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ISBN : 2081278308
Éditeur : Flammarion (12/10/2011)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 402 notes)
Résumé :
"Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes..."
Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires.
L'Apothicaire, poursuivi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (109) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
13 août 2017
Andreas Saint-Loup, orphelin abandonné à la porte de l'église étant bébé est aujourd'hui, l'un des apothicaires les plus courus de Paris. Un matin, il se réveille comme tous les jours, mais descendant les escaliers de sa demeure remarque une porte dont il n'avait pas le souvenir... Cet élément étrange l'interpelle et son personnel de maison semble également découvrir cette porte. Autre fait étrange, un portrait de lui semble caduc avec l'arrière-fond représentant une personne posant à ses côtés complètement effacé.
Comble de l'étrange, des hommes du roi souhaitent l'arrêter pour d'étranges raisons, n'hésitant pas à faire appel à l'Inquisiteur de Paris pour l'atteindre. Pour corser le tout, la mort rôde autour d'Andréas sous les traits d'un mystérieux duo de cavaliers noirs... n'hésitant pas à assassiner tous ceux se mettant entre leur dessein et eux....
Andreas accompagné de son nouvel apprenti, Robin et d'une femme de petite vertu, Magdala vont devoir mener une quête afin de comprendre d'une part cette débauche de moyen afin de le tuer, mais également résoudre le mystère du tableau et de la pièce inconnue. Un voyage des plus incroyable sur le chemin de Compostelle où ils rencontreront Aalis, jeune fille qui elle aussi s'est fixé un but.
Nos amis découvriront au cours de leurs périples les dangers des routes, la faim, la peur, la sensation d'être du gibier avec tous leurs poursuivants à leur trousse. Un voyage incroyable digne d'Ulysse dans L Histoire et le Mystère.

Quel plaisir ce livre ! 🤗 Un roman historique incroyable avec d'une part une intrigue complexe et prenante, des personnages sympathiques à l'humour piquante ; et, d'autre part, une écriture drôle et décalée de la part d'Henri Loevenbruck. Les lecteurs n'appréciant pas trop les romans historiques pourraient aisément se laisser tenter par cette aventure où se mêle tragique, rire, joie, histoire, science... le tout dans une magnifique symbiose.🤗

Le récit se compose en trois livres permettant de suivre l'aventure de nos deux héros.
Le premier livre permet au lecteur de se familiariser avec nos personnages au travers de deux histoires complètement différentes. D'un côté, Andreas et son mystère portant sur une pièce apparue chez lui et un tableau semblant effacé et les tentatives de ses différents ennemis afin de l'éliminer. de l'autre, l'histoire touchante d'Aalis, jeune fille de drapier de Béziers ayant eu pour seul tort d'être l'ami d'un juif. Cette amitié la conduira à l'innommable.
Le second livre nous permet de suivre nos personnages fuyant leurs poursuivants et leur rencontre.
Le dernier livre quant à lui nous propose un final incroyable avec révélation à foison.

Henri Loevenbruck signe ici une oeuvre magistralement maîtrisée où le lecteur est complètement intégré au récit via des petites phrases l'interpellant et un ton complètement moderne pour un roman dit historique. Au final, le lecteur termine le livre en ayant acquis des connaissances sans s'en rendre compte et ne peut que sourire en se remémorant certaines répliques.😆

Les personnages sont fabuleux et parfaitement complémentaires avec un Andreas athée maîtrisant un discours à la limite du blasphème pour l'époque d'une drôlerie et d'un cynisme machiavélique. Il est contrebalancé par son apprenti, Robin, un jeune homme complètement imprégné des doctes véhiculés par l'époque. Voir à chaque fois Robin s'offusquer des horreurs proférées par son maître d'apprentissage est déjà un grand moment.
Les personnages féminins ne sont pas en restes également pour l'époque avec Aalis, une jeune demoiselle de quinze ans partie sur les routes malgré les dangers afin de tenir une promesse faite à Zacharias, son ami juif. Nous avons aussi le plaisir de croiser quelques prostituées au verbe des plus savoureux et caustique. 😆

L'intrigue quant à elle maintient le lecteur en haleine du début à la fin avec ce mélange entre enquête, quête, fuite. Henri Loevenbruck maîtrise la trame de son récit du début à la fin avec des moments d'intenses émotions aux moments adéquats, des moments de douceur et d'autres d'humour. le côté ésotérique de l'intrigue offre de plus un beau clin d'oeil au culte de l'époque où l'auteur semble se jouer des codes et des textes ayant façonné les croyances de l'église afin de les détourner de manière intelligente.

Au final, l'Apothicaire est sans hésitation un roman historique qu'il faut lire. Henri Loevenbruck nous propose ici une saga merveilleusement écrite et documentée qui ne pourra pas laisser le lecteur indifférent. 👍
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Ptitgateau
07 août 2017
Où l'on fait connaissance d'un personnage érudit, athée, original, attachant et qui semble bien avoir plus d'un tour dans son sac ! Andréas St Loup, apothicaire de son état, se retrouve malgré lui, au centre d'une grosse machination, écartelé entre les frères Marigny (le chambellan et ministre de Philippe IV le Bel et l' évêque de Sens, Guillaume de Nogaret, le conseiller du roi, et Guillaume Humbert, l'inquisiteur général du royaume de France, bien tristement célèbre.
Avec son apprenti, Robin, et Magdala, dite « la Ponante », prostituée au grand coeur, ils formeront une équipe de choc pour fuir vers le sud, sauver leur peau et résoudre une énigme bien mystérieuse : retrouver les traces d'un personnage qui a disparu des mémoires et ce, malgré l'ordonnance du roi invitant tout le royaume à mettre fin à leurs déambulations.
Andréas et son équipée sont donc poursuivis, et en tant que lectrice, j'aime particulièrement les personnages en fuite qui sont à l'origine de récits en général très intéressants et plein de suspens.
Dans ce roman, Andréas est doublement poursuivi : il tente constamment de distancer l'inquisiteur, mais il se retrouve également poursuivi par deux mystérieux chevaliers, style chevaliers de l'apocalypse, dont on percera le mystère dans une bonne deuxième moitié de l'histoire.
A la même époque, Aalis, fille de drapier de Bézier, après quelques « ennuis » avec sa famille et le prévot de Bézier décide de fuir cette ville pour se rendre à Bayonne, bien que cela ne soit pas aisé lorsqu'on se sait poursuivi par les autorités et que le gibet vous attend en cas d'échec.
L'histoire, rapporté par quelque narrateur qui met le lecteur dans la confidence, est fort plaisante à lire : passé la surprise des premières pages et une fois attaché au personnage d'Andréas, les tournures de phrases d'un intellectuel qui aime à manier le verbe, de préférence dans un style rappelant l'époque médiévale n'importuneront aucunement le lecteur, bien au contraire ! On y jouit du contraste provoqué par les différents registres de langue employés par chacun : Magdala et son langage des rues qui tranche avec le discours d'Andréas, ce même discours d'autant plus épicé que le pauvre robin a encore tout à apprendre, de l'apothicaire comme de la prostituée.
Le roman m'a apporté une nouvelle somme de connaissances sur cette passionnante société médiévale dont je connais quelques aspects mais au sujet de laquelle il y a toujours à apprendre.
Découvrir que l'homme était alors en perpétuelle recherche de progrès, même si les croyances de cette société avaient la vie dure et qu'un Andréas St Loup risquait fort de passer rapidement pour hérétique en critiquant, voire en rejetant certaines idées bien ancrées comme s'opposer déjà à cette époque, aux saignées, parler d'hypothétiques organismes invisibles parce que minuscules, à l'origine de bien des maladies, avancer que les lentilles permettraient un jour bien des progrès… St loup met bien en évidence tout ce savoir que l'on ne possède pas encore en 1300.
On apprend encore bien des pratiques et des techniques à la lecture de ce récit : le travail des drapiers, la construction des murs, la fabrication de la dynamite, les astuces des templiers pour ouvrir des passages secrets dans les commanderies, les moeurs des loups, les effets des plantes… ma liste n'est pas exhaustive et cet apport de connaissance fait une grande partie de l'intérêt de ce roman, même si là n'est pas ce qui fait battre le coeur de ce pavé, non, ce qui fait de ce livre un refuge pour le lecteur, c'est sans aucun doute un suspens parfois intenable qui vous transforme en grosse paresseuse qui ne pense qu'à lire parce qu'on a envie de savoir, c'est le deuxième livre d'Henri Loevenbruck que je dévore, le premier m'avait fait exactement le même effet, ce genre de livre qui vous habite jour et nuit tant que vous n'êtes pas arrivé à la fin et qui continue à vous hanter ensuite pour laisser très longtemps un souvenir impérissable.

Si vous aimez l'histoire, particulièrement le moyen-âge tardif, si vous raffolez le suspense à outrance, si vous appréciez un soupçon d'ésotérisme, ce livre est pour vous !!!! j'ai beaucoup aimé tous les romans que j'ai lu depuis le début de l'été, mais celui-ci détient la palme des coups de coeur pour l'année.
Challenge pavé 2016-2017
Challenge Multi-Défi 2017
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jeunejane
15 juin 2017
Le roman commence en 1313, à Paris.
Andreas Saint-loup est un apothicaire renommé.
Il avait été abandonné petit et recueilli par le père Boucel, dirigeant de l'abbaye de saint Magloire.
Après des études d'art, Andreas est parti vers l'Espagne où il a appris le métier d'apothicaire. Il revient après plusieurs années à Paris où il est établi dans une maison de la rue saint Denis. Il découvre ,un matin, l'existence d'une pièce complètement vide entre deux étages. Son apprenti et les deux personnes à son service semblent ne jamais avoir prêté attention, ni connu cette pièce.
Autre fait étrange, sur le tableau de son portrait, un personnage a été effacé.
Il veut résoudre ce mystère et parallèlement se met en désaccord avec les autorités en n'assistant pas à la célébration du Mercredi des Cendres.
Incarcéré, libéré, il doit fuir avec son jeune apprenti Robin et une dame de petite vertu, Magdala en direction de Compostelle.
Nous suivons aussi le destin d'Aalis, une jeune fille de Béziers qui a fui l'autorité, la cruauté de ses parents et de son milieu et on se doute bien que les destins vont se croiser mais comment?
Deux personnages étranges et effrayants jouent un rôle énigmatique dans le parcours.
C'est un roman merveilleusement écrit avec un ton moyenâgeux mais loin d'être lourd.
On aborde le règne de Philippe le Bel et la fin de l'ordre des Templiers.
L'ambiance est teintée d'ésotérisme et le personnage d'Andreas est très mystérieux, avec des réparties tout en calme et observation.
Les chapitres sont courts et la reprise de la lecture , même après un arrêt, est très aisée.
Un tout petit bémol : il faut accepter de parcourir 794 pages ( version J'ai lu) dans l'ambiance : un tout petit peu long pour une impatiente comme moi qui voulais absolument connaître le mystère de l'apothicaire.
J'ai résolu ce petit souci en entrecoupant ma lecture avec d'autres.
Challenge pavés 2016-2017
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Tatooa
01 mai 2014
J'ai un énorme coup de coeur pour ce livre.
Passée la surprise des deux premières pages sur le style d'écriture, où je me suis dit "Ouille, après la facilité des "sept lames", ça va être compliqué", et bien non, en fait, c'est un style "néo-rétro", pourrait-on dire. Certes il y a des phrases longues un peu ampoulées (sisi, une phrase qui fait quasi une page, c'est très long !  :rire: ), mais finalement, les tournures de phrases sont plutôt modernes, les mots sonnent vieux français mais n'en sont pas vraiment. Nous avons un livre qui se situe en 1313 mais qui est écrit comme du Molière, on va dire. En bref, cela se lit plus facilement qu'on ne pourrait le craindre au départ ! La preuve, j'ai déjà fini le pavé !
Loevenbruck a sans doute fait des recherches approfondies pour ce bouquin, qui est une mine de renseignements sur L Histoire, la médecine, la philosophie et la religion sous Philippe le Bel ! Il pourrait également être classé en fantasy, ou en fantastique. Loin de se contenter d'être un "thriller historique", nous avons ici une quête de la plus belle facture ! L'histoire est intrigante. Découpée en courts chapitres, les pages se tournent sans même qu'on s'en rende compte, et je l'ai lu à coups de plus de 100 pages à chaque fois que je l'ouvrais.
Les personnages sont éminemment attachants, que ce soit ce vieil ours d'Andreas ou Robin et Aalis, les "jeunes".
J'ai été fascinée par la quête "mystique" d'Andreas l'Athée, le scientifique, qui m'a parlé d'un bout à l'autre. Ses relations avec son "père adoptif", l'Abbé Boucel, sont empreintes de souffrance et de secrets, et c'est vraiment très très bien écrit, bien décrit, plein de pudeur et d'une violence contenue, d'une affection douloureuse pour les deux.
De son côté Aalis est elle aussi éprise de liberté, et l'on souffre à ses côtés. Ces temps-là étaient durs, surtout pour une gamine seule...
Aux côtés d'Andreas, nous découvrons son doute permanent, sa foi en la science et les faits, mais aussi sa capacité à, finalement, accepter que certaines choses ne soient pas ce qu'elles paraissent, ou davantage qu'elles paraissent, et à remettre en question ses propres croyances. Ce bouquin est bourré de petites phrases très justes sur l'humain, sur la quête mystique, sur les doutes qu'on peut avoir sur la vie et la mort, les souffrances, sur "pourquoi est-on là?".
Pour finir, le langage des "fillettes" (les putes) est excellent, il y a pas mal d'humour malgré la violence, certaines expressions, dont je ne sais si elles ont été inventées par Loevenbruck ou si elles existaient, m'ont fait éclater de rire !
Bref, c'est une pure merveille que ce livre, mangez-en !
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BrunoA
22 septembre 2013
Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme sans famille qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'apothicaire.
Ainsi commence ce récit où plusieurs histoires, d'abord parallèles, vont finir par se rejoindre en un unique parcours sur les traces d'un être disparu dont ne subsiste aucune trace.
On suit avec intérêt le parcours qui mènera Andréas, Robin et Salis jusqu'aux confins du Sinaï pour trouver des réponses à cette pièce vide et à ce tableau à demi effacé.
C'est rythmé, plein de rebondissements et particulièrement fluide, très agréable à lire, et Henri Loevenbruck a l'art de nous emmener loin.
De Paris au Moyen Orient en passant par Compostelle, poursuivis par deux mystérieux cavaliers noirs, on suit avec beaucoup de plaisir ces personnages.
A lire avec grand plaisir.
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Les critiques presse (1)
LesEchos15 novembre 2011
Lourd de six cents pages, « L'Apothicaire », lui, existe bel et bien. Et il n'est pas besoin de purge pour avaler ce roman qui galope à bride abattue de Paris à Compostelle et jusqu'au mont Sinaï. Il a de la cuisse, du corps et se révèle gouleyant pour l'âme comme pour l'esprit.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri713 août 2017
Le frère du roi, indifférent à l’affolement qu’il avait provoqué, se dirigea tout droit vers la vieille femme au teint hâlé qui, assise sur son tabouret, surveillait le quartier du haut de ses soixante-dix ans.
— Que nous vaut l’honneur ? ricana la vieille femme. Seraient-ce tes jolis drilles qui voudraient goûter du combat amoureux ?
— Non, madame. C’est vous que je suis venu voir.
Si elle était bien vieille et qu’il lui manquait beaucoup de dents, la femme n’était pourtant pas vilaine, au contraire : il y avait dans ce visage ridé et brûlé de soleil une sorte de beauté digne, d’immortelle fierté, le miroir d’une grâce ancienne, et ses yeux noirs étaient si brillants qu’ils lui donnaient presque un air fripon.
— Monsieur fait dans les antiquités ? Je suis sûre que j’ai pour toi de la viande bien plus fraîche, mon bichon…
— Sais-tu à qui tu t’adresses ? s’emporta le comte de Valois, offusqué par l’impertinence de la vieille femme.
— Je m’en tamponne la mouniche, du moment que t’es bien monté, mon bijou, et à en juger par ta culotte, je dirais que t’en as bien sept pouces moins la tête. Quant à ce nez ! Ce nez ! Chez moi on dit : beau clocher, belle église !
L’un des soldats, fulminant, s’approcha d’elle en portant la main à l’épée. De Valois l’arrêta aussitôt et, s’obligeant à retrouver lui-même son calme, revint au voussoiement :
— Êtes-vous bien celle qu’on appelle Izia ?
— Ici on m’appelle la Mère, mais pour toi je veux bien m’appeler Marie-Madeleine, Jeanne de Navarre ou même le grand Robert, si t’es plutôt de la rosette !
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Souri7Souri730 juillet 2017
Quand on venait quérir dans son officine quelque médicament et qu’on expliquait son mal, il restait silencieux un instant, comme s’il n’avait point de réponse à fournir, prenait un air absorbé, presque distant, puis il disparaissait dans son laboratoire et revenait enfin avec une préparation dont il ne disait souvent rien mais qui, toujours, apportait au patient toute satisfaction. La scène, inlassablement, se jouait dans un silence théâtral. Plus d’une fois on le vit corriger discrètement le diagnostic d’un illustre médecin – bien que cela fût rigoureusement interdit par les maîtres de la profession – et proposer à ses visiteurs une cure différente de celle préconisée par le supposé savant, et alors, dit-on, jamais il ne se trompait. On raconte même qu’il soigna bien des pauvres âmes que la médecine avait depuis longtemps abandonnées et qu’il ne se privait jamais de faire payer davantage ses clients les plus aisés pour assurer, sans la moindre ostentation, la gratuité aux démunis. Cela, encore, contredisait le serment prêté par les maîtres pharmaciens, mais l’homme était un iconoclaste et faisait passer la santé de ses semblables avant le respect de sa confrérie, ce qui lui valut, comme on le découvrira, quelques mésaventures.
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cardabellecardabelle19 mars 2017
Chercher une personne qui n'existe pas, n'est-ce pas le fardeau de tout homme, du jour de sa naissance jusqu'à celui de son trépas ?
Qui un père absent,
qui une mère perdue,
qui le frère ou la soeur qu'il n'a jamais eus,
qui un ami véritable,
un amour,
une âme soeur qui ne trahisse,
s'unisse pleinement à soi pour ne former plus qu'un
et combler ce vide originel qui fait nos solitudes et qui frappe l'enfant à l'instant même qu'il quitte l'utérus maternel ?

Un être d'entière communion qui rassemble ce qui est épars, fasse siennes nos peurs et nos turpitudes pour nous aider à confronter la mélancolie profonde que fait naître, pour peu qu'on daigne l'interroger ,le grand inconnu, le grand mystère de la vie ?

Ce besoin d'amour et de fraternité qui étreint même le plus vil des hommes n'est-il pas la preuve de notre inextinguible quête d'un Autre qui nous fasse oublier que nous ne sommes qu'un ?

Et, l'amour charnel, encore, qui anime tant les hommes, n'est-il pas un désir de pénétrer l'Autre pour s'unir à lui et un dessein d'enfanter, par cet acte, un autre soi ?

Et, quand bien même on ne la trouve jamais vraiment, on continue, pourtant, de chercher jusqu'au dernier instant cette personne qui n'existe pas, comme la promesse d'un antidote qui saurait panser toutes les plaies de l'existence.
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PtitgateauPtitgateau04 août 2017
... Une fois la procession terminée, une grand'messe se tiendrait en la cathédrale Notre-Dame où les fidèles seraient marqués au front d'une croix de cendre bénie, évoquant la destinée future de leur corps....

-Maître, si vous n'y allons pas, ou plutôt si vous n'y allez pas, cela va faire un scandale.
Las, Andréas ouvrit soudain la porte, se plaça devant son apprenti et le dévisagea d'un air fantasque.
- Je te le répète, Robin, je m'en tape jovialement les bourses.
-Mais qu'est ce qui vous prend ?
- Il me prends que j'ai reçu d'Italie, un colis que j'attendais depuis des mois, et que j'ai donc bien mieux à faire que d'aller parader dans les rues comme un baudet pour fanfaronner à côté de notre faux-monnayeur de souverain et de son égorgeur de Nogaret, dont le seul mérite, je dois bien l'admettre, est d'avoir dûment taloché le pape. Il n'y a rien de plus inepte qu'une cérémonie religieuse, la foi est une affaire personnelle, et sitôt qu'on est plus d'un à parler de Dieu, on se trompe, si bien que je crois que, comme moi, Notre-Seigneur, Soi-même s'en tape jovialement les divins testicules.
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Souri7Souri731 juillet 2017
Zacharias sourit et caressa la main de la jeune fille. Il y avait entre ces deux êtres une tendresse profonde, une amitié rare et triste, que seul le manque pouvait expliquer. L’une cherchait la figure d’un père, et l’autre la main d’un enfant, et leur lien avait ceci de magnifique et de terrible à la fois qu’il n’avait, de toute évidence, aucune issue heureuse, car aucun ne pouvait vraiment être pour l’autre ce qu’il attendait de lui.
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