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ISBN : 1481424270
Éditeur : Saga Press (01/04/2015)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Deux hommes décident de se rebeller contre la tyrannie et finissent rivaux…
Kuni Garu, bandit aussi rusé que charmant semble à l’opposée de Mata Zyndu, le fils d’un duc déchu, strict et intrépide.
Mais en décidant de se dresser contre l’empereur Mapidéré, tous les deux vont vite devenir les meilleurs amis du monde en croisant armées, navires volants et des dieux métamorphes.
Une fois l’empereur renversé, ils se retrouvent toutefois à la tête de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BlackWolf
  25 septembre 2016
En Résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui nous plonge dans une Fantasy à l'imaginaire chinois fascinante et entraînante. L'intrigue, certes, prend son temps à démarrer posant ainsi de nombreux personnages et un monde dense et complexe et qui m'a demandé de revenir quelquefois sur la carte ou le lexique des personnages. Cela pourra en bloquer certains, mais ça ne m'a pas dérangé tant ce démarrage, malgré c'est vrai une certaine lenteur, m'a paru fluide et intéressant. Par la suite Ken Liu m'a offert un récit épique remplie de complots, d'intrigues politique et de batailles héroïques. L'univers est l'un des gros points forts du roman se révélant dense, complexe, originale dans son imaginaire et nous proposant un monde Silkpunk (moins de magie et de la technologie) même si la magie n'est pas non plus en reste avec dieux et sorcellerie. le côté extrême-orient permet aussi d'offrir quelque chose de différent. Les personnages sont charismatiques, efficaces, percutants et marquent assez facilement le lecteur je trouve. On pourrait regretter par contre un léger manque de personnages féminins marquant dans les deux premiers tiers du roman, même si certaines se dégagent vraiment dans le dernier tiers et devraient avoir une grande importance par la suite. le récit propose aussi quelques réflexions intéressant que ce soit sur la notion d'égalité, de pouvoir ou d'idéal. Certes quelques longueurs se font ressentir ici ou là et quelques aspects ainsi qu'un personnage m'ont paru amener trop brusquement, mais franchement rien de dérangeant tant j'ai été emporté. La plume de l'auteur est maîtrisée, fluide, soignée et vivant avec une légère pointe d'humour et de cynisme. Je lirai la suite avec grand plaisir.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Igguk
  21 juillet 2018
Ken Liu s'est déjà fait une grosse réputation sur les formats courts, dont quelques-uns ont déjà été chroniqués ici (Le regard et L'homme qui mit fin à l'histoire), et d'autres ont été compilés dans son recueil La ménagerie de papier. La grâce des rois marque ses débuts dans le gros format, et l'auteur s'est fait plaisir : C'est un gros pavé de plus de 800 pages qui démarre La dynastie des Dents-de-lions, et qui sortira le 4 octobre chez Fleuve.
Dara est un archipel composé de sept royaumes qui ont été réunis sous la même bannière lorsque le roi de Xana s'est dit qu'il allait péter la tête de tous ses voisins et se proclamer empereur. Il avait la puissance militaire et la technologie pour le faire donc il s'est pas gêné. Mais comme on pouvait s'y attendre, le peuple écrasé sous les impôts et les nobles déchus sont moyennement contents de leur sort, donc un vent de révolte se lève des campagnes reculées de l'empire. Deux héros improbables vont se retrouver embarqués dans cette affaire : Nous avons d'un côté Mata Zyndu, dernier survivant d'un clan noble qui en a pris pour son grade mais qui rêve de gloire et de grandes batailles, et de l'autre nous suivrons Kuni Garu, jeune glandeur qui aime picoler au bar et faire tourner en bourrique ses copains.
Ces deux jeunes hommes vont être les pivots d'une rébellion qui va bouleverser tout Dara, mais ils ne seront pas les seuls. La grâce des rois comporte énormément de personnages et de camps avec leurs motivations et leurs psychologies, le début du roman est assez indigeste car Ken Liu s'amuse à changer de point de vue à longueur de temps en nous présentant de nouveaux enjeux à chaque fois. Même avec la carte et le dramatis personae, les 300 premières pages ont été assez rudes à avaler. Pourtant on s'accroche, parce que cet univers inspiré des dynasties impériales chinoises, parsemé de technologies un peu funky comme des dirigeables et autres trucs mécaniques rigolos, est quand même vachement cool. La quatrième de couv' appelle ça du silkpunk, mais du coup je me suis imaginé des punks dans de la soie et c'était hors-sujet.
Au début donc, j'étais quand même pas super emballé, ça part un peu dans tous les sens et on a du mal à s'accrocher à ces personnages, y'en a beaucoup trop et on zappe constamment. Ça fait un peu bordélique tout ça. Et puis, après un gros tiers, on commence à se recentrer. On reste focalisés sur Mata, Kuni et leur entourage direct et ça va quand même vachement mieux, l'histoire a fini de partir dans tous les sens pour poser son gros contexte sur la table et on va pouvoir se concentrer. On découvre alors deux hommes très différents mais qui vont devenir des « frères », et vont chacun se battre pour leur vision de ce que doit devenir Dara. Kuni est humaniste et humble, il veux instaurer un pouvoir proche du peuple et permettre le bonheur de chacun. Mata rêve de grandeur, de noblesse et d'héroïsme comme dans les grandes légendes, la gloire martiale et la noblesse sont tout pour lui.
La grâce des rois, dans son ensemble, et une saga qui va embarquer le lecteur aux quatre coins de l'archipel, qui va nous faire vivre des batailles, des complots, des trahisons et des alliances qui seront rarement définitives. On a parfois l'impression de lire un livre d'histoire parce que ça va souvent vite, les alliances changent et on prend pas mal de hauteur. Mais il retombe quand même bien sur ses pieds quand il arrive enfin à ancrer ses personnages, principaux et secondaires. C'est toute une galaxie d'alliés, amis, femmes, enfants, rivaux, qui va se mettre en place dans une toile de relations subtile et mouvante. On râle un peu parce qu'ils sont souvent traités de manière trop superficielle vu leur nombre mais bizarrement, en refermant le livre je me suis surpris à apprécier tout ce petit monde complexe, une fois qu'on en a toutes les clés en main ça fonctionne vraiment.
J'ai beaucoup pensé au diptyque céleste de Guy Gavriel Kay en lisant La grâce des rois, même si Ken Liu n'atteint pas encore ce niveau de finesse. Comme chez Kay, la composante surnaturelle de la dynastie des dents-de-lions est assez légère, pas de grands pouvoirs magiques ou de dragons, mais on a un panthéon divin qui évolue au milieu des hommes, chuchotant à l'oreille des protagonistes en se déguisant pour faire pencher la balance vers le camp qu'ils préfèrent. Ça renvoie aux mythes grecs qui voyaient les dieux de l'olympe se déguiser pour venir donner un petit coup de pouce à leur favori terrestre. Mais c'est un peu dommage parce qu'au final ils servent pas à grand chose, on aurait pu se passer de ces jeux divins sans que cela change l'histoire finale.
La grâce des rois a mis vraiment du temps à m'accrocher, mais sa seconde moitié tient ses promesses dans une grande saga au doux parfum asiatique, faite de relations complexes et d'enjeux changeants. Je suis curieux de découvrir la suite, The wall of storms, et pas d'inquiétude pour les allergiques aux cliffhangers, La grâce des rois se tient très bien tout seul et ne laisse pas son lecteur en plan à la fin.
Livre reçu en épreuves non corrigées de la part de l'éditeur Fleuve éditions, pour une sortie programmée le 4 octobre 2018.
Lien : http://ours-inculte.fr/la-gr..
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Ianthis
  08 octobre 2017
The Grace of kings, ou l'alliance improbable de la poésie et de la stratégie militaire. Pas de répit, de longueurs ou de clichés dans ce roman où les royaumes se font et se défont sous la main d'hommes tout à la fois brillants, passionnés, implacables et cruels.
A travers l'incessante bataille qui se livre pour le contrôle des îles de Dara, tour à tour soumises à la volonté unificatrice d'un empereur tout puissant et aux ambitions individuelles de petits seigneurs locaux, ce sont deux conceptions de l'art de la guerre que nous présente Ken Liu, l'une fondée sur la force et l'honneur du soldat, l'autre sur le pragmatisme du stratège.
Fait rare dans un roman du genre, jamais Ken Liu ne cède à la facilité d'une séparation claire entre le bien et le mal dans ce livre où vainqueurs et vaincus sont très souvent indiscernables.
J'ai particulièrement aimé le style poétique de l'auteur, la finesse des motivations profondes qui animent chacun des personnages du livre et l'imprédictibilité de leurs actions. J'ai apprécié les évocations de qualités guerrières à travers des métaphores liées aux plantes ou aux jeux de stratégie, qui m'ont paru très typiques de la culture orientale, omniprésente dans ce roman. En revanche, j'aurais préféré que l'équilibre entre les propos liés aux personnages et ceux relatifs à l'intrigue - principalement centrée sur des considérations militaires - se fasse en faveur des premiers. C'est mon unique réserve vis-à-vis de ce roman que je recommande à tous les amateurs de romans d'aventure, de stratégie et de littérature d'inspiration orientale!
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Ianthis
  08 octobre 2017
The Grace of kings, ou l'alliance improbable de la poésie et de la stratégie militaire. Pas de répit, de longueurs ou de clichés dans ce roman où les royaumes se font et se défont sous la main d'hommes tout à la fois brillants, passionnés, implacables et cruels.
A travers l'incessante bataille qui se livre pour le contrôle des îles de Dara, tour à tour soumises à la volonté unificatrice d'un empereur tout puissant et aux ambitions individuelles de petits seigneurs locaux, ce sont deux conceptions de l'art de la guerre que nous présente Ken Liu, l'une fondée sur la force et l'honneur du soldat, l'autre sur le pragmatisme du stratège.
Fait rare dans un roman du genre, jamais Ken Liu ne cède à la facilité d'une séparation claire entre le bien et le mal dans ce livre où vainqueurs et vaincus sont très souvent indiscernables.
J'ai particulièrement aimé le style poétique de l'auteur, la finesse des motivations profondes qui animent chacun des personnages du livre et l'imprédictibilité de leurs actions. J'ai apprécié les évocations de qualités guerrières à travers des métaphores liées aux plantes ou aux jeux de stratégie, qui m'ont paru très typiques de la culture orientale, omniprésente dans ce roman. En revanche, j'aurais préféré que l'équilibre entre les propos liés aux personnages et ceux relatifs à l'intrigue - principalement centrée sur des considérations militaires - se fasse en faveur des premiers. C'est mon unique réserve vis-à-vis de ce roman que je recommande à tous les amateurs de romans d'aventure, de stratégie et de littérature d'inspiration orientale!
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critiques presse (1)
Elbakin.net   02 janvier 2015
Ce premier tome se révèle en effet bourré de trouvailles et le lecteur se voit tout bonnement émerveillé plus d’une fois, même si les ingrédients de base – amitié, aventure, trahisons, etc… - ne sont pas d’une originalité folle (quoiqu’au départ justement de la plupart de toutes les histoires depuis que le monde est monde après tout). Mais c’est bien le traitement choisi par l’auteur et sa qualité de plume qui font, largement, la différence.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
IanthisIanthis   08 octobre 2017
"The chrysanthemum is a noble flower."
"That's true. It's the last flower to bloom in autumn, defiant against winter. Its fragrance is exquisite, and overwhelms all competition. In tea, it awakens the spirit; in bouquets, it dominates the arrangement. But it is not a flower that endears."
"You don't care much about nobility?"
"I think true nobility is shown in far humbler ways."
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IanthisIanthis   08 octobre 2017
"The chrysanthemum is a noble flower."
"That's true. It's the last flower to bloom in autumn, defiant against winter. Its fragrance is exquisite, and overwhelms all competition. In tea, it awakens the spirit; in bouquets, it dominates the arrangement. But it is not a flower that endears."
"You don't care much about nobility?"
"I think true nobility is shown in far humbler ways."
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