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EAN : 9782845638754
Éditeur : Xo Editions (24/10/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.04/5 (sur 236 notes)
Résumé :
Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.
Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.
Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  25 novembre 2019
Je referme ce roman avec un goût amer. J'ai beaucoup aimé ce roman , mais la maison d'édition a gâché la fin de ma lecture en n'affichant pas clairement que ce roman était un tome 1. Un tome qui d'ailleurs n'a pas de fin puisque il faudra attendre le suivant pour savoir le pourquoi du comment.
Cela fait une heure que je retourne ce pavé dans tous les sens, et effectivement rien .. rien non plus sur le bandeau.
Et je n'aime pas ça, car pour moi c'est un manque de respect du lecteur. C'est UN mensonge pur et simple. Vous allez dire que cela n'aurait rien changé a mon achat, ni à ma lecture. C'est vrai… pour aujourd'hui. Mais il est vrai aussi que je boycotte une certaine maison d'édition qui prend elle aussi ses lecteurs pour des vaches à lait. Disons qu'en ce qui me concerne pour les éditions XO c'est un premier faux pas.
Revenons en au roman, qui même sans fin ( on l'aura un jour j'espère) est très bon. C'est un roman historique très prenant. Qui a le mérite de remettre pas mal de chose à leur place. J'avais des souvenirs lointain de cette période , au niveau scolaire.. et je me rends compte que les personnages connus et importants de la révolution, on les voit un peu comme notre professeur d'histoire nous les a fait apparaître. Je gardais un souvenir de Danton plutôt négatif. Je crois qu'Henri Loevenbruck a remis les choses à leur place.
J'ai également apprécié la mise en avant d 'une belle jeune femme, combattante et féministe avant l'heure Anne Josèphe Terwagne. J'ai de ce fait bien envie de me pencher plus profondément sur le personnage.
Comme a son habitude, Henri a une écriture agréable, fluide et surtout addictive. Les personnages sont très travaillés et on s'y attache facilement.
Je n'ai en soi rien a reprocher à ce roman, qui nous plonge dans les méandres de la révolution avec plaisir et délectation. Un roman historique intéressant et intriguant.
Maintenant, j'attends la suite avec impatience !
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Kirzy
  11 février 2020
Comme tous les livres de Henri Loevenbruck, c'est du très très bon, catégorie policier sur fond historique avec tous les ingrédients du grand roman populaire à la Dumas, autour d'un mystère : qui est ce justicier masqué et capé accompagné d'un loup en laisse qui tue dans les rues de Paris pour protéger des femmes, marquant le front de ses victimes d'une sorte d'un triangle inversé ?
Le contexte historique est très présent et permet de revoir avec limpidité des pages de notre histoire durant les débuts de la Révolution française, de mai à juillet 1789. Henri Loevenbruck a avalé une grosse documentation pour s'en faire le passeur. Il a un véritable talent de vulgarisateur pour raconter ces temps forts: ouverture des Etats généraux, débats houleux entre députés des trois ordres, le Serment du Jeu de paume, attaques des barrières d'octroi, prise de la Bastille etc. Un tourbillon rythmé qui nous entraîne des bas fonds de Paris aux Clubs politiques, de Versailles aux loges maçonniques.
L'excellente idée est de ne pas faire de la Révolution française seulement un formidable arrière-plan mais d'en récupérer des acteurs centraux pour leur donner un rôle important dans l'avancée de l'intrigue comme par exemple Danton, Desmoulins, Louis XVI et son frère le comte de Provence. Les dialogues les mettant en scène sont souvent repris de discours officiels réellement prononcés.
Et puis il y a toute la brochette de personnages fictifs, tous attachants à commencer par le jeune journaliste idéaliste Gabriel Joly qui mène l'enquête ( occasion de rappeler ce qu'est le rôle des médias encore aujourd'hui, très à propos ). Mais c'est la bouillonnante Anne-Josèphe Terwagne qui m'a faite chavirer. Quel beau personnage de femme libre et puissante, maniant le verbe comme l'épée avec dextérité !
La plume est fluide et agréable, le récit parfaitement construit, maintenant suspense et intérêt en alternant enquête pure sur le Loup ( et un mystérieux prisonnier volontaire de la Bastille ) et passages historiques. Cette fresque quasi féministe réussie fourmille de vie, de bruits et de complots pour le plus grand régal du lecteur.
Cependant, comme notre amie babélionaute Lyoko, je déplore que la maison d'édition n'ait pas clairement annoncé que ce n'était que le tome 1 d'une série ... le « à suivre » final m'a mise en rogne même si l'identité du Loup est heureusement révélé ( hé hé beaucoup aimé ). Cela ne m'empêchera pas d'acheter la suite, bien évidemment ...
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audelagandre
  26 octobre 2019
1789, la révolte gronde à Paris. le peuple a faim, écrasé par les impôts. Louis XVI alors au pouvoir, ne prend pas la mesure de cette révolte et continue à profiter des fastes de la cour. Gabriel Joli, provincial arrive à Paris contre l'avis de son père. Son ambition ? Devenir journaliste. Esprit éclairé, il est aussi avide de transmettre la vérité sur les évènements qui se déroulent sous ses yeux et cherche à démasquer le loup des cordeliers. En effet, ce justicier qui défend les femmes agressées dans les rues de Paris en égorgeant leurs agresseurs, accompagné d'un loup en laisse, suscite bien des interrogations… Qui est-il ? Quelles sont ses motivations ? Gabriel mène l'enquête en rencontrant les grands esprits de son temps : Danton, Desmoulins, Mirabeau et Robespierre. Les évènements le conduiront jusqu'à la prise de la Bastille et les clameurs d'un peuple qui demande plus de justice.
Incroyable fresque historique que ce roman remarquable où Henri Loevenbruck nous plonge en 1789, période clé de notre histoire, que nous lecteurs avons certainement un peu oubliée…. Dès les premières pages, grâce aux descriptions de la ville et notamment du quartier des cordeliers, des odeurs, de l'atmosphère régnante, le lecteur se retrouve propulsé des années en arrière, au temps où, les parisiens, révoltés ont mené la plus grande révolution de notre histoire. Passionnant ? le mot est faible ! Autour de personnages historiques emblématiques, le lecteur s'attache immédiatement à Gabriel, avide de vérité, ambitieux, conscient que ce qui va se dérouler sous ses yeux est un tournant majeur pour le peuple de France.
Ainsi, son arrivée dans un journal « Le journal de Paris » plutôt politiquement correct où les sujets polémiques n'ont guère leur place, Gabriel va évoluer, d'abord grâce à son oncle, puis en rencontrant Desmoulins, dans une sphère où les grands esprits analysent, décident et sont acteurs de leur propre destin. Vous serez surpris de constater que certaines pensées et réflexions peuvent s'appliquer à notre temps. Au fond, les choses ne sont pas si différentes d'aujourd'hui et le parallèle est souvent troublant « Quand le peuple est dans la misère, il ne se révolte pas : il n'en a pas les moyens. Aujourd'hui, si la France se soulève, contrairement à ce que tout le monde dit, ce n'est pas parce que le peuple est miséreux, c'est parce que le peuple a été éclairé sur sa condition par les Lumières, et que l'État, lui, est plus pauvre que jamais. » Par bien des aspects, ce roman parvient à décrire très justement ce qui se passe en France en 2019, un rassemblement citoyen d'êtres révoltés par les difficultés du quotidien, qui sous un projet commun tente de faire entendre, d'une seule voix, les problèmes auxquels ils sont confrontés, face à un gouvernement qui reste sourd, totalement déconnecté des difficultés auxquelles ils doivent faire face. Ainsi, revivre le serment du jeu de paume, la création de la cocarde, signe de ralliement de ce peuple qui avance comme un seul homme m'a donnée des frissons. Cette unité, se battre pour une cause juste et commune, en provoquant des évènements qui changeront à jamais le cours de l'Histoire a éminemment contribué à cet immense plaisir de lecture, agrémenté par ce mystérieux personnage du loup des cordeliers et l'enquête qui en découle. Mais, ce roman contribue également à éveiller un peu nos consciences… Lisez plutôt « Si tout cela permet de bousculer un peu ce vieux régime, où l'Église et les seigneurs se sont taillé depuis cinquante générations la plus belle part, alors ce n'est que justice et je m'en réjouis. Simplement, ne me dis pas que c'est la misère qui aura conduit à la révolte. C'est l'envie ! L'envie bourgeoise. » Intéressant non ? Transposez, méditez !
Ce roman est aussi résolument féministe, mouvement quasi inexistant à cette époque. Pourtant, certaines « actrices » du récit le suggèrent et sont prêtes à sacrifier leur propre vie pour cette quête d'égalité. Ainsi, en la personne de Anne-Josèphe Terwagne, dont le chemin a certes été romancé, Henri Loevenbruck donne à ce roman une bataille connexe à celle plus générale qui se livre par exemple à la Bastille. « Songez que l'article qui nous est consacré dans l'Encyclopédie nous décrit comme dénuées de raison, tout justes bonnes à être belles et sentimentales. Rousseau lui-même, que M. Mercier, ici présent, vénère tant, a toujours affiché un dédaigneux mépris pour la cause féminine. Or, à ce jour, je n'ai point vu l'Assemblée nationale se soucier du sort des femmes, qui constituent pourtant plus de la moitié de la nation ! »
Vous trouverez également de très belles réflexions sur la presse et le sens profond du métier de journaliste incarné par Gabriel. Un besoin criant de vérité totalement déconnecté du politiquement correct qui était alors d'usage. Cette évolution intéressante, pertinente et opposée au régime en place dévoile le besoin intime de dire la vérité au peuple. Oui, en 1789, le concept de « fake news » existait déjà !
Si la partie historique est très présente, n'ayez pas peur pour autant, car elle est réellement passionnante. Si comme moi, vous avez tout oublié ou presque de vos cours d'histoire, voilà une excellente manière de vous y replonger et de découvrir aussi un langage propre à cette époque. Car oui, l'auteur nous délecte avec des expressions d'alors et livre un champ lexical impressionnant. Pour que le plaisir de lecture soit complet, plongez-y lorsque vous avez du temps devant vous afin de ne pas perdre le fil historique, pour vous souvenir facilement des évènements. Les noms illustres qui y sont mentionnés, que nous connaissons tous, contribuent à raviver notre mémoire.
Force est de constater que Henri Loevenbruck sait tout écrire et chacun de ses livres, même s'ils nous propulsent dans un univers différent, nous happe, sans qu'on puisse le lâcher. Bohem, Andreas, Marc et maintenant Gabriel deviennent des personnages emblématiques, charismatiques impossibles à oublier. On reproche parfois à certains auteurs d'utiliser toujours la même mécanique qui fait leur succès, à chaque nouveau roman. En voilà un qui prend des risques et qui, à chaque fois, se met en danger. Rien que pour cette raison-là, je vous recommande vraiment de découvrir son univers. Je vous l'ai dit : il sait tout écrire !!
Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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talou61
  03 février 2020
Ce livre, conseillé par ma libraire, a été une déception.
Vous savez que je suis une passionnée de la Révolution que j'étudie et que j'écris sous forme de romans d'aventures, bien classée sur Babelio en matière de XVIIIe siècle, je me suis précipitée sur cette lecture avec gourmandise.
Mais très vite, un sentiment étrange m'a envahi : confirmé par les paroles de l'auteur, qui lors d'une séance de dédicaces, a reconnu qu'il s'agissait d'une commande de son éditeur.
J'ai cette impression que son histoire était ficelée et a dû s'adapter, s'imbriquer pour correspondre à la période de la Révolution…
D'où des longs passages explicatifs qui n'apportent rien.
Des chapitres disparates, trop didactiques.

Mais la muette n'est pas si muette que ça. D'ailleurs, j'en ai douté au milieu de la page 125. Erreur, oubli ? Il n'est pas fait mention qu'elle écrit sa question. On dirait un dialogue entre Lorette et Gabriel.
J'aurais apprécié avoir un plan des déplacements de Lorette dans le Paris sous terrain. Tous les soirs, elle part du 6e pour aller nourrir son loup dans le Bois de Vincennes. Toute une marche. Il y a au moins 2 heures de marche entre les deux points (4 heures aller-retour). La ligne 1 de la RATP : La Défense - Château de Vincennes n'existait pas encore à cette époque. Alors imaginez le temps qu'elle met lorsqu'elle va le chercher pour ses sorties nocturnes dans à Paris, le ramener à son enclos à Vincennes et rentrer au Couvent des Cordeliers. Elle emprunte les galeries sous Paris. OK ! Mais elle doit tout de même traverser la Seine à quelque part. Où?
Quant à la Liégeoise, c'était un peu gros de la soupçonner. Elle a beau coucher avec son sabre et ses deux pistolets à la ceinture, ça n'en faisait pas pour autant le Loup des Cordeliers

Bref, une enquête non convaincante comportant de grossières erreurs historiques :
Mention de Louis XIV au lieu de Louis XVI...
Des descriptions issues du film "Les années Lumières"

Je préfère à 1 000 % les enquêtes de Victor Dauterive de Jean-Christophe Portes, qui outre d'être un auteur très sympathique et abordable, maîtrise vraiment cette période de l'histoire.
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Annicklecture
  18 novembre 2019
🧡 COUP DE COeUR 🧡
Je m'attendais à du bon, et c'est l'excellence que j'ai trouvé. Ce roman est comme « L'apothicaire » du même auteur, on ne peut le classer, il est juste magnifique. D'une belle écriture pleine de descriptions historiques, mystiques, légendaires, je me suis baladée dans les rues de Paris en mai 1789.
Une intrique : Gabriel jeune journaliste, sera obnubilé par le loup des Cordeliers et consacrera ces activités à cette recherche de vérité sur ce justicier, lequel sera le fil conducteur de ce récit. Mais, en cette année, le peuple de France acculé dans la misère va se révolter et il y a donc bien plus dans cette histoire. On y est, on voit, on sent, on se bat pour survivre. « Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre… » on redécouvre ici tout un pan de l'histoire : les inégalités allant grandissantes, l'injustice, la société sous Louis XVI. Et je n'ai pu n'empêcher de faire des concordances avec notre époque…
⁕ Les femmes : Anne-Josèphe Terwagne joue un rôle primordial à cette épopée :
- Sans doute est-il naturel aux femmes d'éprouver quelque compassion pour ceux qui, comme elles, sont les victimes de la force et des préjugés, et parfois même du commerce des hommes. Nous sommes au siècle des encyclopédistes, et l'on continue sans jugement de faire partout la traite des femmes et des Noirs…
J'ai retrouvé aussi La Salpêtrière : « ancien arsenal, comme son nom l'indiquait, avait été transformé en 1656 en hôpital général… Et alors la Salpêtrière, tenue par des prêtres et des religieuses, était devenue une maison de privation de liberté pour ces femmes que l'on décrétait hâtivement folles, débauchées, voleuses ou sorcières… » : Lisez « Le bal des folles » de Victoria Mas, que j'ai fini juste avant celui-ci. L'histoire de France que l'on nous enseigne à l'école (par des professeurs blasés quelque fois, je parle pour moi) ne m'est jamais restée en mémoire, alors que là, je n'oublierais jamais ce que j'en ai lu.
Si vous saviez le nombre de petits post-it colorés que j'ai placé entre les pages de ce roman, il y aurait tellement à dire, mais ce serait trop en dévoiler. « Et dans la Seine coule le sang » est le chapitre qui m'a peut-être le plus chamboulée, même si ce sont des sujets que l'on connait, de les lire sous cette plume m'a terriblement émue.
⁕ Cet autre extrait lu hier dimanche a résonné en moi, il y aurait juste quelques mots à changer pour se retrouver aujourd'hui en 2019 :
- La raison quitte les hommes, se désola La Fayette. Tout le monde manigance, pour tromper tout le monde! de toutes parts, c'est le mensonge qui l'emporte sur la dignité. le roi promet au peuple de le protéger, mais il rassemble ses armées pour écraser la révolte populaire.
Je termine sur cet extrait. J'ai été transportée dans ce livre riche et généreux, et j'ai pris le temps de me poser, d'y penser, de revenir en arrière pour m'en imprégner. Je ne saurais que le recommander à tout public.
Dans ces styles différents, l'auteur m'a conquise depuis le premier roman lu, que ce soit dans le fantastique avec la série « La Moïra » (Le cycle des loups), un roman plus contemporain avec « Nous rêvions juste de liberté » et ses romans historiques comme « L'apothicaire » qui resteront mes préférés avec « Le loup des Cordeliers ». Il me reste encore à découvrir la série « Ari Mackenzie ». Je n'en ai pas fini avec cet auteur et ça me met en joie.
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critiques presse (1)
LeSoir   30 décembre 2019
Avec « Le Loup des Cordeliers », Henri Lœvenbruck enquête sur un mystérieux justicier en pleine Révolution française. Et c’est passionnant.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   26 novembre 2019
- Ce n'est pas la misère qui gronde. Le peuple de France n'est pas plus miséreux aujourd'hui qu'il ne l'était il y a dix, quinze ou cinquante ans! A vrai dire, sa condition n'a cessé de s'améliorer depuis des décennies…
- Comment peux-tu dire cela . s'offensa Gabriel.
- Parce que c'est la vérité! Et je croyais que tu aimais la vérité! Quand le peuple est dans la misère, il ne se révolte pas : il n'en a pas les moyens. Aujourd'hui, si la France se soulève contrairement à ce que tout le monde dit, ce n'est pas parce que le peuple est miséreux, c'est parce que le peuple a été éclairé sur sa condition par les Lumières, et que l'Etat, lui, est plus pauvre que jamais ...
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lyokolyoko   25 novembre 2019
Votre arme à vous, c'est la plume ! Bien aiguisée, elle est mille fois plus dangereuse que l'épée. Une lame ne peut toucher qu'un seul homme à la fois, quand une plume peut en toucher des milliers !
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lyokolyoko   23 novembre 2019
Mais il me semble que ce devrait être aux hommes, à présent, de combattre ceux qui, dans leurs rangs, continuent de croire que les femmes ne méritent pas les mêmes droits qu'eux. Nul n'est mieux placé pour éliminer le mal que celui qui lui a donné le jour..
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mimo26mimo26   15 octobre 2019
Aussi Fauchette était-elle là, qui marchait, vive et inquiète, dans l’obscure clarté de la lune, quand, soudain, sa course fut interrompue par l’apparition de deux brigands, qui semblaient sortis de nulle part.

Saisie de terreur, la jeune femme ne trouva point le souffle pour crier et ne pensa qu’à une seule chose : protéger le collier de Madame, qu’elle serra au creux de ses paumes !

L’attrapant par l’épaule d’une main et lui bâillonnant la bouche de l’autre, l’un des deux aigrefins l’obligea à reculer jusque dans une petite allée qui menait au jardin du palais du Luxembourg.

Ce jardin, parsemé jadis de si belles plantations, était désormais en grande partie à l’abandon. La nature, plus rebelle que l’homme encore, y avait repris ses droits et, en dehors des quelques amoureux qui venaient s’enlacer sur la promenade des Soupirs, on ne trouvait là que bandits et malandrins, de ce genre d’hommes auquel, justement, appartenaient les deux agresseurs de notre épeurée Fauchette.

— Qu’est-ce que c’est que tu caches là entre tes mains, mon hirondelle ? fit le premier, en essayant de lui faire ouvrir les doigts.

Fauchette résista si fort et se démena si fougueusement qu’elle finit par tomber à la renverse au milieu des bosquets.

Aussitôt, les deux gredins hilares se jetèrent sur leur proie et la maintinrent au sol, alors que dans leurs yeux brillait une lueur qui ne laissait guère présager la moindre issue heureuse à cette aventure. Pendant que l’un lui agrippait les épaules, l’autre vint se poser à califourchon sur ses fines jambes et, comme Fauchette se débattait, il la gifla, sans se départir d’un libidineux sourire.

La femme de chambre ferma les poings plus fort encore, et dans son esprit s’élabora une atroce résignation : qu’on lui vole sa candeur, s’il le fallait, mais le collier de Madame, elle ne le céderait pour rien au monde, dût-elle en mourir !

— Allez, laisse-toi faire, la soubrette ! Merde alors, mais c’est qu’elle a une belle place d’armes ! s’écria son tortionnaire, qui s’était mis à pétrir des deux mains la généreuse poitrine de Fauchette.

— Parbleu, mais c’est bien vrai, ça, la petite coureuse ! renchérit l’autre en constatant la chose par lui-même. Et sa mouniche ? Tu crois qu’elle est comment, sa mouniche ? Mets-y la main sous la robe pour voir un peu !

— Arrêtez ! Laissez-moi ! supplia la jeune femme, qui bataillait encore, incapable de repousser les assauts de la vile canaille.

Et alors, malgré elle, elle laissa tomber le collier en or émaillé de Madame. L’homme qui dominait la pauvre enfant glissa le bijou dans sa chemise. Loin de se contenter de cette prise substantielle, il était en train d’arracher les chausses de Fauchette, la main glissée sous son jupon quand, soudain, un grognement sourd retentit derrière lui, qui résonna à travers tous les jardins, jusqu’au palais du Luxembourg lui-même.
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lyokolyoko   24 novembre 2019
- La maçonnerie, madame, est une pyramide semblable à la société : le courage et l'audace s'y trouvent plus rarement du côté du sommet que de celui de la base…
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