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ISBN : 2081278308
Éditeur : Flammarion (12/10/2011)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 360 notes)
Résumé :
"Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes..."
Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires.
L'Apothicaire, poursuivi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (98) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
01 mai 2014
J'ai un énorme coup de coeur pour ce livre.
Passée la surprise des deux premières pages sur le style d'écriture, où je me suis dit "Ouille, après la facilité des "sept lames", ça va être compliqué", et bien non, en fait, c'est un style "néo-rétro", pourrait-on dire. Certes il y a des phrases longues un peu ampoulées (sisi, une phrase qui fait quasi une page, c'est très long !  :rire: ), mais finalement, les tournures de phrases sont plutôt modernes, les mots sonnent vieux français mais n'en sont pas vraiment. Nous avons un livre qui se situe en 1313 mais qui est écrit comme du Molière, on va dire. En bref, cela se lit plus facilement qu'on ne pourrait le craindre au départ ! La preuve, j'ai déjà fini le pavé !
Loevenbruck a sans doute fait des recherches approfondies pour ce bouquin, qui est une mine de renseignements sur L Histoire, la médecine, la philosophie et la religion sous Philippe le Bel ! Il pourrait également être classé en fantasy, ou en fantastique. Loin de se contenter d'être un "thriller historique", nous avons ici une quête de la plus belle facture ! L'histoire est intrigante. Découpée en courts chapitres, les pages se tournent sans même qu'on s'en rende compte, et je l'ai lu à coups de plus de 100 pages à chaque fois que je l'ouvrais.
Les personnages sont éminemment attachants, que ce soit ce vieil ours d'Andreas ou Robin et Aalis, les "jeunes".
J'ai été fascinée par la quête "mystique" d'Andreas l'Athée, le scientifique, qui m'a parlé d'un bout à l'autre. Ses relations avec son "père adoptif", l'Abbé Boucel, sont empreintes de souffrance et de secrets, et c'est vraiment très très bien écrit, bien décrit, plein de pudeur et d'une violence contenue, d'une affection douloureuse pour les deux.
De son côté Aalis est elle aussi éprise de liberté, et l'on souffre à ses côtés. Ces temps-là étaient durs, surtout pour une gamine seule...
Aux côtés d'Andreas, nous découvrons son doute permanent, sa foi en la science et les faits, mais aussi sa capacité à, finalement, accepter que certaines choses ne soient pas ce qu'elles paraissent, ou davantage qu'elles paraissent, et à remettre en question ses propres croyances. Ce bouquin est bourré de petites phrases très justes sur l'humain, sur la quête mystique, sur les doutes qu'on peut avoir sur la vie et la mort, les souffrances, sur "pourquoi est-on là?".
Pour finir, le langage des "fillettes" (les putes) est excellent, il y a pas mal d'humour malgré la violence, certaines expressions, dont je ne sais si elles ont été inventées par Loevenbruck ou si elles existaient, m'ont fait éclater de rire !
Bref, c'est une pure merveille que ce livre, mangez-en !
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BrunoA
22 septembre 2013
Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme sans famille qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'apothicaire.
Ainsi commence ce récit où plusieurs histoires, d'abord parallèles, vont finir par se rejoindre en un unique parcours sur les traces d'un être disparu dont ne subsiste aucune trace.
On suit avec intérêt le parcours qui mènera Andréas, Robin et Salis jusqu'aux confins du Sinaï pour trouver des réponses à cette pièce vide et à ce tableau à demi effacé.
C'est rythmé, plein de rebondissements et particulièrement fluide, très agréable à lire, et Henri Loevenbruck a l'art de nous emmener loin.
De Paris au Moyen Orient en passant par Compostelle, poursuivis par deux mystérieux cavaliers noirs, on suit avec beaucoup de plaisir ces personnages.
A lire avec grand plaisir.
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sylvaine
10 février 2017
«  Il vécut à Paris en l'an 1313 un homme sans famille qui allait du nom d'Andreas Saint-Loup, mais que d'aucuns appelaient l'Apothicaire » Une fois lu l'incipit il n'y a d'autre choix que de continuer ... Quelle aventure! Un roman hors norme dans lequel le lecteur va suivre sur les chemins Andreas Saint Loup Robin son apprenti et Aalis la belle occitane. Mêlant histoire, religion, ésotérisme Henri Loevenbruck nous entraîne à la suite de ses héros, sur les chemins de Compostelle . L'Apothicaire y trouvera t'il la réponse espérée ? le mystère qui le hante sera t'il résolu? Arrivera t'il à échapper à ses poursuivants? Que de questions à résoudre! Alors qu'importe la longueur du texte quand les pages se tournent toutes seules ...
Une bien belle route accomplie en compagnie d'Andreas, de Robin, et d'Aalis . Un beau voyage que celui-là malgré les dangers encourus. Bref un pur moment de plaisir et ce n'est pas peu dire ...
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frgi
24 février 2017
Deuxième livre d'Henri Loevenbruck que je lis et deuxième coup de coeur. Un pavé de 750 pages lu en une dizaine de jours, c'est dire si l'histoire était captivante !
Ce livre est un road movie de trois personnages, Andréas, apothicaire de son état accompagné de son apprenti et d'une jeune fille récupérée en route. Ce livre nous conte leurs mésaventures dans la France, la Navarre et l'Egypte du XIIième siècle.
750 pages, cela pourrait paraître énorme mais ce livre se lit très rapidement et très facilement grâce à une succession de chapitre très courts qui donne une impression de rapidité à cette aventure trépidante durant laquelle l'auteur nous livre pas mal de réflexions bien senties sur la vie, la mort, l'amour, l'exclusion, ....
En résumé, un livre que je conseille à tous les amoureux des fresques historiques agrémentées d'un soupçon d'ésotérisme.
Un tout grand merci à vous Monsieur Loevenbruck ! Je reviendrai très vite vers un de vos livres pour d'autres moments de plaisir ...
Cette fois le jeu que je vais vous présenter est en rapport lointain (ou pas ...) avec la profession du personnage principal. C'est au tour du jeu "Alchimistes" d'être sur le devant de la scène. "Alchimistes" est un jeu de stratégie, de prise de risque et de déduction dans lequel vous allez soit devoir prendre le temps de pousser vos expérimentations et vérifier vos théories, soit vous dépêcher de les publier pour gagner rapidement en réputation.
Durant le partie, vous allez acquérir des connaissances en mélangeant des ingrédients et en testant les résultats obtenus grâce à une application sur tablette ou smartphone permettant de reconnaître les cartes du jeu. Vous allez ainsi progressivement déduire comment fabriquer les Potions que vous pourrez alors vendre à des Aventuriers. L'alchimiste ayant accumulé le plus d'argent sera finalement déclaré vainqueur.
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PLUMAGILE
28 octobre 2011
Quand on attaque un pavé de 600 pages, il a intérêt à être super-bon, n'est-ce pas ? Eh bien celui ne l'est pas, non, il est EXCELLENT !!
Tout est réuni pour notre plaisir de lecteur :
-les trois personnages principaux super attachants, très bien campés, avec une vraie âme, que l'on suit dans leurs heurs et malheurs tout au long de leurs pérégrinations : de Paris à St Jacques de Compostelle, puis au Mont Sinaï et retour à Paris ; les secondaires sont intéressants aussi et apportent tous un plus à l'histoire;
-un style très plaisant, où le lecteur est souvent pris à parti, clins d'oeil stylistiques pour alléger le récit et que j'ai éminemment appréciés ;
-un contenu historique très dense qui a été fouillé et réutilisé pour nous faire revivre ce Moyen-Age, période rude s'il en est, mais si riche ; une époque tellement bien rendue qu'on y plonge complètement et qu'on est surpris de voir la lumière électrique plutôt que les chandelles, en relevant le nez…
-de belles réflexions sur la quête de l'Autre, sur la vie comme une route, sur la mélancolie… qui sont encore bien d'actualité ;
-un rythme haletant, des rebondissements permanents, qui nous font tourner les pages et oublier qu'il y a le repas à préparer ou qu'il faut aller au boulot…
Et je ne parle pas de l'intrigue, pour vous laisser découvrir les arcanes où nous balade l'auteur…
Bref, courez l'acheter ou demandez-le à Papa Noël, mais ne restez pas sans savoir quelle est cette énigme dont parle la bande rouge de la couverture !!
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Les critiques presse (1)
LesEchos15 novembre 2011
Lourd de six cents pages, « L'Apothicaire », lui, existe bel et bien. Et il n'est pas besoin de purge pour avaler ce roman qui galope à bride abattue de Paris à Compostelle et jusqu'au mont Sinaï. Il a de la cuisse, du corps et se révèle gouleyant pour l'âme comme pour l'esprit.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle19 mars 2017
Chercher une personne qui n'existe pas, n'est-ce pas le fardeau de tout homme, du jour de sa naissance jusqu'à celui de son trépas ?
Qui un père absent,
qui une mère perdue,
qui le frère ou la soeur qu'il n'a jamais eus,
qui un ami véritable,
un amour,
une âme soeur qui ne trahisse,
s'unisse pleinement à soi pour ne former plus qu'un
et combler ce vide originel qui fait nos solitudes et qui frappe l'enfant à l'instant même qu'il quitte l'utérus maternel ?

Un être d'entière communion qui rassemble ce qui est épars, fasse siennes nos peurs et nos turpitudes pour nous aider à confronter la mélancolie profonde que fait naître, pour peu qu'on daigne l'interroger ,le grand inconnu, le grand mystère de la vie ?

Ce besoin d'amour et de fraternité qui étreint même le plus vil des hommes n'est-il pas la preuve de notre inextinguible quête d'un Autre qui nous fasse oublier que nous ne sommes qu'un ?

Et, l'amour charnel, encore, qui anime tant les hommes, n'est-il pas un désir de pénétrer l'Autre pour s'unir à lui et un dessein d'enfanter, par cet acte, un autre soi ?

Et, quand bien même on ne la trouve jamais vraiment, on continue, pourtant, de chercher jusqu'au dernier instant cette personne qui n'existe pas, comme la promesse d'un antidote qui saurait panser toutes les plaies de l'existence.
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Didier_TrDidier_Tr04 octobre 2015
Notre première expérience de vie, dans le ventre de notre mère, est une expérience solitaire. Dès lors, toute notre existence, on cherche l'Autre. Désespérément. On cherche une âme sœur, une entière compagnie, comme pour soigner cette solitude première, tu comprends ? Et puis les années passent, les illusions s'abiment, et la vie nous apprend à nous préparer à retrouver cette solitude. Ainsi est le sens de la vie : au contact d'autrui, il s'agit d'accepter qu'un jour nous serons seuls à nouveau. Et l'accepter n'est pas une mince affaire, je te l'accorde. Mais je crois y parvenir. Je suis prêt.
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frgifrgi20 février 2017
"De fait, une ordonnance du roi Saint - Louis commanda à tous les baillis, sénéchaux et prévôt de France de contraindre leurs juifs à porter des cocardes jaunes, de la taille d'une main, l'une dans le dos et l'autre sur la poitrine. Ces marques humiliantes soumettaient les malheureux chaque fois qu'ils allaient en ville, aux railleries et aux injures de la populace, qui peut être si sotte parfois. Si quelqu'un prenait un Juif dans la rue sans cet infamant stigmate, le coupable était condamné à dix livres d'amende et à la perte de son habit, lequel lui était soustrait au profit du dénonciateur. Il est de l'humble et triste avis du narrateur que ces sortes de choses sont amenées à se répéter dans l'histoire aussitôt que nous les oublions ou que nous feignons de ne point les reconnaître." (p.452)
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DidiliDidili07 décembre 2016
Nous devons les vénérer, mon garçon. Je dis bien les vénérer, car, comme les icônes, les livres doivent être vénérés et non pas adorés.
On n'adore que Dieu n'est-ce pas ? Les livres comme les icônes sont non seulement catéchétiques et pédagogiques, mais ils sont aussi une trace de l'histoire, tu comprends ?
Leurs pages renferment l'empreinte du temps auquel ils ont été écrits et cela est très important car s'ils meurent, les écrits eux subsistent. Le livre est un support universel qui unit les hommes dans l'espace et le temps, c'est un navire entre les âmes, une lumière dans l'obscurité.
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TatooaTatooa30 avril 2014
La mélancolie... Cet état délicat où l'on se complaît à être triste, dont on dit parfois qu'il est à l'origine de la philosophie parce ce qu'il nous confronte à la solitude profonde de l'être et donc au questionnement du sens que l'on donne à cette solitude, à la vie même.
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