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Critiques sur Changement de décor (48)
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latina
  11 juin 2018
Il est bon quelquefois de changer de décor, càd de lieu de vie, et par là –même de vie, même si ce n'est que temporaire. Heu...bon, avons-nous dit ? Peut-être que oui, peut-être que non.
C'est ce qu'ont fait respectivement Philip Swallow et Morris Zapp, deux professeurs de langue et littérature anglaises et américaines, habitant l'un à « Rummidge », ville imaginaire des Midlands, et l'autre sur la côte ouest des USA.
L'échange doit durer 6 mois, et ils partent seuls. Plus de femme, plus d'enfants. Seuls avec leurs rêves et leurs regrets. Seuls face aux tentations. Seuls avec leur caractère modelé par la vie ancienne, face à une nouvelle vie.
Le parallélisme de leur situation est flagrant, et David Lodge s'est bien amusé : les révoltes estudiantines de la fin des années 60, les épouses et leur envie de s'épanouir ailleurs que dans leurs casseroles, les nouveaux collègues et leurs querelles intestines, tout cela formera un bloc face à ces arrivants, bloc auquel ils devront faire face inévitablement.

J'ai dit que Lodge s'était bien amusé, mais moi, je me suis passablement ennuyée. Oui, j'ai ri quelquefois, j'ai souri à plusieurs reprises, là où l'humour anglais a encore frappé. Mais je m'attendais à m'amuser follement, comme dans « Thérapie », par exemple.
Lodge, à certains moments, a changé sa narration, et une des parties se transforme en roman épistolaire. C'est cette partie qui m'a vraiment bien plu, car on pouvait deviner derrière les écrits tous les non-dits. Une autre section du livre recense des extraits de journaux. Bof. Une autre encore est écrite sous forme théâtrale. Mieux.
Mais en général, j'ai été assez déçue.

Je n'ai pas envie de m'appesantir davantage sur un roman qui m'a déjà semblé assez lourd.
Et donc je vais m'empresser, après cette lecture, de changer de décor.
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Fortuna
  21 janvier 2020
Le pari était risqué mais parfaitement tenu ! Deux professeurs d'université, un Anglais, Philip Swallow et un Américain, Morris Zapp, vont pendant six mois faire l'échange de leurs postes… et de fil en aiguille de leurs vies…

Nous sommes en 1969. Morris Zapp est un spécialiste de Jane Austen mais n'a jamais mis les pieds en Angleterre. Homme moderne, divorcé et remarié, père de trois enfants nés de ces deux mariages, il n'hésite pas à s'offrir quelques étudiantes. Sa femme est sur le point de le quitter, raison pour laquelle il accepte ce séjour à l'université de Rummidge dans ce pays pluvieux et conservateur…
Pour Philipp Swallow, homme marié et fidèle, subvenant difficilement aux besoins d'une femme au foyer et de trois jeunes enfants, un séjour à l'université américaine d'Euphoria, dans un pays où la clémence du climat et la liberté des moeurs sont un enchantement, se présente sous les meilleurs auspices. Également professeur de littérature mais sans aucune spécialité ni aucune publication à son actif, il s'apprête à retourner avec plaisir sur les traces de sa jeunesse…

Avec un humour désopilant, David Lodge nous raconte cet échange rocambolesque entre ces deux personnages que tout semble opposer au premier abord, en profitant pour faire une satire comparée des moeurs universitaires. Et si l'Anglais s'adapte vite aux révoltes étudiantes et s'avère beaucoup moins coincé que prévu, l'Américain va remettre de l'ordre à l'université de Rummidge, touchée à son tour par le mouvement de rébellion estudiantin et empêcher une jeune femme d'avoir recours à l'avortement… L'un et l'autre font connaissance de leurs femmes respectives et le glissement se fait peu à peu pour aboutir à une situation inextricable.

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'on ne s'ennuie pas tout au long de cette histoire de destins croisés qui utilise divers styles, romanesque, épistolaire, journalistique, pour terminer en scénario d'un film…qui nous laisse sur la fin.
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GeorgesSmiley
  07 février 2020
Attention, profs en vacances ! Pas en vacances scolaires ou universitaires, tellement banales et si vite revenues qu'on finirait (enfin j'imagine) par s'en lasser. Non, de vraies vacances de six mois, bien dépaysantes, exotiques à souhait puisqu'il s'agit pour Philip Swallow, l'Anglais, de s'en aller enseigner sur la mythique Côte Ouest et pour Morris Zapp, l'Américain, d'aller s'enterrer au coeur des Midlands, dans un de ces échanges universitaires aussi réjouissants que fructueux (au moins pour ceux qui en profitent), grandioses témoignages d'ouverture au monde et de partage d'expérience.
Autant le dire tout de suite, on sort très vite des brochures en papier glacé et de leurs slogans lénifiants pour découvrir les vraies motivations de cet échange d'enseignants en littérature anglaise. David Lodge écrit avec beaucoup d'humour et ses lecteurs en profitent tout au long de ce récit sur lequel l'ombre de Feydeau plane assez fréquemment. Les portes ne claquent pas mais les couples se font, se défont, s'échangent sur un rythme assez soutenu. Tandis que Philip découvre les joies de la révolution sexuelle des seventies et les heurts de la contestation étudiante dans une cité qui ressemble beaucoup à San Francisco, Morris entreprend, à sa façon, de moderniser les pratiques de la grise université de Rummidge où sa grande expérience des conflits estudiantins fait l'admiration et le profit de ses collègues anglais lorsque commencent à déferler sur la sage Angleterre… «les cheveux longs des garçons, les jupes courtes des filles, la promiscuité sexuelle, les Rapports, les crayons à bille - en somme presque tout ce qui constitue le monde moderne. »
Tout cela est fort réjouissant, les situations et les dialogues sont remplis de cet humour pince-sans-rire qui fait une bonne partie du succès des auteurs anglais de ce côté-ci du Channel. On ne s'ennuie jamais et c'est très bien écrit.
Mais il serait regrettable de négliger les apports intellectuels de nos deux professeurs, car, après tout, s'ils échangent leurs postes (et beaucoup d'autres choses), c'est également pour enseigner la littérature. Autant que le lecteur en profite pour enrichir une culture générale déjà conséquente (merci) mais tout de même pas encore encyclopédique.
Prenez Morris, par exemple, grand spécialiste de Jane Austen (il a même caressé un temps l'idée d' « une série de commentaires sur Jane Austen qui prendrait en compte toute la littérature sur le sujet, examinant chaque roman l'un après l'autre et disant absolument tout ce qu'on pouvait en dire…Le but de l'exercice, comme il l'avait souvent expliqué avec toute la patience dont il était capable, était non pas d'aider le lecteur à mieux aimer et à mieux comprendre Jane Austen, encore moins à célébrer la gloire de la romancière elle-même, mais de mettre un terme une fois pour toutes au tas de conneries que l'on pourrait être tenté d'écrire sur le sujet.) »
Il a reculé devant l'ampleur de la tâche d'autant que sa femme, ayant appris qu'il serrait de trop près une de ses étudiantes, s'en était émue (je parle de l'étudiante serrée, pas de Jane Austen), entraînant… des complications… assez chronophages…enfin, vous voyez.
A la réflexion, ça ne doit pas être facile tous les jours d'être un auteur classique… Revenons à la grande Jane Austen, dont Morris est toujours le spécialiste :
« Aux yeux de Morris Zapp… la vie était transparente, la littérature opaque. La vie était composée de choses, la littérature de mots. Avec la vie, il fallait s'en tenir aux apparences…avec la littérature, il ne fallait jamais s'en tenir aux apparences… Cette incapacité à maintenir la vie et la littérature dans deux catégories distinctes conduisait à toutes sortes d'hérésies et d'absurdités : à dire que l'on puisse « aimer » ou « ne pas aimer » certains livres, par exemple, ou à déclarer que l'on préfère tel auteur plutôt que tel autre et toutes ces fariboles qui, comme il ne cessait de le rappeler à ses étudiants, ne présentaient absolument aucun intérêt pour personne, sauf pour eux (parfois, il les scandalisait en déclarant qu'…il trouvait personnellement Jane Austen totalement chiante.) »
Pauvre Jane !
« Tout ce qu'il savait de l'Angleterre… les innombrables repères concrets qui foisonnaient dans le pays et qui constituaient autant de preuves historiques de l'existence des grands auteurs : les registres de baptême, les plaques commémoratives, les faux lits, les cabinets de travail reconstitués, les pierres tombales gravées et tout ce genre de niaiseries. Il y avait au moins une chose qu'il n'allait pas faire pendant qu'il était en Angleterre, c'était aller sur la tombe de Jane Austen.
Il a dû exprimer cette pensée à haute voix, car Mary Makepeace (sa voisine dans l'avion) lui demande soudain si Jane Austen est le nom de son arrière-grand-mère. Il dit que c'est peu probable. »
Cela me fait réaliser avec effroi que j'ignore tout de Jane Austen, mis à part, ce qui me place tout de même nettement au-dessus de Mary Makepeace, le fait qu'elle n'est pas l'arrière-grand-mère de Morris Zapp. Je n'ai rien lu d'elle. Vous pensez qu'il faudrait que je m'y mette ? Je demanderais bien conseil à Zapp pour savoir par où commencer, mais j'ai un peu peur des complications (et aussi de ce qu'il raconte à ses étudiants), alors je compte sur vos suggestions. Quant à ceux d'entre vous qui ne connaitraient pas encore David Lodge, débuter avec ce Changement de décor me semble une excellente et réjouissante idée.
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Pirouette0001
  26 décembre 2015
Un très bon moment de lecture que cet échange d'un professeur d'université anglais contre un homologue américain. La narration se déroule en 1969, c'est parfois un peu daté, mais vraiment plaisant.

Une histoire légère, pétillante et divertissante, qui me donne certainement l'envie de lire les deux autres tomes de la trilogie.
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huberpascale
  27 décembre 2013
Ce livre m'a été conseillé et prêté par un ami comédien qui le porte aux nues. Après l'avoir lu, je comprends bien pourquoi ! C'est une vraie comédie de moeurs burlesque et caustique, très théâtrale par moment. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Charlot et Buster Keaton pendant la scène de poursuite dans le 'paternoster', lorsque le professeur Masters, ancien soldat et grand chasseur de sanglier en Hongrie, poursuit Morris Zapp : "Paralysé par la peur, il laissa passer le huitième, le neuvième, le dixième et le onzième étages, et s'enfonça ensuite dans les limbes, ce fouillis de rouages grinçants et de lumières clignotantes qu'il y avait au sommet de la cage. La cabine dans laquelle il se trouvait fit une embardéede côté et amorça ensuite sa descente....Tandis que Morris était planté là, il vit apparaître devant lui, Masters qui descendait lentement, la tête en bas. Tous les deux se dévisagèrent, complètement médusés, et Morris vit Masters disparaître devant lui." Ce livre est truffé de petits intermèdes décalés résultant de la découverte d'un autre mode de vie par les deux protagonistes principaux, le britannique Philip Swallow, triste professeur de l'université poussiéreuse de Rummidge, et Morris Zapp, éminent professeur de la faculté réputée d'Euphasia, Californie, "où le soleil brille tout le temps". Ces 2 professeurs échangent leurs postes pour 6 mois et nous assistons à la superposition, au mélange de leurs deux mondes, de leurs deux vies "Imaginez, si vous le voulez bien, que chacun de ces deux professeurs de littérature anglaise reste lié à son pays d'origine, à son lieu de travail et à son foyer par un cordon ombilical infiniment élastique, un cordon fait d'émotions, d'attitudes et de valeurs, qui s'étire et s'étire jusqu'à devenir presque invisible, sans jamais atteindre toutefois son point de rupture" Cet échange a lieu en 1969 sur fond de mouvement contestataire étudiant et libération sexuelle et donne lieu à un prévisible quadrille amoureux. C'est un joyeux méli-mélo et différents styles d'écritures se succèdent : les récits entrelacés, une publication de "lettres aux épouses" restées au pays, un chapitre de petites annonces locales, un scénario de cinéma pour le dernier chapitre "Ce que je veux dire, c'est que, mentalement, vous sentez que vous arrivez au dénouement du roman et vous vous y préparez. en lisant, vous êtes bien obligés de constater qu'il ne reste plus qu'une page ou deux dans le livre, et que vous vous apprêtez à le refermer. Dans un film, en revanche, pas moyen de le savoir...." FIN. Pour connaître la suite, rendez-vous 20 ans plus tard dans "un tout petit monde" et "Jeu de société"
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jbicrel
  22 août 2020
Qu'est-ce que cela signifie ? A peine fini un livre sur le changement de moi (L'Homme-dé), voilà que je me

plonge dans un roman Changement de décor ! Deux romans des années 70 et deux auteurs anglophones en plus !

Celui-ci au moins est à la fois divertissant, drôle et enrichissant. Sur un rythme alerte, nous découvrons un sujet aussi sérieux que la comparaison des systèmes universitaires anglais et américains des années 70. En effet, Morris Zapp l'Américain, spécialiste de Jane Austen quitte son université de Plotinus à Esseph pour un échange de six mois avec l'université de Rummidge en Angleterre. Il laisse en suspens la séparation que demandait son épouse Désirée. Philip Swallow l'Anglais est un universitaire a priori moins brillant. C'est lui qui prendra un poste à Plotinus pendant six mois, laissant le soin à son épouse, Hilary, de s'occuper de leurs enfants. le premier chapitre peut sembler un peu long, les deux protagonistes sont en avion et se dirigent en sens inverse. Déjà, pourtant, une surprise de taille : Morris Zapp réalise soudain que dans son avion, il est le seul homme ! L'explication ne tarde pas : aux Etats-Unis, l'avortement est à cette époque interdit alors qu'il est légal en Angleterre. Toutefois l'expérience des deux protagonistes révèlera ensuite à quel point l'Angleterre est restée traditionnelle et conservatrice alors que les USA sont en perpétuelle ébullition. A la fin du roman, Philip et Hilary, Morris et Désirée se retrouvent en Amérique : il s'agit de décider qui vivra où et avec qui !

La comparaison des deux décors est saisissante :

"Lorsqu'il tirait les rideaux de sa salle de séjour tous les matins, le panorama remplissait tout le cadre de sa baie vitrée comme par l'un de ces tours de force[2] que réservait le Cinérama à ses débuts. Au premier plan, à sa droite et à sa gauche, les maisons et les jardins des professeurs les plus riches d'Euphoria s'accrochaient avec pittoresque aux flancs des collines de Plotinus. Juste en dessous de lui, là où les collines plus basses descendaient en gradins jusqu'aux rives de la Baie, s'étalait le campus avec ses bâtiments blancs et ses allées boisées, son campanile et sa plaza, ses amphithéâtres, ses stades et ses laboratoires, bordé tout autour par les rues rectilignes du centre ville de Plotinus. La Baie remplissait le panorama au milieu, s'étendant à perte de vue de chaque côté ; l'oeil était entraîné naturellement dans un mouvement semi-circulaire qui balayait tout le paysage : il suivait l'Autoroute de la Côte toujours très encombrée, s'écartait et traversait la Baie en suivant le long Pont d'Esseph (seize kilomètres d'un péage à l'autre), avant d'atteindre la masse impressionnante de la ville, avec la ligne sombre des gratte-ciel du centre ville qui se détachaient contre les collines résidentielles toutes blanches, et de là il franchissait la Porte du Pacifique, épousant les courbes gracieuses du pont suspendu de l'Arche d'Argent, pour retomber sur les pentes vertes du Comté de Miranda, célèbre pour ses forêts de séquoias et sa côte spectaculaire. Même très tôt le matin, ce vaste panorama était sillonné par tous les moyens de transports connus – bateaux, yachts, voitures, camions, trains, avions, hélicoptères et hovercrafts – qui se déplaçaient tous en même temps, ce qui rappelait à Philip la couverture somptueusement illustrée d'un livre, Les Merveilles du transport moderne à l'usage des petits garçons, qu'il avait reçu pour son dixième anniversaire.

[...] Morris Zapp était, quant à lui, infiniment moins séduit par sa vue – une longue enfilade de jardinets humides, de cabanes pourrissantes, de linge dégoulinant, d'énormes arbres disgracieux, de toits crasseux, de cheminées d'usines et de flèches d'églises – mais il avait très vite abandonné ce critère lorsqu'il s'était mis à chercher un meublé à Rummidge. On pouvait s'estimer heureux, comme il l'avait très vite compris, si on réussissait à trouver un logement qui voulût bien se maintenir à une température adaptée à l'organisme humain, qui offrît tous les conforts les plus élémentaires de la vie civilisée, et qui ne vous donnât pas envie de vomir au premier coup d'oeil avec les couleurs et les motifs bigarrés de la tapisserie. Il avait envisagé un moment de vivre à l'hôtel, mais les hôtels autour du campus étaient encore pires, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, que les maisons privées. Finalement, il avait pris un appartement au dernier étage d'une immense maison ancienne qui appartenait à un médecin irlandais et à sa nombreuse famille."
Lien : http://www.lirelire.net/2020..
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Vermeer
  13 novembre 2015
Avec David Lodge, on est sûr de passer un bon moment et de beaucoup rire (même s'il se répète un peu dans ses différents romans). Thèmes de prédilection : le microcosme universitaire, des intellectuels centrés sur eux-mêmes persuadés d'être indispensables et les Catholiques : ici les deux thèmes se rejoignent, les psys.
Fin années 1960 : deux professeurs aussi dissemblables que possible échangent leurs postes pour six mois. L'un est un dragueur impénitent, brillant, spécialiste de Jane Austen exerçant dans une Californie en pleine effervescence. L'autre exerce dans la triste région industrielle des Midlands en Angleterre, région beaucoup moins libérée que la Californie de l'époque, marié, catholique, coincé, terrifié à l'idée d'agrandir encore sa famille et qui n'a jamais rien publié.
Beaucoup d'humour, quiproquos, situations cocasses.
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Polars_urbains
  11 juillet 2018
Du danger des échanges académiques ou comment deux universitaires que tout oppose (un Anglais conventionnel et conformiste et un Américain qui n'est ni l'autre) acceptent de passer six mois dans l'université de l'autre. Echanges de postes entre ce qui pourrait être Birmingham (il y a mieux) et ce qui est certainement Berkeley (pas mal)… Echanges de postes, de lieux de résidence et plus si affinités.

On peut trouver cela un peu vieilli mais il faut oublier le temps présent et replacer Changement de décor (publié en 1975) dans les années soixante : révolution sexuelle, campagnes contre la guerre du Viet Nam, fumette généralisée et sit-in sur les campus… Un peu daté certes, mais on lit bien encore Dickens. D'ailleurs le sous-titre du roman « A tale of two campuses » fait directement référence à « A tale of two cities ». Mais l'humour cynique de David Lodge est toujours là et la critique (gentille) des universitaires reste encore d'actualité. Bonne lecture de vacances.
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motspourmots
  20 juillet 2014
David Lodge s'amuse beaucoup à plonger ses personnages d'universitaires britanniques dans des situations susceptibles de les déstabiliser. Cette fois, il décide de confronter universitaires britanniques et américains ; via un programme d'échanges entre universités, Morris Zapp l'américain spécialiste de Jane Austen et Philip Swallow l'anglais professeur émérite d'une université des Midlands échangent leurs postes pendant six mois. Forcément, tout ceci ne se fera pas sans quelques dégâts... Un délice pour le lecteur !
Lien : http://motspourmots.over-blo..
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Christophe_bj
  09 février 2020
Savoureux et délectable. Quel humour ! Et quelle subtilité dans l'association de la critique à la fiction. Un de ses meilleurs.
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