AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266269763
Éditeur : Pocket (06/07/2017)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Barcelone, 1888. Quelques jours avant l'ouverture de l'Exposition Universelle, Daniel Amat, un jeune professeur d'Oxford, est de retour dans sa ville natale pour assister aux funérailles de son père. Il y apprend que ce dernier, médecin dans les quartiers pauvres de la ville, enquêtait sur les meurtres mystérieux de jeunes ouvrières. Leurs blessures rappelant étrangement un ancien fléau ayant sévi il y a bien longtemps, la ville est la proie de toutes les superstiti... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Ampersand
  12 juillet 2016
DIRECTION BARCELONE !
1888. À quelques semaines de l'inauguration de l'Exposition universelle qui se tient à Barcelone, la ville, en effervescence, achève les derniers préparatifs de cet événement capital. C'est alors que les quartiers pauvres de la ville sont frappés par une vague de crimes particulièrement sordides, toujours perpétrés selon le même mode opératoire : les corps des victimes – des jeunes femmes – sont retrouvés mutilés à proximité des égouts. Sous le choc, la population se met à évoquer de vieilles superstitions, comme celle du Gos Negre, molosse diabolique, qui serait de retour et affamé...
C'est dans ce contexte troublé qu'arrive Daniel Amat, jeune professeur d'Oxford. de retour dans sa ville natale pour assister à l'enterrement de son père, un médecin réputé, il compte bien la quitter au plus vite tant de mauvais souvenirs s'attachent à elle. Mais sa rencontre avec le journaliste Fleixa, convaincu que son père a été assassiné en raison de l'enquête qu'il menait sur cette série de crimes, va le faire changer d'avis : avec l'aide de ce journaliste et d'un étudiant en médecine, Daniel Amat se lance dans une dangereuse enquête centrée autour d'un mystérieux manuscrit de l'anatomiste Vésale, qui le conduira, aux confins du fantastique, jusque dans les égouts de la ville, à la recherche d'un serial killer démoniaque…
UN OBJET LIVRE SÉDUISANT
Sensible à l'aspect fabrication d'un livre, j'ai été immédiatement séduite par la couverture légèrement granuleuse et le choix d'un papier ivoire très agréable à l'oeil, qui rappelle la teinte d'un papier ancien. Cette fabrication soignée met bien en valeur la couverture qui prend l'aspect d'un manuscrit tout en lui associant une photo moderne d'un personnage qui semble venu d'un autre monde.
Voilà une fabrication bien pensée qui permet au lecteur de s'imprégner de l'atmosphère du livre avant même d'avoir commencé sa lecture.
UN THRILLER HISTORIQUE OÙ TOUT EST DANS LA SUGGESTION...
La couverture et le résumé du livre pourraient laisser craindre au lecteur qu'il va assister à des descriptions sanguinolentes des corps découverts, comme c'est souvent le cas dans les romans policiers et les thrillers, mais ici point d'hémoglobine, et pourtant la peur et l'effroi sont bien présents ! En guise d'exemple, je vous conseille l'effrayant chapitre 15 et surtout le terrifiant chapitre 70. Ces deux chapitres démontrent tout le talent de l'auteur qui, faisant preuve de finesse et de subtilité, parvient à faire monter la tension à son paroxysme et à jouer avec les nerfs du lecteur uniquement par le biais de suggestions, de chausse-trappes, de rebondissements et d'une écriture assez froide et neutre, empreinte parfois d'un certain cynisme.
UN PAGE-TURNER, UN ROMAN QU'ON NE PEUT PAS LÂCHER !
Divisé en dix grandes parties datées par rapport au temps qu'il reste avant l'inauguration de l'Exposition universelle, ce roman se compose ensuite de chapitres courts, chacun décrivant les actions d'un personnage en particulier, l'ensemble formant l'histoire en parallèle de tous les personnages du roman. Outre un bon repérage temporel, cette structure chronologique, tel un sablier, agit sur le lecteur en le sensibilisant au temps qui s'écoule irrémédiablement, faisant progressivement monter la tension à mesure que l'échéance se rapproche…
Quant à la succession des chapitres courts, elle produit un rythme saccadé qui devient de plus en plus effréné au fil du roman. Il n'y a pas un seul temps mort, chaque chapitre apporte sa pierre à l'édifice, résolvant ou complexifiant et démultipliant l'intrigue principale, jouant sur les fausses pistes et les rebondissements qui s'enchaînent. le suspense est permanent et tient en haleine le lecteur : à peine finit-on un chapitre qu'on ne peut s'empêcher de se dire : « Allez, encore un, il est court et puis je m'arrête… », sauf qu'on n'arrive pas à lâcher le livre. En effet, l'auteur sème des indices par-ci par-là, nous encourageant à jouer au détective, mais impossible de trouver le criminel avant la fin de l'histoire tant l'auteur maîtrise magistralement son intrigue. Et quelle surprise lorsqu'on découvre l'identité du coupable et ses motivations ! Même si la fin est pour le moins étrange, à la limite du surnaturel – le fantastique n'étant vraiment pas ma tasse de thé –, elle a le mérite d'être vraiment originale et de dénouer tous les mystères qui parcourent ce roman et qui s'imbriquent parfaitement !
L'écriture, dont j'ai déjà un peu parlé, participe également au bon rythme du roman. Fluide, directe, simple sans être simpliste et très visuelle, elle instille rapidement une inquiétude latente et une tension sourde, et mêle habilement dialogues et descriptions. Ces dernières sont surtout liées à l'action et non à des descriptions statiques de paysages, de lieux ou de personnages, l'auteur ayant cette capacité à rendre l'atmosphère d'un lieu ou à décrire un personnage en très peu de mots et à l'aide de phrases courtes.
Le choix d'un narrateur extérieur à l'histoire, adoptant un point de vue omniscient, renforce cette inquiétude : ce narrateur dont on ignore l'identité sait tout des personnages et de leurs sentiments, il semble tout-puissant, décrivant les événements qui se déroulent sous ses yeux et plongeant dans leurs pensées. Cela fait froid dans le dos !
Une écriture efficace… et une belle traduction qui respecte l'univers de l'auteur et parvient à restituer dans un cadre ibérique une atmosphère un brin gothique digne des romans britanniques du XIXe siècle !
UN CONTEXTE HISTORIQUE ORIGINAL
Londres ? Paris ? New York ? Rome ? Eh non, l'auteur a choisi de situer l'action de son thriller à Barcelone quelques semaines avant l'inauguration de l'Exposition universelle de 1888. Et la capitale catalane au XIXe siècle est loin de ressembler à la Barcelone ensoleillée du XXIe siècle ! En effet, cette Barcelone pluvieuse et brumeuse, bien souvent sinistre et inquiétante, m'a souvent fait penser à la ville de Londres à la même époque, si souvent dépeinte dans les romans historiques.
Décrite de manière scrupuleuse, la ville présente un double visage, une face ancrée dans le passé et l'autre tournée vers la modernité. S'il nous est difficile aujourd'hui d'imaginer à quel point les Expositions universelles étaient des événements cruciaux pour le développement économique et le rayonnement international d'une ville et plus largement d'un pays, ce roman nous montre bien la frénésie et les tensions qu'elles provoquaient.
Dans le cas de Barcelone, les autorités de la ville se lancent dans une politique de grands travaux avec la construction de nouvelles infrastructures, d'immeubles et équipements mais aussi, élément important dans ce roman, l'installation des premiers éclairages électriques dans certains quartiers de Barcelone… tandis que les quartiers pauvres de la ville restent à l'écart de ce prodigieux développement et de cette énergie créatrice. Dans ces bas-fonds inquiétants règnent l'insalubrité, l'insécurité, la misère, l'inculture et les superstitions. En nous faisant passer avec beaucoup d'aisance des quartiers aisés aux bas-fonds de la ville et vice versa, l'auteur nous fait découvrir la société barcelonaise d'alors, toute aussi disparate et diverse que de nos jours : aristocrates, hommes d'affaires, hommes politiques, industriels, ouvriers, prostituées, professeurs, médecins, journalistes, brigands, policiers, artisans…
DES PERSONNAGES AMBIGUS
Cette dualité qui caractérise la ville de Barcelone se retrouve également dans les personnages, en particulier chez les trois personnages principaux : Daniel Amat, professeur d'université taraudé par la culpabilité et son ancien amour en la personne d'Irene, le journaliste Fleixa, anti-héros tant sur le plan physique que moral, et Pau Gilbert, le mystérieux et très doué étudiant en médecine. N'oublions pas la sensible Irene, au premier abord soumise à son odieux mari Bertomeu Adell. Ni tout blanc, ni tout noir, ces héros sont loin d'être parfaits et portent en eux une part d'ombre, dissimulant un secret ou bien luttant contre leurs propres démons (culpabilité, alcool, jeu…). Des personnages bien incarnés et bien mystérieux qui se dévoilent au fil du roman, mais à chaque fois qu'un secret est dévoilé, un pan de la vérité semble apparaître pour mieux disparaître en nous menant vers un nouveau mystère !
À travers ses personnages, l'auteur nous fait découvrir le milieu médical et universitaire de cette fin du XIXe siècle, un univers assez sclérosé et figé puisque, comme l'indique l'un des membres du comité de direction de l'université, « les femmes ne peuvent… ne peuvent pas être médecins, et encore moins chirurgiens […] C'est… c'est proprement inconcevable. Dieu du Ciel ! Votre caractère n'est pas préparé, votre entendement clairement limité. Votre place est à la maison, à prendre soin de votre famille. » Ce machisme stupide n'était pas réservé à la seule sphère médicale, il était également en oeuvre dans l'univers familial, la preuve en est les relations orageuses qu'entretiennent Irene et Bertomeu Adell qui n'hésite pas à la frapper dès qu'il sent la moindre velléité d'émancipation ou le moindre désaccord.
Au-delà du XIXe siècle, en remontant plus loin dans ce temps, surgit un personnage bien mystérieux, le fameux André Vésale dont plusieurs personnages se disputent l'un de ses manuscrits. Éminent anatomiste du XVIe sicle, André Vésale a remis en cause les affirmations de Galien, qui était la référence en médecine depuis des siècles ! Pour cela, il n'a pas hésité à braver les interdits et à procéder à des dissections de cadavres. Ses observations lui permirent d'ouvrir la voie à une nouvelle méthode pour l'étude de l'anatomie. Le "De Humani Corporis Fabrica" (la "Fabrique du corps humain", couramment appelé la "Fabrica") est considéré comme le premier traité moderne d'anatomie : sept livres de presque sept cents pages abondamment illustrés de gravures. Une véritable révolution que ne lui pardonnèrent pas ses confrères : obligé de quitter sa chaire à Padoue, il se mit au service du roi Charles Quint en tant que médecin. À travers ce thriller, c'est toute l'histoire de ce personnage emblématique et de sa pensée originale qui est retracée de manière claire et intéressante.
Un thriller historique captivant, original et envoûtant !
Roman lu dans le cadre de l'opération Masse Critique Babelio. Je remercie Babelio et les éditions du Cherche-Midi de m'avoir sélectionnée et envoyé ce roman.
Lien : http://romans-historiques.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          259
Bobby_The_Rasta_Lama
  16 octobre 2017
J'ai approché cette lecture avec un peu de scepticisme...vu les critiques. Et c'était tout à fait ce que je pensais - sans étonner par les qualités littéraires, un bon petit livre distrayant, à mi-chemin entre Frankenstein et les histoires du genre "treizième apôtre", "cinquième évangile", "neuvième porte", parfois non sans ressembler aux écrits de Zafon, pour l'atmosphère de Barcelone mystérieuse. Mais je suis bien d'accord avec certains - un peu de distraction reposante n'est déjà pas si mal.
Barcelone 1888, quelques jours avant l'ouverture de l'Exposition universelle. Une ville marquée par l"art nouveau", par l'industrialisation, par ses premières pas vers l'utilisation d'électricité. Mais aussi par les meurtres en série des jeunes filles.
Daniel, un jeune professeur d'Oxford, rentre chez lui pour l'enterrement de son père, et il a une intention ferme de repartir aussitôt. Mais les choses prennent une tournure inattendue. En rencontrant Fleixa, un journaliste, il se rend compte que la mort de son père est entourée de mystère. Il ne manque plus à notre trio que Pau, un jeune étudiant en médecine, et la quête pour éclaircir les crimes et pour faire resurgir le sombre passé de Daniel peut commencer.
Une aventure rocambolesque à la recherche d'un mystérieux "huitième livre de Vésale" qui permet de vaincre la mort; de la faculté de médecine, en passant par les souterrains de la ville, par une maison au passé lourd, la clinique psychiatrique jusqu'au palais magnifique de l'Exposition.
La fin est un peu classique, mais tout compte fait, j'ai bien aimé les personnages, qui sont bien plus que les simples "clichés". Cela bouscule un peu le code d'un typique "mystery story" du dix-neuvième, où le trio est très souvent composé d'un professeur, d'un médecin et d'un prêtre. Et Fleixa, c'était mon préféré .
Donc, une bonne lecture sans prise de tête, pour les amateurs des course-poursuites dans les bibliothèques poussiéreuses et dans les égouts malodorants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          122
FeydRautha
  17 avril 2016
Premier livre de Jordi Llobregat, "El secreto de Vesalio", dans son titre original, a été un succès d'édition l'année dernière en Espagne. Ce succès a permis une traduction rapide en français, ainsi que dans 17 autres langues, et une sortie en librairie début 2016.
Le Huitième Livre de Vésale de Llobregat fait partie de ces livres que l'on a du mal à lâcher dès les premières pages. L'action se déroule à Barcelone les quelques jours précédant l'inauguration de l'exposition universelle de 1888. Nous sommes au coeur d'une ville en plein "grands travaux" pour cet événement qui va la mettre en lumière, au sens figuré comme au sens propre : à cette occasion les premiers éclairages électriques vont être installés dans certains quartiers de Barcelone - et notamment bien sûr ceux de l'exposition. Certains quartiers, mais pas tous... et dans les plus pauvres de la ville les meurtres de jeunes femmes se succèdent depuis plusieurs mois, laissant des victimes atrocement mutilées. L'histoire raconte l'enquête menée par le fils d'un célèbre médecin de la ville assassiné, d'un journaliste et d'un jeune étudiant en médecine sur ces crimes qui secouent la cité.
Mais, en se plaçant dans le cadre du polar historique le livre va puiser dans les ressorts et thèmes habituels de ce genre éprouvé. Une partie du mystère s'axe autour d'un mystérieux livre disparu, le huitième livre de Vésale. On pense évidemment à d'autres titres célèbres, au Nom de la Rose d'Umberto Eco, au Dictionnaire de Lemprière de Lawrence Norfolk, etc... le rythme du livre, lui, est caractéristique des écrits de Dan Brown : une succession de chapitres très courts, décrivant les actions une à une, formant le récit parallèle de personnes et lieux différents suivant un ordre chronologique digne d'un scénario de cinéma.
Et c'est là que le bât blesse. Si le roman de Llobregat est un efficace "page turner" (j'ai lu les 600 pages du roman en une après-midi), il ne brille pas par son originalité, ni scénaristique, ni stylistique. On est dans une lecture qui ne fait pas mal à la tête, avec des résolutions d'énigmes téléphonées, des rebondissements incessants qui parfois virent à l'incohérence, et des dénouements à l'évidence capillotractée. Certes, vous ne devinerez pas l'identité du tueur avant les dernières pages. Mais vous devinerez longtemps à l'avance comment tout ceci se terminera. Ce n'est pas un mauvais livre, loin de là, mais il est tellement formaté pour le succès de librairie, qu'il en oublie d'être intéressant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          64
Bigmammy
  10 septembre 2016
Voici un thriller historico-médical qui vous en donne pour votre argent : 21€ pour plus de 600 pages particulièrement addictives, ciselées au scalpel en 80 chapitres haletants. A la manière des feuilletons de la fin du XIXème siècle, nous voici emportés à Barcelone, 24 jours avant l'inauguration officielle de l'exposition universelle de 1888.
Le héros est Daniel Amat, jeune professeur de l'université d'Oxford, revenu dans sa ville natale sept ans après l'avoir quittée à la suite d'un drame familial, pour assister aux obsèques de son père, fameux médecin décédé dans des circonstances obscures. Il fait aussitôt la rencontre d'un journaliste d'investigation joueur et buveur, persuadé que son père a été assassiné car il enquêtait d'un peu trop près sur la découverte de plusieurs corps de jeunes filles atrocement mutilées, disparues du quartier populaire de la Barceloneta.
Dans une Barcelone vibrante, mais sombre, humide, pauvre et malodorante, les investigations du duo Amat-Fleixat, bientôt rejoints par le jeune étudiant en médecine Pau Gilbert vont les conduire à tombeau ouvert (!) le long des Ramblas jusqu'au monument en construction dédié à Christophe Colomb, et nous faire pénétrer dans les égouts enfoncés sous l'antique citadelle et près des immenses générateurs de la centrale électrique qui va bientôt illuminer l'exposition et une grande partie de la ville.
Les cadavres s'accumulent. On soupçonne tantôt un molosse légendaire, tantôt un médecin rendu fou par la mort de son épouse et qui prétend lui redonner vie à partir des écrits secrets du célèbre anatomiste Vesale, mort depuis 300 ans.
Cet ouvrage est le premier roman de son auteur (né en 1971), par ailleurs co-directeur du festival du polar de Valence. Un auteur qui maîtrise parfaitement la technique du roman policier et du page-turner. Les descriptions sont vivantes, les rebondissements incessants, une trame à la limite du roman fantastique très à la mode auprès des jeunes générations. En somme, une espèce de patchwork très formaté qui rassemble des références multiples : Jack l'éventreur, les égouts de Jean Valjean, le Frankenstein de Mary Shelley, les grimoires d'Umberto Eco, le crime au sein de l'exposition (cf : le diable dans la ville blanche d'Erik Larson), les substitutions de personnalités, les grimages dignes d'Arsène Lupin, la quête de livres maudits (cf : Le Club Dumas d'Arturo Perez-Reverte) …
C'est cependant plaisant, avec des personnages bien campés, de l'action – en particulier une fantastique poursuite en voitures à cheval de la place de Catalogne au port, ou le combat final des protagonistes dans un laboratoire secret – l'intrigue est bien construite … Cependant, pas de figure d'inspecteur omniscient mais des représentants de l'ordre et de l'industrie totalement corrompus ….
En définitive, et même si j'ai lu cet ouvrage jusqu'au bout en quelques heures, je préfère Harry Potter !
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
LePamplemousse
  29 juin 2016
C'est rare quand ça m'arrive, mais j'ai abandonné la lecture à la page 85.
Pourtant le résumé me tentait bien.
Style trop poussif, personnages caricaturaux, histoire déjà lue et relue ailleurs, bref, je ne suis pas rentrée dedans du tout.
Au suivant !
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Evelyne73Evelyne73   21 mai 2016
Le landau, quittant l’atmosphère animée des Ramblas, descendait à bonne vitesse vers le port. En bas de l’avenue, les chevaux durent contourner l’échafaudage du monument à Christophe Colomb.
La voix du cocher s’éleva.
« Je parie ma paye d’un an que ce machin se cassera la figure avant l’inauguration de cette fichue colonne. »
Daniel ne prit pas la peine de répondre et se cantonna à admirer la complexe structure en fer conçue par l’architecte Juan Torras. [...]
Ils avaient mis six ans à ériger ce monument pour l’Exposition et pendant tout ce temps l’ingénieux système imaginé pour monter les lourdes pièces en fonte avait beaucoup fait parler de lui. Les rumeurs pronostiquant un désastre étaient si nombreuses que le maire de la ville lui-même était allé voir l’architecte dans son atelier pour lui demander de lui garantir que cet échafaudage incroyable n’allait pas s’effondrer sur les têtes de ses concitoyens. Torras répondit en se plaçant en personne sous le pont roulant le jour où les six tonnes de la statue du navigateur furent hissées.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
gingers007gingers007   13 septembre 2017
Il sentit d'abord la présence de ceux qui par le passé avaient été étendus dans cette même position ; l'esprit des cadavres, subtilisés dans les cimetières, qui cédaient leur repos éternel au progrès de la science. Ils défilèrent l'un après l'autre dans une interminable succession de souvenirs. Il sentit leur force moribonde, les vestiges d'une vitalité perdue qui calmaient sa souffrance. Un gémissement s'échappa de ses lèvres. Son corps se tendit en sentant la présence des corps à venir : cette nouvelle essence vitale se déversa, torrentielle, sur chaque centimètre de sa peau nue. Ceux-ci étaient différents des précédents : leur présence, presque physique, irradiait une énergie telle qu'elle submergeait ses sens. Des femmes jeunes, à peine pubères, qui, allongées sur la dalle froide, étaient encore en vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
thisou08thisou08   23 février 2017
Adel agita la main comme quelqu'un qui veut se débarrasser d'un moustique.
Et que voulez-vous que cela me fasse? Que Dieu les garde. Leur mort ne fait que leur épargner plus de souffrances. A dire vrai, si ce n'était à cause de ces fichus journaux comme celui de votre ami Bernat Fleixa, pour moi, ça ne ferait pas beaucoup plus de différence que si on retrouvait le cadavre d'un chien crevé. Mais en l'occurrence une mauvaise presse pourrait porter préjudice au grand projet de ma vie et je n'ai pas l'intention de laisser faire.
- Et pourquoi devrais-je suivre vos... conseils?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
ExulineExuline   27 mai 2016
Personne n'osait toucher le corps. La marée l'avait rapporté pendant la nuit et des pêcheurs l'avaient découvert au point du jour en rentrant au port. L'un des plus jeunes s'était même demandé si ce n'était pas une sirène échouée sur la grève. La mer l'avait couverte de coquillages et de galets, sculptant des formes marines sur sa peau. Quelques algues s'enroulaient autour de ses yeux clos et ses lèvres esquissaient un sourire. Elle semblait endormie sur le sable boueux de la plage de la Barceloneta.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ParfaiteCoccinelleParfaiteCoccinelle   11 octobre 2017
Ils avaient mis six ans à ériger ce monument pour l'Exposition et pendant tout ce temps l'ingénieux système imaginé pour monter les lourdes pièces en fonte avait beaucoup fait parler de lui. Les rumeurs pronostiquant un désastre étaient si nombreuses que le maire de la ville lui-même était allé voir l'architecte dans son atelier pour lui demander de lui garantir que cet échafaudage incroyable n'allait pas s'effondrer sur les têtes de ses concitoyens. Torras répondit en se plaçant en personne sous le pont roulant le jour où les six tonnes de la statue du navigateur furent hissées. Les mauvais augures s'étaient révélés infondés et le prestige de l'architecte avait grimpé en flèche.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Video de Jordi Llobregat (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jordi Llobregat
Le Huitième Livre de Vésale de Jordi Llobregat Une plongée dans la Barcelone troublée et fascinante de la fin du XIXe siècle. Un thriller diablement efficace ! Parution le 7 avril 2016 En savoir plus : https://www.cherche-midi.com/livres/le-huitieme-livre-de-vesale
autres livres classés : barceloneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle




Quiz Voir plus

Ecrivain et malade

Marcel Proust écrivit les derniers volumes de La Recherche dans une chambre obscurcie, tapissée de liège, au milieu des fumigations. Il souffrait

d'agoraphobie
de calculs dans le cosinus
d'asthme
de rhumatismes

10 questions
135 lecteurs ont répondu
Thèmes : maladie , écriture , santéCréer un quiz sur ce livre
. .