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Gwennaël Gaffric (Traducteur)
EAN : 9782330143190
848 pages
Éditeur : Actes Sud (06/01/2021)
  Existe en édition audio
4.32/5   250 notes
Résumé :
Un demi-siècle après l’Ultime Bataille, l’équilibre précaire dû à la dissuasion de la forêt sombre continue de maintenir les envahisseurs trisolariens à distance. La Terre jouit d’une prospérité sans précédent due au transfert des connaissances et des technologies trisolariennes. La science humaine connaît des progrès pour ainsi dire quotidiens, les Trisolariens découvrent avec fascination la culture humaine et l’espoir grandit que les deux civilisations puissent bi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
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sur 250 notes
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Sphilaptere
  09 février 2019
Un livre de science fiction réussi, c'est comme un micro écosystème où un poisson rouge contemplatif saute de bulle d'eau en bulle d'eau ?
1 - Trois tomes de 800 pages, et me contraindre à une position assise sur le postérieur dans chaque. Mais non. Pas dans chaque tome. Dans chaque chapitre.
2 - Un récit allant jusqu'au bout d'une hyperbole, incarné par une seule personne.
3 - Ecrire sur un univers en quatre dimensions, ou en deux, ou sur le sens de la vie, l'univers et le reste, sans me perdre (enfin, sans me perdre tout à fait).
4 - Eblouir sans forcer son style ou ses effets. Sûr de son sujet, pas besoin de l'embellir. (et puis ça aurait bien doublé le volume)
5 - Certains livres créent leur propre champ noir où les pages s'écoulent à une vitesse différente.
Et j'étais bien content de retrouver Luo Ji, un personnage que je n'oublierai jamais.
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Le_chien_critique
  09 janvier 2019
Ça vous dit une petite ballade dans l'univers sur quelques éons ?
Et au bout du voyage, la réponse à la grande question sur la vie, l'univers et le reste que je vous dévoile sans tralala : pourquoi ce titre à la con ?
Liu Cixin nous ayant très gentiment éviter le gros cliffhanger à la fin du tome 2, l'enjeu en début de cette mort immortelle (il me tue ce titre) était assez vague. L'auteur nous prend à contrepied en nous transportant en 1453, durant la chute de Constantinople.
Après cette interlude, l'auteur nous reprend à rebrousse poil en nous narrant les aventures des précédents tomes d'un autre point de vue. La ligne politique paraissait assez claire lors des premiers évènements mais voyons y de plus près. Liu Cixin nous montre le cynisme des dirigeants, qui sous prétexte d'empathie se servent des populations à leur guise. La démonstration est sans bavure a travers l'histoire d'un petit scientifique solitaire déclarant secrètement sa flamme. C'est magnifique de cruauté.
Autant les deux précédents tomes péchés par une certaine froideur dans l'histoire et les personnages, ici les premières pages sont clairement d'un autre style.
L'intrigue principal va se concentrer sur une astrophysicienne, Cheng Xin et son compatriote Luo Ji.
La psychologie des uns et des autres est plus fine et permet de mieux cerner qui est qui, malheureusement vers la fin, les personnages redeviennent plus caricaturaux, voir un peu benêt.
Récit sur plusieurs siècles, cela permet une vue d'ensemble des progrès - ou non - sociétal, économique et scientifique. Mais cela donne aussi un écueil, celui de la répétition : hibernation réveil présentation du nouveau monde lancement de l'intrigue et re-hibernation. Bref, cela casse le rythme et donne parfois l'impression que l'histoire n'avance pas.
Autre écueil, l'auteur nous a habitué à nous balancer des indices incompréhensibles pour les positionner plus tard dans son puzzle. Au tome 3, l'effet de surprise ne joue pas et il faut attendre la révélation.
Ceci dit, son récit crépusculaire sur une éternité de temps permet un émerveillement scientifique, permet de jouer sur tous les registres de la SF, entre utopie, dystopie, avancées majeures. La métaphore se joue à tous les niveaux, individuels, mondiales et universelles. C'est grand, c'est immense, c'est prodigieux. le tout en continuant de nous parler de l'instant présent, de notre humanité, de notre perception des événements, à travers le prisme de l'Histoire, et de ses revirements.
C'est clairement le tome que j'ai le plus apprécié. Et malgré le tragique de l'ensemble, la dernière page tournée, c'est bien un sentiment d'espérance qui prédomine, le sombre se fait lumineux.
Difficile de ne pas parler du titre La mort immortelle. Titre qui a eu des vertus assez positives car il m'a fait étrangement penser à un épisode de Kaamelott, le poème :
Et ben c'est nul. Nul, nul, nul, zéro.
« L'arbre moqueur », déjà ; ils peuvent pas s'empêcher de foutre des épithètes à tout ce qui bouge, ces poètes, même à ce qui bouge pas !
« La fleur goguenarde »,
« L'abeille malicieuse »,
« le roseau pliable »,
« L'ourson rabat-joie ».
Et même, des fois, ils le mettent avant le mot, comme ça, ça fait genre !
«Le gai souriceau »,
« le prompt madrigal »,
« La frisottée moustache » !
Si vous voulez connaitre le pourquoi de ce titre, allez faire un tour sur le site du traducteur
http://gwennaelgaffric.blogspot.com/2018/10/parution-de-la-mort-immortelle.html
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Torellion
  07 juin 2021
Avec La mort Immortelle, Liu Cixin signe la fin de son excellente trilogie.
Je ne reviendrai pas sur le contenu romanesque de ce tome, le quatrième de couverture où tout est dit, est là pour ça.
Malgré quelques longueurs et même si certains personnages manquent de consistance, La mort Immortelle conclut une épopée de près de deux mille pages à travers le cosmos. Ce space opera, où les rebondissements se succèdent, où l'on adopte par moment le point de vue d'un extraterrestre, où les lois de la physique et ses mystères servent un auteur brillant par son érudition, est une magnifique découverte.
Comme dans les deux précédents tomes, l'amateur y trouvera son lot de concept hard sf : balles d'antimatière, propulsion par courbure de l'espace, multiples dimensions et multi univers, et bien sûr la matière noire.
Parfaitement traduit et au suspens haletant, c'est bien le récit qui porte le roman et non ses personnages. Leurs psychologies restent superficielles, leurs motivations, hors celles de Luo Ji et Cheng Xin nous restent obscures. Que le destin de l'Humanité repose sur les épaules d'une scientifique maladroite, agissant sur ce qui semble être des coups de tête irréfléchis, est agaçant et en léger décalage avec la rigueur de l'intrigue. A moins qu'elle n'incarne le principe du chaos à la base de cette trilogie...
La fin m'a légèrement déçu : un peu bâclée à mon goût.
Mais ne nous y trompons pas, cette trilogie reste un objet littéraire de très grande qualité. A lire absolument.
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Bleuopale
  04 décembre 2018
Fort des deux précédents tomes avalés, le lecteur qui s'engage dans la lecture de la mort immortelle pense arriver en terrain conquis... et en fait non... Liu Cixin s'amuse à déboussoler complètement ses lecteurs dès les premières pages. Alors que La forêt sombre se terminait sur l'histoire de l'humanité au XXIIIe siècle, l'auteur nous entraine dans le Constantinople du XVe siècle à la veille de la chute de la ville... pour ensuite revenir sur ses pas et recommencer ce nouveau tome à l'ère de la grande crise, c'est à dire au même point que le début de la forêt sombre. Au-delà du coté déroutant, c'est aussi un pari osé de la part de l'auteur de choisir de réécrire une partie de son récit d'un autre point de vue.
L'auteur récidive avec son choix déjà pris au tome 2 de nous proposer de nouveaux personnages mais, ici en plus, il reprend une bonne partie de l'intrigue du tome 2 via un autre personnage : un autre point de vue - un autre récit - une histoire différente. C'est habilement mené et audacieux car du coup, ce troisième tome se déroule sur une période énorme : plus de six siècles (voire encore plus...) tout en nous révélant une tout autre facette du récit (à l'échelle galactique) découvert dans la forêt sombre. On comprend bien dans ce troisième tome que ce sont les personnages qui servent le récit et non l'inverse. Un personnage principal et une foule de personnages secondaires avec leur importance sur un chapitre ou sur l'ensemble du livre, impossible de le savoir à l'avance, mais à chaque cas, Liu Cixin choisi de ne développer les personnages que de manière très superficielle, seul 2 ou 3 personnages sont plus développés pour le besoin du récit. Cependant, qu'un personnage apparaisse pour apporter un point de vue de plus dans l'histoire, une avancée technologique, une découverte... tous sont guidés (principaux ou secondaire) par un absolu : faire son devoir. Cheng Xi, Luo Ji ou Yun Tianming, les commandants des vaisseaux spaciaux ou les scientifiques du programme escalier, tous les personnages ont comme point commun ce devoir qui guide leurs décisions et finalement leur vie. C'est, je pense, un des points les plus marquants de la trilogie de Liu Cixin : un devoir envers soi, envers la Terre ou l'Humanité qui est omniprésent.Des chapitres de longueurs différentes, des personnages à foison, des points de vues variés et une histoire qui se déroule en plusieurs points de manière parallèle, le tout offre une fresque grandiose qui force l'admiration par sa structure complexe mais maitrisée. En 850 pages, il y a bien sur quelques longueurs notamment quand l'auteur saute dans le temps et doit ensuite donner des clés au lecteur pour comprendre le nouvel environnement dans lequel il le projette. Mais même si cela casse parfois un peu le rythme de lecture, on ne perd tout de même pas l'intérêt de cette histoire qui est de toute manière en dent de scie (ben oui six siècles tout de même...).
J'avoue que je me demandais en commençant ce tome 3 comment l'auteur allait orienter sont récit. La forêt sombre fini sur une note sombre (justement) : l'espace est une forêt sombre où sont tapis de nombreux prédateurs et l'humanité avec sa vision utopique de la conquête spatiale n'était pas prête à affronter cet environnement. Avec La mort immortelle, Liu Cixin garde ce coté résolument pessimiste : l'espace est fondamentalement une jungle et seuls les plus évolués, ici ceux qui frappent en premier, survivent. C'est la première fois que je lis un récit de science-fiction qui envisage l'exploration spatiale comme la chose la plus dangereuse pour l'espère humaine (bon après comme j'ai lu peu de récits de Hard SF, ma bibliographie a surement des trous...) on est loin des récit de space opera où l'humanité s'est adaptée à de nombreux environnements presque en claquant des doigts. Ici, l'humanité n'est qu'un grain de poussière dans la galaxie et son coté utopiste voire enfantin la met à la merci d'espèces beaucoup plus agressives. C'est à la fois pessimiste mais aussi très réaliste ce qui en fait une lecture hors normes mais captivante.
Là où j'hésitais, avec le problème à trois corps, à mettre la série en Hard SF, avec ce tome 3 il n'y a plus d'hésitation... je trouve cependant cette trilogie plus accessible que d'autres, mais là c'est un avis très personnel que je ne suis pas sure que d'autres partage... Il n'en reste pas moins que j'ai trouvé les théories scientifiques utilisées dans cette trilogie : le voyage à vitesse luminique, les liaisons entres les espaces de dimensions différentes et leur utilisation, le champ noir... judicieusement exploitées pour accrocher le lecteur sans ce perdre dans de trop longues explications. Ceci grâce notamment à des changements de styles narratifs qui casse un récit que l'on pourrait autrement trouver trop ardus tout en étant trop linéaire.
Au final, c'est un coup de coeur pour cette trilogie qui m'a réconcilié avec le style Hard SF. J'ai trouvé le récit de Liu Cixin captivant et atypique et bien que la lecture de ce troisième tome soit, comme pour les deux premiers d'ailleurs, assez exigeante, il n'en reste pas moins un récit remarquablement original et passionnant. Vous l'aurez compris, c'est pour moi un des meilleurs récits de SF que j'ai lu ces dernières années, peut être pas accessible à un lecteur de SF débutant mais qui porte ici une vision résolument différente des auteurs de SF anglosaxons. Une originalité culturel que l'on ressent clairement et qui est quelque part très rafraichissante.
Lien : http://chutmamanlit.blogspot..
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ged7fr
  31 janvier 2019
Je vous conseille avant tout de lire la trilogie avant de lire cette critique. Sinon vous risquer de gâcher tout plaisir de la découverte : pas seulement l'intrigue mais aussi la manière dont elle est menée... Je vous aurais prévenu.



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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   09 janvier 2019
Pourquoi un meurtrier était-il passible de peine capitale ? Réponse : parce qu’il avait tué. Mais ce n’est qu’une réponse parmi d’autres. On pourrait aussi répondre : parce qu’il avait tué trop peu. Le meurtre d’un individu vous valait la peine de mort, et c’était la même chose si vous en tuiez deux, ou des dizaines. Tuez des milliers, et vous étiez condamné à des milliers de sentences capitales. Plus encore, des centaines de milliers ? Bien entendu, encore la peine capitale. Mais pour ceux qui connaissent un peu l’histoire, la réponse devient maintenant moins évidente… Et en allant encore plus loin : si le meurtrier tuait des millions de gens ? Eh bien, il n’était pas condamné à mort, pas même puni. Si vous refusez de me croire, vous n’avez qu’à relire vos manuels d’histoire : ces criminels à l’origine de la mort de millions de gens étaient appelés héros ou grands hommes ! Et si le meurtrier détruisait un monde entier, ôtant d’un seul coup la vie de tous ses habitants ? Eh bien, on faisait de lui le sauveur du monde !
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Arthur409Arthur409   06 janvier 2020
Intellectra invita Cheng Xin et AA à s’asseoir en tailleur sur le confortable tatami, puis elle s’assit à son tour, avec grâce. Avec méthode, elle sortit un à un les accessoires à thé et les plaça devant elle.
- Il va falloir être patientes. Nous allons devoir attendre deux heures avant de boire la première gorgée de thé, chuchota AA à l’oreille de Cheng Xin.
Intellectra sortit un linge de soie blanc de son kimono et commença à essuyer des ustensiles en apparence pourtant impeccables. Dans un ordre précis, elle essuya une longue louche au manche en bambou, puis des bols en porcelaine et en laiton. Elle puisa ensuite de l’eau claire dans un récipient en porcelaine, qu’elle versa avec la louche dans une théière mise à chauffer au-dessus d’un magnifique brasero en bronze. Elle prit ensuite quelques mesures de matcha et les versa dans les bols, avant de remuer lentement avec un fouet en bambou… Ses gestes étaient lents, délicats, et elle les répéta plusieurs fois. L’essuyage des accessoires à lui seul prit pas moins de vingt minutes. De toute évidence, aux yeux d’Intellectra, la signification rituelle de ces mouvements comptait davantage que leur utilité.
Cheng Xin ne ressentait néanmoins aucun ennui. Les gestes gracieux et aériens d’Intellectra avaient sur elle un effet obnubilant, hypnotisant. Des petites bouffées de brise fraîche entraient de temps en temps dans la pièce, et c’était elles qui paraissaient animer les bras lisses comme le jade d’Intellectra. Ce qu’effleuraient ses mains fines ne semblait pas être des accessoires pour le thé, mais quelque chose de beaucoup plus doux : de la soie, de la brume, ou bien… du temps. Oui, elle caressait le temps et, dans ses mains, celui-ci devenait souple, satiné, il glissait avec la même lenteur que les volutes de nuage au milieu du bosquet de bambous. C’était un autre temps et dans ce temps, l’histoire écrite par le feu et le sang s’était évanouie, les considérations de la vie terrestre n’étaient plus que des chimères. Seuls demeuraient les nuages blancs, les bosquets de bambous et le parfum du thé. Harmonie, respect, pureté et sérénité, les quatre principes au centre d’une authentique cérémonie du thé japonaise.
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Arthur409Arthur409   06 janvier 2020
… Le blanc commençait à se dissiper. Une nouvelle fois, la croûte de quarante-cinq kilomètres d’épaisseur réaffirmait sa lourde présence : un temps sédimentaire. La strate la plus basse, celle juste au-dessus de la station de contrôle du système de dissuasion, s’était peut-être déposée quatre milliards d’années plus tôt. La Terre, elle, venait alors de fêter ses cinq cent millions d’années d’existence. L’océan trouble du monde était encore un nourrisson et sa surface était continuellement frappée par des éclairs ; à cette époque, le Soleil n’était qu’une boule de lumière duveteuse au milieu d’un ciel brumeux qui projetait ses rayons rouge sombre sur les eaux ; entre de courts intervalles, d’autres boules de lumière traversaient le ciel et venaient sombrer dans la mer, laissant derrière elles de longues queues enflammées ; les tsunamis soulevés par ces météorites jetaient leurs vagues énormes sur des continents encore nappés de lave ; des nuages de vapeur, nés de la rencontre de l’eau et du feu, gorgeaient le ciel et rendaient le Soleil encore plus sombre… Simultanément à ces scènes grandioses et infernales, de petites histoires commençaient à mijoter discrètement dans les eaux sibyllines, des molécules organiques étaient en train d’éclore entre les éclairs et les rayonnements cosmiques, elles se percutaient, fusionnaient, se décomposaient. C’était un jeu de blocs prodigieusement lent qui se prolongerait cinq cent millions d’années durant, jusqu’à ce qu’enfin une chaîne de molécules se divise en tremblant, reproduisant une deuxième chaîne identique, puis que chacune de leur côté, elles absorbent les molécules alentour, avant de se reproduire encore… La probabilité de l’apparition de cette chaîne autorépliquante avait été aussi infime que si une tornade avait soulevé une pile de déchets mécaniques et déposé après son passage une Mercedes Benz entièrement assemblée.
Mais c’était arrivé et ainsi avait commencé un voyage long de trois milliards et cinq cent millions d’années.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   01 août 2019
Le moment où la vie a quitté les océans pour rejoindre la terre a marqué un jalon dans l’histoire de l’évolution, mais les poissons sortis de l’eau ont alors cessé d’être des poissons ; de la même manière, les hommes qui entrent dans l’espace cessent d’être des hommes. Je vous le dis, prenez garde lorsque vous voudrez vous envoler sans retour dans l’espace. Le prix à payer est bien plus grand que tout ce que pouvez imaginer.
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Arthur409Arthur409   06 janvier 2020
Ceux qui s’opposaient aux vaisseaux luminiques le faisaient principalement pour des raisons politiques. Ils considéraient qu’après bien des épreuves et bien des souffrances l’humanité s’approchait enfin d’une société démocratique idéale. Or, une fois que les humains seraient partis dans l’espace, ils auraient bien du mal à éviter une régression sociale notable. L’espace était une lentille grossissante qui pouvait en un instant amplifier à son maximum la face obscure de l’humanité. Cette phrase de Sebastian Schneider, lieutenant à bord de l’ « Age de Bronze », résonnait encore dans les mémoires :
« Lorsque l’humanité se retrouve abandonnée dans l’espace, il suffit de cinq minutes pour qu’elle devienne totalitaire. »
L’idée que cette Terre civilisée et démocratique se mette à semer des graines de totalitarisme partout dans la Voie Lactée leur était inacceptable.
La civilisation humaine n’était encore qu’une enfant. Elle avait entrouvert la porte de sa maison pour jeter un regard vers l’extérieur, mais elle avait été terrorisée par la nuit sans fin qui régnait au dehors. Devant l’immensité et la profondeur de ces ténèbres, elle avait frissonné, et avait rapidement refermé la porte.
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Videos de Cixin Liu (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cixin Liu
Extrait de "La mort immortelle" de Liu Cixin lu par Vincent Schmitt. Parution le 12 février 2020.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-mort-immortelle-9782367629452
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