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ISBN : 2881829260
Éditeur : Editions Zoé (22/08/2014)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Mwána vit dans un pays au cœur de l’Europe, avec ses cousins blancs qu’il connaît bien. Certains parmi eux sont décidés à chasser les moutons noirs de leur territoire. La traque est lancée, les esprits s’échauffent. C’est dans ce contexte que Mwána cherche un emploi. Et rien n’est gagné.

Le jour où il décide de dépenser ses derniers centimes pour entendre la voix de sa mère restée là-bas, au Bantouland, sa vie se fige dans une parenthèse douloureuse. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  20 mai 2016
Il est jeune, beau et diplômé, il attend le bus, toujours en retard, en râlant comme tout bon helvète qui se respecte. Sur une affiche en face de lui, trois petits moutons blancs chassent un mouton noir avec une légende : « Pour plus de sécurité ».Mwàna est jeune beau et diplômé mais il est aussi noir homosexuel et sans ressource depuis peu.En couple avec Ruedi un bel étudiant roux aux yeux vert, un peu paresseux, ils survivent grâce au resto du coeur genevois et aux provisions queKosambela la soeur de Mwàna rapporte du Cameroun.
Heureusement un stage dans une association qui lutte contre les discriminations lui redonne espoir et de l'espoir il va en avoir besoin, sa mère arrive du pays pour soigner un cancer dans une clinique suisse.
Roman complètement exotique et surréaliste. Une auto fiction Helvético-Camerounaise, qui nous parle de précarité. Grace à Max Lobe on apprend que la Suisse ce n'est pas que le chocolat, l'argent sale et l'optimisation fiscale, c'est aussi le racisme et le chômage.
Heureusement en Suisse on trouve encore de l'humour, de l'amour et de la solidarité. Un joli récit d'une vie d'aujourd'hui.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Shan_Ze
  08 octobre 2014
Que faire quand on s'appelle Mwana, qu'on vient du Bantouland et qu'on vient de perdre son travail ? Il faut en chercher un autre. Absolument. Mais la chose n'est pas aisée quand on est immigré et que certains se lancent à la chasse aux moutons noirs. Heureusement que Mwana est un optimiste, qu'il a son ami Ruedi ainsi que sa famille pour mettre un peu de joie dans sa vie.
Ce livre m'a fait penser à Harare Nord de Brian Chikwava, une écriture simple parsemée de quelques mots bantous donnant un ensemble savoureux et plein d'humour. Il aborde la question de la discrimination avec beaucoup de tact. Quand il arrive à dénicher un petit stage de trois mois, il ne sent pas impliqué dans cette lutte contre le parti des « anti-moutons noirs ». Ce qu'il souhaite, lui, c'est avoir un travail stable pour pouvoir manger à sa faim et vivre sans aides.
Le roman n'est pas très long, à peine 200 pages, mais je me suis attachée à Mwana, à son ami Ruedi, à sa soeur et à sa mère. Sa relation avec sa famille est assez forte, dès qu'une personne réussit à l'étranger, elle doit aider toute sa famille restée au pays. D'autres thèmes sont abordés avec pudeur, ce qui donne toute sa puissance à ce roman. L'auteur a concocté une intrigue originale sur la difficulté de trouver un emploi quand on est différent avec beaucoup d'humour. Certains moments m'ont touché car ils m'ont rappelé ma recherche d'emploi en période de crise…
Les personnages de Max Lobe sont haut en couleurs, l'écriture joliment exotique, on passe un très bon moment. J'ai vraiment envie de relire cet auteur.
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Vudemeslunettes
  07 octobre 2014
Mwána vit en Suisse. Mais il est originaire d'Afrique. C'est un Noir qui vit parmi les Blancs. Il n'a pas de travail, et là où il vit, la discrimination fait rage. Alors Mwána essaye de vivre comme il peut. Entre les paquets de nourriture que sa mère lui envoie, les parents de Ruedi, son copain, qui, de temps en temps, les aident financièrement, les Colis du Coeur, les aides sociales … la vie est difficile.
Mais Mwána, éternel optimiste, ne veut pas baisser les bras, et il a raison ! Il trouve un stage. Pas le job de ses rêves, non, mais un stage qui lui apportera peut-être un job. Qui sait ?
Pourtant la recherche d'un emploi n'est pas ce qui va donner le plus de contrariétés à Mwána. Non. Lorsqu'il apprend que sa mère, restée « là-bas » est malade, Mwána s'inquiète. D'accord sa mère exagère toujours, mais cette fois, la maladie semble plus grave. Alors Mwána, avec sa soeur, se bat. Ils font transférer leur mère en Suisse pour qu'elle guérisse. Mais le courage de Mwána est mis à rude épreuve quand il voit sa mère devenir de plus en plus faible chaque jour qui passe.
Je ne connaissais pas du tout Max Lobe avant de lire « La Trinité Bantoue ». C'est donc, sans connaître l'auteur, ni avoir vraiment lu le résumé, que j'ai commencé à lire. Et même si j'ai apprécié le livre et la lecture, il m'a été difficile de bien comprendre toutes les subtilités de l'auteur.
En effet, l'histoire se déroule sur fond de polémique de discrimination en Suisse mais également sur fond de religion et de culture africaine. Deux choses que je ne maitrise absolument pas.
Le plus gros obstacle à ma lecture a notamment été la retranscription de la culture « bantoue ». En effet, Max Lobe utilise un langage très « africain » (des noms d'aliments aux expressions en passant par certains mots du quotidien). Si je connaissais certains mots, d'autres m'étaient totalement inconnus. Mais comme dans un livre « étranger », le contexte m'a permis de comprendre le sens des phrases / des mots, même si parfois j'ai eu du mal à comprendre certains passages.
Cependant, les thèmes abordés dans le livre sont universels, et c'est peut-être ce qui offre au lecteur la possibilité de s'identifier au personnage principal malgré tout : que ce soit la recherche d'un emploi, la difficulté face au chômage, le manque d'argent, la discrimination, ou le thème le plus présent dans ce livre, la maladie, le cancer, d'un proche.
Malgré la gravité des thèmes abordés, Max Lobe utilise l'humour et l'optimisme pour offrir un livre agréable, à la plume légère, qui nous transporte dans son univers.
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ManouParis
  01 mars 2015
Mwana vit en Helvétie. Il a quitté son bantouland natal depuis longtemps déjà, quand une histoire de moutons noirs semble bien décidée à lui empoisonner l'existence...
Il n'est pas évident de trouver un travail en ces temps de crise économique, Mwana le sait bien. Ce qui lui est plus difficile à admettre, c'est que les refus s'enchainent les uns après les autres, sans arrêt. Est-ce à cause de cette affiche de propagande populiste et raciste qui s'en prend ouvertement aux "moutons noirs" (les immigrés) ? Parce qu'il est un noir qui vit au milieu des blancs ? Pourtant, il a fait de brillantes études ! Et ses anciens camarades ont tous réussi. Qu'est-ce qui cloche chez lui ? Quand s'ajoute à cela le fait que sa mère tombe malade, c'est la franche déprime. Mwana s'inquiète pour sa mère, qui est bientôt transférée en Suisse dans une clinique tenue par des Soeurs. Pourtant, il est bien entouré. Ruedi son compagnon, un joli roux Helvète, tente de lui remonter le moral. Quant à sa soeur, la flamboyante et très pieuse Kosambela, elle ne semble jamais désespérer.
Max Lobe aborde avec une extrême finesse des thèmes majeurs de notre société contemporaine, qu'elle soit suisse ou française : l'immigration, l'intégration, le chômage, l'homosexualité. Les problèmes de rejet, de racisme, de bêtise humaine ne sont jamais abordés frontalement : tout le discours est subtil, il s'insinue dans le récit par des métaphores, des allusions, des anecdotes. Comme l'homosexualité de son héros, qui déjoue tous les clichés, les préjugés. Ce qui m'a surtout frappé, c'est vraiment cette douceur dans la manière de faire passer les choses. le lecteur n'est jamais heurté, culpabilisé, pris à parti. D'ailleurs, le héros lui-même n'est que très peu préoccupé par tout ce tintamarre autour de l'affiche, ou des prochaines élections. Ce qu'il veut, lui, Mwana, c'est manger à sa faim. Et de préférence autre chose que les lentilles des Colis du Coeur. Pouvoir payer ses factures sans avoir la peur au ventre, chaque mois, de se retrouver à la rue. C'est un personnage très touchant, profondément humain, avec des défauts qui lui donnent une vraie épaisseur ; il est parfois égoïste, défaitiste, cruel. Et c'est pour cela qu'il nous embarque avec lui, dans ses galères, ses doutes et ses joies. Enfin, grâce à la belle plume de l'auteur et les expressions bantoues qu'il utilise tout au long du récit, on rit beaucoup, beaucoup. "Ma conseillère est une dame grande comme trois mangues qui font du cirque. Elle a trop de margarine dans le corps (...) Trois cheveux blonds, sur son crâne, jouent à saute-mouton. Je me demande souvent pourquoi elle ne se fait pas un bon Kongôlibôn comme moi. Une boule à zéro lui irait sans doute mieux que ces trois poils-là qu'elle s'entête à cotiser." le rire, comme une arme de destruction massive pour se comprendre, s'apprivoiser malgré les différences culturelles... ou pas. Car finalement, ce que démontre aussi ce livre, c'est que tous les humains se rapprochent autour d'une seule et même idée ; celle d'être vivant. C'est l'expérience que fera la mère de Mwana, Monga Minga. J'ai d'ailleurs dû retenir mes larmes durant certains passages la concernant tant l'émotion était forte...
La Trinité bantoue est un roman lumineux, poétique, à la manière d'un conte. Un roman comme j'aime, intelligent, sensible et drôle. A lire absolument !
http://manoulivres.canalblog.com/archives/2015/02/28/31598255.html
Lien : http://manoulivres.canalblog..
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matata59
  08 octobre 2014
Mwana est africain mais vit en Suisse. Après de brillantes études, c'est la galère. Voilà plus d'un an qu'il ne trouve pas de travail. Lui et son compagnon, Ruedi, ont du mal à joindre les deux bouts. En dépit des Colis du Coeur, les impayés s'entassent et la situation devient critique. le jour où Mwana apprend le cancer de sa mère, il commence vraiment à perdre espoir.
Un roman qui dépeint notre société discriminatoire. Nous suivons avec patience les péripéties du narrateur en espérant sincèrement que la roue tournera en sa faveur à un moment ou à un autre.
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critiques presse (2)
Actualitte   28 octobre 2014
Un récit sans agressivité ni rancœur envers un pays pourtant assez froid et fermé, mais ça et là, des détails prêtent à sourire, nuancent l'apparente acceptation du personnage.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Culturebox   22 octobre 2014
On se laisse emporter par cette fable moderne et intelligente, qui offre un éclairage neuf et singulier sur des questions mille fois ressassées.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BazartBazart   20 mai 2016
« Je vais lui dire que tout va bien ici. Que je suis heureux. Très heureux même. Je vais lui inventer des trucs invraisemblables : que je lui ferai bientôt parvenir du gombo bien glissant et en masse. Que je viens de trouver un boulot très bien payé dans une grande organisation de la coopération internationale genevoise. Que je vais bientôt acheter une très grande villa au bord du Léman ou un chalet dans les hauteurs de Davos. Que je lui rendrais visite au Bantouland tous les mois et même tous les week-ends si elle le souhaite. Je lui dirai que mon compagnon a un retard de plusieurs semaines et qu’il mettra bientôt au monde un très bel enfant. »
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zarlinezarline   23 janvier 2015
Nous devons tout donner. Tout. Nous devons baisser nos culottes pour recevoir une aide d'urgence. Ce qui choque le plus Ruedi, c'est qu'on nous demande des copies de toutes nos transactions bancaires sur les douze derniers mois. Pour un vrai vrai Eidgenosse à l'état primitif comme Ruedi, fouiller dans son compte bancaire, même vide, c'est comme lui couper les couilles.
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zarlinezarline   23 janvier 2015
Je crois qu'ils m'ont pris la dedans parce que je remplis tous leurs quotas dont... la race. Mais peu importe, dit ma mère au téléphone, l'essentiel est qu'ils aient tout de même retenu ta candidature. De toute façon, elle conclut, la chèvre broute là où elle est attachée.
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pasphilpasphil   30 mars 2019
Ce n'est pas celui qui a faim qui mange, mais celui qui a de la nourriture.

Même à sec, la rivière doit conserver son nom.

… Elle se bat… contre des histoires de mouton noir. Moi, je vis une vie de mouton noir.

- Heureusement que tu n'es pas un mouton noir.
Je fronce les sourcils.
- Tu es déjà Noir.
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webdocumentairewebdocumentaire   28 août 2014
Quand on a mangé salé, on ne peut plus manger sans sel.
Proverbe bantou
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Vidéo de Max Lobe
Max Lobe - Loin de Douala
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