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Jean-Paul Mourlon (Traducteur)Cécile Texeraud (Illustrateur)
ISBN : 2842051254
Éditeur : 1001 Nuits (01/07/1997)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Nous retrouvons ici l'univers du Grand Nord et de la ruée vers l'or, celui des Enfants du froid ou d'Une fille des neiges.

L'humour, parfois grinçant ou franchement noir, est omniprésent, ce qui n'exclut pas des situations souvent dramatiques. La nouvelle qui donne son titre au recueil - appréciée de Lénine et de Che Guevara! - est à coup sûr l'une des plus célèbres de son auteur.

Cette histoire d'un homme seul confronté à une situatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  21 février 2017
Un homme marche dans la neige. On ne saura rien de lui, pas même son nom. Tout juste sait-on qu'il doit rejoindre des compagnons dans un campement à quelques heures de marche. Alors, il avance. Seul, ou presque, simplement accompagné d'un chien, il brave le froid. D'abord avec vanité, l'homme croit être plus forts que les éléments. Mais la Nature sauvage décrite par London est trop puissante. L'Homme n'est qu'une poussière insignifiante face à elle.
Jack London est vraiment un auteur de génie. Son écriture, simple et fluide, sans fioritures, possède une force d'évocation rare. le froid, le froid extrême, le vrai froid, celui qui n'existe que dans quelques régions du monde, semble dans cette nouvelle être un personnage à part entière. En lisant "construire un feu", le lecteur sent le froid pénétrer son corps, lui glacer les os et le sang.
Témoignant de l'humilité dont l'Homme devrait faire preuve face à la Nature, London montre avec cette nouvelle toute l'étendue de son talent. En peu de mots, il dit tant ! Un auteur décidément indispensable.
Challenge Petits plaisirs 2016 - 2
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ibon
  21 février 2017
Une des "nouvelles du Klondike" qui concerne la période de la ruée vers l'or de l'Alaska, à la fin des années 1890. Mais d'or il n'en est pas question ici. Ce livre évoque plutôt le thème de l'homme dans la nature hostile.
Cet homme qui se trouve peu à peu pris au piège du froid. Homme dont l'humilité fait défaut au départ- on se dit alors qu'il a bien cherché ses ennuis- et pourtant une fin plus digne rattrape cette image.
L' homme choisit en effet d'affronter des conditions extrêmes par bravade "parce qu'il n'est pas une femmelette" et aussi pour rejoindre des copains à 6 heures de marche (sans doute dans le but de monter une expédition à la recherche d'or). Mais il fait -60°C! Quelle folie!
Il n'est pas seul pour cette marche de 6 heures. Un chien l'accompagne. Il a un rôle très important. Comme un miroir qui accable davantage son maître.
L'Education Nationale recommande ce livre de 60 pages pour le cycle 3. C'est un très bon choix pour découvrir ce grand auteur américain et sa vision du Grand Nord.
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Shan_Ze
  21 février 2017
Un homme et un chien traversent une grande étendue de neige. Il doit arriver au camp vers midi et demi à cette allure. Il fait froid, très froid. Moins quarante cinq degrés Celsius ou même moins. Mais l'homme est prévenu, il sait comment le combattre, il faut construire un feu. Construire car c'est un acte minutieux qui demande beaucoup de soin. C'est un combat de chaque instant, il faut être constamment sur ses gardes.
Jack London arrive à captiver le lecteur en très peu de pages. Je ne suis pas arrivée à décrocher de l'histoire avant la dernière ligne. Heureusement que l'histoire était courte !
Cette nouvelle est très parlante pour moi qui suis très sensible au froid. J'arrive à imaginer les sensations décrites par London, à sentir le froid venir dans mes mains et mes pieds.
Construire le feu est l'un des récits du Klondike. Il a été connu des adaptations cinématographiques et Chabouté en a fait une adaptation en bande dessinée.
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raton-liseur
  16 avril 2014
Une très belle nouvelle de Jack London, qui se caractérise par son économie de mots, son économie d'effets de manche. Une écriture qui va à l'essentiel, où les personnages n'ont pas de nom, ni cet homme ni ce chien, qui resteront un homme et un chien, aussi important dans l'histoire que la neige, le froid, les allumettes.
Un homme s'aventure seul dans les immensités du Grand Nord pour voir si les forêts pourraient fournir les rondins nécessaires à l'exploitation de la mine. On lui a dit que par une telle température il ne faut pas partir seul, mais il n'a pas écouté et est fier de s'en sortir par lui-même. C'est son premier hiver dans la région, mais il ne s'en laisse pas compter pour autant. Mais par soixante degrés au-dessous de zéro, n'importe quelle étourderie peut prendre des proportions inquiétantes.
C'est une histoire comme Jack London aime à les raconter, celle d'un homme dans la nature, un homme confronté à cette nature et à lui-même. le mythe de l'homme redevable uniquement de lui-même et seulement à lui-même. L'idée qu'il faut aussi assumer ses actes et leurs conséquences, quelles qu'elles soient, avec un fatalisme qui ne se dément à aucun moment. C'est cette dignité à toute épreuve qui fait l'homme, et c'est une bien belle vision de ce qu'il peut être, même si l'issue peut être cruelle.
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StephaneMei
  20 janvier 2013
"Le jour pointait, gris et froid, très gris et très froid (...)", et l'homme attendait sur le quai enneigé. Météo France annonçait -5°C, mais l'homme se riait du froid. Son train tardait, rien d'étonnant par ce temps exceptionnel en Bretagne, et il décida d'attraper "Construire un feu" de Jack London dans son sac à dos. le fait d'ôter ses mains de ses poches pour fouiller dans son sac lui fit ressentir le froid à travers ses gants.
Mais l'homme n'était pas une femmelette, et les 5 degrés de gel n'étaient rien à côté des 60 endurés par l'homme de la nouvelle, qui se passe en Alaska au début du XXème siècle. D'ailleurs, il retira ses gants pour pouvoir tourner les pages de son livre. Inconsciemment, tout à sa lecture, l'homme commença à se dandiner d'un pied sur l'autre pour chasser le froid de ses pieds.
Le TGV en passant souleva une sorte de blizzard qui fit frissonner l'homme, lui donnant envie de construire un feu. Ses doigts s'engourdissaient et il devenait difficile de tourner les pages de son livre. Au bout d'un moment, il fut obligé de remettre ses gants et, soupirant de devoir lâcher l'histoire de cet homme seul dans la nuit polaire, rangea le livre puis commença à faire les cent pas sur le quai, rêvant de construire un feu.
Et si le train n'arrivait pas, et si ses pieds gelaient ? L'homme chassa la panique qui approchait. Même pas une allumette, pas moyen de construire un feu.
Une nouvelle qui fait frissonner, à lire bien au chaud plutôt que sur le quai de la gare par un jour de neige :)
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   16 avril 2014
L’ancien lui avait, très sérieusement, exposé que nul homme, au Klondike, ne devait s’aventurer à voyager seul, au-delà de cinquante degrés sous zéro. C’était une loi absolue.
Et cependant, lui, il était ici. Un accident était survenu et, tout seul qu’il fût, il s’était tiré d’affaire. Ces vieux – pas tous, mais certains d’entre eux – ont des âmes de femmes. L’essentiel est de garder ses idées nettes. Alors tout va bien. Un homme, digne de ce nom, doit pouvoir voyager seul.
Tout de même, il était surprenant que ses doigts eussent si vite recommencé à s’engourdir. C’est à peine s’il pouvait saisir une brindille. Ils semblaient ne plus faire partie de son corps. Lorsqu’ils prenaient quelque chose, ses yeux devaient contrôler s’ils la tenaient ou non.
Mais, qu’importait, au fond ! Le feu aussi était là, claquant et craquant, et chacune de ses flammes, qui dansaient dans l’air gelé, était de la vie.
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LiliGalipetteLiliGalipette   14 décembre 2010
"C'était un fait, il [...] éprouvait le froid et l'inconfort, et rien de plus. Cela ne l'entraînait pas à méditer sur sa fragilité de créature à sang chaud ni, en général, sur la fragilité de l'homme, qui ne peut vivre, qu'entre d'étroites limites de températures." (p. 10)
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LiliGalipetteLiliGalipette   14 décembre 2010
"Le chien, déçu, regardait le feu avec regret. Cet homme ne savait rien du froid." (p. 28)
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aouatef79aouatef79   26 octobre 2015
La neige, immaculée,ondoyait en molles ondulations, là où elle recouvrait les
blocs chaotiques qui s' étaient formés du gel du fleuve.
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aouatef79aouatef79   26 octobre 2015
Mais ni la ligne mystérieuse de l' horizon lointain, ni l' absence du soleil, ni le
froid terrible qui sévissait, ni toute cette ambiance de fantastique désolation , ne
troublaient l' homme au-delà de ce qu' il était nécessaire. Ce n' était point qu' il
fut autrement blasé de ce spectacle. IL était un nouveau venu, un Chechaquo,
et c' était son premier hiver sur la Terre du .Nord .

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