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ISBN : 2290011959
Éditeur : J'ai Lu (09/03/2009)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 438 notes)
Résumé :
Ari Mackenzie, analyste atypique et controversé des Renseignements généraux, est confronté à la plus extraordinaire et la plus violente affaire de sa carrière.
Dans l'ombre, un groupe occulte est prêt à tout pour découvrir le secret des pages manquantes du célèbre carnet de Villard de Honnecourt, un manuscrit du XIIIe siècle.
Ari saura-t-il arrêter ces fanatiques sans scrupule avant qu'ils ne mettent en place leur sinistre dessein ?

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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  20 avril 2016
Ari Mackenzie, travaille au RG mais comme spécialiste des sectes et de l'ésotérique.
Un des meilleurs amis de son père l'appelle en urgence et quand le policier arrive le fameux ami est mort dans des conditions horribles. Il n'en fallait pas plus a ce flic pour enquêter et retomber sur un énorme secret.
J'ai passé un tès bon moment avec ce roman. C'est a la fois un bon thriller, avec un personnage principal très sympa: persévérant et au caractère bien trempé. L'intrigue se tient jusqu'au bout et est même passionnante a suivre avec un ryhtme agréable de lecture .
Le fait de parler des sentiments de Ari pour une jeune libraire rend aussi le personnage attachant et très humain.
Il y a certes des petits moments d'égarement de l'auteur dans la logique des choses mais qui lui sont vite pardonnés par l'envie d'en savoir plus . Mais d'un autre côté ça diminue un peu la crédibilité du héros dans sa spécialisation professionnelle.
Sachant que c'est le premier tome d'une trilogie il est bien évident que je vais poursuivre les aventure de Ari avec plaisir.
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belette2911
  25 août 2012
Lorsque j'entendis parler de ce livre pour la première fois, je pensais que le roman concernerait un tueur en série, nommé Ockham et utilisant un rasoir pour trancher la gorge des victimes.
Une fois que je lus le quatrième de couverture, je compris ma grande erreur.
D'ailleurs, j'étais bien loin puisque cela concerne un principe de raisonnement philosophique entrant dans les concepts de rationalisme et de nominalisme. Appelé aussi principe de simplicité, principe d'économie ou principe de parcimonie et peut se formuler comme suit :
"Pluralitas non est ponenda sine necessitate" ou "Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité".
Bien que la formule de la simplification soit souvent attribuée à Guillaume d'Ockham, il n'y a aucune trace dans ses écrits.
Après la minute de culture (en un mot, je vous prie !), venons-en à ce roman policier ésotérique français qui se voulait "à l'américaine".
Ne le dites à personne, mais pour lire et apprécier ce roman, il vaut mieux faire abstraction de votre cerveau. Demandez à votre esprit d'aller faire un tour ailleurs et signifiez à votre intelligence de se mettre en grève sauvage pour la durée de la lecture.
Bref, adoptez un Q.I de gant de toilette (ou de jeune chanteur pour midinettes bien connu) et tout ira pour le mieux...
Non, je vous jure que si vous voulez vraiment apprécier le bouquin comme il se doit, il ne faut pas creuser trop loin, comme le fait par exemple Kedric qui a publié une excellente critique sur le site. N'ayant pas mis son cerveau en "stand-by", il nous a fait un magnifique relevé de toutes les erreurs du livre.
C'est jubilatoire à lire (sa critique), mais malheureusement, si vous vous posez trop de questions, le livre ne vous goûtera pas du tout.
Pourquoi ? Parce qu'il comporte des fautes et qu'elles risquent de gâcher la lecture. Et pas des petites, d'erreurs !
Lorsque je m'en suis rendue compte (lors de ma lecture du roman, il y a quelques temps), cela a douché la joie que j'avais ressentie en l'ouvrant.
Alors, comme je n'étais pas en mode "maso", j'ai demandé à mon cerveau de faire grève et de me ficher la paix.
Une fois que ce dernier fut allé voir ailleurs si je n'y étais pas, j'ai profité pleinement de ce livre et j'ai passé un bon moment.
C'était la seule condition : pas de cerveau ou sinon...
1. J'aurais ricané lorsque le héros, Ari Mackenzie (il bosse aux RG comme spécialiste des sectes), décrit comme LE spécialiste ès ésotérisme, est obligé d'aller voir dans une encyclopédie ce qu'est un astrolabe...
Que vous ou moi ne sachions pas exactement ce que cela représente, c'est normal, mais pour un spécialiste en ésotérisme et tout le tralala, c'est un peu fort de café...
2. Je serais tombée de ma chaise lorsque notre spécialiste (quinte de toux) confond Francs-Maçons et Compagnons de France...
3. J'aurais soupiré en constatant que toutes ses aides sont féminines (toutes des expertes) et qu'il a déjà couché avec elles ou le fera plus tard...
4. J'aurais eu une impression de "déjà lu" en découvrant que l'intrigue reposait sur le fait qu'une loge (encore une !) protège un secret (une nouveauté, tiens !) qui ne doit surtout pas être révélé sous peine de catastrophe (laquelle ?).
Comme vous n'êtes pas capable de deviner la suite, je vous la confie : "une page de ce livre - qu'il faut garder secret à n'importe quel prix sinon la fin du monde arrivera, au moins - est confiée à chaque membre d'une loge vachement secrète que t'as même pas connaissance de son existence.
Mais bouffez-les, vos pages de livres secrets, bordel ! Au moins, les nazis qui vous courent derrière ne se les accapareront pas ! Oui, il y a des espèces de nazis aussi. Quand je vous dis que ça sent le "déjà lu".
Et comment cette page qui ne doit jamais être divulguée arrive dans les mains de notre Ari de service ? vous demandez-vous parce que vous n'avez pas encore viré votre cervelle.
Tout simplement parce que son meilleur ami la lui a envoyée.
Pourquoi il a fait ça ? Il se sentait menacé... D'ailleurs, il est retrouvé mort, le cerveau liquéfié puis aspiré (pas de chance pour les ménagères de moins de 50 ans, l'auteur ne nous donne pas la marque de l'aspirateur, mais sûr que c'était du bon matos).
Alors, notre héros national, muni de la précieuse photocopie de cette non moins précieuse et mystérieuse page, s'envole vers une chasse au trésor, puisque, vous l'aurez deviné si votre cerveau est présent : la page sert d'indice pour cette chasse au trésor. Nooon ? Si !
Comme dans un roman américain qui a fait couler beaucoup d'encre, le héros court donc de lieux historiques en lieux historiques tout en suivant les indications cryptées et glissées dans les pages soi-disant perdues d'un vrai incunable.
Entre deux courses ou deux cogitations, notre héros solitaire peste sur l'amour impossible, sur la politique interne des RG, sur l'aide qui bosse dans le petit magasin de livres rares qu'il fréquente, sur le fait que ses bosses l'inspire...
Magnifiques scènes de baston particulièrement explosives, réalisées sans trucages et à coup de grenade, de fusil mitrailleur et de tout ce que compte un arsenal militaire.
Oui, notre Ari s'est vu adjoindre l'aide d'un ancien légionnaire (il était beau et il sentait bon le sable chaud, son légionnaire).
Pendant ce temps là, notre tueuse à l'aspirateur fou continue de sévir dans les ménages des Gardiens du Grimoire Secret Qui Ne Va Plus le Rester Secret. Les scènes de crime sont gores, dégueu, pleines de sang au mur et sur le parquet.
Les Gardiens n'avaient pas payés leurs cotisations aux "Titres Services", donc, pas de nettoyage chez eux. On aspire la cervelle et basta. Comme dans le titre d'un San-Antonio "On liquide et on s'en va".
La confrontation finale avec les Vilains Méchants Même Pas Beaux où vous aurez droit à la révélation sur ce fameux Grand Secret ?
Heu... Ari, arrivé à quelques encablures du trésor, se casse et quand il reviendra, sa hiérarchie sera passée par là et aura fait boucher l'entrée du sanctuaire. du coup, vous ne saurez rien de rien sur la nature du roman.
Arnaque ? Grève de l'auteur dans le final ? Les deux ? J'en sais fichtre rien.
Oui, Dan Brown avait ses défauts mais il ne m'avait pas plantée comme une conne dans le fossé !
Henri Loevenbruck a tenté de me faire baver avec les mystères de Reims, le tout mélangé à un complot des compagnons de France et nos bons vieux Méchants de roman, je veux parler des casques à pointes nazis de Thullé qui m'ont bien entubés.
Donc, pour en profiter, faite comme moi : offrez des vacances à votre cerveau et mettez-le à l'arrêt le temps de lire le livre.
Sérieux, sans me poser des questions durant ma lecture, j'en ai profité à fond, sauf sur la fin parce que, même sans cerveau, c'est un peu se foutre de la tête des lecteurs.
Hormis tout cela (la fin), il n'est pas trop mal... Ok, allez lire "Da Vinci", ça pulse plus.
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Hugo
  17 avril 2019
Le rasoir d'Ockham
Ou Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.
Lors d'une situation, les hypothèses les plus rationnelles semblent être préférables aux hypothèses trop nombreuses d'un excès de zèle parfois prétentieux…Bref :
- C'est qui le mec sur la tour de notre dame ? » s'écria un twitos paniqué
- Une simple statue, columbo lui répondit une Twistos avisée.
Racontons-nous une petite histoire :
Emanuel rentra chez lui cette nuit-là de bien mauvaise humeur, non pas qu'elle était froide cette nuit, mais Notre-Dame avait brulé : quelle horreur s'écrit-il » mais dans un engouement patriotique après une brève promenade et quelques photos à l'esthétique dramatique, il déclara :
« Nous rebâtirons Notre-Dame, ensemble, dans l'unité et l'émotion nationale, nous sommes un grand pays, que dis-je une grande nation du monde, blessés dans notre âme et dans notre chaire, nous relèverons la tête fière de notre courage »
Les gilets jaunes conspiraient de déception :
- Pfff ça sent l'entourloupe
- T'as des preuves ?
- ouais des putains de bruits de réseaux sociaux
- ça vaut toutes les vérités du monde le peuple
- Surtout quand ils croient ce qu'ils "croix"

Arrivé devant son palais qui avait bonne figure depuis le remplacement des rideaux, il se hâta de rejoindre Brigitte qui dormait déjà, il frappa à la porte de leur chambre et entra… Quelle fut sa surprise de voir là un Poltron de basse étable faire la cour à sa dame de grand âge
« Ce n'est pas du tout ce que tu croix manu, se jouissa t-elle »
L'homme quant à lui, avait la langue bien pendue au chevet de sa belle
Manu jaune de rage, appela son homme de loi, Alexandre le terrible Benalla…
Brigitte paniquée, s'empressa de se chanelliser au plus nue…
Alexandre le terrible Benalla débarqua arme au poing, sans somation préalable et tira dans les genoux du pauvre homme qui hurlait à l'agonie, l'objet de son dé-lit qui pendait entre son entre jambe se déroba dans une moue dégoulinante d'insalubrité… le rasoir d'Ockham avait tranché dans la chaire de ce pauvre gars…
Brigitte choquée tenta de raisonner le monarque au charisme philosophique qui d'un revers de talons s'en alla rédiger son élocution du lendemain.
Alors Benalla le terrible avait plusieurs hypothèses pour innocenter ce Poltron :
Peut-être la dame avait accouché de cet homme
Peut-être cet homme était venu lui aspirer un venin mortel
Peut-être cet homme était venu réchauffer la dame en hypothermie conjugale
Mais Alexandre le terrible ne s'emmerdait pas avec les hypothèses farfelues, il tranchait dans le rationnel, et de ce fait, il devenait la loi s'octroyant le pouvoir du rasoir d'OCKHAM…
Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite, sortis tout droit de mon imagination pour vous expliquer le principe du Rasoir D'Ockham.
Un bouquin bien écrit qui fait le job, Loevenbruck n'a plus rien à prouver, seulement je ne suis pas un grand friand de ce style de lecture trop ésotérique.
A plus les copains
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kedrik
  07 septembre 2011
C'est l'été, j'ai donc temporairement délaissé ma relecture de "Schopenhauer : pour une nomenclature de la temporalité" afin de m'intéresser à ce que lisent mes contemporains quand ils sont à la plage. Or un nom revient souvent dans les palmarès de vente : Henri Loevenbruck, le Dan Brown à la française. Attention, spoiler à tous les étages, vous êtes prévenus.
Que nous a appris Dan Brown ? Qu'un bouquin bien calibré devait suivre la formule suivante :
- un héros qui connait sa bille en ésotérisme
- un proche du héros qui crève magistralement en léguant au héros une énigme
- un tueur complètement azimuté qui fait des mises à mort spectaculaires
- une secte secrète qui veut dominer le monde
- une chasse au trésor dans les lieux iconiques de l'Histoire
- une partenaire pour allier romance et aventure
- un ou plusieurs universitaires/spécialistes qui débloquent les étapes du jeu de piste
- une révélation finale basée sur des faits réels
Le tout découpé avec des chapitres courts et nerveux qui vous incitent à aller toujours de l'avant.
Henri Loevenbruck (Daniel Marron de son vrai nom) l'a bien compris et a décidé d'utiliser la même recette. Pas de s'en inspirer, non, non : de la copier trait pour trait.
Or donc le héros (Ari Mackenzie), qui bosse aux RG comme spécialiste des sectes tombe des nues quand son meilleur ami est retrouvé mort, le cerveau liquéfié puis aspiré (oui, oui). Mais avant de décéder, l'ami en question a envoyé au héros la photocopie d'une mystérieuse page qui est le premier indice de la chasse au trésor. Et donc une mystérieuse tueuse complètement dingue commence à tuer des gens. le héros comprend assez vite que tout ça est lié à une organisation secrète nazie (sic) qui dessoude les membres d'une loge secrète de compagnons de France dans l'espoir de mettre la main sur le Gros Secret qui Peut Changer l'Équilibre Mondial. On court donc de lieux historiques en lieux historiques en suivant les indications cryptées glissées dans les pages soi-disant perdues d'un vrai incunable picard. Quand il bloque, le héros demande de l'aide à des spécialistes. Il a plusieurs partenaires féminines, avec lesquelles il a déjà ou va coucher. Puis ça débouche sur la confrontation finale avec les Méchants tandis que nous est révélée la nature même du Grand Secret qui te fait dire "Je le savais, c'est un complot, DSK est aussi innocent que Seznec et Dreyfus réunis, on nous ment, la vérité est ailleurs, salopards d'Illuminés de Bavière."
Mais le hic, c'est que Henri Loevenbruck n'est pas un bon faussaire. Déjà, quand tu annonces que ton héros est un spécialiste en ésotérisme mais qu'il est obligé d'aller voir dans une encyclopédie ce qu'est un astrolabe, tu prends peur sur le CV du bonhomme. Quand il confond francs-maçons et compagnons de France, tu te dis qu'il a eu son diplôme en ésotérisme en lisant Wikipédia en diagonale. Mais surtout, toute l'intrigue repose sur le fait qu'une loge protège un secret qui ne doit surtout pas être révélé sous peine de catastrophe. Ils confient donc une page à chaque membre de la loge. S'il est si important de cacher ce secret, pourquoi ne brûlent-ils pas les feuillets au lieu de se transmettre ça comme une patate chaude en craignant que des gens mal intentionnés ne s'en saisissent ? Ça ne tient pas debout 30 secondes.
Et comble de ridicule, il n'y a pas de révélation finale. Arrivé à 2m du "trésor", le héros se dit "Oh, je reviendrais demain, là je suis crevé" et quand il revient, sa hiérarchie est passée par là et a fait boucher l'entrée du sanctuaire. du coup, le lecteur ne sait rien de rien sur la nature du pourquoi tout ce bordel. Ce n'est pas frustrant, non, c'est carrément de l'arnaque, de la malhonnêteté intellectuelle. Je n'en reviens toujours pas de ce tour de passe-passe débile.
Dan Brown a bien des défauts, mais ils embarquent ses lecteurs dans un truc enlevant et tape-à-l'oeil. Des jésuites vicelards, un Vatican mystérieux, des cardinaux qui crèvent la gueule ouverte. Ça dépote. C'est con, mais l'intrigue a une certaine envergure qui dépayse. C'est énorme, ce n'est pas croyable, mais les lecteurs sont happés. Henri Loevenbruck est lui dans le registre franchouille : difficile de faire rêver le lecteur avec les mystères de Reims, l'ignoble complot des compagnons de France et la sempiternelle résurgence néonazie des dingues de Thullé. On ne peut pas prendre une recette américaine et la transposer sottement à la France. Quand on le fait dans le cinéma en reprenant les principes des superproductions américaines, ça donne invariablement des copies de merde. Là, c'est comme les chansons yé-yé des années 60 qui étaient traduites mot pour mot à la va-vite.
Et il faut lire les soliloques du héros, qui peste sur l'amour impossible, la politique interne des RG ou l'informatique avec un rare sens du lieu commun. Une ode à la platitude. Ah oui, et le héros se voit adjoindre un ancien légionnaire, ce qui permet à l'auteur par deux fois de nous accoucher de scènes de baston particulièrement grossières à coup de grenade (gasp) puis de fusil mitrailleur dans la grande tradition des films de Steven Seagal.
À lire, donc, si vous aimez les complots de niveau Rotary Club de sous-préfecture, des putains de nazis même pas nihilistes, de l'occultisme ch'ti, des tueurs débiles au modus operandi loufoque, des énigmes dignes de la Chouette d'or, des citations de Portishead pour montrer que l'amour c'est la souffrance…
Ce billet ne peut que se terminer en pointant vers le Pendule de Foucault.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Yassleo
  21 septembre 2015

Cocorico! On a quand même de sacrés bons auteurs de thrillers en France et ça ne fait pas de mal de le rappeler de temps en temps!
Le rasoir d'Ockham ne se lit pas, il s'engloutit. Pour faire court (car de très nombreux résumés pullulent déjà sur la page..!), Ari Mackenzie, analyste des Renseignements Généraux, se retrouve à la poursuite d'un tueur en série suite à l'assassinat du meilleur ami de son père. Déterminé à venger sa mort, ses recherches vont le mener à un secret enfoui depuis le XIIIème siècle, dissimulé sous forme d'énigmes sur des feuillets perdus d'un ancien manuscrit.
L'intrigue est on ne peut plus banale certes, mais encore faut-il avoir du talent pour en faire un roman de plus de 500 pages sans une minute de répit! Et Loevenbruck est admirable dans l'exercice: les chapitres courts se lisent et se succèdent à vitesse grand V tant les rebondissements abondent. Mais cette trame parfaitement maitrisée offre en plus l'avantage de mettre en avant des personnages historiques et des pans de l'Histoire que l'on avait relégués aux oubliettes depuis des années voire des siècles. Car qui de nos jours a entendu parler de Villard de Honnecourt, maître d'oeuvre du XIIIème siècle, ou encore de Gerbert d'Aurillac, plus connu sous le nom du pape Sylvestre II? Qui avant ce roman connaissait la théorie de Guillaume d'Ockham, philosophe du XIVème siècle (dont je viens juste de voir la page sur Babélio avec seulement deux lecteurs à son actif, c'est dire si on l'a oublié..)? N'attendez pas que je vous explique qui sont ces grands hommes, il faudra lire le livre..! Qui enfin se souvient de la confrérie du Vril, société secrète du siècle dernier? Alors oui on peut rétorquer que tout ceci n'est que brièvement survolé, parfois un peu confus même dans certaines explications, et peut-être pourquoi pas certains trouveront quelques erreurs historiques qui se sont glissées (à tort ou à raison je l'ignore n'étant pas assez spécialiste pour en juger..), mais c'est somme toute logique et sans surprise car ce n'est qu'une oeuvre de fiction après tout. Henri Loevenbruck n'a pas, à ma connaissance, la prétention de se proclamer historien. Il nous appartient donc à nous lecteurs d'approfondir ces bribes historiques si le coeur nous en dit. Et c'est la raison principale qui me fait défendre ces auteurs audacieux et talentueux: le thriller étant un genre qui plait au grand public, je trouve remarquable cette capacité à l'utiliser pour entrouvrir quelques portes de l'Histoire et faire renaître d'illustres inconnus qui auront marqué leur époque.
Pour ma part, le rasoir d'Ockham répond donc à tout ce que j'attend d'un bon thriller: me divertir, aiguiser ma curiosité, me surprendre, m'ouvrir de nouveaux horizons et de nouvelles lectures, et le tout sans voir le temps passer.

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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
CrunchesCrunches   24 mars 2012
Mackenzie sortit de la voiture et marcha tout droit vers le véhicule banalisé. La porte arrière s'ouvrit brusquement et le visage furieux du commissaire Allibert apparut dans l'ombre de la camionnette.
- Qu'est-ce-que vous foutez là, Mackenzie ? grogna-t-il, hors de lui. Vous allez tout foutre en l'air !
Ari grimpa à l'intérieur et salua les quatre hommes de la BRI qui se préparaient.
- Je viens avec vous.
- Vous vous foutez de ma gueule ?
- Je ne me permettrais pas, commissaire. Mais je viens avec vous.
- Certainement pas ! Vous êtes pas un homme de terrain, bordel, vous êtes un agent des Renseignements, Mackenzie !
- Je vous signale que j'ai reçu provisoirement l'habilitation d'OPJ, dans le cadre de cette enquête. Quand à savoir si je suis ou non un homme de terrain, croyez-moi, j'ai traversé des zones plus dangereuses qu'un pavillon de banlieue chic.
Deux des agents de la BRI ne maquèrent pas un rire approbateur. Ils devaient connaître la réputation et le CV de Mackenzie.
- Ari, vous faites chier. Ça se fait pas.
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pit31pit31   26 janvier 2019
La douleur, il la côtoyait depuis longtemps. Il avait même fini par l'apprivoiser. C'était le lot des hommes de son âge. Mais ce que cette femme était capable de faire dépassait largement tout ce qu'il avait pu ressentir jusqu'à présent . Et il ne voulait pas partir ainsi. Partir dans la plus aiguë des souffrances.
Jean Colomben serra les poings. Ne pas y penser. Il fallait qu'il se concentre sur autre chose. Il savait pertinemment qu'il n'avait pas le choix. Qu'elle finirait, de toute façon, par le tuer de la même manière qu'elle avait tué les cinq autres. Au bout du compte, il n'y avait qu'une route à suivre : celle qui menait vers la mort. Et il fallait qu'il prenne cette route sans dévier. Il suffisait qu'il se fasse une promesse : ne plus jamais ouvrir la bouche. Oui. Se tenir à cette seule promesse, quoi qu'il advienne. Ne plus jamais ouvrir la bouche.
Et comme pour sceller son serment, Jean Colomben ouvrit soudain les yeux et prononça ce qui devait être ses dernières paroles.
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MasaMasa   27 décembre 2014
Après tout, était-on jamais autre chose que livré à soi-même ? La vie ne nous menait-elle pas, irrémédiablement, vers une expérience qui ne se partage pas ?
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raynald66raynald66   08 septembre 2015
Il est un point sur terre où se cache une entrée oubliée, connue seule des
grands du monde grec, et qui permet de visiter l'intérieur de la terre
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geminigemini   13 décembre 2014
Le garde du corps vint s'asseoir à côté de lui sur le petit muret.
- Comment on fait, quand je vais pisser ? Demanda Ari d'un air innocent.
- Je me contenterai de rester devant la porte, n'ayez pas peur.
- Et vous, vous n'allez jamais pisser ?
Le garde du corps concéda son premier sourire de la journée.
- Non. Jamais.
......
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Videos de Henri Loevenbruck (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Loevenbruck
Interdit d'interdire ⛔️ Animée par Frédéric Taddeï
Avec : - Le guitariste Thibault Cauvin pour son album «Cities» - Le romancier Henri Loevenbruck pour son livre «J’irai tuer pour vous» aux éditions Flammarion - La neurobiologiste Lucy Vincent pour son ouvrage «Faites danser votre cerveau» aux éditions Odile Jacob - L’humoriste Marc Fraize pour son spectacle «Monsieur Fraize» à L'Européen
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