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Anne-Sylvie Homassel (Traducteur)Stéphane Perger (Illustrateur)
EAN : 9791091146456
256 pages
Dystopia (15/10/2021)
3.46/5   12 notes
Résumé :
Sommaire :

Panopticon

Stabilimentum

Guêpe et Serpent

Cinereous

À toi le droit de commencer

Le Seigneur de la chasse

C’est plus agréable quand on mord

Allochthon

Fournaise

Les mystères

Dernier été dans la pureté et la lumière

Et l’amour n’aura point d’empire
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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gloubik
  01 avril 2022
Il y a un moment que je voulais découvrir l'oeuvre de Livia Llewellyn. Et j'avais, pour ce faire, téléchargé — d'une façon des plus légale — une copie de Fournaise. Mais je ne suis vraiment pas fan de la lecture sur écran et j'ai toujours trouvé mieux à faire. Alors, quand s'est présentée l'occasion d'avoir en main une copie papier... Habituellement, quand je commence ma lecture dans cet état d'esprit, le livre part d'office avec une bonne note qui diminue au fil de mes déconvenues.
Là, je pense que c'est la première fois qu'un livre — un recueil de nouvelles qui plus est — passe de 5/5 à 0 en moins de 50 pages.
Ce n'est pas le style qui est en cause. Ni vraiment la narration. Mais bien plutôt ce qu'elles racontent et la façon de le raconter.
Avec Panopticon, la note était restée assez élevée malgré : 1° Une narration à la deuxième personne du singulier ; 2° Un petit côté pornographique. L'univers décrit me faisait penser à du Serge Brussolo. Et je trouvais que ça valait encore une bonne note.
Stabilimentum commençait bien et j'étais près à remonter la note à un magnifique 5. Mais la fin tourne à l'eau de boudin.
J'ai carrément abandonné Guêpe et Serpent en cours de route. Tellement j'étais peu convaincu.
J'ai un peu plus adhéré aux trois ou quatre dernières. Mais les trames sont un peu trop décousues pour réussir à m'enthousiasmer. J'espérais découvrir avec ce recueil des histoires aussi étranges que les meilleurs contes de Brussolo, Pelot, et consors. Côté étrangeté des ambiances, j'ai été servi. Il y a même un côté poétique à l'écriture qui n'est pas désagréable. Mais je le trouve gâché par des phrases alambiquées qui en perdent toute signification.
Non. Décidément je n'ai pas été convaincu par les nouvelles de Livia LLewellyn et je pense que je n'y reviendrai pas.
En bref : Ça passe ou ça casse. Si vous êtes dans un état d'esprit qui vous rend réceptif à ses histoires, à son écriture, alors ces nouvelles vous plairont sans doute beaucoup. Mais si comme moi en ce moment vous vous sentez imperméable à des trames déjantées, des récits déstructurés, des phraséologies alambiquées sous prétexte de donner un peu de poésie au récit, alors passez votre chemin. Ça vaudra mieux.
Lien : https://livres.gloubik.info/..
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Xynthia
  30 mars 2022
Fournaise, dont le titre original est Furnace, a été traduit de l'anglais par Anne-Sylvie Homassel.
Ce livre est une recueil de 12 nouvelles étranges, insolites et horrifiques écrites d'une belle plume par l'écrivaine américaine Livia Llewellyn. A la fin du livre on peut lire une interview intéressante de l'auteure.
Ces récits renferment un mélange de frayeurs, sexualités, cruautés, cadavres, désolations, atrocités et sentimentalités.
Malheureusement je ne suis pas réellement rentrée dans ces histoires et je ne les ai pas vraiment comprises. Mon ressenti c'est qu'elles n'étaient pas terminées, il me manquait une explication. J'en suis désolée.
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Aderu
  25 octobre 2021
Dans ce nouveau livre des éditions Dystopia, Livia Llewellyn, traduite par Anne-Sylvie Homassel, propose douze nouvelles oscillant entre l'épouvante et le fantastique.

Tavelures, toiles d'araignée et pourritures décorent ces histoires baignant dans une étrangeté, glissant parfois jusqu'à l'horreur.
Et du sang, partout du sang, des viscères, des os, du sperme.
De la violence qui jaillit parfois sans crier gare.
Des nouvelles sur les corps, sur le temps qui passe, et qui corrompt. Sur le temps qui passe, et qui harcèle. Sur le temps qui passe, et qui régénère.
Sur le temps dans le ciel également. On y lève souvent les yeux vers les cieux.
Des histoires de familles, souvent racontées par des petites filles ou des adolescentes qui observent les fissures du monde. Quand elles ne sont pas elles-mêmes le grain dans l'engrenage menant à la déreliction.
Des femmes qui s'unissent pour affronter les horreurs, les attaques. Les pas de côté de la normalité.
Au fil des histoires, des noms reviennent, des mots aussi. Comme des ombres menaçantes.
On craint alors de trop bien comprendre le piège dans lequel on est attrapé. Livia Llewellyn tisse sa toile et nous démambre dedans.
Ainsi voici notre condamnation pour avoir osé l'aventure : tenter de recoller les morceaux et nous persuader que tout ceci, que la vie même, a un sens.
C'est une aventure terrible, qui ne pourra pas convenir à tout le monde. C'est parfois insaisissable, et il faut s'en accommoder ou bien passer son chemin.
L'objet est magnifique. Aussi bien la couverture que les illustrations de Stéphane Perger.
L'interview en fin de volume apporte une valeur ajoutée.
J'ai particulièrement apprécié :
Cinereous
À toi le droit de commencer
Le Seigneur de la chasse
C'est plus agréable quand on mord
Les mystères
Mention spéciale pour "Dernier été dans la pureté et la lumière" qui est sûrement l'un des textes les plus âpres à avoir jamais échoué sous mes yeux.
Jusque dans les titres de ses nouvelles, Livia Llewellyn fait preuve d'une maestria éclatante.
Je le pense rarement, donc l'écrit tout aussi rarement, mais Fournaise est un recueil marquant. Au fer rouge et en pleine gorge.
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PascalMalosse
  25 octobre 2021
Quand Dystopia Workshop, la maison d'édition qui a publié Lisa Tuttle, Bob Leman et Thomas Ligotti, propose un recueil de nouvelles étranges et horrifiques d'une autrice outre-Atlantique, difficile de résister :) Livia Llewellyn nous entraine dans des expériences mentales très personnelles qui travaillent les corps et accumulent les images macabres. J'ai adoré me perdre dans les dédales de souffrances, ayant parfois la sensation de me retrouver dans un tableau de Beksinski ou un délire corporel de Cronenberg, mais du point de vue féminin. L'autrice aborde notamment la sororité et la maternité. Les transformations, les viols, les perditions, les intrusions forment une galerie d'horreurs, à la recherche du bourreau ou de la victime. Les personnages ne s'expriment que par la douleur jusqu'à atteindre une beauté étrange dans une délivrance extatique et morbide. Les narrations tordues en "tu" ou "nous" participent à la confusion des identités, quand les pulsions de nos corps ne sont plus maîtrisables. Un exemple du courant étrange, ou "weird", toujours souterrain et indéfinissable, dont l'aspect anti-commercial est presque un manifeste artistique. Peu de maisons d'édition ont le courage de s'y lancer ! L'hermétisme de ces mystères décadents rebutera certains lecteurs, mais récompensera les audacieux 😊 Bravo à la traductrice, Anne-Sylvie Homassel, qui a réussi à retranscrire une musique originale et des formes expérimentales
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pictura
  17 novembre 2021
Reçu pour l'opération masse critique.
D'abord un grand merci pour la maison d'édition qui m'a fait parvenir le livre avec une ribambelle de beaux marque-pages. Petit envoi tout mignon, attentionné... quand on reçoit ça, on n'a envie que d'écrire une critique positive.
Mais hélas, à mon grand malheur, je ne peux pas adhérer à cette oeuvre. Et pourtant j'aime tout en littérature et je lis de tout. le reproche que je lui fais, c'est de partir dans des délires sans donner un sens ou un but et avec un style particulier, étouffé, branlant, prétentieux rendant l'ouvrage malaisé. L'atmosphère n'y est pas. Il y a néanmoins quelques nouvelles qui tiennent la route mais une minorité noyées dans des histoires décousues. Il faut plus voir le livre pour une tentative d'écrire quelque chose d'autre... alors pourquoi pas, l'absurde, le non-sens, par exemple comme Ionesco ou autre. C'est pas mal, c'est original, ça sort des sentiers battus mais là, ici, j'avoue mon incompréhension. Et d'autant plus renforcé par les thèmes présents ici, on peut y parler cru (et c'est très bien) mais ce n'est pas abouti, c'est avorté. Il ne faut pas s'enthousiasmer parce que le mot chatte ou biroutte y sont présents. Autant être courageux et aller jusqu'au bout de la démonstration et finalement c'est léger , somme toute.
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critiques presse (1)
Liberation   12 janvier 2022
Le plus frappant vient de la poésie du texte. Les phrases semblent limées au plus près pour faire image et balayer tous les effets de réalité primaire.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
JustAWordJustAWord   02 décembre 2021
Il est un lieu au plus profond du quartier des entrepôts, bien au-delà des confins civilisés de cette ville qui a pour nom Obsidia, où la population suinte dans des culs-de-sac et des routes en impasse, où ne restent plus guère que des bâtisses de briques désertées et cheminées croulantes. Tu n'as entendu parler de ces faubourgs qu'en apprenant à énoncer les questions comme si elles étaient flocons tombant des cieux - questions que tu ne peux contrôler et dont, du reste, tu ne te soucies pas. Questions de celles qui trouvent enfin leur réponse dans le passage du temps : par le truchement d'ongles ébréchés creusant la surface jaunie du plan d'un métro depuis longtemps aboli, de mots tirés de veines du sang qui coule d'une plaie en pleine floraison, de grognements entendus de l'autre côté de la porte de la salle de bain, en écho à des nombres, à des noms. Questions dans le panache de fumée du dragon, l'aigre âcreté de la drogue. Et par-delà les années, les nombreuses années, tu enfilés les réponses collectées sur le fil de fer de ton besoin, fin comme une aiguille : peu à peu un plan apparaît, une date, un moment.
+ Lire la suite
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AderuAderu   25 octobre 2021
[interview en fin de volume]
Mes fictions relèvent toujours de l'obscur ; elles combinent l'épouvante, l'étrange et le surréaliste. Je me suis toujours présentée comme auteure d'épouvante, mais si on préfère me classer autrement... Chaque lecteur apporte son point de vue, son interprétation de ce que j'écris et je suis tenue de les respecter. (209)
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AderuAderu   23 octobre 2021
Les panneaux indicateurs se sont depuis longtemps décomposés dans cette partie de la ville ; la disposition des lieux n'est plus connue que des chiens et des corbeaux. (11)
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AderuAderu   25 octobre 2021
- Je suis contraint de vous avertir : votre corps changera. Votre esprit changera. Et vous souffrirez.
- Je suis femme. Souffrir, je connais. (157)
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