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ISBN : 2365771785
Éditeur : Urban Comics Editions (04/01/2013)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 124 notes)
Résumé :
Quand Jeph Loeb et Tim Sale sont en duo, le moindre album devient un chef-d’oeuvre, nous citerons par exemple Daredevil : Jaune ou Spider-Man : Bleu. Mais le joyau de leur couronne est sans aucun doute la saga Un Long Halloween, considérée encore aujourd’hui comme l’une des plus belles aventures de Batman. Batman se lance dans une enquête passionnante truffée de rebondissements…

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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  23 janvier 2013
Au hasard des rayons de mon bouquiniste préféré, j'ai eu le plaisir (la chance, l'honneur, l'ultime occasion, que dis-je ? la vaine incroyable !) de tomber (sans me faire trop mal) sur un exemplaire d'Un Long Halloween, grandissime saga de Batman des maîtres Jeph Loeb et Tim Sale, nouvellement rééditée il y a moins de deux semaines. Qui oserait passer devant une occasion en état neuf allégée d'un tiers de son prix original ? Pas moi en tout cas, et j'ai donc tout naturellement cédé aux sirènes de cette histoire que j'espérais lire depuis longtemps.
D'abord, parlons continuité : Un Long Halloween se déroule quelques mois après Batman : Année Un (Year One, le récit fondateur de Frank Miller) où Batman apprenait patiemment les premières ficelles du métier de super-héros attaché à sa Gotham chérie. Avec Un Long Halloween, Bruce Wayne passe à l'échelon supérieur et se voit confronter à un vrai adversaire coriace et mystérieux comme seule Gotham sait les engendrer. Un mystérieux vilain, une mafia omniprésente et un triangle justicier ambigu entre Batman/Bruce Wayne, le capitaine Gordon et celui qui est sûrement le vrai personnage principal ici, le procureur général Harvey Dent : voilà bien une affiche de choc pour une histoire qui ne l'est pas moins. Elle tourne autour d'un tueur en série qui agit uniquement les jours de fête, d'où son nom « Holiday ». Ses exactions sont à l'origine de ce « Long Halloween », car ici Halloween dure un an. Jeph Loeb se permet de faire intervenir tout au long de cette année la plupart des adversaires habituels de Batman, qui sont souvent bien amenés (notamment Poison Ivy, mais j'ai plus de doute sur le Joker, personnellement). le plus énorme, dans l'histoire, est que Jeph Loeb n'a fait qu'une seule et obscure mini-série avant d'attaquer ce pavé sur Batman ! le résultat n'en est que plus appréciable, car on s'attache à cette enquête comme au meilleur polar qui soit : une ambiance sombre, des fausses pistes dans tous les coins, une résolution douteuse… on peut dire que l'intrigue est menée de mains de maître !
Du point de vue graphique également, ce volume nous offre de l'exceptionnel. Même si certains visages peuvent rebuter au départ, on s'habitue vite et la star qu'est Batman nous apparaît parfaitement dessinée, tel un mastodonte technique et musculeux, une merveille de stature que Tim Sale se fait un plaisir de mettre en mouvement. Je dirais même qu'avec l'onirisme latent qu'il met en valeur, les traits volent et flirtent avec les contours des cases, on a l'impression de lire dans un fumoir, et puis au détour d'une planche ahurissante, Tim Sale nous balance des cases tape-à-l'oeil d'une clarté exceptionnelle (où la relation tendancieuse entre Bruce Wayne et Selina Kyle, entre Batman et Catwoman, est une bonne opportunité pour faire ressortir couleurs et voluptés). Cette dualité graphique renvoie vraisemblablement à la nature de Gotham : à la fois sombre et pleine de vie. C'est enfin le fort jeu sur les ombres qui m'impressionne le plus ici, ce procédé nous dépeint Gotham en creux d'une manière assez troublante et demande au lecteur de scruter chaque détail, chaque coin de case, car tout est et devient important. Une étape-clé dans le graphisme de Batman donc.
Saluons une énième fois le travail d'Urban Comics, qui (au grand dam de certains) réédite une saga primordiale dans l'univers Batman peu de temps après l'édition de Panini. Or, première surprise, quand on ouvre ce magnifique objet : une double interview, plutôt rapide mais très instructive, de Christopher Nolan et David S. Goyer ! Déjà, pour la lien privilégié avec la trilogie du Dark Knight par Nolan, on est servi. Déjà, ce serait pas mal comme bonus, mais rendez-vous à la fin du volume pour découvrir une bien plus longue interview croisée entre le scénariste, le dessinateur et le lettreur ! le tout s'agrémente d'une multitude de croquis sur la recherche des personnages et sur les possibles couvertures, ce qui rend cette édition d'autant plus exceptionnelle !
Bref, Urban Comics ne s'est pas foutu de nous, a bien fait de rééditer cette merveille parmi les aventures de Batman et en plus, personnellement, au prix où je l'ai eu, je suis aux anges !
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Hugo
  12 juillet 2013
Libraire : Tu peux taper ton code Hugo…
Moi : Aieuuuuuuuuuhhhhh
Libraire : Merci Hugo, tu es un grand homme, les temps sont durs et tu achètes tes bouquins chez moi, tu es un héros… (Un truc dans ce genre là, ça se joue à quelques mots)
Moi : Genre BATMAN… Je hoche la tête façon beau brun ténébreux les yeux plein d'étoiles (en fait je suis blond à lunettes, ça se joue à rien, seulement quelques gênes tout minus, alors on ne va pas chipoter)
Donc je hoche la tête, mais discretos je me touche les fesses, car il arrive que mon trou de balle imite le trou de mon compte en banque… aieuhhhhhhhhhhhhh !
Je n'ai pas d'expérience dans le comic, je radote que ça coute une blinde parce que je suis un français qui râle tout le temps, d'ailleurs je m'agace tout seul c'est dire…
Pour être honnête Je ne m'attendais pas à un si bel ouvrage, il est épais, la couverture est magnifique les couleurs, les dessins les dialogues sont juste « batmantesque ». le super-héros face à ses démons, ses souffrances, ses sentiments, ses valeurs, la profondeur donnée à tous les personnages frise le génie scénaristique et artistique. L'enquête tient la route, les méchants sont tous présents pour notre plus grand plaisir.
D'ailleurs Nolan s'est inspiré de cette série pour sa trilogie cinématographique dont je suis, je vous le donne en mille un grand fan.
Il nous livre une petite interview sympatoche au tout début.
Les petits bonus en fin d'ouvrage sont un petit plus.
Batman reste mon chouchou, bien avant « Nolan » et « Christian bale », peut-être grâce à « Burton », mais n'allez surtout pas répéter tout ça à Superman…
Cat-Choupette aussi elle est fan, mais de moi : Tu viens te coucher mon batmounet
Bat-Hugo : Behhhhhh, ce n'est pas l'heure de dormir ma minounette
Cat-Choupette : Rrrrrrrrrrrrrrrr Miaouhhhhhhhhhhhh
Je ne résiste jamais à l'appel d'une chatte...
A plus les …
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garrytopper9
  27 juillet 2015
Sans doute l'un des meilleurs récits de Batman. L'histoire se déroule sur une année, découpée en douze chapitre, un chapitre par mois et nous suivons un tueur en série qui frappe toujours à une date bien précise. Halloween, la Saint Valentin etc…
C'est l'occasion de découvrir Batman, Gordon et Harvey Dent qui essaient, chacun à leur manière d'attraper le coupable. Honnêtement, on pourrais sortir cette histoire de l'univers de Batman, tant c'est construit comme un polar. Ici pas de super pouvoirs, juste des familles mafieuses, des jeux de pouvoirs, de la corruption, des enjeux politiques et sociaux, bref, l'univers de Batman tel qu'on l'aime.
Pour ceux qui on vu la trilogie de Nolan, on voit clairement qu'il s'est inspiré de ce long Halloween pour son deuxième volet « The Dark Knight » et on se rend compte de la qualité de son film tant il adapte parfaitement les gros événements narrés dans ce récit.
Je l'ai lu en une après midi et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, tout est parfait. La narration, les dessins, la découpe des cases. C'est un Must-have que tout fan de Bat-man se doit de posséder ou d'avoir lu au moins une fois.
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Louis_LUCAS
  05 novembre 2016
"Un long halloween" est une série de treize comics que l'on doit à la paire Tim Sale (Dessin) / Jeph Loeb (Scénario). Débutée en 1996, les épisodes de la mini-série ont été rapidement réunis dans une anthologie qui a fait l'objet de plusieurs rééditions de la part de Panini Comics. Rien de surprenant lorsque l'on réussit le tour de force de renouveler graphiquement un univers pourtant déjà touché par la grâce de "sculpteurs" de génies - Frank Miller pour ne citer que lui - tout en convoquant tous les éléments constitutifs de Batman.
La première chose en effet qui marque lorsqu'on entame la lecture de cette intégrale, c'est l'identité graphique de l'objet et le coup de crayon de Tim Sale. le dessinateur emprunte au surréalisme les traits des personnages et au roman noir ces regards appuyés, ce Gotham pictural gangrené par une engeance pestilentielle que l'homme chauve-souris entend bien faire disparaître. Afin de rendre justice aux incertitudes du héros et à la complexité de la lutte dans laquelle il jette toutes ses forces, Tim Sale se permet de sortir, au sens propre comme au sens figuré, du cadre habituel du découpage et offre des planches vouées à la postérité. Si le noir et blanc sert avant tout à mettre l'accent sur les exactions de Holiday, il forme de temps à autre une dualité avec la couleur le temps de quelques cases décisives pour l'intrigue. Rien de classique, que du vent frais, le nombre de cases par pages varie au gré de l'inspiration du dessinateur mais aussi des besoins de l'histoire.
Le scénario de Jeph Loeb n'est, quant à lui, pas en reste et tient la dragée haute avec cette histoire de tueur qui s'en prend à la pègre locale et n'agit que lors de fêtes (Halloween, Fête des mères, Thanksgiving, Noël, ...). Si l'enquête autour de l'identité de ce mystérieux tueur s'étire avec intérêt au cours des treize chapitre avec une liste de suspects évolutive (Bruce Wayne, Catwoman ...), "Un long halloween" s'intéresse tout particulièrement à Harvey Dent et introduit celui qui deviendra le redoutable Double-Face alors qu'il est encore Procureur. Si l'ensemble du bestiaire Batman - Enigma, le Joker, L'épouvantail - viennent jouer les trouble-fêtes, c'est véritablement Harvey Dent qui demeure au coeur des préoccupations de Bruce Wayne et de son alter-égo justicier.
Si les grandes lignes de l'histoire sont connues de quiconque connaît un tant soit peu l'univers de Gotham City, les auteurs se plaisent à suggérer la prochaine métamorphose du Procureur avec d'habiles jeux d'ombre au niveau de son visage, un procédé chargé symboliquement que les créateurs de la série-tv "Dexter" reprendront régulièrement. L'idéalisme de Dent, son combat acharné contre la pègre mais également sa lente transformation avant l'événement catalyseur qui le fera définitivement basculer, rien n'est laissé au hasard pour restituer la complexité de ce "supervillain" qui figure parmi les plus fascinants ennemis de Batman.
Si les éditeurs n'avaient pas eu la bonne, que dis-je, l'excellente idée d'inclure en prélude une interview de Christopher Nolan et de son scénariste David S. Goyer qui vantent la qualité de ce comics et l'influence qu'il a eu sur les deux premiers films de la trilogie Nolan, je me serais jeté à corps perdus dans un décryptage en règle des deux supports pour témoigner de l'inspiration que l'un a eu sur l'autre mais la courte interview - accessible sur le web - suffit amplement.
Je me contenterai donc d'évoquer, sans rien révéler, le chapitre final de "Un long halloween", conclusion idéale de cette mini-série qui s'offre un casting à faire pâlir de jalousie celui du film "Suicide squad". Un dénouement logique, loin du happy-end mais qui clôt avec maestria cette mini-série sombre et graphiquement irréprochable.
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Presence
  31 mars 2015
Pour pouvoir pleinement apprécier cette histoire, il faut mieux avoir déjà lu Batman année un. Jeph Loeb part de cette version des débuts de Batman pour élaborer l'impact de Batman sur l'équilibre des pouvoirs dans Gotham. Il utilise donc les personnages introduits dans "Year One".
L'apparition de Batman dans Gotham remet en cause la mainmise de la famille Falcone sur la pègre, la police et les politiques. Dans le sillage de Batman surgissent des individus fortement dérangés tels que Catwoman qui a défiguré Carmine Falcone, Joker qui semble mû par une folie meurtrière sans raison, Solomon Grundy (une force de la nature), Scarecrow (un homme qui joue sur la peur) et Riddler (???). Au milieu de ces alliances changeantes et des règlements de compte qui en découlent, un tueur sévit dans Gotham abattant une victime à chaques vacances ou jour férié. de son coté, Bruce Wayne tâtonne encore pour parfaire ses méthodes de travail, ce qui le pousse à s'allier avec Harvey Dent et avec James Gordon. Par contre, il n'arrive pas à choisir quelle attitude adopter vis à vis de Selina Kyle.
Jeph Loeb et Tim Sale avaient déjà collaboré ensemble sur le personnage de Bataman pour trois histoires courtes se déroulant à Halloween ("Des ombres dans la nuit") avec un résultat très convaincant. À la demande d'Archie Goodwin, ils reviennent pour cette histoire qui sera suivi par Amère victoire, puis par l'épilogue consacré à Catwoman dans "Catwoman à Rome" (et bien d'autres pour Marvel). Jeph Loeb entremêle habilement l'héritage de Frank Miller, avec une histoire de gangsters, avec le tissage des premières relations entre les personnages principaux de l'univers de Batman, avec une vraie enquête pour savoir qui est le meurtrier, avec des réflexions sur l'apparition de personnages costumés à moitié (ou complètement) fous dans une ville corrompue. Et il a conçu son histoire en ayant en tête les points forts de Tim Sale.
Ce dernier utilise un style qui repose sur de grandes cases (donc peu de cases par page), de gros aplats de noir, des visages qu'il caricature pour les tirer vers le symbolisme, des exagérations physiques qui font ressortir l'aspect d'icones des héros et des criminels. Pour autant son sens de la composition lui permet de capter le mouvement et de s'inscrire dans un art vraiment séquentiel, même à 3 cases par pages. Et Jeph Loeb lui laisse de nombreuses pages pour mettre en valeur ses illustrations.
C'est tout à l'honneur de Loeb et de Sale qu'ils arrivent à amalgamer les différentes composantes de leur histoire pour aboutir à un tout cohérent (un petit peu long à mon goût, je préfère "Amère victoire" dont le rythme est mieux maîtrisé) qui renouvelle intelligemment les histoires de flics et voyous en intégrant harmonieusement des personnages costumés pas si facile que ça à rendre crédibles. Cerise sur le gâteau : Bruce Wayne brille de mille feux dans des scènes le mettant en lumière en tant que Batman, en tant que membre de la haute société, en tant que détective..., sans pour autant en faire un violent psychopathe.
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critiques presse (3)
BullesEtOnomatopees   14 février 2013
Récit très accessible au néophyte [...] Un Long Halloween est considéré comme un classique, une réputation amplement justifiée. [...] Un récit qui plaira à la fois aux fans du justicier, et à ceux qui le découvrent.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
ActuaBD   28 janvier 2013
Un classique indémodable du comic-book de super-héros.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
ActuaBD   19 septembre 2011
Certes, Jeph Loeb utilise quelques facilitées scénaristiques pour faire venir quasiment tous les méchants du détective masqué dans cette histoire. Certes, l’intrigue n’est pas indécelable. Pourtant, cet album reste passionnant et bien au-dessus de la moyenne.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   30 janvier 2013
Quelle heure est-il quand Batman trouve votre planque ?
L’heure d’en trouver une nouvelle.

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Dionysos89Dionysos89   20 janvier 2013
Quel est le chapeau préféré de Batman ?
Le sombre-héros.

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Dionysos89Dionysos89   17 janvier 2013
Cette ville est trop petite pour deux tueurs cinglés.

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garrytopper9garrytopper9   27 juillet 2015
On n’est jamais plus fort que lorsque l’ennemi nous croit faible.
Commenter  J’apprécie          140
Dionysos89Dionysos89   08 février 2013
La justice n’a pas de calendrier.

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