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ISBN : 2847361871
Éditeur : Nouveau Monde (16/11/2006)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 16 notes)
Résumé :

An 217 de l'ère chrétienne. L'empereur Caracalla vient d'être assassiné en Mésopotamie. Profitant de l'événement, trois princesses syriennes, avides de pouvoir, intriguent pour placer sur le trône de Rome l'héritier mâle de leur dynastie, le jeune Varius. A force de complots, elles parviennent, contre toute attente, à faire proclamer l'adolescent imperator par les légions d'Orient. Le règne ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bobby_The_Rasta_Lama
  12 mai 2017
Aux alentours de l'an 200 de notre ère, pour ma part une période assez méconnue de l'histoire romaine.
Un adolescent fantasque de 14 ans, un empereur tout aussi méconnu, au pouvoir pendant trois ans rappelant vaguement les 120 journées de Sodome...
L'empire romain est en crise; Tibère, Caligula, Néron, Geta, Caracalla...que les empereurs assassinés. Par les manigances politiques d'un princesse romaine exilée en Syrie arrive alors au poste suprême un enfant, Varius Bassianus, connu plus tard sous le sobriquet d'Héliogabale. Commence alors le court règne de cet adolescent perverti, porté sur les pires débauches, jusqu'au moment où il se fait assassiner à son tour. On s'y attend, on est seulement un peu étonné que cela a pris tant de temps.
Intriguée par le personnage, j'avoue de faire quelques recherches, et si le roman d'Emma Locatelli ainsi que les récits de certains historiens sont un peu exagérés, nous ne sommes pour autant pas loin de la vérité. J'avais juste de sérieuses doutes que les sénateurs romains subissent aussi longtemps et impunément de voir leur "dignitas" traînée dans la boue et de se plier aux caprices d'un pervers narcissique.
Je n'ai pas trouvé un seul personnage positive dans le livre. C'était cependant une lecture divertissante, même si ce n'est pas mon livre préféré de l'auteur. J'ai un petit regret de ne pas y trouver ce langage délicieusement désuet comme dans "Maleficus".
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markko31
  26 janvier 2015
Ne pas chercher dans ce roman un travail historique de première rigueur, nous ne sommes pas dans une thèse universitaire, même si, dans l'ensemble, l'ouvrage ne semble pas si mal documenté.
Ce qu'on ne peut nier en revanche, c'est que Locatelli a un certain talent pour nous éviter une Histoire indigeste et rébarbative, avec un style plein de fougue et ne lésinant pas sur les coups de théâtre. En lisant ce roman, j'ai pensé à ce que peut produire un Dan Brown, on est un peu dans le même principe de la péripétie jusqu'à épuisement, principe éminemment efficace ET parfaitement commercial, mais avec un petit peu plus de tenue et de caution historique ici.
Cet Héliogabale, sous la plume de l'auteur, acquiert une certaine complexité, même si globalement négatif : d'abord jouet infantile entre les mains des femmes de sa famille, il prend les rênes en véritable despote, humiliant le Sénat, imposant son dieu syrien (symbolisé par une pierre noire) au-dessus des divinités romaines, donnant à voir des cérémonies religieuses qui scandalisent le peuple par leur indécence, choisissant d'attribuer les postes les plus honorifiques sur des critères bien spéciaux... Je passe sur les détails croustillants nous faisant voir l'Histoire par le petit bout de la lorgnette (mariages abusifs et ratés, travestissement et orgies…), détails triviaux mais qui nous pousseront à tourner les pages jusqu'au bout !
Néanmoins, on pourra trouver à cette figure souvent ridicule un pouvoir de remise en question de l'ordre établi presque... anarchique. A ce sujet, mieux vaut lire l'Héliogabale d'Artaud, plus littéraire et politique.
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tristantristan
  26 novembre 2017
Vous pouvez tourner, vous pouvez virer vous n'en saurez pas plus en lisant le Gibbon, Antonin Artaud, Rémi Turcan, Duviquet, Villeneuve, Lampride, Suétone etc... sur le sujet qu'en vous délectant avec la prose merveilleuse d'Emma Locatelli qui relate sous forme romancée le fabuleux destin d'un sale gosse syrien qui dormait le jour et vivait la nuit, avait des chasseurs d'onobèles dans tout l'Empire, est devenu empereur de Rome, de 14 à 18 ans, adorateur d'un dieu unique et inventeur de la "pénisocratie".
Ni à l'école, ni au lycée ni à l'Université son existence n'est révelée.
Jadis condamné à la damnatio memoriae, il est remarquable qu'à ce jour, le politiquement correct l'ai laissé dans l'ombre.
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johnny2770
  02 janvier 2015
An 217 de l'ère chrétienne. L'empereur Caracalla vient d'être assassiné en Mésopotamie. Profitant de l'événement, trois princesses syriennes, avides de pouvoir, intriguent pour placer sur le trône de Rome l'héritier mâle de leur dynastie, le jeune Varius. A force de complots, elles parviennent, contre toute attente, à faire proclamer l'adolescent imperator par les légions d'Orient. le règne le plus décadent de l'histoire romaine commence : durant trois ans et neuf mois, Rome va vivre au rythme des caprices, des extravagances et des provocations de ce jeune homme de quatorze ans, immature et fantasque, que rien ni personne n'a préparé à assumer une telle dignité.
roman historique passionnant à travers les vices et les caprices d'un enfant empereur. de plus une époque que j'aime particulièrement
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nanou2572
  22 septembre 2010
Emma Locatelli décrit sans concession l'accession au pouvoir et le règne d'un empereur dominé, dominant, véritable marionnette entre les mains des femmes de son entourage, brutal, fou, impitoyable, pitoyable. La décadence de l'empire romain dans toute sa cruauté, sa laideur, sa déchéance... Un livre passionnant, historiquement vrai, parfois difficile. Mais accessible à tous les passionnés d'histoire, adultes, évidemment.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
tristantristantristantristan   03 décembre 2017
L'aube finissait à peine de se lever sur l'Oronte qu'une chaleur sèche et brûlante enveloppait déjà la vallée. Une haleine de fournaise soufflait dans les rues étroites et poussiéreuses d'Emèse, s'infiltrait entre ses murs de torchis jaunes, pâlis aux feux continuels du soleil.

Chapitre 1 page 9
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tristantristantristantristan   15 décembre 2019
Il cligna des yeux et fit une moue enfantine. Même avec sa mère, il ne pouvait s'empêcher de minauder et de cabotiner, de jouer de son visage de joli mime, toujours trop riche d'expressions.
p.350
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Video de Emma Locatelli (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emma Locatelli
Bande-annonce Maleficus de Emma Locatelli
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