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ISBN : 2265116750
Éditeur : Fleuve Editions (04/10/2018)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Le Royaume de Dara est divisé en sept États, mais l'un d'entre eux, Xana, a pris l'ascendant sur les autres par la force et le jeu des alliances politiques. Son roi est devenu l'Empereur et a établi le règne du Céleste Diaphane. Tous désormais doivent chanter ses louanges et oeuvrer à sa gloire. Cependant, chez les nobles déchus comme chez le peuple corvéable, épuisé et écrasé d'impôts, la révolte gronde. Mais comment renverser cet empire dont les forces armées s'ap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  03 septembre 2019
Je connaissais l'excellence de ken Liu sur la forme courte grâce à la brillante novella « L'homme qui mit fin à l'Histoire » et au sublime recueil de nouvelles « la ménagerie de papier ». J'étais donc curieuse de savoir ce que l'auteur pouvait proposer sur un format long. Et long, son premier roman l'est. « La grâce des rois » pèse plus de 830 pages et il s'agit du 1er tome d'une trilogie. C'est avec une impatience teintée d'un peu d'appréhension que je me suis attaquée à cette brique. J'étais persuadée que « la grâce des rois » serait bon mais je pensais qu'il ne pouvait pas être aussi génial que ses autres ouvrages. Je me trompais, « La grâce des rois » est tout simplement magique. En très peu d'oeuvres Liu est entré dans mon panthéon personnel.
« La grâce des rois » est un roman de fantasy historique qui s'inspire de la guerre qui opposa le Royaume de Chu et le Royaume de Han, environ 200 ans avant JC, et qui se conclut sur l'avènement de la dynastie Han. Certains personnages du roman ont des traits communs avec les figures historiques réelles et l'auteur reprend certains événements marquants de ce conflit au long cours. Il s'agit donc d'une relecture de l'Histoire. Si le côté fantasy est assez léger, il est néanmoins essentiel au roman et lui apporte une tonalité particulière. « La grâce des rois » ressemble à ces chroniques de batailles qui enjolivent la réalité. Si ce n'est la forme, cela évoque un peu une chanson de geste.
J'ai vibré tout au long de ma lecture. Il y a des batailles épiques, des complots, du romantisme, de petites touches surnaturelles et aussi des engins volants et même . C'est pour ce dernier ingrédient que Liu a facétieusement parlé de silkpunk pour évoquer son roman. Attention, si cet aspect a une importance décisive dans le roman, il est peu présent. « La grâce des rois » est avant tout une très belle fantasy historique. J'ai retrouvé avec bonheur l'écriture de Liu, fine et teintée de poésie.
L'auteur donne vie à des personnages très charismatiques. J'ai aimé tous les personnages, difficile de choisir son camp dans le conflit qui oppose les deux héros tant ils sont, chacun à leur façon, attachants. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Qu'ils traversent furtivement le récit ou qu'ils soient longuement présents, ils sont tous intéressants et bien caractérisés, parfois en quelques lignes.
Le récit est très bien menée et alterne avec brio les impressionnantes batailles, les intrigues de cour et les passages plus contemplatifs. Malgré la multiplicité des personnages et la densité de l'intrigue, on n'est jamais perdu. Je n'ai même pas eu besoin une seule fois de me référer à la liste de personnages en début d'ouvrage.
Cette fresque martiale grandiose se double d'une intéressante réflexion sur la manière d'exercer le pouvoir et sur l'art de la guerre. L'auteur évite tout simplisme, ne donne pas d'opinion toute faite et invite subtilement le lecteur à réfléchir sur le sujet.
Ken Liu est décidément outrageusement doué. « La grâce des rois » est une lecture enchanteresse, une réussite à tous les niveaux : l'intrigue est une superbe relecture historique, les personnages sont magnifiques, l'écriture toujours aussi séduisante, les différents ingrédients parfaitement dosés, la réflexion intéressante… Tout simplement magique !
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boudicca
  07 novembre 2018
Ken Liu est un auteur américain qui a acquis une belle renommée en France depuis la parution il y a trois ans de son recueil de nouvelles « La ménagerie de papier », ainsi que celle d'un très bon court roman, édité dans la collection Une Heure Lumière du Belial (« L'homme qui mit fin à l'histoire »). C'est chez Fleuve que nous revient cette fois l'auteur, avec « La grâce des rois », premier tome d'une série qui en comporte pour le moment deux en version originale, et qui a d'ores et déjà été récompensé par le Prix Locus. Considéré comme l'oeuvre fondatrice du courant « silkpunk », le roman de Ken Liu a pour ambition de relater l'émergence, dans un contexte politique particulièrement troublé, d'une nouvelle dynastie fortement inspirée de la civilisation asiatique. le récit prend place à Dara, une grande île entourée de plusieurs autres de taille plus réduites, unifiées depuis peu sous la férule d'un seul et même empereur. Plusieurs décennies après les faits, la conquête de l'ensemble des royaumes par celui de Xana (pourtant autrefois le moins considéré de tous) reste toujours mal perçue par une partie de la population, qu'il s'agisse du peuple (qui souffre de la folie des grandeurs de l'empereur), ou des nobles (privés de leur titre et de leurs terres après la fin de la guerre). Profitant d'un moment de faiblesse au niveau des hautes instances du pouvoir, la révolte éclate enfin, et ne tarde pas à embraser l'ensemble des anciens royaumes. Parmi la multitude de leaders qui émergent à cette occasion, deux chefs charismatiques ne tardent pas à prendre le dessus sur les autres. le premier est un ancien bandit, bon vivant et grand charmeur, suffisamment rusé pour parvenir à s'attacher la loyauté de tous ceux qui le côtoient. le second est issu d'une famille noble victime de la répression post-conquête, et a été entraîné pour devenir un formidable guerrier, très attaché aux notions d'honneur et de hiérarchie.
L'intrigue a l'air relativement simple exposée ainsi, mais dites-vous bien que ce n'est qu'une infime portion de ce que le roman de Ken Liu a à offrir. La forme de ce premier tome peut en effet paraître assez surprenante puisqu'on a souvent l'impression d'avoir affaire non pas à un roman mais à des chroniques recensant l'histoire de tous les bouleversements politiques et militaires qu'aurait connu l'île de Dara. Batailles, retournements d'alliances, mise en place de stratagèmes militaires, trahisons... : il se passe une foule de choses en l'espace de très peu de pages, et on peine au départ à comprendre où veut nous emmener l'auteur. le phénomène est donc assez déroutant, mais on s'y habitue bien vite tant on ne tarde pas à être pris à notre tour dans la folie des événements. le récit est mené tambour battant du début à la fin, sans aucun temps mort, ce qui permet de venir à bout de ces plus de huit cents pages en un temps record. Il faut dire aussi que les intrigues politiques relatées dans ce premier tome sont assez passionnantes, même si certaines sont moins subtiles que d'autres et qu'on peut regretter la répétition de certains schémas narratifs (dès qu'un personnage accède au pouvoir, il se transforme aussitôt en monstre despotique). L'ensemble reste cela dit remarquablement construit et permet de traiter de manière approfondie des thématiques sociétales et politiques essentielles. Faut-il considérer le peuple comme un vaste troupeau devant être guidé par un petit groupe de personnes éduquées pour cette tâche, ou des individus capables de prendre une part active aux décisions politiques qui les concernent ? La fin justifie-t-elle les moyens ? Peut-on créer une société idéale à partir d'actes moralement discutables, bien que perpétrés pour le bien du plus grand nombre ? Autant de questions qui hantent le roman de Ken Liu qui ne propose aucune réponse formelle mais ne cesse au contraire de jouer avec les croyances et les certitudes de ses personnages, et, de fait, celles du lecteur.
Autre atout, et non des moindres : son univers et son inspiration asiatique, trop rarement exploitée en fantasy. On prend plaisir à découvrir les subtilités de cette nouvelle culture qui puise l'essentiel de son inspiration dans les dynasties chinoises. Difficile de ne pas faire le parallèle avec le dernier diptyque de Guy Gavriel Kay dont les tomes ont respectivement été consacrés aux Tang (« Les chevaux célestes ») et aux Song (« Le fleuve céleste »). Quand bien même le texte de Ken Liu n'a pas la même force de ceux de son homologue canadien, on retrouve dans ce premier tome un soin équivalent apporté aux détails. L'auteur prend ainsi le temps de s'attarder non seulement sur les subterfuges politiques utilisés par les personnages pour contrôler leur territoire (centralisation du pouvoir, uniformisation de la langue et de l'écriture, sape de l'influence des nobles, entretien des forces navales et aériennes...), mais aussi sur des détails du quotidien ou de l'histoire de l'île (fonctionnement de l'administration, noms, oeuvres et thèses défendues par les grands intellectuels du pays, spécialités culinaires, variation des postures et leur signification...). Tous ces éléments contribuent à familiariser peu à peu le lecteur avec la culture évoquée et à mettre en lumière sa complexité. le roman est également considéré comme fondateur de ce qu'on appelle la « silkpunk fantasy » (pour plus d'informations sur le sujet, je vous conseille de consulter le dieu Apophis et ses articles consacrés à la classification des genres et sous-genres de SFFF). Concrètement, cela se traduit par l'introduction de petites touches de technologies plus ou moins avancées et concoctées avec les moyens du bord (on est très loin du steampunk et de son esthétique). L'auteur mentionne ainsi à plusieurs reprises la présence d'aérostats ou de portiques magnétiques, et relate les innovations réalisées dans le domaine de l'ingénierie ainsi que l'utilisation de nouvelles inventions (parachute, ULM...). le tout reste toutefois très léger et n'occupe pas de rôle véritablement important dans l'univers de l'auteur.
Autre élément notable de cet univers : l'intervention des divinités du panthéon de Dara. Ken Liu nous dépeint une famille de divinités qui prennent apparemment beaucoup de plaisir à voir les mortels se déchirer. A tel point d'ailleurs que certains se désignent dans l'un ou l'autre des camps des favoris, à qui ils tentent parfois de donner des petits coups de pouce dans la mesure de leurs pouvoirs (quoique jamais directement). On pense aussitôt au panthéon grec (et notamment à la célèbre guerre de Troie) ainsi qu'aux romans de Javier Negrete, à commencer par ses « Chroniques de Tramorée » dans lesquelles on retrouve le même principe, mais avec une inspiration plus occidentale. Si les dieux occupent un rôle non négligeable dans l'intrigue, ce sont les hommes qui sont bel et bien au centre de ce premier tome. Un premier tome qui comporte d'ailleurs un nombre hallucinant de personnages, au point qu'il est dans un premier temps difficile de ne pas s'emmêler les pinceaux, et ce malgré la présence d'un dramatis personae plus que conséquent Heureusement, Ken Liu a trouvé la bonne technique pour parvenir à bien caractériser chacun d'entre eux au moyen de petites anecdotes marquantes qui nous permettent de bien saisir l'essence du personnage, et ainsi de nous le rappeler plus facilement par la suite. Cela permet aussi de rendre plus humains, et donc plus sympathiques, l'ensemble des personnages, qu'ils soient de passage ou occupent le devant de la scène. Mata et Kuni bénéficient d'un traitement encore plus soigné de la part de l'auteur qui cultive au fil du récit les différences entre les deux hommes, ce qui lui permet d'aborder des thématiques sociétales intéressantes et de confronter deux visions du monde et de la politique. On peut toutefois regretter un manque d'équilibre dans le traitement des deux camps, les personnages gravitant autour de Mata étant nettement moins attachants que ceux entourant Kuni. Enfin, on peut saluer la présence de plusieurs personnages féminins particulièrement bien campés, tour à tour habile politicienne, princesse dévouée à son peuple, soeur honorant la mémoire de son frère ou grande stratège commandant à des légions d'hommes. Les femmes sont certes bien moins nombreux que leurs homologues masculins, mais toutes ont le mérite de marquer durablement les esprits.
Premier tome de « La dynastie des Dents-de-Lions », « La grâce des rois » est un roman surprenant par bien des aspects, à commencer par son mode de narration et son univers inspiré de la culture chinoise et mâtiné d'un soupçon de technologie. L'ensemble se lit avec une facilité déconcertante (en dépit d'un nombre de pages conséquent) et, quand bien même ce premier tome pourrait tout à fait se suffire à lui-même, on a hâte de connaître ce que l'auteur réserve aux personnages pour la suite.
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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jamiK
  18 octobre 2019
Je ne connaissais Ken Liu que dans des formes courtes, des oeuvres qui ont formé mon admiration. Ici, c'est au contraire un roman très long, alors le style diffère un peu, moins éthéré, moins poétique, plus direct, mais même si je ne m'y suis pas retrouvé par rapport à ses nouvelles, j'y ai trouvé mon bonheur. C'est une longue saga de Fantasy avec une référence historique marquée, à la manière de Guy Gavriel Kay ou David Gemmell, un long récit qui s'étale sur plusieurs années, ou la magie et le merveilleux ne vient pas se mettre en avant, distribués avec parcimonie, comme j'aime. Les personnages sont superbement imaginés, bien campés, même les seconds rôles sont traités avec beaucoup de détails, chaque personnage a sa propre histoire, les caractères sont très élaborés, et l'histoire de cet archipel est épique et grandiose. L'aspect “saga historique” m'a vraiment impressionné, littéralement passionnant et haletant. Ces 830 pages sont passés comme une lettre à la poste, pas une seconde d'ennui, pas de longueurs inutiles, pas de moments de faiblesses. Pour moi, Ken Liu fait vraiment partie des valeurs sûres.
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BlackWolf
  25 septembre 2016
En Résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui nous plonge dans une Fantasy à l'imaginaire chinois fascinante et entraînante. L'intrigue, certes, prend son temps à démarrer posant ainsi de nombreux personnages et un monde dense et complexe et qui m'a demandé de revenir quelquefois sur la carte ou le lexique des personnages. Cela pourra en bloquer certains, mais ça ne m'a pas dérangé tant ce démarrage, malgré c'est vrai une certaine lenteur, m'a paru fluide et intéressant. Par la suite Ken Liu m'a offert un récit épique remplie de complots, d'intrigues politique et de batailles héroïques. L'univers est l'un des gros points forts du roman se révélant dense, complexe, originale dans son imaginaire et nous proposant un monde Silkpunk (moins de magie et de la technologie) même si la magie n'est pas non plus en reste avec dieux et sorcellerie. le côté extrême-orient permet aussi d'offrir quelque chose de différent. Les personnages sont charismatiques, efficaces, percutants et marquent assez facilement le lecteur je trouve. On pourrait regretter par contre un léger manque de personnages féminins marquant dans les deux premiers tiers du roman, même si certaines se dégagent vraiment dans le dernier tiers et devraient avoir une grande importance par la suite. le récit propose aussi quelques réflexions intéressant que ce soit sur la notion d'égalité, de pouvoir ou d'idéal. Certes quelques longueurs se font ressentir ici ou là et quelques aspects ainsi qu'un personnage m'ont paru amener trop brusquement, mais franchement rien de dérangeant tant j'ai été emporté. La plume de l'auteur est maîtrisée, fluide, soignée et vivant avec une légère pointe d'humour et de cynisme. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Nausicaah
  02 décembre 2018
Ken Liu nous livre ici, après avoir proposé un recueil de nouvelles SF, un cycle de fantasy silkpunk très intéressant à découvrir!
Selon ses propres mots, Ken Liu considère le silkpunk comme un mélange de science-fiction et de fantasy. Mais si le steampunk s'inspire de l'esthétique de la technologie chrome-laiton-verre de l'époque victorienne, le silkpunk s'inspire de l'Antiquité est-asiatique classique. Son roman est rempli de technologies telles que des cerfs-volants, des dirigeables en soie et bambou, des bateaux sous-marins qui nagent comme des baleines, ainsi que des éléments fantastiques tels que des dieux qui se chamaillent et manipulent, des livres magiques qui nous racontent ce qu'il y a dans notre coeur, des bêtes d'eau géantes qui provoquent des tempêtes et guident les marins en toute sécurité, et des illusionnistes qui manipulent la fumée pour scruter l'esprit de leurs adversaires.
Le vocabulaire de la technologie silkpunk est basé sur des matériaux organiques historiquement importants pour l'Asie de l'Est (bambou, papier, soie) et des cultures marines du Pacifique (noix de coco, plumes, corail). La grammaire technologique suit des principes biomécaniques tels que les inventions dans Les Trois Royaumes, de @Luo Guanzhong. L'esthétique générale est celle de la souplesse et de la souplesse, exprimant les cultures qui peuplent les îles." (Source : https://io9.gizmodo.com/author-ken-liu-explains-silkpunk-to-us-1717812714)

Pour ma part j'ai trouvé ce roman très intéressant, bien que certains aspects manquaient d'innovation. L'écriture est très bonne et j'ai dévoré ce pavé de plus de 800 pages sans même m'en rendre compte. L'univers exploré parait réel, l'ambiance plonge le lecteur au coeur des intrigues et autres manipulations politiques avec une facilité étonnante. Les espaces explorés sont vivant sous la plume de Ken Liu, il est d'ailleurs assez simple de se repérer sans utiliser la carte présente au début du livre.
Si l'écriture est plaisante à lire, elle manque parfois de fond, notamment autour des personnages secondaires qui mériteraient une place plus importante. Autre point, Mata Zyndu, qui, au fil de l'histoire semble retourner à l'âge de pierre, c'est en tout cas l'impression que m'a laissé la lecture. Alors que le potentiel de ce personnage est très intéressant! Par contre, Kuni Garu lui présente un réel intérêt, avec ses failles, ses doutes, ses forces et faiblesses.
En ce qui concerne le scénario, celui-ci est globalement bon, on se retrouve dans une période de guerre et de révolution, le fil rouge est simple et on le retrouve à travers les différents personnages et les différents chapitres. Autant le début et le milieu du livre présentent des recherches scénaristiques intéressantes, autant sur la fin, on sent de l'essoufflement de la part de l'auteur. Les manoeuvres semblent moins inattendues et moins complexes au fil du temps, suivant de ce fait l'évolution vers le bas de Mata Zyndu, deuxième personnage principal.
En tout cas, ce fut une lecture très plaisante (hormis le poids du livre, qui atteint le kilogramme), bien que l'on ressente un essoufflement vers la fin, qui ne termine malheureusement pas en apothéose, comme j'ai pu l'espérer. A voir pour la suite, où de nouveaux personnages prendront de l'importance et j'espère que, de manière générale, le second tome corrigera les défauts (bien que mineurs) du premier!
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critiques presse (2)
Elbakin.net   04 octobre 2018
Avec cette base épique capable de parler à tous les lecteurs et son style à la fois accessible et enchanteur, Ken Liu livre une histoire prenante et astucieuse, qui évite qui plus est de tomber dans le piège de la “Chine magique”.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   02 janvier 2015
Ce premier tome se révèle en effet bourré de trouvailles et le lecteur se voit tout bonnement émerveillé plus d’une fois, même si les ingrédients de base – amitié, aventure, trahisons, etc… - ne sont pas d’une originalité folle (quoiqu’au départ justement de la plupart de toutes les histoires depuis que le monde est monde après tout). Mais c’est bien le traitement choisi par l’auteur et sa qualité de plume qui font, largement, la différence.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
jamiKjamiK   15 octobre 2019
Le monde sera d’aplomb le jour où les puissants sueront pour le plaisir des pauvres. Et non l’inverse.
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boudiccaboudicca   01 septembre 2018
Je refuse de croire tout changement futile depuis que j'ai vu le modeste dent-de-lion, armé d'une patience à l'épreuve du temps, parvenir à craqueler la plus solide dalle de pierre et s'y frayer un passage. Voilà pourquoi je te suis fidèle. Ce ne sont ni les dieux, ni nos anciens pourtant sages qui nous guident sur le droit chemin. Ce chemin, nous devons le trouver par nous-mêmes au moyen d’expériences. Tu doutes, et c'est par ce doute que tu nourris ta quête perpétuelle de nouvelles questions au détriment d'une croyance égoïste selon laquelle tu posséderais toutes les réponses. 
+ Lire la suite
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MineyMiney   26 novembre 2018
[…] Il cueillit une dent de lion cachée derrière son oreille et la montra à tout le monde.
- Seigneur Garu, tu n'oserais pas te comparer à une mauvaise herbe ! gronda Cogo Yelu.
- Ce n'est pas une herbe comme les autres, Cogzy. La dent de lion est une fleur solide mais malheureusement incomprise.
Au souvenir du jour où il courtisait Jia, Kuni sentit un voile de chaleur dans ses yeux.
- Elle est invincible. Le jardinier croit s'en débarrasser en l'éradiquant de sa pelouse, et à la première rosée, voilà le grand retour de ses fleurons jaunes ! Pourtant, elle n'a rien d'arrogant : sa couleur et son parfum n'iront jamais faire pâlir ceux d'une autre. Ses vertus ne sont plus à prouver : des feuilles exquises et médicinales, une racine capable de détendre une terre trop dense et de la préparer à d'autres fleurs plus délicates. Mais par-dessus tout, malgré son pied bien ancré dans le sol, elle rêve d'évasion. Lorsque le vent emporte ses akènes gris dans le ciel, ceux-ci voyagent loin et voient bien plus de paysages que toutes les tulipes, toutes les roses et tous les soucis bichonnés dans leur carré d'herbes réunis.
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MineyMiney   24 novembre 2018
Maintenant que j'ai vu le monde, je souhaite le changer. Un désir que j'ai en commun avec Mata. Seulement, où il aimerait rendre au monde une forme qu'il n'a jamais connue, je désire au contraire lui en donner une qui n'a pas encore existé.
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IanthisIanthis   08 octobre 2017
"The chrysanthemum is a noble flower."
"That's true. It's the last flower to bloom in autumn, defiant against winter. Its fragrance is exquisite, and overwhelms all competition. In tea, it awakens the spirit; in bouquets, it dominates the arrangement. But it is not a flower that endears."
"You don't care much about nobility?"
"I think true nobility is shown in far humbler ways."
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