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Louis Postif (Traducteur)Bernard Rapp (Préfacier, etc.)
EAN : 9782752901521
352 pages
Éditeur : Phébus (09/03/2006)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 46 notes)
Résumé :
C'est avec ce livre de 1912, sorte de roman découpé en nouvelles, que Jack London fait ses adieux au Klondike de la ruée vers l'or. Et si l'on décèle entre les lignes un rien de nostalgie, c'est - pour une fois - la bonne humeur qui domine... encore qu'à l'arrière-fond se laisse entrapercevoir (comment faire autrement ?) toute l'âpreté de la lutte pour la vie. Un récit, un ensemble de récits, à tonalité picaresque, mais, auquel la figure du héros -prototype du bon z... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Allantvers
  18 décembre 2020
Que du bonheur ce London-là! car s'y concentrent les plus lumineuses des mille facettes de cet homme hors normes dont je suis un peu plus sauvagement énamourée à chaque nouvelle lecture.
Smoke Bellew, c'est un feel good book avant l'heure avec la joyeuse énergie qui s'en dégage; c'est un excellent roman populaire à la plume vive, fait d'une succession d'aventures trépidantes gorgées d'humour et de danger.
A défaut du meilleur, Jack London a donné la plus positive de ses belles énergies dans son dernier roman du Klondike : Smoke Bellew, c'est le personnage de Jack London qui rassemble toutes les qualités de tous ceux qu'il a crées : la puissance de "Radieuse Aurore" sans l'amertume, la volonté farouche de "Martin Eden" sans le désespoir, "la force des forts" qui ne s'offusque pas de ne pas gagner et place l'amitié et le goût de l'aventure au-dessus de tout.
J'ai adoré cette petite merveille sans prétention qui fait un bien fou!
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Erik35
  18 octobre 2016
Smoke Bellew (qu'un éditeur farfelu -Hachette- ou en mal de ventes, avait fait traduire en "Beliou la Fumée" dans les années 70, pour le plus grand malheur de ce chercheur d'or tellement américain, dans l'esprit, l'âme et le coeur, que tenter de traduire son pseudonyme était stupide autant qu'inutile) n'a pas chez nous le même succès que les aventures glacées d'un superbe et attachant Croc-blanc (dont les éminentes éditions Phébus/Libretto propose une toute nouvelle traduction que j'ai hâte de découvrir. Fin de la coupure promotionnelle !!!) ni du féroce et saisissant Appel sauvage (traduit malheureusement en France par l'Appel de la forêt), ce Bellew n'a sans doute pas la résonance aussi révolutionnaire que quasi-mystique d'un Vagabond des étoiles, ni la force tragique et envoûtante du chef d'oeuvre absolu de Jack London -de mon point de vue- qu'est Martin Eden. Non ! Rien de tout cela avec Smoke Bellew.
Et pourtant... Et pourtant, c'est un des meilleurs London que j'aie jamais lu ! Jubilatoire, enthousiasmant, souvent drôle, parfois totalement et volontairement loufoque, parfois sauvagement tendre aussi, ce texte est purement jouissif et même si quelques jours ont passé depuis que j'en ai refermé la dernière page, cette succession ininterrompue de courts récits -à la manière d'épisodes plein de rebondissements et de vie d'une bonne série aventurière, si nous étions devant la petite lucarne, n'était l'impossibilité historique de la chose- dans lesquels on admire, souvent ébahi, notre jeune pied-tendre de héros, ce « chekako » comme on les appelle au Klondike, sortant tout juste des salons chauds et feutrés du San Fransisco de l'époque et de la feuille de choux où il se fait largement exploiter, devenir un véritable « mangeur de viande », en deux mots : un chercheur d'or, pur jus, pure malice, pures souffrances aussi -parce que même si l'ensemble se veut positif et souriant, la peine, les malheurs, la mort elle-même, liés à ces contrées si dures, ne sont jamais très éloignés.
Alors, tant pis si, pour l'ultime ouvrage nous contant les aventures du nord canadien qui lui ont apporté le succès que l'on sait, Jack London recycle de manière plus ou moins ouvertes des nouvelles parues dans des recueils plus anciens (l'histoire de cette indienne se sacrifiant pour notre héros existe déjà dans le Dieu de ses pères. Quelle importance si notre génial auteur donne une seconde vie, d'une manière parfaitement inattendue, à l'histoire de ce fonctionnaire pris par le démon des affaires et qui tente de rallier le Klondike avec une cargaison de plusieurs milliers d'oeufs, histoire que l'on peut découvrir dans "Parole d'homme" ?
Du début à la fin de cet ouvrage, on est littéralement pris par les aventures de ce Candide à la sauce californienne -un Californien dans les "fumées" de neige que ses maladresses innocentes et rocambolesques transforment en marque de fabrique et, peut-être, en commencement d'histoire d'amour...-, on se pose à la fin de chaque nouvelle aventure plus ou moins croquignolettes en songeant que c'est aussi peu réaliste que probablement pas si éloigné d'une certaine réalité de cette époque totalement folle, inconsidérée, énorme lorsque l'on songe un instant aux conditions dans lesquels ces hommes -ou femmes. Et quelles !- se rendaient, avec le strict nécessaire, en ces lieux inhospitaliers autant que reculés.
Ce beau presque-roman de formation, d'initiation, est aussi traversée d'une superbe histoire d'amitié virile et fraternelle mais tendre, fugacement. C'est, en filigrane, une déclaration d'amour à ce nord impossible et vrai qui failli coûter la vie à London, avant que de lui donner matière à en vivre, une déclaration toujours forte et sans barguignage aux femmes et à "la femme", ainsi que l'ensemble de son oeuvre passée ou à venir, de même que sa vie, le prouvent. C'est, peut-être, l'ultime regard nostalgique d'un homme qui doit tant à ces quelques mois d'aventures -vraies, pour le coup- qui lui vaudront le surnom de "Kipling du nord". Mais, toujours, accompagné de cet énorme éclat de rire. le rire intangible et pur de toute malhonnêteté de notre étonnant Smoke Bellew !
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radebib
  13 août 2016
Pour prouver qu'il est un homme, un vrai, Christopher Belliou accompagne son oncle en Alaska sur les pistes de la ruée vers l'or. Là, il y rencontre "Le Courtaud", découvre l'aventure qui manquait à sa vie et gagne sur les pistes son surnom de "La fumée". Grâce à son intelligence et son opiniatreté, il parvient se se sortir de toutes les situations... jusqu'à la quête ultime.
On retrouve ici l'univers cher à London mais sur un registre différent. le récit est construit comme un feuilleton, une suite de nouvelles qui met en scène les mêmes personnages et qui installent une progression tout en laissant de grandes ellipses entre chaque "aventure". Il n'y a donc aucune trame temporelle et ces manques nuisent à l'ensemble : on reste parfois sur sa faim à la fin d'un chapitre. Cependant l'originalité de London ici est de traité le sujet d'un point de vue idéaliste. Belliou y est une sorte de candide, êter innocent dont la force est d'ignorer les risques qu'il court. la peur et la souffrance n'ont donc pas lieu d'être. Intéressant également le parrallelle qui peut être fait au début du récit enter la vie de Jack London et celle de son héros (age, ville, métier...)
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gill
  03 mai 2012
Belliou est le héros souriant de ce livre, il y vit de nouvelles aventures racontées avec humour par Jack London.
Il accumule les gaffes avec bonne humeur jusqu'à son mariage qui ne sera pas forcément un événement banal.
L'auteur raconte, ici, le Grand-Nord sur un ton léger, sans perdre pour autant l'efficacité de son style ; et signe, là, un livre original, un peu à part dans son oeuvre, souvent assez sombre.
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zakfm
  07 juillet 2020
Ces nouvelles assemblées nous content la vie d'un jeune homme dans le Klondike au moment de la grande ruée vers l'or. L'aventure, les beaux paysages, l'humour, l'amitié et même l'amour sont décrits sans aucune lourdeur. Chez Jack London, tout est bon.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   11 octobre 2016
Puis Smoke tomba dans un engourdissement qui était presque la mort, mais une fois encore elle le réveilla.
- Pose tes lèvres sur les miennes, dit-elle. C'est ainsi que je veux quitter la vie.
- Nous la quitterons ensemble, ma chérie, répondit-il.
- Non !
Elle l'arrêta d'une faible pression de la main, chercha avec effort dans le capuchon de sa parka et en tira un sachet qu'elle lui tendit ; puis, d'une voix si faible qu'il pouvait à peine l'entendre, mais cependant distincte, elle murmura :
- Maintenant, embrasse-moi, mon amour. Pose tes lèvres sur les miennes, et ta main sur mon cœur !
Pendant ce long baiser, il perdit encore connaissance... Quand il revint à lui, il s'aperçu qu'il était seul et sentit que lui aussi allait mourir. Et ce fut pour lui une sorte de soulagement joyeux.
Tout à coup, il constata que sa main était posée sur le sachet. Avec un sourire triste, à la pensée de la veine curiosité qui le poussait à en dénouer les cordons, il l'ouvrit. Une petite cascade de nourriture en tomba. Il savait parfaitement d'où il venait : Labiskwee s'en était dépouillée elle-même. Fragments de galette gardés depuis le début de leur fuite, avant que McCan eût perdu de la farine ; minces lanières de caribou qui portaient encore l'empreinte de ses dents ; miettes de graisse ; une cuisse du lièvre des neiges, intacte ; une portion des cuisses de la belette, une patte de l'oiseau, et une aile encore marquée par des dents affamées - autant de débris pitoyables arrachés à sa faim terrible par l'immensité de son amour, et qui témoignaient tragiquement de ses privations et de son calvaire.
Avec un rire de folie, Smoke les dispersa dans la neige et retomba dans l’inconscience.
Il rêva. Le Yukon était tari. Dans son lit, parmi les flaques boueuses et les rochers usés par la glace, il errait, ramassant çà et là de grosses pépites d'or. La charge devenait de plus en plus lourde, puis il s'apercevait qu'elles étaient bonnes à manger. Il les avalait avidement. Au fait, pourquoi les hommes auraient-ils attaché tant de prix à la possession de l'or, s'il n'avait pas été comestible ?
Quand il se réveilla, un autre jour brillait. Son cerveau était étrangement lucide, sa vue avait cessé d'être trouble et le tremblement général qu'il ressentait dans tous les membres depuis longtemps avaient disparus. Il eut l'impression que les fluides de la vie chantaient en lui, comme si le printemps les avait ranimés. Un calme bien-être le remplissait. Il se détourna pour réveiller Labiskwee, mais il vit et se souvint. Instinctivement, il chercha du regard la nourriture qu'il avait éparpillée sur la neige. Elle avait disparu. Et il se rendit compte de ce que, dans la fièvre et le sommeil, il avait pris pour les pépites du Yukon. Dans le délire du songe, il avait inconsciemment puisé l'essence de la vie dans le sacrifice de Labiskwee, qui avait remis son âme entre ses mains et ouvert ses yeux à cette merveille : un cœur de femme.
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Wendat69Wendat69   16 décembre 2019
-Je vous en prie, messieurs, écoutez-moi! gémit Wentworth. Je suis étranger dans ce pays, je ne connais pas les coutumes, je ne connais pas les routes. Laissez-moi voyager avec vous. Je vous donne 1000 dollars si vous voulez bien me laisser voyager avec vous.
-Certainement, dit Smoke, en souriant avec malice, si Shorty y voit pas d'objection.
-Qui? Moi? Shorty se redressa pour un suprême effort. Je suis rien. Pour ce qui est de l'humilité, j'ai rien à envier aux tiques de bois. Je suis qu'un ver, une larve, le frère du têtard, et le fils de la mouche à viande; je crains ni ne méprise rien de ce qui se traîne ou qui rampe; mais voyager avec ce rebut de la création, non! Va-t-en, mon gars. Je suis pas fier, mais tu me fais gerber!
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Erik35Erik35   10 octobre 2016
- Il s'agit pas de ça, Shorty. C'est plutôt que Bright a fait sacrément travailler mon imagination. Avec ses yeux, il m'en a dit d'avantage en une minute que je pourrais en lire dans les livres en mille ans. Ils étaient pleins des secrets de la vie. Ils en tressaillaient. L'ennui, c'est que j'ai été sur le point de saisir, puis plus rien. Je suis pas plus sage qu'avant, mais j'étais tout près d'eux - il fit une pause et ajouta : Je peux pas t'expliquer, mais ces yeux de chien débordaient de réponses sur le sens de la vie, l'évolution, l'existence idéale, la sève cosmique et tout le reste - tout !
- Traduit en américain élémentaire, insista Shorty, tu as eu une intuition.
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Erik35Erik35   09 octobre 2016
Seul, sans personne à qui parler, il réfléchissait beaucoup, avec profondeur et simplicité. Il était écœuré par le gaspillage de ces années en vile, par la nullité des philosophies dans les livres et les écoles, par le cynisme roublard du studio et de la salle de rédaction, par l'hypocrisie des hommes d'affaire dans les clubs. Ces gens-là ne connaissaient ni la nourriture, ni le sommeil, ni la santé ; ils ne pouvaient même pas comprendre la morsure de la véritable faim, la saine douleur de la fatigue, ni l'afflux du sang qui fouettait tous les corps comme du vin une fois la besogne accomplie.
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gillgill   06 mai 2012
Après la tragédie, la comédie.
Après tant d'aventures du pays de l'or ornées d'accents graves, enfin une note gaie.
C'est avec le sourire que Jack London prend congé en 1912 de la Ruée vers l'or. "Belliou la Fumée" est le onzième et dernier volume consacré à cet événement fabuleux qui, de l'été 1897 à l'automne 1898, entraîna cent mille hommes dans les solitudes du Klondike, aux confins de l'Alaska et du Canada.
De 1912 à sa mort (1916), ne consacrera plus que trois nouvelles au Grand-Nord.
Avec Belliou s'épuise le filon qui avait enrichi son œuvre pendant treize ans.
Christopher Belliou (Kit, pour ses amis d'avant la ruée vers l'or) est un candide qui aurait trouvé cet Eldorado dont Voltaire persiflait la fascination subie par les rêveurs audacieux.
Rien ne le prédispose aux aventures qu'il va vivre, lorsqu'en 1897 le vapeur "Excelsior" apporte à San-Francisco la grande nouvelle, sous la forme de quinze mineurs barbus et millionnaires...
(extrait de la préface "Candide au pays de l'or" signée Francis Lacassin et insérée en début de l'édition parue chez "10/18" en 1982)
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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