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ISBN : 2757826700
Éditeur : Points (04/10/2012)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 61 notes)
Résumé :
1933. Hitler a commencé son ascension, et l'Europe tremble.
Quelques mois après l'incendie du Reichstag, un jeune Anglais tout juste sorti de Cambridge part pour Vienne où il s'engage dans la lutte contre le fascisme. Face à la montée des périls, il épouse Litzi Friedman, la jeune Hongroise juive et communiste qui était devenue sa compagne, et la ramène en sécurité en Angleterre. A son retour à Londres, il est recruté par les services de renseignement russes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  15 mars 2012
Un roman qui décortique les motivations de Kim Philby , célèbre espion britannique , issu de la haute société anglaise , dont on a jamais su exactement s'il était un traite ou pas , roman qui couvre la période du début des années 30 à la guerre froide .
Je me suis rappelée avoir vu le très beau film de 1984 ' Another Country ' , qui est tiré de l'affaire 'des Cinq de Cambridge ,' dont fait partie Kim Philby , film qui donne un éclairage original sur le moment où ces jeunes gens deviennent agents soviétiques .
Je connaissais sinon assez peu le sujet , n'ai jamais accroché aux romans de John le Carré , mais je vais peut-être réessayer .
Kim Phiby commence sa carrière d'agent pour le NKDV à un peu plus de vingt ans , , au moment où le monde est séparé en deux clans incompatibles : les communistes et les fascistes , car bien sûr , il faut remettre le destin du persoonage dans son contexte historique .
Quel fut le rôle joué par son père , qui est lui aussi un personnage énigmatique , converti à l' Islam et qui a vécu de nombreuses années en Arabie saoudite et qui termina sa vie à Beyrouth .
Coincidence troublante ; K. Philby n'a été exfiltré en URSS qu'en 1963 , c-à-d , après la mort de son père .
J'ai également épinglé que K. Philby est mort seulement un an avant la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'empire communiste .
Il fut enterré à Moscou en 1988 , avec les honneurs dû aux héros du KGB .
Personnage difficile à cerner , ambigu , assez froid , je n'ai pas éprouvé beaucoup d'empathie pour lui .
Un excellent roman , un beau travail de recherche , qui me donne envie d'aller plus loin dans la découverte de cet auteur par la lecture d' ' Une hirondelle avant l'orage '
Je ne peux pas m'empêcher de terminer par cette petite remarque , j'ai lu à sa sortie , le livre du fils de l'auteur , Jonathan Littell , c'est un livre que j'ai apprécié , et je trouve que le fils ne se défend vraiment pas mal du tout par rapport à son père ;
Ce que j'ai aussi le plus apprécié dans cette lecture , c'est le côté instructif qui n'est jamais rébarbatif , car pour moi ; il s'agit autant d'une étude psychologique que d'un roman d'espionnage .
Monsieur Robert Littell , je vous remercie pour cette lecture de haute qualité .
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Arakasi
  22 décembre 2012
Qui est Kim Philby ? Rien de moins que le traitre le plus renommé de toute l'histoire de la Grande Bretagne ! Communiste convaincu et espion du NKVD (services secrets russes et ancêtre du KGB), il a réussi à se faire incorporer au MI6 en 1940 et a fait partie des pontes des services secrets britanniques pendant plus de dix ans, un record jamais égalé pour un agent double. La découverte de sa traitrise au début des années cinquante a été un traumatisme et une humiliation sans précédent pour le MI6, et par extension pour tous les services secrets occidentaux dont la plupart des directeurs ont viré par la suite complètement paranoïaques, persuadés que des espions russes se dissimulaient en permanence sous leurs lits – ce qui était grandement exagéré, on s'en doute. La fuite en URSS du bonhomme l'a finalement fait passer au statut de légende et il peut se vanter d'avoir fait couler autant d'encre historique que littéraire. Sa carrière a notamment inspiré l'excellent roman « La Taupe » de John le Carré.
Robert Littell n'est donc pas le premier romancier à avoir été fasciné par Kim Philby. Là où l'écrivain britannique innove, c'est dans la période de la vie du personnage sur laquelle il a décidé de se concentrer. Comme l'indique son sous-titre « Portrait de l'espion en jeune homme », le récit couvre les toutes premières années de Philby en tant qu'espion soviétique : son séjour à Vienne pour soutenir les ouvriers socialistes, son recrutement par le NKVD, ses premières années de journalisme, son entrée dans le MI6... L'idée géniale de Littell est d'avoir fait raconter chacune des étapes de la vie du jeune espion par des personnages l'ayant côtoyé – son épouse, l'agent russe qui l'a recruté ou ses amis de Cambridge – sans jamais que le point de vue de Philby lui-même ne nous soit dévoilé. En effet, quel meilleur moyen employer pour mettre en scène ce personnage insaisissable, à la personnalité trouble et fluctuante ? de ce point de vue là, le roman de Littell est une réussite, un récit d'espionnage parfaitement rodé et d'une grande profondeur psychologique.
Là où le bât blesse – du moins, en ce qui me concerne – c'est dans l'hypothèse émise par Robert Littell dès les premières lignes de son roman et qui sous-tendra toute la suite de son histoire : Kim Philby n'aurait pas seulement été un agent double, mais un agent triple. Comprenez par là que Philby aurait fait semblant d'être recruté par le NKVD pour pouvoir donner aux russes de fausses informations soigneusement sélectionnées par le MI6 (la trahison dans la trahison dans la trahison : gare à la migraine…). Pas besoin d'être un historien qualifié pour voir que cette théorie, aussi séduisante soit-elle pour un romancier et valorisante pour l'Angleterre, ne résiste pas à une étude légèrement approfondie. Trop de faits historiques la contredisent : la pagaille générale déclenchée par sa défection au sein du MI6, la dépression nerveuse suivie d'une démission du chef des services secrets de l'époque, le silence honteux gardé par le MI6 même après la mort de Philby en 88, etc… Malgré ce qu'affirme Robert Littell, fermement convaincu de son hypothèse, dans sa postface, la théorie de l'agent triple me semble relever du romantisme pur et simple.
Ceci dit, Littell a pour lui le droit sacré du romancier qui est de pouvoir se détacher de la réalité historique s'il peut en tirer un bon roman. « Philby - Portrait de l'espion en jeune homme » reste un récit d'espionnage de haute qualité que j'ai dévoré en l'espace de quelques heures. À lire d'un oeil critique, mais à lire tout de même !
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GeorgesSmiley
  01 mars 2018
Comment un jeune aristocrate diplômé de Cambridge est-il devenu l'espion le plus célèbre du XXème siècle sans avoir été inquiété le moins du monde ? de 1934 (année de la fin de ses études et de son recrutement par les soviétiques) à 1962 où, sur le point d'être démasqué, il fuit en URSS, un parcours fascinant le conduit à intégrer les services secrets britanniques puis à devenir le chef de la section chargée de lutter contre les espions soviétiques ? On croit rêver.
Pourquoi a-t-il, en compagnie de quatre de ses condisciples de Cambridge, décidé de trahir son pays ?
Robert Littell répond à ces questions et dresse le portrait intime de ce jeune idéaliste ainsi que de sa première épouse et de ses officiers traitants du NKVD. de Vienne à Moscou, son itinéraire passe par Londres où il gravit les échelons du MI6, Salamanque et Burgos, où il est correspondant de guerre auprès de Franco, Biarritz où il livre ses renseignements, Gibraltar où on lui demande d'assassiner Franco et Calais où il embarque pour l'Angleterre sur l'un des derniers bateau de pêche au moment de la débâcle. C'est une succession de scènes et de dialogues très vivants qui illustrent cette vie d'espion. Ses « employeurs » ont toujours eu des doutes sur la réalité de son engagement et plusieurs analystes du NKVD ont clairement indiqué qu'il était, à leurs yeux, un agent double. Trois d'entre eux le paieront cher et la scène, où devant Staline, ils expriment leurs doutes est, sans doute, le sommet glaçant de ce roman fascinant.
En conclusion, sur des éléments fournis par le Mossad et un ancien directeur de la CIA, l'auteur arrive à se demander si Kim Philby n'était pas en réalité un agent triple. Les agents du NKVD désavoués par Staline avaient-ils vu juste ? C'est difficile à croire mais, avec les espions, sait-on jamais ?
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Julian_Morrow
  14 avril 2019
Comme le sous-titre l'indique, ce roman de Robert Littell raconte les années de formation de "Kim" Philby. L'un des espions les plus connus du XXè siècle.
Issu de la gentry britannique, ancien élève du très prestigieux Trinity College de Cambridge, Harold Adrian Russel Philby, surnommé "Kim" par allusion au personnage de Kipling (Kim), est le fils de l'orientaliste Saint John Philby, agent britannique et rival de Lawrence d'Arabie. de ce père aventurier, le jeune homme hérite un goût affirmé pour le "grand jeu" de l'espionnage.
Réduisant son récit à la jeunesse de son personnage, Littell commence son roman dans la Vienne pré-nazie, lors de l'écrasement des socialistes et des communistes par Schuschnigg. S'en suivent alors les grands épisodes historiques auxquels Philby fut mêlé : la guerre d'Espagne, la drôle de guerre, le blitz, l'Operation Barbarossa, la préparation du débarquement, et jusqu'au Projet Manhattan.
Chaque chapitre évoque un épisode de l'histoire des années 30 et 40, selon un point de vue toujours différent : tout le roman est à rédigé à la première personne, un narrateur différent pour chaque chapitre. Ce portrait kaléidoscopique du jeune espion amène le lecteur à confronter des points de vue fuyants, contradictoires, partiellement complémentaires. le procédé narratif est habile : au fur et à mesure que la lecture avance, notre connaissance du personnage central progresse mais le mystère s'épaissit d'autant. Laissant toujours en suspens la question lancinante : Philby est-il un simple espion ? Un agent double ? Un agent triple ?
Jusqu'au retournement final.
En somme, un excellent moment de lecture qui nous transporte au coeur de l'Histoire pour mieux nous perdre dans la construction romanesque.
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encoredunoir
  03 novembre 2011
Philby. Portrait de l'espion en jeune homme, est, comme son titre l'indique, plus un roman biographique axé sur la personnalité de Kim Philby, un des célèbres « Cinq de Cambridge », ces jeunes gentlemen anglais devenus agents soviétiques, que sur son action en tant qu'espion. Certes, sur cette période qui court de 1933 à 1945, il est impossible de faire fi de cet aspect de la vie de Philby, d'autant qu'elle est directement un révélateur de sa personnalité. À moins bien sûr qu'il ne s'agisse que d'un écran de fumée destiné à la dissimuler ? C'est dans le doute ainsi instillé que réside le grand intérêt de ce roman dont chaque chapitre est un récit à la première personne d'une partie de la vie de Philby dans ces années, fait à chaque fois par une personne qui a été en contact avec lui : maîtresses, amis, agents recruteurs, agents de liaison… Autant de points de vue, de situations et de lieux différents qui entretiennent l'ambiguïté sur ce personnage hors-normes.
Ainsi, de la Vienne de Dollfuss à la Londres du Blitz en passant par l'Espagne en guerre ou l'intimité de Staline, tout un patchwork de témoignage nous permet de nous faire, petit à petit une idée de qui était, ou aurait pu être, Kim Philby, et de son évolution.
La fascination qu'exerce le jeune homme sur l'auteur est palpable. Elle participe sûrement de l'aspect « contemplatif » qui se dégage de certains chapitres où l'on a la sensation de simplement regarder, aux côtés de Robert Littell, Philby grandir. Plus qu'une simple histoire d'espionnage, et bien que cet aspect ait son importance et permette parfois aussi de redonner du rythme au récit, le Philby de Littell apparaît comme une réflexion sur l'engagement. Les questions lancinantes de la violence qu'il faut exercer pour faire triompher ses idées, de la trahison ou des choix que l'on est amené à faire pour soutenir sa cause sont ici posées crûment, dans un contexte historique idéal – ces années 1930 où l'on n'aimait pas les tièdes et où l'engagement politique dépassait largement le stade de la simple posture. Cela d'autant mieux que le récit est fondé sur un travail de recherche de toute évidence pointu dans lequel la fiction est savamment intégrée, à l'exception de la toute fin dont on peut regretter le côté abrupt.
Robert Littell, au départ, semble avoir voulu nous livrer sa version de l'histoire de Philby, celle que l'Histoire, pour le moment, n'a pas retenu. S'il s'en était tenu à cela, il aurait écrit un roman sûrement de bonne facture mais sans grand intérêt. En nous plongeant dans l'intimité d'un jeune homme idéaliste dont il se plaît à nous faire découvrir les multiples facettes et, un peu, ce que, d'après lui, elles peuvent dissimuler, il en fait un livre surprenant et attachant. Pas de récit haletant donc, ni même une véritable immersion dans les méandres des services secrets : un roman d'espionnage intimiste.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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critiques presse (5)
Lhumanite   06 février 2012
Une personnalité composite se révèle, un personnage fondamentalement romanesque dont Robert Littell dessine la multiplicité des visages.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   02 décembre 2011
Kim aurait été un agent triple, suivant un scénario diabolique écrit par son propre père, dès 1933. Une hypothèse que [Robert Littell] étaie, par touches, dans un final digne des meilleurs thrillers.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   23 novembre 2011
Du haut de son humour décapant, le romancier tire les ficelles de ces marionnettes parfois pitoyables, et brosse le portrait d'un homme résolument énigmatique, qui, en 1988, sera enterré dans le carré des généraux du KGB, à Moscou.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeSoir   21 novembre 2011
On croyait avoir tout lu ou vu sur le sujet. Mais Robert Littell arrive encore à nous surprendre. Son livre nous ramène en 1933, à l'entrée dans l'âge adulte d'un Kim Philby que l'on suivra pendant une vingtaine d'années.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro   17 novembre 2011
Littell nous montre toute l'ambiguïté du personnage, jamais sûr de ses choix, crédible en espion russe mais aussi anglais. Mélangeant avec maestria le réel et la fiction, l'écrivain donne la parole à différents témoins qui sont autant de pièces du puzzle Philby.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   16 janvier 2013
"Vous devez comprendre que les types comme moi ont peur de faire la cour à de b-belles filles comme vous.
-De quoi avez-vous peur?
-Nous avons peur que vous disiez non, ce qui détruirait le peu d'égo que nous avons." Il s'est éclairci la gorge. "Nous avons peur que vous disiez oui et de ne pas être à la hauteur, ce qui détruirait également le p-peu d'égo que nous avons.
-Moi aussi j'ai peur, ai-je murmuré.
-De quoi donc? Vous pourriez avoir n'importe quel homme d'un claquement de doigts.
-J'ai peur de claquer des doigts et que personne n'entendent. J'ai peur que la pluie plaque mon chemisier contre mes seins et que personne ne remarque.
-J'ai remarqué, a-t-il dit simplement.
-C'est un début. Pour le reste, j'ai déjà été mariée, je sais d'expérience comment aider les hommes à être à la hauteur.
-A vous entendre, c'est purement mécanique.
-Il y a un certain élément mécanique dans le processus. Une femme qui ose utiliser ses mains et sa bouche peut aider n'importe quel homme à se dresser à la hauteur."

(P48)
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andreas50andreas50   05 juin 2018
Il existait toute une génération d'intellectuels britanniques qui avaient été déçus par les classes dirigeantes après la Grande Guerre, qui avaient commencé à douter de ce conte de fées capitaliste du gâteau en expansion constante quand le chômage avait explosé après le krach de 1929, qui avaient été très attirés par l'analyse qu'avait faite Marx de l'inévitable déclin du capitalisme industriel et qui, avec la montée de Hitler en Allemagne, en venaient à considérer l' Union soviétique comme le rempart contre le fascisme.
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andreas50andreas50   07 juin 2018
« Si vous voulez rejoindre le parti, ai-je commencé, ils vous accueillerons à bras ouverts, bien sûr.
- Oui, je veux rejoindre le parti. Je veux p-prendre part à la lutte contre le fascisme et le capitalisme corporatif.
- La lutte se déroule à de nombreux niveaux. Vous pouvez, si tel est votre choix, passer vos journées à vendre le " Daily Worker " dans les quartiers ouvriers. Mais d'après ce que m'a raconté Mlle Friedman, ce serait perdre votre temps et gâcher vos talents. »
+ Lire la suite
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   01 mars 2018
J'ai entendu raconter que pour ce qui est du "savoir-faire" le Secret Intelligence Service britannique, qui est relativement professionnel, tout comme l'Office of Strategic Service, son cousin américain lamentablement amateur, utilisaient des maisons sécurisées, des appartements sécurisés ou des chambres d'hôtel sécurisées pour les rendez-vous clandestins, alors que nous, les Russes, étions censés préférer les endroits publics, en vertu du principe selon lequel plus l'endroit est public, plus il est facile de passer inaperçu dans la foule. Cela vous amusera d'apprendre que ces préférences n'ont rien à voir avec un quelconque "savoir-faire". D'après mon expérience, qui se monte à deux décennies d'activités clandestines, les Britanniques et les Américains louent des maisons sécurisées parce qu'ils sont pleins aux as. Pour notre NKVD, otage de ses racines prolétariennes, un kopeck est un kopeck. Un agent traitant russe ne demanderait pas mieux que de recueillir les rapports de ses agents sous un toit, ne serait-ce que pour être à l'abri de la pluie. Ne me citez pas, bordel de merde, mais le problème c'est le Centre. Le problème, c'est les connards du cinquième étage de la Loubianka qui épluchent nos notes de frais comme des chimpanzés cherchent des poux dans la tête de leurs petits.
Quelle bande de rats !
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   01 mars 2018
Il existait toute une génération d'intellectuels britanniques qui avaient été déçus par les classes dirigeantes après la Grande Guerre, qui avaient commencé à douter de ce conte de fées capitaliste du gâteau en expansion constante quand le chômage avait explosé à la suite du krach de 1929, qui avaient été très attirés par l'analyse qu'avait faite Marx de l'inévitable déclin du capitalisme industriel et qui, avec la montée de Hitler en Allemagne, en venaient à considérer l'Union soviétique comme le rempart contre le fascisme. J'avais même localisé l'épicentre de ce séisme politique : il se trouvait dans les sacro-saints couloirs de l'Université de Cambridge, dans la ville médiévale de Cambridge, plus précisément dans l'un des collèges de Cambridge, Trinity.
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