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ISBN : 2354611722
Éditeur : TENGO (13/11/2019)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, disait Jean Yanne. Mais dans le milieu du cinéma français, ce n est pas tout à fait vrai. De Belmondo balançant une droite à Jean-Pierre Melville sur le plateau de L Aîné des Ferchaux à Maurice Pialat hurlant sur ses acteurs, les tournages de films sont parfois un peu chaotiques... Certains ne vont même pas jusqu au bout. On ne verra ainsi jamais Marco Polo avec Alain Delon et Don Camillo et les contestataires ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Pecosa
  22 février 2020
J'aime bien lire les potins cinématographiques des deux commères de Hollywood, Hedda Hopper et Louella Parsons.
Avec Ça tourne mal ! de Philippe Lombard, je découvre les coulisses du cinéma français en six chapitres. Le livre est ludique, amusant, plein de couleurs et de photos.
On avait entendu parler du caractère ombrageux de Lino Ventura, des directions d'acteurs plus que musclées de Melville ou de Pialat. L'auteur livre une foule d'anecdotes précises sur les tournages hexagonaux. Certaines sont amusantes, cocasses, d'autres ne montrent pas les protagonistes sous leur meilleur jour. Sauf Bébel, qui collait des bourre-pifs à bon escient, surtout pour défendre Charles Vanel.
J'avoue que ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus, qui picole, qui se bat, qui pète les plombs sur les tournages. Ce qui compte finalement, c'est le résultat, des acteurs que l'on aime voir et revoir à l'écran, un Ventura ou un Pierre Brasseur, impeccables, un Dominique Zardi ou un Henri Attal dans des seconds rôles, des Sautet, des Melville…
De l'ouvrage, on retient surtout les chapitres consacrés aux « affres de la préproduction », avec De Gaulle donnant son avis à René Clément pour Paris brûle-t-il? ou Ventura pour Espion lève-toi et aux films que l'on ne verra jamais.
Songeons à ce qu'aurait pu donner Superdupont adapté par Gotlib et Jacques Lob avec Coluche. Claude Berri était prêt à le produire. « Je n'en peux plus tellement je me suis marré! » dit-il après avoir lu le scénario.
Ou à Voyage au bout de la nuit adapté par Audiard avec Belmondo et Shirley MacLaine.
Ou à de Funès dans Astérix en Hispanie.
Je remercie les Editions La Tengo et Babelio pour cet ouvrage reçu dans le cadre de l'Opération Masse critique, qui nous prouve que les tournages ne sont pas de longs fleuves tranquilles.
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greg320i
  21 février 2020
Un petit mot en prélude de critique pour de grands remerciements à cette nouvelle édition de masse critique de Babelio qui résonne encore une fois en véritable messe pour nous, pauvres pécheurs que nous sommes, à la somme si tentatrice de nos livres et nos "PAL" qui n'en désemplissent jamais ..
Alors, me direz vous ; quand le choix se fait encore devant nos yeux éberlués de tant de possibilités offertes, ô diantre diable, comment y résister ?
Donc voilà : "Ça tourne mal" fut le titre qui me parla le mieux.
Mais je cède la parole de suite à mon humble avis sur tout ceci :
Malgré quelques anecdotes cocasses et autres péripéties relatés ici des fameuses "bidasses" des Charlots, il faut reconnaître que cet ouvrage ne transformera pas l'amateur en pur connaisseur.
Sans nul doute de même qu'il ne transcendera pas plus que ça le néophyte hors de son domaine de prédilection du 7ème art.
Un peu d'insolite ,quelques bons mots ,et des pages de révisions de notre grands "classiques" : voilà en gros ce qui vous attend là dedans ...
Un peu léger certes de notre temps où internet met à disposition les secrets les plus ultimes des tournages et révèle au grand jour les plus petites broutilles qui ont pu se passer pendant un jour de filmage.
Trucage , doublage ,traçage de suivi des films ? Que nenni hélas.
Violence , outrance, ou censure mise dans le viseur de la sortie d'un scénario ? Si peu que ça en devient trop "gentil" à mon goût.
Oui, c'est bien le mot qui convient ici..
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, disait Jean Yanne. ...
Ainsi commence la quatrième de couverture ; qui ne croyait donc pas si bien dire , puisqu'il faut admettre qu'elle se poignarde d'elle même !
Haha bien fait, diront les encenseurs de ces vilaines 4ème qui promettent toujours monts sacrés et veaux d'or à chaque nouvelle publication d'un auteur .
Un peu de publicité n'a jamais fait de mal à personne dirons les plus indulgents ,,
Certes.
Il convient donc de prendre ce livre à la légère, le temps d'un bon divertissement nous rappelant que le cinéma français connu lui aussi en son temps jadis de belles périodes d'euphories et de réelles trouvailles pour nous émerveillez
Enfin, ,je vous parle là d'un temps ♪ que les moins de vingt ans ,, ♫ ...
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ChristianAttard
  28 décembre 2019
Philippe Lombard n'en est apparemment pas à son coup d'essai dans le genre et lorsque l'on prend connaissance de ses publications impressionnantes, on a assez vite compris sa passion pour le cinéma populaire, seule une biographie du peu connu Sean Flynn dénote un peu dans un ensemble de livre qui flirte avec les cartons du box office et tourne autour du culte à Audiard, des Tontons Flingueurs, des bronzés, de James Bond et des Super héros.
Ici, rend de bien nouveau pour le cinéphile qui connait tout cela mais comme le dit la jaquette : « vous apprendrez des choses qui vous permettront de briller dans les dîners en ville » si vous ne faites pas partie des rats de cinémathèque ou des vieux lecteurs de Ciné-revue !

C'est distrayant autant que ragotier, ne dépassant que très rarement la barre des années 1990. A croire que les cinéastes, producteurs et acteurs ont calmé leur égo depuis ou que les procès pour diffamation sont moins risqués aujourd'hui.
Belmondo, Delon, Melville reviennent un peu trop souvent alors que d'autres sont bien oubliés comme Depardieu par exemple, incapable souvent de dire un texte ou qui éructe et pète sur les tournages !
Cela reste de toute façon très politiquement correct bien en dessous parfois de la réalité.
Car il y a des anecdotes qui se disent en confidences et ne s'impriment pas.
Et croyez-moi, j'en ai entendu des vertes et des pas mures sur Michel Simon, Fernandel, Jean Lefebvre, Belmondo, Nicole Garcia… et tant d'autres qui ne sont qu'effleurées ici et m'ont été révélées par des acteurs ou des metteurs en scène en « Off ». :)
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PecosaPecosa   23 février 2020
LE CHOC de Robin Davis (1982)
Davis lit quelques romans et propose d'adapter La position du tireur couché de Jean-Patrick Manchette. "Tout le monde était d'accord, tout le monde a signé ... sauf que personne ne l'avait lu", raconte le réalisateur. Quand il fait lire son adaptation fidèle du roman à Delon et aux producteurs, leur réaction est pour le moins mitigée. "C'est quand même l'histoire d'un tueur qui est la plupart du temps ivre mort. Il est impuissant, il n'aime pas les femmes, il mange des nouilles à longueur de journées, il vit dans une cave parce qu'il est schizophrène et qu'il ne veut se montrer à personne, il est en lutte contre la société entière (...)"
La star accepte le scénario mais demande à son auteur de réécrire son personnage de tueur à gages en inversant les polarités. Davis n'est pas très emballé et se dit prêt à jeter l'éponge mais les producteurs Alain Terzian et Alain Sarde le convainquent de continuer. Il demande alors à collaborer avec l'écrivain Jérôme Charyn, ce qui est accepté.
A New-York, Davis rencontre son auteur fétiche mais est victime d'une grave intoxication alimentaire qui le cloue sur un lit d'hôpital pendant une semaine. A sa sortie, il récupère le script de Charyn qu'il lit dans l'avion du retour. "C'était épouvantable". (...)
Les producteurs sont en colère contre le romancier et rappellent à Robin Davis que le tournage commence dans trois semaines... Le cinéaste concocte alors un scénario dans ce laps de temps en se basant sur les grandes lignes du roman, en magnifiant le personnage de Delon (qui ne vit plus dans une cave mais dans un beau duplex, etc) et en faisant de celui de Deneuve une gardienne de dindons.
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PecosaPecosa   23 février 2020
En 1959, Jean Rochefort accepte avec enthousiasme un film dont il n'a pas lu le scénario, Vingt mille lieues sur la terre de Marcello Pagliero, qui va se tourner en URSS: "Dès les premières scènes, j'ai réalisé qu'il s'agissait d'un film de propagande soviétique." Pourtant, le réalisateur espérait faire une oeuvre réaliste, avec des scènes prises sur le vif, comme ce plan d'une charrette tirée par des chevaux qu'il faut remplacer par un tracteur, plan quinquennal oblige. "D'autres problèmes, moins politiques et plus prosaïques, surviennent. "Les techniciens touchaient une prime si le tournage s'étirait", raconte Rochefort, et comme "le réalisateur était alcoolique", ils n'hésitaient pas à le faire boire...
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PecosaPecosa   22 février 2020
Le 06 octobre 1973, les troupes égyptiennes et syriennes pénètrent en Israël. Le monde entier est pris par surprise par ce que l'on appellera La guerre du Kippour. A Paris, Gérard Oury et son responsable de la publicité, Georges Cravenne, se demandent s'il est bien raisonnable de sortir dans ce contexte explosif Les Aventures de Rabbi Jacob. Le cinéaste projette le film à ses plus proches collaborateurs ainsi qu'à son ami Henri Verneuil... qui lui conseille d'attendre six mois pour le sortir! "Il pensait qe le film touchait à des questions trop sensibles et risquait de provoquer des bagarres entre Juifs et Arabes, des risques d'attentats dans les salles..", rapporte le compositeur Vladimir Cosma. Malgré cet avis et les nombreuses menaces de morts qu'il reçoit, Oury décide de conserver la date prévue, le 18 octobre.
"Le jour de la sortie du film, on apprend à la radio avec stupeur que Danielle Cravenne, la femme de Georges, avait détourné un avion! se souvient le cinéaste. Comment cette jeune femme de 35 ans, jolie, élégante, qui chérissait ses deux jeunes enfants, avait-elle pu en arriver à de telles extrémités? La réponse ne tarda pas à arriver, puisqu'elle avait fait ça pour demander l'interdiction de Rabbi Jacob dont, en raison des circonstances, et sans même l'avoir vu, elle jugeait la sortie intolérable. Elle était pro-palestinienne. C'était une jeune femme en quête d'absolu, qui n'avait rien d'une terroriste. Elle a été malencontreusement abattue par la police d'une balle dans le front." Malgré cette sortie désastreuse, Les Aventures de Rabbi Jacob va attirer plus de 7 millions de Français.
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PecosaPecosa   21 février 2020
Auguste Le Breton, auteur de romans noirs adaptés à l'écran comme Du Rififi chez les hommes ou Le Clan des Siciliens (et rival autoproclamé de Simonin), aimait bien jouer les durs, comme s'en souvient le cinéaste Gilles Grangier: "Alors que nous faisions avec Audiard l'adaptation du Rouge est mis à Montfort-l'Amaury, dans la très pacifique auberge de la Moutière, il ne se déplaçait jamais sans un Luger dans sa valise. Cette arme impressionnante, à la crosse encochée d'une série d'entailles -une entaille=un ennemi abattu- était destinée, parait-il, à impressionner son éditeur qu'il ne trouvait pas "raisonnable", selon son expression! Mais son regard terrible, fixé sur nous, suggérait: "Avis aux amateurs, si des fois vous trahissez mon livre, gare!" Nous n'avons jamais vu l'engin ressortir de la valise."
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Videos de Philippe Lombard (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Lombard
Le Paris de Michel Audiard de Philippe Lombard aux éditions Parigramme
Né dans le 14e arrondissement, Michel Audiard fréquente l'école de la rue du Moulin-Vert puis le Vél' d'Hiv' de la rue Nélaton. Pendant l'Occupation, il s'inscrit en école de soudure pour échapper au STO. Mais c'est comme porteur de journaux à bicyclette qu'il entame sa vie professionnelle. La proximité avec les journalistes, qu'il croise dans les cafés des grands boulevards, lui vaut cependant de passer de l'autre côté du miroir, sa faconde naturelle nourrissant de longs articles " de notre envoyé spécial en Indochine " d'autant mieux informés que l'intéressé prend soin de les rédiger sans quitter sa mansarde ! Suivent les critiques de films, qu'Audiard compose sans s'infliger d'assister aux projections... Ces premiers pas le mènent à Cinémonde... Un producteur ne tarde pas à lui demander un premier scénario, Mission à Tanger en 1949... qui sera suivi de nombreux autres. Entre 125, rue Montmartre, Les Barbouzes, Les Tontons flingueurs... comme scénariste et/ou dialoguiste, Audiard truffera ses ?uvres de décors familiers et de références au Paris de sa jeunesse. Celui des concierges assises sur le pas de leur porte, des pistards tournant sans relâche au Vél d'Hiv', des Halles en effervescence... et de la réplique gouailleuse qu'un titi ne manquera de faire glisser sur le zinc... " Toute une époque !" disait Blier dans Les Tontons.
Vous pouvez commander le Paris de Michel Audiard sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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