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ISBN : 207263430X
Éditeur : Gallimard (11/01/2018)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Houston, Texas, 1996. Les élections municipales approchent, qui voient s'affronter Sandy Wolcott, actuelle procureure du comté et Axel Hathorne, l'ancien chef de la police. Pour la première fois, un afro-américain est sur le point de l'emporter grâce au soutien massif des habitants de Pleasantville, bastion de la middle-class noire avec lequel la famille Hathorne entretien des liens politiques et sociaux très étroits. Alors que la campagne bat son plein, la jeune Al... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  23 février 2018
Couronné outre Atlantique du prestigieux prix Harper Lee for legal fiction., « Pleasantville » est le troisième roman d'Attica Locke paru chez Série Noire, et le deuxième mettant en scène l'avocat Jay Porter, après « Marée noire ».
Le récit nous plonge dans les arcanes d'élections municipales à Houston, capitale du Texas. et visiblement l'auteur sait de quoi elle parle, son paternel ayant trainé dans le milieu de la politique du coin, et ses coulisses d'élections locales sentent assurément le criant de vérité et le réalisme à tout va.
"
De manipulations aux intimidations les plus diverses, de chausses trappes au trahisons les plus terribles, ces élections nous livrent la part la plus sombre et retorse de l'être humain prêtes à tout pour gagner, et on se dit que cela nous rappelle des choses géographiquement plus proche de nous. même si "Pleasantville" offre un bel instantané aux spécificités de la société texane, aux particularismes évidents.
Ces coulisses peu reluisantes d'élections touchent par leur justesse mais donnent sans doute parfois une petite impression de déjà vu tant ce marigot politique est connu de tous ceux qui s'intéressent au sujet : heureusement l'intéret de ce Baron noir américain et littéraire ne vacille pas tout du long de la lecture, bien aidé par le personnage principal, ce Jay Porter, ,ancien militant des droits civiques devenu avocat aussi attachant qu'imprévisible...
Captivant et bien écrit, de la belle ouvrage! ..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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encoredunoir
  03 mars 2018
Auteur peu prolixe mais dont on commence à attendre avec curiosité les nouveaux romans, Attica Locke revient chez nous après quatre ans d'absence. Et elle n'est pas seule puisqu'elle a la bonne idée d'être accompagnée dans Pleasantville par Jay Porter, avocat à Houston et ancien militant des droits civiques, qui était le héros de son premier roman, Marée noire.
Quinze ans après les événements contés dans ce premier livre, on retrouve donc Porter à la veille des élections municipales de 1996. L'avocat qui, sans jamais avoir été vraiment flamboyant, est au moins resté quelqu'un d'admiré du fait de son investissement auprès de la population du quartier de Pleasantville et grâce aux combats qu'il a engagés contre quelques firmes multinationales n'est presque plus que l'ombre de lui-même. Veuf depuis peu, dépassé par la gestion de sa vie de famille, embourbé dans d'interminables tractations avec les dirigeants d'une entreprise responsable d'un accident industriel qui a touché Pleasantville, Jay Porter est sur le fil, pas loin de jeter l'éponge. Et si on lui montre encore du respect, il fait peu de doutes que les clients qu'il représente et pour lesquels il tente d'obtenir une indemnisation honorable sont près de le lâcher.
La disparition dans le quartier d'une jeune fille, bénévole pour une équipe électorale, puis l'accusation portée contre le directeur de campagne de l'un des candidats à la mairie originaire de Pleasantville vont bousculer l'avocat, le pousser dans ses retranchements, et le pousser à sortir la tête de l'eau pour tenter d'obtenir un semblant de justice.
Estampillé thriller, Pleasantville tient en fait bien plus du roman noir social et politique et du procedural que du roman censé faire frissonner le lecteur et le pousser à tourner frénétiquement les pages. Les adeptes de cliffhangers haletants passeront donc leur chemin. Ceux qui, par contre, aiment les romans qui prennent le temps d'installer intrigue et personnages et qui cherchent à démonter minutieusement les rouages d'une société trop belle pour être vraie devraient par contre y trouver leur compte.
Car s'il y a Jay, il y aussi et surtout Pleasantville. Enclave de la classe moyenne noire de Houston peu à peu investie par la population latina, le quartier tient de la communauté un peu trop lisse et qui, par ailleurs, abandonne peu à peu ses idéaux. Fondée par des noirs pour des noirs au moment de la lutte en faveur des droits civiques, Pleasantville est aussi la création d'un homme, Sam Athorne, bienfaiteur omniprésent et presque omniscient qui tient de plus en plus du seigneur féodal, dispensant ses largesses aux fidèles, enfonçant si besoin ceux qui le déçoivent. Il est aussi le père du premier candidat noir en passe de remporter les élections et le grand-père du directeur de campagne accusé de l'enlèvement de la jeune Alicia Nowell. Enfin, Pleasantville, quartier engagé, est donc devenu peu à peu une enclave dont les habitants ont laissé derrière eux leurs anciens idéaux et ne cherchent plus que le calme auquel ils estiment avoir droit.
C'est de cette communauté figée, un peu craintive face à son envahissement par une autre classe moyenne, hispanique celle-ci, qu'Attica Locke fait à travers ce roman le portrait grinçant et parfois même mordant. Partagée entre une réelle empathie et un non moins réel questionnement sur l'évolution de cette population passée peu à peu de la révolte des années 1960-1970 à l'embourgeoisement et à la recherche de la meilleure manière de garder ses privilèges, Attica Locke bouscule un peu les clichés et pointe les petites lâchetés et renoncements dont Jay Porter n'est pas la moindre des incarnation même si, au fond, il est sans doute celui qui cède le moins à ce mouvement, tout simplement parce que son travail qui est aussi sa vie dépend de la solidarité dont doit faire preuve sa communauté.
Et puis il y a aussi, bien entendu, toute la description d'un système électoral où tous les coups bas semblent permis, dont certains préfigurent de l'avis d'Attica Locke l'élection présidentielle de 2000 et l'arrivée au pouvoir de George W. Bush. La collusion entre entreprises, notables et politiques, accentuée encore ici par le fait que les deux gros candidats à la mairie sont l'ancien chef de la police et le procureur, est ainsi mise en relief par le récit d'Attica Locke qui, pour montrer tout cela, ne sacrifie toutefois en rien à l'efficacité et à la construction de son intrigue. Prenante en tous points – de l'enquête de Jay Porter à la mise en place du procès en passant par les aspects de la vie personnelle agitée du héros – celle-ci se découvre avec une certaine délectation, sans grands effets de manche, en prenant son temps et, surtout, toujours avec intelligence. Un roman stimulant.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Electra
  02 mai 2018
J'ai découvert Attica Locke il y a un an en lisant son autre roman Dernière récolte.  J'étais donc curieuse de la retrouver dans cette nouvelle enquête. On quitte la Louisiane pour Houston, Texas en 1996 alors que les élections municipales approchent, une jeune femme disparaît...
Pleasantville est le premier quartier bourgeois créé par les hommes et femmes noirs ayant, malgré la ségrégation, réussi dans les affaires. Un bastion de l'upper class noire devenu incontournable à chaque élection. Et celle-ci est particulière puisque pour la première, un candidat Afro-Américain est sur le point de l'emporter. Il s'agit d'Axel Hathorne, l'ancien chef de la police et fils de Sam Hathorne, une des familles les plus aisées de Houston. 
Axel Hathorne affronte Sandy Wolcott, la district attorney (procureur) du comté et la bataille fait rage lorsque qu'une jeune femme, Alicia Nowell disparaît. Celle-ci avait un tract dans son sac, accusant le candidat noir de vouloir détruire le bayou, et son biper prouve qu'elle a tenté de joindre Neal Hathorne, le neveu d'Axel et conseiller de communication. le jeune homme est rapidement suspecté. Sam Hathorne fait alors appel à Jay Porter, un avocat connu localement pour défendre les plus faibles.
Ce dernier se bat depuis des années face à un conglomérat pétrochimique responsable d'une pollution et d'un incendie ayant touché de nombreuses familles.
Regroupé en action collective, les deux cents plaignants ont eu toute confiance en Jay et celui-ci a finalement remporté son procès mais la filiale refuse depuis de verser le moindre dollar. Jay a mené le combat le plus dur de sa vie devant les tribunaux alors que sa femme mourait d'un cancer. Depuis, Jay tente de s'occuper de se deux enfants tout en essayant de trouver une solution à cet imbroglio judiciaire. Il est alors contacté par Sam Hathorne pour défendre son neveu, accusé soudainement du meurtre d'Alica Nowell. 
Celui-ci se dit victime d'une machination, sans doute la partie adverse pour infléchir le cours de l'élection. Jay accepte en sachant qu'il va s'attirer pas mal d'ennemis et rapidement les soucis arrivent, ainsi que les menace sur sa famille mais l'homme est coriace...
Un pavé et un bon page-turner où l'enquête est rondement menée et où le rythme est enlevé. Une découverte que l'histoire de Houston, de ce quartier sorti de nulle part, et des tensions entre blancs et noirs, puis l'arrivée des premiers américains hispaniques et la fissure au sein de cette communauté bien-pensante.  L'auteur décrit avec passion ce quartier, les disparités entre les communautés, l'histoire de la ville. J'ai énormément appris sur Houston, la crise économique et la lutte intestinale entre ces communautés et sur les élections municipales, les jeux de pouvoirs, d'argent et le lobbying. Une plongée assez terrifiante accompagnée d'une enquête sans jamais oublier la victime et où s'inquiète pour la famille de Jay Porter.
Les personnages sont touchants et bien réels, on s'attache à Jay et à sa famille, à ses amis. Un seul bémol, mais il faut en parler : le nombre de personnages - Tant de personnages dont il faut se rappeler le nom et la fonction peuvent faire peur ! Pour ma part, j'ai failli prendre un papier et noter leurs noms. Heureusement, l'action se resserre et le cerveau finit par enregistrer tous les noms, mais je vous préviens, c'est le challenge de ce très bon polar :-)
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Lunabiax
  07 mars 2018
Houston, 1996. La campagne pour les élections municipales bat son plein. Des bénévoles font du porte-à-porte pour rallier les habitants à l'un des deux candidats en lice, Sandy Wolcott, district attorney, et Axel Hathorne, représentant de la communauté afro-américaine, notamment dans le quartier de Pleasantville. C'est justement dans ce quartier qu'Alicia Nowell, 17 ans, disparaît. Malgré les dénégations de Wolcott, il semble que la jeune fille travaillait pour son l'équipe. Jay Porter, un avocat désespéré depuis la mort de sa femme un an plus tôt, qui a représenté les habitants de Pleasantville dans un procès intenté contre une société chimique, se retrouve malgré lui plongé dans cette affaire : en effet, lorsque l'on retrouve le corps d'Alicia, Neal Hathorne, neveu du deuxième candidat et son directeur de campagne, se retrouve accusé du meurtre. Jay, qui comptait petit à petit se retirer des affaires, se voit confier la défense du jeune homme…
Coups bas, manipulations, mensonges, intimidations, ce roman noir nous fait entrer dans un monde glauque où tout est permis, tant l'enjeu est grand – dans la foulée de ces élections municipales se profilent les présidentielles de 2000. le meurtre de la jeune fille est associé à deux autres meurtres perpétrés trois ans plus tôt et qui n'ont jamais été élucidés, et les deux candidats semblent n'avoir aucun scrupule à l'utiliser à leur profit. Jay Porter, qui porte la blessure encore à vif de la perte de sa femme, et tâche d'élever seul ses deux enfants, découvre petit à petit les dessous de la politique locale : avec sa secrétaire qui mitonne des haricots rouges dans le bureau, et l'aide d'une amie journaliste, il mène sa propre enquête. Abandonné par les habitants de Pleasantville qui lui reprochent, bien qu'il ait gagné leur procès, de ne pas s'être suffisamment battu puisqu'ils n'ont pas touché le moindre dollar après le jugement, il s'obstine, au nom d'une probité qui tranche avec le machiavélisme ambiant. Il en devient presque lumineux dans sa recherche de la vérité, qui lui permettra enfin de faire son deuil.
Un roman noir qui emmène le lecteur dans les arcanes du système électoral américain. Leur complexité peut perturber un lecteur français, ainsi que la multitude de personnages secondaires. Une lecture parfois fastidieuse donc, même si j'ai été sensible au personnage de Jay Porter. A signaler, une belle traduction dépouillée d'anglicismes et assez littéraire.
Roman lu dans le cadre du Prix des Lectrices de Elle
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secondo
  07 janvier 2019
Déception et ennui. le livre pourrait être captivant, il est plutôt assommant
PLEASANTVILLE d'Attica LOCKE n'a rien d'une ville plaisante, on y trouve des méchants, des loosers et des adolescentes tuées !
A l'instar du film de Gary Ross voici un petit monde figé, englué, bocalisé où évoluent des personnages qui semblent condamnés à un destin fermé : des « familles noires huppées », des candidats aux élections municipales représentatifs d'une certaine modernité, une femme district attorney, Sandy Walcott, un notable noir, ancien directeur de la police, Axel Hathorne et bien sûr une jeune fille tuée.
On suit l'enquête à travers les yeux de Jay Porter, avocat noir, qui se fait attaquer, voler, bastonner tout au long du récit.
Il y a un suspect que tout semble accuser et des faux-semblants, des belles paroles et des coups bas des deux camps électoraux pour récupérer l'affaire du meurtre.
Pour nous attraper Attica Locke nous abreuve de descriptions vestimentaire jusqu'à la nausée littéraire. On cherche ce que nous apporte qu'untel soit habillé d'« un Levi's taille basse et un tee-shirt BIG EASY BLUES FEST » ou qu'une autre soit « vêtue d'un pantalon marron discret et d'un chemisier à fleurs » mais on s'aperçoit que cela ne nous rapporte rien.
Idem pour des énumérations censées démontrer de façon implacable une thèse avec les très scolaires « primo, secundo, tertio, quarto » qui s'égrènent comme au tribunal mais n'ont ni l'impact ni l'éclat d'une révélation. le coupable sera en fait celui que l'on ne peut pas soupçonner, comme toujours, un lieu commun, sans surprise pour la fin du livre.

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critiques presse (1)
Lexpress   09 mars 2018
Pleasantville, troisième roman d'Attica Locke, est une formidable description de la politique américaine à un moment charnière de son histoire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BazartBazart   23 février 2018
Dix sept, dix huit ans, le monde est encore beau, surtout pour des filles comme celles-là, avec leurs mères et pères qui bordent chaque soir et s'assurent que toutes les portes de la maison ferment à clé. D'après son expérience, ce sont le temps et les circonstances qui vous changent un caractère.
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BazartBazart   23 février 2018
Depuis juin, il y avait eu trois cambriolages dans le coin. Même le siège de campagne du candidat Hathorne, sur Travis Street, avait été visité, et le Chronicle en avait largement profité pour dénoncer l’incapacité manifeste de l’ancien directeur de la police à assurer la sécurité de son propre QG. Le bureau de Jay avait subi le même sort en juillet, quand les voleurs avaient entièrement dégondé la porte de derrière, puis étaient repartis avec une mallette à perceuse Sears, la minitélévision couleur Sony grâce à laquelle Eddie Mae avait suivi le procès O.J. Simpson de bout en bout, enfin un peu de liquide et un bracelet en or. Une semaine plus tard, Jay avait fait installer un système d’alarme. Cette fois, ils avaient dû passer par une fenêtre.
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wentworth23wentworth23   17 avril 2018
Jay avait lui-même décoré la maison vieille de quatre-vingt-sept ans, comme si sa femme pouvait encore passer des après-midi tranquilles sur la véranda qui faisait tout le tour, comme s’ils pouvaient repartir de zéro. Il s’attendait plus ou moins à franchir un jour le portail en fer forgé et à la trouver assise dans le jardin, sur la double balançoire blanche qu’il avait construite de ses mains. Avec ses exigences sans fin et ses demandes d’attention constantes - les poignées de porte manquantes, les ampoules cassées, les sols qu’il avait décapés tout seul -, cette maison lui avait sauvé la vie aux pires moments de l’année passée. Il la remerciait chaque jour de lui avoir mis des outils dans les mains pendant tous ces longs après-midi où il avait laissé son cabinet partir à vau-l’eau
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fannyvincentfannyvincent   17 janvier 2018
Channel 13 et Channel 11 commentaient déjà le duel local, qui plaçait Sandy Wolcott et Axel Hathorne, né à Pleasantville, dans la dernière ligne droite pour briguer le siège du maire le mois prochain, et mettait Houston, Texas, à deux doigts d’avoir son premier maire noir depuis sa fondation cent soixante ans plus tôt.
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ElectraElectra   02 mai 2018
Tout politicien digne de ce nom sait que la route d'une élection passe par Pleasantville
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