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ISBN : 2253071129
Éditeur : Le Livre de Poche (22/08/2018)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 75 notes)
Résumé :
C’est dans un New York spectral, encore en proie aux secousses de l’après-11 Septembre, que s’amorce l’improbable histoire de Zou Lei, une clandestine chinoise d’origine ouïghoure errant de petits boulots en rafles, et de Brad Skinner, un vétéran de la guerre d’Irak meurtri par les vicissitudes des combats. Ensemble, ils arpentent le Queens et cherchent un refuge, un havre, au sens propre comme figuré. L’amour fou de ses outlaws modernes les mènera au pire, mais ava... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  05 décembre 2016
« Parmi les loups et les bandits », Atticus Linch nous présente Zou Lei et Skinner, deux marginaux qui n'avaient, à priori, aucune raison de se rencontrer. Et pourtant, contre toute attente, la clandestine chinoise et le soldat américain de retour d'Irak vont vivre, à leur manière, une histoire d'amour.

L'auteur a situé son récit dans les bas-fonds de New York en proie aux secousses de l'après 11 septembre, celui des marginaux et des sans-papiers, des invisibles sous-payés pour des travaux dont personne ne veut, errant de squats en fast-food, loin du rêve américain.
On visite New York dans ses coins les plus pauvres, les plus retranchés. Il y a une vraie force dans le réalisme de ce roman. C'est aussi une belle rencontre entre deux cabossés de la vie qui s'agrippent l'un à l'autre pour survivre. Zou Lei la battante, lumineuse de son espoir dans des lendemains plus beaux et Skinner sombre, dépressif, traumatisé par la guerre et shooté par les calmants prescrits par l'armée.
J'aurais aimé mettre 5 étoiles à ce livre, tant les personnages sont attachants magnifiquement décrits par une écriture précise, incisive et violente parfois.
Malheureusement, j'ai trouvé que ce premier roman péchait par excès.
En voulant donner à la ville une place prépondérante dans son intrigue, l'auteur nous submerge de détails et de descriptions sans intérêt.
Je me suis perdue et énervée dans ce labyrinthe urbain.
Avec 150 pages de moins, je crois que j'aurais eu un coup de coeur.
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Commenter  J’apprécie          350
JIEMDE
  28 juillet 2016
Quel livre !
Première lecture de cette rentrée littéraire 2016 et premier choc – de plaisir - à l'issue de cette magistrale fresque contemporaine. Un livre fort, moderne, politique et sociétal où la force du réalisme prime. Mais aussi un livre d'amour, celui de Zou Lei et de Skinner bien sûr, mais aussi celui d'Atticus Lish pour la ville de New-York, superbement décrite à l'opposé de ses clichés habituels. Enfin un livre-cri, cri de 558 pages contre un pays qui n'en finit pas de se complaire dans ses contradictions humaines et sociales, sans parvenir à trouver les ressources pour refonder les bases d'un nouveau rêve américain auquel tant de paumés persistent à croire.
Plusieurs lectures donc, de Parmi les loups et les bandits. Celle bien entendu de l'histoire de Zou Lei, la jeune Ouïghoure, et de Brad Skinner, GI de retour d'Irak.
La première est clandestine, finalement depuis sa naissance dans cette province asiatique où l'on est tellement peu Chinois, mais pas non plus Mongol, ni Russe. Dès l'enfance, elle connaît la fuite vers les lendemains incertains. Et quitte à fuir, autant s'y préparer, en courant et en se musclant. Ainsi affutée, Zou Lei ne s'arrêtera plus dans cette course qui la mènera jusqu'à New-York. Car pour elle, demain est un espoir…
Brad Skinner est pour sa part un américain typique, juste né à la mauvaise période. Celle de la croisade irakienne de Bush, qui d'un engagement d'un an le mènera à en faire trois sans avoir son mot à dire. Il en reviendra blessé. Physiquement, mais là est le moins grave. C'est dans sa tête que le mal est logé. Irrémédiablement, sans espoir de guérison. Un mal qui ne s'arrête quasiment jamais et que Brad cherche à fuir. Mais pour lui, demain est un cauchemar…
Leur rencontre sera belle et l'addition de leurs fêlures porteuse d'espoirs. Et l'espoir fait vivre dit-on. Dès le début toutefois, les ingrédients du drame sont posés…
L'autre lecture de ce livre est la description incroyablement réaliste et sans concession de cette Amérique contemporaine post-11 septembre, traumatisée – à juste titre – par ses blessures, et cherchant en vain à les panser. Une société où les clandestins, les immigrés, les SDF, les drogués, les moins que rien se retrouvent dans une faune errante qui à défaut de vivre, survit en espérant que cela dure encore un peu. Que la prochaine sirène de police ne soit pas pour eux. Que Dieu ou un autre leur apporte dans la journée le dollar qui permettra de se nourrir. Une société qui après avoir envoyé ses enfants combattre en Irak fait semblant de les soutenir au retour sans arriver à masquer qu'elle n'a rien à leur proposer.
Pour un premier roman, l'écriture d'Atticus Lish – et bravo au passage à la traduction de Céline Leroy – est étonnement éclairée, mêlant un style moderne et direct auquel on s'habitue peu à peu (ainsi qu'à une ponctuation souvent inhabituelle), à un autre plus descriptif offrant de nombreuses très belles pages qui ne sont pas sans rappeler les approches d'un Zola ou d'un Dickens dans le regard que Lish pose sur ses contemporains.
Un livre dont on ressort essoufflé d'avoir tant couru aux côtés de Zou Lei et un peu K.O. des coups donnés et reçus. Mais un livre fort, qui ne s'oubliera pas facilement.
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book-en-stock
  30 juillet 2016
Il s'agit du premier roman de cet auteur, lu dans le cadre d'une Masse Critique. Gros ouvrage de 558 pages à la couverture souple d'un jaune éclatant, mais léger et très agréable à tenir en mains. La 4e de couverture en fournit un bon résumé.
Atticus Lish a-t-il voulu créer chez son lecteur un état d'esprit et un malaise proche de celui de ses personnages? Dès les premières lignes et tout au long de ma lecture, j'ai été gênée par le style qui privilégie l'usage des pronoms personnels: cela crée une confusion et oblige à une forte concentration pour ne pas se tromper de sujet, car en plus l'auteur cite beaucoup, parle de différentes personnes à la fois ainsi que d'objets. Est-ce un problème de traduction? En anglais il est en effet plus aisé de distinguer les pronoms «he» et «it» par rapport au «il» français.
La mise en page m'a également gênée avec l'absence de la ponctuation spécifique aux dialogues. On ne sait jamais qui parle, si on repasse à la narration ou si on reste sur un dialogue. Cela manque de clarté à mon goût et a fortement ralenti ma lecture.
Cela étant dit le style, qui me paraît chaotique, peut refléter la vie et les pensées des personnages qui se posent mille questions, sont sans cesse sur le qui-vive sans trop savoir ce en quoi demain sera fait et, pour certains, entendent constamment une multitude de langues diverses sans les maîtriser.
Justement les personnages. Ils sont plutôt bien campés et définissables aisément. J'aime beaucoup Zou Lei et sa volonté tenace, qui reste le plus positive possible et en devient lumineuse. Quant à Brad Skinner, personnage sombre s'il en est, est attendrissant par sa faiblesse et ses douleurs. On prend assez vite leur parti et leur rencontre semble bienheureuse. A deux ils seront peut-être plus forts, plus résistants face à l'adversité?
La ville elle-même, avec la description grouillante de nombreux habitants, devient personnage à part entière. L'auteur ne perd pas une occasion de décrire les rues, les marchés, la foule, les individus que l'on croise sur le trottoir ou dans le métro… quitte à décrire de façon détaillée des scènes qui n'ont rien à voir avec l'intrigue et la vie de nos personnages, comme un aparté.
Le destin de ses hommes et femmes est touchant, parfois bouleversant. Ce roman soulève des questions, certaines pages révoltent. Toutefois l'auteur nous en offre des portraits précis sans vraiment dénoncer directement, davantage dans un soucis de réalisme, laissant le lecteur se faire son propre jugement.
Assez rapidement on sent la tension monter et on comprend qu'un drame couve et que la fin sera tragique. Il ne peut pas en être autrement. L'auteur a su amener peu à peu le lecteur vers cette fin, en délicatesse, malgré la violence vécue par les personnages.
Un roman fort, percutant, qui ne peut certainement pas laisser indifférent.
Merci aux éditions Buchet-Chastel pour leur envoi et à Babelio pour la participation.
Challenge ABC 2016
Challenge multi-défis 2016
Challenge en choeur
Challenge 1 mot- 1 livre
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tynn
  18 février 2017
Deux âmes perdues dans Big Apple.
Atticus Lish propose une visite naturaliste impressionnante de New York post Twin Towers, loin des quartiers touristiques de Manhattan ou de Time Square.
Où se cache le rêve américain dans le quotidien sordide des clandestins, des marginaux et des laissés pour compte de la croissance économique?
C'est dans une ville sale, rude, dangereuse, bruyante, à la fois glaciale et brûlante que se croisent une sans-papiers chinoise/ouïghoure et un vétéran revenu fracassé des combats d'Irak. Deux paumés qui se trouvent et se complètent par la ténacité de la jeune femme et le réalisme dépressif du soldat. Un avenir est-il possible?
Un gros livre âpre et difficile dans le fond et la forme, qui ne se laisse pas aimer, dont on a envie de se débarrasser au plus vite tant la laideur du décor oppresse et les destins de misère révoltent. L'auteur ne nous facilite pas la lecture par cette écriture hachée, en mode automatique, foisonnante de détails sur le décor des quartiers, des rues, des blocs tagués, des arrière-cours insalubres, ad nauseum.
Le propos en devient mécanique et glacial et les personnages restent longtemps fermés, inatteignables, noyant leurs dialogues dans cette description au scalpel de leurs faits et gestes. Dans cette noirceur urbaine, une histoire d'amour va pourtant prendre racines,
En conclusion un livre atypique par sa construction et la vision décadente du New York contemporain. J'en ai reconnu l'originalité sans en appréciant complètement la lecture.
2,5/5 étoiles
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Fortuna
  10 août 2016
Skinner est un jeune soldat américain revenu traumatisé de la guerre d'Irak. Livré à lui-même dans les rues de New-York avec dans ses bagages des antidépresseurs et une arme...Mélange explosif. Visions de cauchemar, le corps de son ami déchiqueté, l'omniprésence de la mort, la négation de la vie humaine. Puis le retour à la vie civile qui n'est plus qu'une longue errance. Et l'alcool pour noyer tout ça.
Zou Lei, moitié musulmane ouïgoure, moitié chinoise, vient du Nord Ouest de la Chine, région montagneuse et désertique. Son père était soldat, mort trop tôt. Elle est venue clandestinement aux Etats-Unis dans l'espoir d'une vie meilleure. Pleine d'énergie, prête à travailler dur, à apprendre l'anglais qu'elle parle mal, mais sans papiers. Relâchée après quelques mois de prison suite à un contrôle d'identité, elle choisit d'aller à New-York, dans le quartier de Chinatown, de se fondre dans la masse des immigrés qui y survivent et y développent une économie tolérée : restaurants, salons de massage, vêtements pas chers...au prix d'une main d'oeuvre sous payée et sans aucuns droits.
Leurs destins se croisent, une histoire d'amour naît, au goût d'incertitude. Zou Lei vit dans une sorte de dortoir, Skinner a trouvé une chambre chez une famille d'obèses alcooliques dont le fils, Jimmy, est en prison. Jimmy le dégénéré, le truand, leur mauvaise étoile.
De fast-food graisseux en salles de sport mal aérées, le long d'interminables quartiers miteux, ils vont marcher, se perdre, se retrouver. de longues descriptions de ces lieux sans âme, de leurs habitants anonymes, de cette passion sans joie, de leurs journées sans but sinon celui de survivre, tentent de nous faire partager les angoisses de ces deux personnages mais sans jamais nous laisser souffler : pas un sourire, aucun humour pour nuancer le tableau sombre de cette Amérique oubliée.
Un roman sans beaucoup de nuances et parfois indigeste. Il ne se passe pas grand-chose en tant de pages, les personnages n'ont pas de contours très précis, parfois même à la limite de la caricature, le mauvais anglais de Zou Lei intégré dans le texte finit par être lassant. le texte aurait gagné à plus de légèreté à tous points de vue. La fin est prévisible. Seule la jeune femme nous apporte une note d'espoir grâce à sa force, sa ténacité, sa volonté d'aller de l'avant. Et c'est pour elle seule qu'on craint le pire.
Donc avis mitigé : je n'ai pas été transportée par ce roman - trop de longueurs, trop de froideur journalistique - sensation de reportage sur les bas-fonds de New-York -, une volonté de trop en dire - ce qui n'empêche pas le talent prometteur de l'auteur.
Merci à Babelio et aux éditions Buchet-Chastel pour cette découverte.
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   15 novembre 2016
Deux distinctions méritées pour ce texte puissant et ambitieux qui nous entraîne dans les décombres ténébreux de l’Amérique d’aujourd’hui.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   24 octobre 2016
Une peinture très convaincante de l'Amérique d'en bas.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   12 octobre 2016
« Parmi les loups et les bandits », c'est « Roméo et Juliette » ou « West Side Story », sans famille et sans ami.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeFigaro   12 septembre 2016
La rencontre, dans le New York des marginaux, d'un vétéran de la guerre en Irak et d'une clandestine chinoise. Magistral.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   26 juillet 2016
Il passa sous l'autoroute, sous une grande voûte d'obscurité, l'acier heurté par les véhicules qui circulaient au-dessus et il grimpa les escaliers éclaboussés de merde de pigeon, arriva au niveau des toits, au niveau des panneaux publicitaires - achat de véhicules - et il vit Manhattan de l'autre côté de l'eau noire, une vue de carte postale de par ses lumières et ses dimensions, le ciel plein d'une énergie violette.
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FortunaFortuna   04 août 2016
Tu savais qu'il existe un lieu plus merveilleux que tous les autres ? Très bien, je vais t'en parler. D'abord il est situé tout là-bas, par-delà tous les bandits et les loups. Loin, très loin, à au moins trois mois à cheval. Les autorités n'en parlent pas parce qu'elles veulent le garder pour elles. Mais les gens savent qu'il existe. Et tu sais quoi, là-bas, tout le monde est joyeux. Forcément, puisque les habitants passent leur vie à faire la fête et à chanter. Ils ne manquent de rien.
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LiliGalipetteLiliGalipette   23 juillet 2016
« Il n’y a que pour certaines personnes que l’amour fait tourner le monde, dit Skinner.
C’est quoi qui tourne le monde ?
Franchement ? La guerre.
La guerre ?
Ou plutôt, je dirais d’abord l’argent. L’argent, et ensuite la guerre. Tout le monde se la joue, genre, on est patriote, le drapeau, toutes ces conneries bien-pensantes.
La société a besoin hommes et femmes courageux pour se battre. » (p. 177)
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BibaliceBibalice   01 juillet 2016
Elle arriva par Archer Bridgeport, Nanuet, travailla à différents points de l'Interstate 95 en jean et veste denim, claquettes de piscines aux pieds, sac en plastique et numéro de téléphone à la main, attendant dans un passage souterrain, le paquet de chips vide depuis longtemps, prise de vertiges.
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JIEMDEJIEMDE   27 juillet 2016
À ses yeux, le monde était morne et agaçant, et elle était comme n'importe quelle autre femme, se dit-il : elle possédait certaines fonctions. Il avait vu ces fonctions être retournées comme un gant par de puissants explosifs, il savait ce qui se trouvait à l'intérieur des gens, il n'y avait rien à l'intérieur des gens. C'était répugnant. C'était ennuyeux. C'était écœurant, rien de plus.
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Vidéo de Atticus Lish
2015 PEN World Voices Festival: Prayer and Meditation with Atticus Lish
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