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Suzanne V. Mayoux (Traducteur)
EAN : 9782743616199
521 pages
Éditeur : Payot et Rivages (03/01/2007)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 156 notes)
Résumé :
Dans son dernier roman, Pensées secrètes, l’écrivain Henry James apparaissait en filigrane. Dans celui-ci, il se tient au centre de la scène. L’histoire commence en décembre 1915, alors que Henry James meurt entouré de ses proches et de ses domestiques - puis recule pour lever le rideau sur les années 1880. Apparaissent alors George du Maurier, l’ami cher, artiste et illustrateur de métier et Constance Fenimore Woolson, écrivain américain avec qui James entretient d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  08 janvier 2015
Bien qu'étant un lecteur fidèle de David Lodge, il m'a fallu faire une pause au début, car le sujet était trop rébarbatif : une bibliographie d'un auteur qui ne m'était pas connu. Car .
Pourtant un peu à la fois, grâce au style et à l'estime que David Lodge porte à Henry James, le roman bibliographique devient passionnant. .
David Lodge romance les pensées d' Henri James qui a envie de reconnaissance, mais qui ne veut pas relâcher ses ambitions littéraires. le mal être Henry James rend le roman captivant
Ce roman m'a fait découvrir aussi :
• le monde des écrivains de la fin du XIXème siècle , Henry James rencontre Daudet, H.G.Wells… c'est intéressant de connaître les différents points de vue , et leurs jugements sur les uns, les autres
• Les moeurs de son entourage : ils sont toujours en train de voyager, ils ne sont pas sédentaires.
L'humour de David Lodge se retrouve aussi dans le prologue , à ne pas louper !
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nougat65
  20 octobre 2011
Un vrai coup de coeur ! C'est brillant, subtil, très bien écrit, littéraire sans être rébarbatif. La description des personnages et de leurs sentiments est époustouflante. David Lodge a trouvé un style d'écriture très proche des romans du XIXe siècle (descriptions très fouillées, psychologie des personnages...) tout en restant très moderne dans le rythme. Ce roman renferme en lui plusieurs dizaines de romans potentiels : quelle imagination ! quel talent !
Juste après cette lecture, je me suis plongée dans un autre roman de David Lodge "la vie en sourdine", quelle surprise de découvrir qu'un même auteur peut écrire de façon si différente en passant d'un roman à un autre ! Un vrai grand écart.
Bravo et chapeau bas pour cette leçon de littérature Monsieur Lodge : du grand art !
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moussk12
  05 février 2016
Après avoir été vraiment enchantée par ma première lecture de David Lodge, avec "La vie en sourdine", puis avoir été déçue par son livre "Un tout petit monde" (voir mes critiques), je n'ai pas voulu rester sur une note négative. Et je peux dire que je suis réconciliée avec l'écrivain et son "L'Auteur ! L'Auteur !"
Tout d'abord, parce que c'est de la belle littérature et tout à fait accessible. David Lodge est un homme des belles lettres.
Ensuite, pour m'avoir fait connaître Henry James, écrivain et personnage que l'auteur décrit, (et c'est comme cela que je l'ai ressenti), comme un homme bon, d'une élégance et d'un raffinement très "british".
C'était un écrivain d'un professionnalisme hors pair, toute sa vie à la recherche de la perfection, n'hésitant pas à se remettre en question et apprenant après chaque déboire, à se relever, à tirer une leçon de ses échecs.
Henry James était d'une culture artistiques plus que développée. Cet homme, que l'on pourrait aisément qualifier de rigide, à la fois dans sa conduite et dans la ligne de vie toujours axée sur sa profession d'écrivain, a eu pourtant de très nombreux amis, de vrais amis.
L'un d'eux, le peintre-dessinateur Du Maurier, fut le plus proche. Son personnage d'une nature joviale et d'un caractère sympathique a apporté la touche d'humour à ce livre.
Enfin, pour m'avoir fait découvrir le monde du théâtre, un peu du côté des coulisses, beaucoup du côté de l'auteur d'une pièce de théâtre et de toutes les contraintes auxquelles il est lié, aussi du côté de la direction d'un théâtre, des risques à prendre ou à refuser, des implications; enfin, du côté des critiques et de leur immense force de persuasion.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai énormément apprécié et je le recommande vivement.
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andras
  17 mars 2016
"L'auteur ! L'auteur !" sont les cris que poussent les spectateurs de la "première" d'une pièce de théâtre pour réclamer que l'auteur vienne saluer et ainsi l'acclamer ... s'ils ont trouvé la pièce à leur goût. C'était du moins la tradition sur les scènes anglaises à l'époque de Henry James, c'est-à-dire l'époque victorienne (fin du XIXe et début du XXe). David Lodge livre ici un roman très documenté sur cet écrivain d'origine américaine mais ayant adopté l'Angleterre comme lieu de résidence, vivant aussi parfois en France ou en Italie. Lodge s'attache ici à la période de la vie d'HJ où celui-ci, voyant la critique et plus encore le public bouder ses romans décide de relancer sa carrière en écrivant pour le théâtre. Ce fut finalement un désastre et HJ au bout de quelques années dut renoncer à ses prétentions de devenir un auteur dramatique et revint au roman.
On aura du mal à retrouver ici le ton satirique, voire sarcastique que Lodge utilise habituellement pour nous conter les moeurs du "petit monde" de l'Université de Rummidge. Ici, le ton est plus sérieux, plus respectueux et on aurait peut-être aimé parfois retrouver un peu plus d'impertinence sous la plume de Lodge. Est-ce un effet de contagion du style jamesien ? Lodge reste néanmoins un admirable peintre des habitudes, travers, hésitations, ambitions et autres remords de ses personnages, et son habileté romanesque sait aussi ménager le suspens et tenir le lecteur en haleine alors même que l'on connait le dénouement de la pièce.
J'ai pris un grand plaisir à lire ce livre et à découvrir cet univers "jamesien" (qui n'est pas sans rappeler l'univers proustien) que je connaissais pas. Au delà de la peinture très réaliste d'une époque, au delà des rencontres parfois surprenantes de personnages tels que Oscar Wilde, George Bernard Shaw, Georges du Maurier (l'ami le plus proche d'Henry, peintre et romancier, et grand-père de Daphne, l'auteur de "Rebecca"), et aussi une petite fille avec son landau dont je ne dévoile pas ici le nom (c'est un clin d'oeil que se permet l'auteur), ce livre nous fait partager l'intimité d'un écrivain, de ses espoirs et de ses désillusions et nous donne ainsi quelques éléments de réponses à la fameuse question "Qu'est-ce que la littérature ?".
A la fin du livre, David Lodge nous livre ses sources et l'on est étonné de constater que très peu de choses ont été inventées par l'auteur. Un tour de force (ou d'écrou ?) qui nous donne presqu'envie de crier : "L'auteur ! L'auteur !".
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sweetie
  11 février 2016
On sent dans cette biographie romancée de l'écrivain Henry James tout l'amour et le respect de l'auteur, David Lodge envers son sujet. Particulièrement dans des pages touchantes dans lesquelles Lodge souhaite rassurer James sur son lit de mort de la pérennité de son oeuvre. le vieux dandy, comme le surnommait affectueusement son valet de chambre, se désolait que ses livres n'atteignent pas les ventes souhaitées comparativement à ceux de son cercle d'amis écrivains. Ses pièces de théâtre ont connu une vie difficile et ses romans, d'une écriture hermétique et contournée, ont connu un semblable sort de son vivant. Ce qui m'incite à retourner voir ses écrits, que j'ai tenté de lire trop jeune et qui maintenant, à la lumière de cette biographie, me seraient peut-être plus abordables.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
pdemweb1pdemweb1   23 décembre 2014
Ils offraient matière à s’émerveiller, ces romans, car ils possédaient aucune espèce de saveur distinctive. Henry les assimilait dans son esprit à des tasses de thé versé d'une théière où l'on avait par inadvertance omis de mettre des feuilles de thé, et servies à des personnes qui étaient trop polies pour se permettre une remarque, ou en réalité qui n'aimaient pas le thé. La théière et les tasses étaient d'un modèle irréprochable, l'eau avait la température parfaite, et coulait librement du bec de la théière, mais le breuvage était absolument incolore et insipide. C'étaient des romans faits pour ceux qui aimaient en avoir toujours un sous la main , mais n'avaient guère le goût de la lecture en soi. On pouvait les refermer aussi facilement qu'on les ouvrait, et cinq minutes après en avoir fini un, on ne se souvenait pas d'un traite mot. bien entendu il n'avait jamais communiqué cette opinion à Norris.
page 406
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KichigaiKichigai   01 juin 2016
Dans sa pratique de romancier et nouvelliste, Henry avait
acquis la ferme conviction que pour l'expressivité et la vraisem-
blance, un point de vue restreint était préférable. Selon lui, dans
les récits de fiction, l'auteur devait représenter la vie comme elle
était perçue dans la réalité par une conscience individuelle, avec
toutes les lacune, les énigmes et les interprétations erronées
qu'une telle perception entraînait indubitablement ; et si cette
fonction était répartie entre plusieurs personnages au fil d'un
roman, il fallait qu'elle passât de l'un à l'autre, comme le
« témoin » dans une course de relais, avec une certaine régularité
planifiée. L'antithèse trouvait un bon exemple dans «Trilby», où le
narrateur-auteur, la manière de Thackeray, sortait ses pantins
de la boîte, les mettait en mouvement, vous disait en confidence
de sa propre vois réfléchie que qu'ils étaient en train de penser au
juste à n'importe quel moment et leur distribuait de bonnes ou
mauvaises notes pour leurs mobiles, afin de parer au moindre
danger que le lecteur e à fournir lui même un effort d'interpré-
tation.

Les deux premières lignes du chapitre 2 de la Troisième partie, p. 249.
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awalooawaloo   09 novembre 2013
Norris pondait ces livres au rythme d'un ou parfois deux par an, en trois volumes qui ne comptaient pas trop de mots à la page, parfaitement ajustés au système des bibliothèques de prêt qui constituaient son principal marché. Ils offraient matière à s'émerveiller, ces romans, car ils ne possédaient aucune espèce de saveur distinctive. Henry les assimilait dans son esprit à des tasses de thé versé d'une théière où on avait, par inadvertance omis de mettre les feuilles de thé, et servies à des personnes qui étaient trop polies pour se permettre une remarque, ou en réalité n'aimaient pas le thé. La théière et les tasses étaient d'un modèle irréprochable, l'eau avait la température parfaite et coulait librement du bec de la théière, mais le breuvage était absolument incolore et insipide. C'étaient des romans faits pour ceux qui aimaient en avoir toujours un sous la main, mais n'avaient guère le goût de la lecture en soi. On pouvait les refermer aussi facilement qu'on les ouvrait et, cinq minutes après en avoir fini un, on ne se souvenait pas d'un traître mot. (406)
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sweetiesweetie   11 février 2016
Quelque chose était arrivé à la culture du monde anglophone durant ces dernières décennies, un glissement sismique, énorme, provoqué par diverses causes convergentes - la généralisation et l'appauvrissement de la capacité de lire, l'effet niveleur de la démocratie, l'énergie conquérante du capitalisme, l'altération des valeurs par le journalisme et la réclame - qui rendaient impossible qu'un praticien de l'art de la fiction atteignît en même temps à l'excellence et à la popularité, ce qu'avaient fait à la fleur de l'âge Scott et Balzac, Dickens et George Eliot.
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moussk12moussk12   05 février 2016
- Non, je n'ai jamais été athée, dit Du Maurier. Je suis ce que Huxley nomme un "agnostique", un terme très utile. J'ignore s'il y a un Etre Suprême, mais s'il y en a un je suis sûr qu'Il - ou plutôt Cela - n'a rien à voir avec l'irascible vieillard à barbe blanche qu'à l'école on nous enseignait à redouter, ni avec son fils sans humour.
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Quels sont les trois livres que vous emporteriez sur une île déserte? Réponse en image du romancier britannique, David Lodge, qui publie "la Vie en sourdine".
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