que la nature est la panacée et soigne sans difficultés ses maux, mais force est de reconnaître que l'éloignement de Londres lui est des plus utiles.
Au-delà du simple témoignage, Amy Liptrot et sa traductrice ont réalisé une véritable oeuvre de littérature, où on sent la force de la nature combattre la puissance du manque à chaque page, où la jeune femme échouée comme un navire en perdition sur une côte battue par les vents reprend des forces et peut accomplir chaque jour de petits exploits comme aller nager dans des eaux glaciales ou marcher dans la tempête.
Complètement subjuguée par l'objet livre et sa superbe couverture, rien n'est venu gâcher ma lecture, et les mots continuent de résonner depuis que je l'ai terminé. Là où d'autres livres s'effacent très vite, celui-ci grandit et s'affirme, et la majeure partie, celle qui se déroule dans les Orcades, est absolument inoubliable !
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Jazzynewyork
  18 octobre 2018


” Notre écart se cache derrière une petite colline et longe la mer. À certains endroits, les maisons voisines disparaissent, et personne ne peut nous voir depuis la route. “

Grande, fine, intrépide, elle est de retour sur l'île qui l'a vu grandir. Elle revient de Londres, où tout est trop cher et où le travail se fait rare.


” J'étais une enfant courageuse et téméraire. (...) Plus tard, j'ai développé un sens de la fête (et tout ce qui allait avec : alcool, drogues, rencontres, sexe) qui m'a poussée à vivre des expériences extrêmes, sans réfléchir aux conséquences qu'elles pouvaient avoir. J'étais sans cesse en quête de sensations nouvelles et je me déchaînais contre ceux qui tentaient de me mettre en garde. Je menais une existence rude, tempétueuse et chaotique. “

Elle revient de loin, elle s'est perdue en route et a bien failli se noyer dans l'alcool.
. 

” L'alcool avait pris possession de mon existence. (...) L'alcool me séparait de lui et du reste du monde. Je me déconstruisais, verre après verre. “

Elle vacille, hésite entre deux destins : retrouver Londres qui brille de mille tentations ou se reconstruire dans cet archipel des Orcades où la vie rude lui semble vide et lui fait peur. 


” Au cours du printemps, je remarque une annonce pour un projet financé par la Société royale de protection des oiseaux. Les responsables locaux sont à la recherche d'un employé pour l'été. J'hésite – je continue de croire que je reprendrai bientôt à Londres le cours de ma « vraie vie » – puis je décide d'envoyer ma candidature. le projet m'intéresse. Pourquoi ne pas tenter ma chance ? “ 

Difficile de laisser tomber la bouteille, alors quand cette opportunité se présente, un nouveau choix s'impose. Pour elle qui se sent depuis si longtemps à l'écart du monde, rejoindre l'Écart et ses paysages insulaires pour y chercher un oiseau nocturne, menacé et farouche comme elle, un choix qui s'impose de lui-même. 

Peut-être le départ d'une nouvelle vie...

" L'avenir ne s'annonce peut-être pas si mal, après tout. J'ai troqué les boules à facettes des discothèques pour les lumières célestes, mais je reste entourée de danseurs : soixante-sept lunes gravitent autour de moi. “ 

Ce que j'en dis : 

J'ai choisi ce roman à l'occasion d'une opération Masse critique chez Babelio, roman qui avait attiré mon attention en lisant certains retours sur la toile. 
Après cent cinquante pages laborieuses où je me noyais dans le marasme et l'apitoiement de la jeune femme, face à son problème avec l'alcool, j'ai abdiqué et mis à l'écart ma lecture.

Sur les conseils d'une lectrice qui l'avait vraiment apprécié, j'ai repris et enfin terminé ce récit. Je reconnais que cette dernière partie où l'on suit sa reconstruction est davantage intéressante et a résonné davantage en moi.
Partager son quotidien, découvrir la nature et sa faune merveilleuse m'a réconcilié avec son histoire. La beauté de ces contrées lointaines a eu le pouvoir de nous émerveiller et de nous redonner de l'espoir, à condition d'ouvrir les yeux et de laisser entrer la lumière dans notre coeur, tout comme les étoiles s'imposent à la nuit et illuminent toute cette noirceur.

” J'ai renoncé à l'alcool, je ne crois pas en Dieu, et mes histoires d'amour se sont mal terminées, mais je trouve maintenant mon bonheur et mon ivresse dans le monde qui m'entoure. “ 

Un beau voyage en terre inconnue assez sombre qui s'illuminera, une fois parvenue vers d'autres rivages. (Après les 150 première pages). 


Je remercie les Éditions Globe et Babelio pour ce voyage dépaysant entre ciel et mer.

Lien : https://dealerdelignes.wordp..
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krol-franca
  10 octobre 2018
L'auteur raconte sa descente aux enfers dans les vapeurs de l'alcool puis sa remontée grâce à la nature de ses îles natales.
Pendant une bonne cinquantaine de pages, j'avoue que je suis totalement restée en dehors de ce texte. Impossible pour moi de pénétrer dans ce récit, non à cause du sujet mais plutôt de l'écriture. Tenue à distance, je regardais les mots défiler en me forçant à faire naître des images. Inévitablement, je m'interrogeais, devenais-je imperméable à la littérature ? Pourquoi ce livre tant adulé pesait-il si fort entre mes mains ? Que se passait-il ?
C'est un témoignage et non un roman, et il m'a fallu d'abord accepter ce préambule. Il ne fallait donc pas que je recherche une écriture ou une construction romanesque. Et puis, il a fallu aussi que je le lise dans la journée et non le soir après une journée de travail dans les pattes et dans la tête.
Alors peu à peu la petite musique des mots s'est mise à vibrer en moi, a déclenché des émotions, et j'ai relu cette première scène hallucinante, cette image de deux personnes en fauteuil roulant, l'une avec un bébé dans les bras, l'autre enfermé dans une camisole et prêt à partir en hélicoptère.
J'ai aussi relu le passage à Londres, qui ne m'avait pas touchée plus que ça, et j'y ai enfin vu cette dichotomie entre une vie au milieu des autres, où l'alcool (ou la drogue) rassemblait des êtres qui en fait, vivaient dans une grande solitude.
Mais, mais…
Oui, j'ai appris des tas de choses sur l'archipel des Orcades.
Oui, j'ai aimé certains passages, sur Papay notamment, lorsqu'elle évoque les vols des fous de Bassan, lorsqu'elle parle de ses baignades dans l'eau glacée…
Oui, j'ai apprécié lorsque l'auteur pratiquait un peu d'autodérision.
« Je fantasme à propos d'un verre de vin comme vous fantasmez peut-être à propos d'une liaison : je sais qu'il ne faut pas céder à la tentation, mais, si les conditions s'y prêtaient et que nul n'en sache rien, nous passerions un sacré bon week-end ensemble, moi et mes bouteilles. »
Oui, j'ai aimé vivre avec l'auteure sa reconstruction au milieu d'une nature pas si amicale que ça.
Mais j'y ai souvent vu du documentaire, plaqué là et non enrobé dans la narration, Amy Liptrot évoque l'ornithologie, la météorologie, l'astronomie… loin d'une ligne narratrice.
Mais je m'y aussi parfois ennuyée, et principalement à cause du style qui ne m'a pas charmée, ou tout au moins, pas tout le temps. J'ai trouvé le texte trop inégal pour m'y complaire totalement. Il y a des passages extrêmement bien écrits et d'autres bien plats. Et puis il y a des répétitions, pas indispensables.
En résumé je crois que je suis passée à côté de ce témoignage. Je n'ai pas décollé. Comme un oiseau qui apprend à voler, j'ai voleté un peu puis suis retombée au sol, désolée de n'avoir pu prendre mon envol.
Et, j'endosse, encore une fois, le rôle du vilain petit canard… le petit qui ne vole pas avec ses congénères…

Lien : https://krolfranca.wordpress..
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critiques presse (5)
Bibliobs   14 décembre 2018
L'écrivaine signe un très beau premier récit sur son combat contre l'alcoolisme et sa fusion avec la nature écossaise.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique   18 septembre 2018
Superbe récit d’Amy Liptrot ou comment grâce à ces îles, elle a combattu l’alcoolisme et est revenue à elle-même.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   14 septembre 2018
Cette histoire de rédemption par les plumes et le vent aurait pu sonner un peu too much. Mais le récit terriblement autobiographique d'Amy Liptrot frappe toujours juste. Elle raconte bien la déchéance honteuse des lendemains de cuite et les doutes qui la traversent.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Liberation   30 août 2018
Amy Liptrot raconte avec finesse et humour son addiction à l’alcool à Londres et son retour à la vie en même temps qu’à sa terre natale, l’archipel écossais des Orcades.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   24 août 2018
Ce qui est magnifique dans L’Ecart tient précisément à l’exploration de divers espaces-temps au gré de sa curiosité et des résonances provoquées par celle-ci. De l’introspection existentielle à la formation géologique de sa terre natale et au passage des hommes, diverses strates, intimes ou historiques, se répondent.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   28 septembre 2018
J’ai atteint mes confins. Je hurle de toutes mes forces vers la ligne de brisants qui se forment au large. Les vagues attrapent mon cri et le renvoient vers le rivage, jusque dans les grottes secrètes de la falaise, où il grondait résonne loin, très loin, sous mes pieds.
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AifelleAifelle   17 octobre 2018
Je suis de moins en moins saisie par l'envie dévorante de boire, mais elle continue de m'envahir par moments. Un matin, tandis que je roule vers Kirkwall aux premières heures du jour sous un ciel magnifique, seule sur la route, en écoutant de la trance euphorique, j'ai l'impression d'être la reine des Orcades. Puis, brusquement, je me damnerais pour une bouteille de vin. Par chance, il n'y a aucune boutique ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre à Mainland.
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motspourmotsmotspourmots   16 octobre 2018
L'eau froide exerce sur nous un effet cathartique. Elle est aussi rafraîchissante qu'un verre de bière en été ; comme l'alcool et la drogue, comme la noyade, elle permet à la fois de changer et de fuir. Les assoiffés ne sont-ils pas toujours vibrants de désir ?
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LadyDoubleHLadyDoubleH   11 novembre 2018
Malgré mes réticences face à tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à une question d’ordre spirituel ou religieux, je me résous à accepter l’existence de « puissances supérieures à moi-même ». Dans mon cas, il ne s’agit pas de Dieu, mais des forces avec lesquelles j’ai grandi et qui m’ont accompagnées toute mon enfance, des forces assez puissantes pour fracasser des navires et façonner des îles.
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rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2018
L’alcool que j’avalais depuis des années m’érodait comme le fracas répété des vagues contre les falaises, et ma santé s’en ressentait. Au plus profond de mon système nerveux, quelque chose s’effritait. J’étais parfois saisie de tremblements si violents que je me figeais, bavant et haletant, jusqu’à ce que la crise s’atténue, que je puisse me servir un autre verre, et poursuivre la fête.
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Video de Amy Liptrot (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amy Liptrot
Amy Liptrot nous parle de son livre publié chez Globe. "L'Écart", disponible en librairie.
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