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ISBN : 2020633639
Éditeur : Seuil (27/05/2004)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 189 notes)
Résumé :
Dans ce redoutable thriller politique, Robert Littell restitue un demi-siècle de notre histoire. Entre fiction et réalité, personnages fictifs et figures historiques (Kennedy, Eltsine, mais aussi Ben Laden), il dévoile les mécanismes et les dérapages de l'une des organisations les plus tristement célèbres au monde, la CIA.
Un roman d'espionnage magistralement orchestré, qui place Littell aux côtés des maîtres du genre, John Le Carré en tête.
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Marple
17 mai 2017
Un peu à la manière de Ken Follett ou des très bons romans historiques, La Compagnie mêle réalité de la Guerre Froide et fiction. Une mayonnaise qui prend bien, trop bien même parfois, au point qu'on ne fasse pas toujours bien la différence entre les deux !
Si j'ai été gênée qu'il n'y ait pas de postface distinguant l'avéré de l'imaginaire, les deux aspects m'ont séduite : quel bonheur de parcourir le Rideau de Fer au fil d'aventures palpitantes, de Berlin à Cuba en passant par Israël, Budapest et bien sûr Langley ! Quel plaisir de suivre ces tribus d'espions inventés dans leurs missions bien réelles d'infiltrations, d'exfiltrations, de renseignements ou d'assassinats !
Avec ses 1200 pages, ce livre porte bien son nom de grand roman. Pourtant, je n'ai eu aucun mal à le dévorer en un weekend, tant j'étais emballée par l'histoire et L Histoire. J'ai même bien apprécié les passages en URSS, jugés parfois caricaturaux par d'autres, ainsi que les personnages, assez complexes pour être honnêtes...
Certes, l'auteur a fait du maitre espion du KGB un pervers dégoutant, mais il a aussi montré que l'URSS recrutait plus facilement des agents doubles grâce à la force de l'idéal communiste. ll n'y a donc pas tellement ici de manichéisme à mon sens, juste le sens de l'Histoire qui voit triompher le capitalisme et les cowboys... et des récits de codes secrets, d'armes fatales et d'êtres humains?
Challenge Multi-Défis 28/52
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Patience82
30 septembre 2016
Avec ce gros pavé de 1222 pages, je ne suis pas loin du coup de coeur. de 1950 pages à 1995, l'auteur retrace tout un pan de l'histoire mondiale avec la Guerre Froide. On y voit évoluer plusieurs générations d'espions de la CIA. On assiste à des évènements devenus historiques, comme la révolution de Budapest de 1956 et le débarquement de la Baies des Cochons. Il manque beaucoup d'épisodes de cette Guerre Froide, mais tout raconter de la manière de l'auteur, il aurait fallut plusieurs milliers de pages supplémentaires. Ceci-dit, ça ne m'aurait pas déplu.
Je mettrai quand même un petit bémol sur ce qui pourrait être un parti pris : la Russie est clairement le grand méchant, personnifié par ce "vieillard" pédophile, et les américains sont là pour sauver le monde, même dans leurs plus grands fiascos.
Pour ceux qui souhaitent se lancer dans cette lecture, je vous conseille de vous accrocher sur les 150 premières pages. Les personnages sont nombreux et ont des noms de code. Mais une fois que j'ai bien fait connaissance avec eux, je n'ai plus lâché le livre jusqu'à la fin.
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ChtiSuisse
11 septembre 2014
Un long livre passionnant : 1000 pages d'espionnage sur des décennies au travers de génération d'espions.
Le roman est captivant. Il couvre la période contemporaine depuis les débuts de la guerre froide jusqu'à la fin de l'URSS. On se fait en passant une bonne révision de quelques évènements historiques du XXème siècle.
L'auteur à l'intelligence de se concentrer sur quelques évènements phares et quelques personnes. On ne s'égare pas et parfois la partie d'échecs se joue en plusieurs coups chacun espacé sur des années.
Les opérations sont vécues à tous les niveaux depuis l'infiltré sur le terrain jusqu'au président américain. Tout y passe : les filatures, les faux transfuges, les taupes, les soupçons, ...
On commence en fait à suivre un groupe de nouvelles recrues de la CIA qu'on retrouve tout au long du roman parfois au travers de leurs enfants. Et oui, la CIA est une histoire familiale : la pression est énorme et modèle les familles autour d'un secret inracontable. On sacrifie toute sa vie pour la cause aussi bien d'un côté que de l'autre.
Le côté russe n'est pas oublié même s'il est moins présent et je trouve assez caricatural.
Le seul problème : c'est un roman ! Qu'est-ce qui est réel (le récit est volontairement réaliste et crédible) ? Qu'est-ce qui tient de la fiction ? Difficile de le savoir.
Palpitant vous ne lâcherez pas facilement le roman.
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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inclassable1
23 janvier 2015
Un roman policier (au sens large qui englobe le roman d'espionnage) doit sa qualité tant à l'intrigue et à la profondeur de ses personnages qu'à la capacité de son auteur à l'ancrer dans une réalité soit connue et partagée par les lecteurs, soit mystérieuse, opaque, à plusieurs facettes, ce qui est le cas ici.
Lorsque l'exercice prend la forme d'une saga mettant en scène plusieurs générations d'espions et contre-espions, narrant la quasi-intégralité des relations Est-Ouest de l'après-guerre jusqu'au milieu des années 1990, il s'agit de l'oeuvre d'une vie.
La Compagnie décrit principalement le parcours de 3 jeunes hommes engagés par la C.I.A. naissante après-guerre et leur apprentissage d'un monde bipolaire dans lequel deux grandes puissances veulent à tout prix gagner une guerre d'influence.
Les intrigues sont multiples, bien menées (nul besoin de prendre des notes) et la qualité du roman tient dans la capacité de Robert Littell à créer un équilibre convaincant entre trajets personnels (dont certains sont à peine romancés, comme celui de Philby) et trame historique : l'ouvrage, fort bien documenté, retrace sans concession, surtout pour les hommes politiques, 40 ans d'histoire extérieure américaine, avec une grande place accordée à Berlin, Prague et Cuba, les hésitations, les opérations ratées, les traîtres, les idées farfelues pour assassiner Fidel Castro, les coups de billard à 3 bandes.
Ce roman reste une oeuvre de fiction, et si certains éléments sont présentés comme le fruit de l'imagination paranoïaque de James Angleton selon lequel la plupart des dirigeants des pays de l'Ouest travaillaient pour l'U.R.S.S., d'autres le sont moins précautionneusement, à l'image de la mort de Jean-Paul 1er dont la description par Robert Littell est venue alimenter la page Wikipedia des théories complotistes sur le sujet.
C'est ce qui rend le maniement de ce roman, présenté parfois comme un livre d'histoire ou bien un récit journalistique, un peu délicat, et rend nécessaire de démêler le vrai du faux.
Par ailleurs, si certaines événements sont rapportés avec beaucoup de réalisme (la résistance pragoise, l'épisode de la Baie des Cochons), l'évocation de la période Gorbatchev, le démantèlement politique et économique de l'U.R.S.S. est faite à très gros traits et frôle souvent la caricature.
Malgré ces quelques points mineurs, la Compagnie demeure l'ouvrage de référence pour découvrir ou redécouvrir le roman d'espionnage et la période de la Guerre Froide.
Lien : http://occasionlivres.canalb..
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kedrik
08 septembre 2011
Petite mise en contexte à propos de l'auteur : Robert Littell est un ancien journaliste de Newsweek qui s'est spécialisé dans l'écriture de romans d'espionnage dès les années 70 en signant une douzaine de titres. Il a couvert la Guerre des Six Jours, ce n'est donc pas un rond-de-cuir : quand il parle du terrain, ça sent le vécu. Robert Littell est aussi le père de Jonathan "Les Bienveillantes" Littell.
Ceci étant posé, La Compagnie, késako ?
C'est d'abord un pavé de 1200 pages.
Mais c'est surtout une histoire romancée de la CIA entre 1950 et 1995.
Tout commence à Berlin en 1950 quand un dignitaire russe demande à passer à l'ouest. Pour montrer sa bonne foi, l'agent soviétique prétend qu'il a des informations concernant une taupe très bien placée à la CIA. le roman n'aura de cesse de mettre en scène toutes les conséquences d'une telle affirmation. Quelle est l'identité de cette taupe (surnommée SACHA) ? N'est-ce pas une invention russe ? Qu'est-il moralement acceptable de faire pour démasquer le traitre ? Qu'est-ce qui pousse un homme de conviction à jouer les agents doubles (voire triples) ?
L'histoire avance par petits bonds historiques : Berlin en 1950, Budapest en 1956, Cuba en 1961, Moscou en 1974, l'Afghanistan en 1983, Moscou en 1991... Les grands jalons historiques servent de décor à l'intrigue et montrent l'évolution des mentalités et des moyens au sein de la CIA. le récit est bien évidemment concentré sur les agents américains, mais les agents soviétiques ont aussi droit à quelques beaux chapitres. de tout ça jaillissent des thèmes forts : l'amitié (et donc la trahison), la notion d'héritage (avec de véritables dynasties d'espions des deux côtés), des choix moraux (faut-il armer des opposants pour renverser un dictateur sans réellement se mouiller les mains ? Sommes-nous certains d'être les gentils dans cette histoire ? La torture, ça rapporte combien d'années de purgatoire ?). Les protagonistes sont tous persuadés d'être du bon côté de la barrière, le lecteur a donc parfois droit à un patriotisme ronflant, mais compréhensible quand on remet les choses dans leur contexte.
J'avoue que c'est un roman qui s'avale très facilement en dépit du probable manque de véracité factuelle que je subodore en bon lecteur sceptique. Même si à l'instar du film Titanic, on sait un peu à l'avance le déroulement de l'histoire (spoiler alert : l'URSS perd à la fin), le récit est riche et intéressant. Car en dehors du patriotisme des protagonistes, l'auteur ne glorifie pas tant que ça la CIA. Budapest est un véritable drame humain, la Baie des Cochons est tout aussi criminelle du point de vue sacrifice humain, la paranoïa du contre-espionnage (avec un excellent personnage qu'est Maman, qui se met à douter de tout et de tous, ce qui en fait parfois le pire ennemi de la CIA) provoque des tragédies... Les agents américains sont usés par la Guerre froide, finissent tous brisés et alcooliques et se révèlent des parents et des maris toujours absents. On est loin d'une apologie gratuite de la CIA et de ses méthodes. Pour tout dire, à de nombreuses reprises la CIA apprend plus de choses à travers les articles de journaux que via son réseau de renseignement.
Pourtant, malgré mon plaisir évident, il y a deux points qui m'ont profondément agacé au cours de ma lecture. La première chose est que je trouve que les nombreux agents américains qui sont mis en scène finissent par tous se ressembler. Il y a des moments où je confondais un Jack avec un Ebby ou un Anthony. C'est l'effet récit "choral" sans doute, mais j'avais parfois l'impression qu'ils étaient permutables à volonté, sans réelle personnalité propre. Ensuite, STARIK est le Grand Méchant du roman. C'est le maître-espion soviétique, celui qui veut ruiner le capitalisme, celui qui est prêt à tout pour réussir... Or pour le rendre encore plus détestable, l'auteur ajoute un détail : c'est un pédophile. Et là, c'est trop. Même si ce personnage est inspiré d'un véritable espion russe qui était pédophile dans la vraie vie, je trouve cette accumulation parfaitement grotesque et insultante pour le lecteur. À un moment, j'ai cru qu'il allait torturer des chatons pour être encore plus ignoble. Quel manque de finesse de la part de Robert Littell. Surtout que cette perversion n'est pas utilisée dans le récit autrement que pour le diaboliser à outrance.
De plus, je trouve qu'à mesure que Littell déroule son récit, il perd de la puissance. En gros, l'évocation du Berlin d'après-guerre ou de Cuba était savoureuse, mais la mise en scène de l'Afghanistan est d'une lourdeur incroyable. Sans doute est-ce dû à la proximité temporelle, mais évoquer Oussama Ben Laden est à mes yeux une facilité qu'il aurait pu éviter. D'autant plus que Littell fait dire à un de ces héros (grosso merdo, hein, je cite de mémoire) : "On arme les Afghans contre les Russes, mais n'y a-t-il pas un risque que les fondamentalistes religieux se retournent contre nous plus tard ?" Ce genre de fausse lucidité montre bien que le roman a été publié après le 11 septembre. Concernant cette période très intéressante, j'ai largement préféré le traitement du film Charlie Wilson's War avec Tom Hanks et Philip Seymour Hoffman.
Enfin, 1200 pages, ce n'est pas assez. Comme la narration s'attache à raconter la lutte de la CIA contre l'URSS, l'auteur glisse littéralement sur des périodes qui auraient été très intéressantes à décoder du point de vue CIA : guerre du Vietnam, mort de JFK, chute du mur de Berlin...
Ah oui, autre point qui m'a surpris : le portrait fait de Ronald Reagan. C'est à peine s'il est décrit comme quelqu'un de plus intelligent que George W. Bush et Sarah Palin réunis. le portait réalisé en fait un homme faible, qui ne comprend rien de ce que ses conseillers lui racontent et qui est à peine capable de se déplacer seul dans la Maison Blanche. Difficile de faire coïncider ce profil avec l'homme qui m'impressionnait tant à la télévision quand j'étais enfant.
Edit : il existe même une mini-série télévisée en trois épisodes.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
nenette87nenette8712 décembre 2015
Page 992
"En théorie, toi moi et la rezidentura avons l'énorme avantage de travailler contre le principal adversaire - les sociétés occidentales, leurs gouvernements et même leurs agences de renseignement sont plus ouverts que les nôtres et plus faciles à infiltrer. Mais en pratique, nous sommes confrontés à d’énormes désavantages dont même James Angleton à l'apogée de sa gloire n'avait pas idée. Nos dirigeants se croient capables d'analyser eux-mêmes les renseignements collectés. Et nos agents sur le terrain ont peur de dire à leurs officiers traitants quoique ce soit qui aille à l'encontre des idées préconçues des dirigeants en place; et même si nous disons la vérité à nos officiers traitants, ils ne voudront pas risquer leur carrière en la transmettant à leurs supérieurs. Staline ne doutait pas que c'était l'Occident qui tentait d'encourager une guerre entre l'Union Soviétique et l'Allemagne de Hitler, et toute information qui contredisait cette théorie - y compris les dizaines de rapports selon lesquels Hitler projetait d'attaquer la Russie - était tout simplement enterrée. Seules les informations qui allaient dans le sens des soupçons de Staline, lui étaient transmises. A un moment, le Centre est même arrivé à la conclusion que Kim Philby avait été retourné parce qu'il n'arrivait pas à trouver de preuve pour corroborer le faut que la Grande-Bretagne essayait de monter Hitler contre Staline. Notre problème est structurel - les renseignements qui sont transmis tendent à renforcer les idées fausses au lieu de les corriger.
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MonsieurOMonsieurO12 novembre 2010
Vous racontez dans le détail quelques scènes fortes de l'histoire de la CIA: la situation à Berlin dans l'immédiat après-guerre, l'insurrection de Budapest, la baie des Cochons, la chute de l'URSS… Quelle liberté vous accordez-vous par rapport à la réalité?

Mon livre est un mélange. C'est une fiction construite sur un socle historique. Avant de commencer à écrire, j'ai mené l'enquête pendant une longue année. En fait, je tournais autour du sujet depuis longtemps, car beaucoup de mes ouvrages ont pour toile de fond la guerre froide, période pendant laquelle on ne savait pas exactement ce que faisait la CIA. On ne connaissait que la partie émergée de l'iceberg, comme l'opération de la baie des Cochons. Depuis, beaucoup de secrets ont été rendus publics.
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BlutchBlutch30 janvier 2015
Roman ? Documentaire ? En quelques pages on ne sait plus !
Pas spécialement intéressé par l'espionnage, saturé par les Ludlum de ma jeunesse, je me suis pourtant lancé dans celui-ci : Pas déçu !
Une plongée dans l'après guerre, avec coups tordus et services secrets prêts à tout. Personnages attachants, on est loin d'un James Bond, les espions ne sont pas fait d'airain mais de chair et de sang.
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fannyvincentfannyvincent26 janvier 2014
(...) J'ai été torturé dans la même prison - dans la même cellule - par les fascistes hongrois avant la guerre, et par les communistes après. La différence entre les deux idéologies est instructive. Les fascistes vous torturaient pour vous faire avouer les crimes que vous aviez vraiment commis. Les communistes vous torturent pour vous faire avouer des crimes imaginaires ; ils veulent vous faire signer des aveux qu'ils ont déjà rédigés (...)
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issablagaissablaga17 mai 2014
Deux mentalités cohabitent ici sous le même toit. Il y a ceux qui pensent que nous sommes sur terre pour voler des secrets à l'autre bord et analyser ensuite les secrets que nous avons pu voler. Cette vision des choses implique que vous croyiez pouvoir découvrir les intentions de l'ennemi en analysant ses capacités.
[...] Et puis il y a ceux qui voudraient que cette organisation oriente les événements au lieu de se contenter de les prédire - en truquant les élections, minant le moral des troupes, favorisant des rébellions... - Ce sont des gens de cette deuxième catégorie qui tenaient les rênes dans l'affaire de la baie des cochons.
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