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Jean-Paul Mourlon (Traducteur)Cécile Texeraud (Illustrateur)
ISBN : 2842051254
Éditeur : 1001 Nuits (01/07/1997)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Nous retrouvons ici l'univers du Grand Nord et de la ruée vers l'or, celui des Enfants du froid ou d'Une fille des neiges.

L'humour, parfois grinçant ou franchement noir, est omniprésent, ce qui n'exclut pas des situations souvent dramatiques. La nouvelle qui donne son titre au recueil - appréciée de Lénine et de Che Guevara! - est à coup sûr l'une des plus célèbres de son auteur.

Cette histoire d'un homme seul confronté à une situatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  15 février 2018
Sans mauvais jeu de mots, voici une nouvelle qui fait vraiment froid dans le dos. Et qui mieux que Jack London sait raconter le Wild et décrire son hostilité ?
Dans l'étendue infiniment gelé qui relie imperceptiblement l'Alasaka et le Canada, au bord du sauvage fleuve Yukon, un homme marche, seul. Il rejoint un groupe de chercheurs d'or. Un chien-loup l'escorte. La température est anormalement tombée de -50° à -75°.
"En face de la formidable nature qui l'étreignait, il ne méditait point sur la fragilité de l'être humain, sur la place qui lui a été assignée dans l'univers, sur les limites extrêmes du chaud et du froid, qui lui permettent d'y vivre ou l'y condamnent à mourir, et, s'il succombe, sur l'immortalité de son âme."
Et il aurait bien dû y songer ! Car, hélas, face à la férocité inhérente à la nature sauvage, ses chances de survie s'amenuisent à chaque pas... et à chaque allumette.
Avec sa précision diabolique de conteur né, Jack London a le pouvoir de faire monter la pression dans nos veines, de faire se rétracter nos entrailles, de faire se figer notre sang en l'espace de seulement quelques pages. Comme si nous étions nous aussi prisonniers du froid et de la solitude, nous ressentons les souffrances de cet homme ramené à l'essentiel : allumer un feu.
Le feu qui, à la Préhistoire, permit à l'homme des cavernes d'évoluer vers la civilisation, en dehors de toute civilisation comme c'est le cas ici, en plein Klondike, devient plus que jamais l'élément premier, primaire, vital. Le seul qui puisse libérer et délivrer l'homme des dangers que son orgueil lui fait courir.
Une nouvelle intense qui glace jusqu'à la moelle.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge XIXème siècle 2018
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Myriam3
  17 février 2018
Non il ne s'agit pas d'un guide.
Quand on est seul avec un chien dans un paysage désolé à moins 60° et qu'on risque de geler sur place, mais pour de vrai, la seule obsession de l'homme est de se chauffer pour survivre. Construire un feu, en pleine nature, quand sortir sa main de sa mitaine signifie risquer de la perdre.
On l'a averti, il connaît les dangers mais aussi les gestes de sécurité; Il n'a plus que quelques heures de marche pour rejoindre les autres chercheurs d'or, qui l'attendent sûrement autour d'un camp improvisé. le jour se lève, blafard, presque blanc comme ce qui l'entoure.
Le chien qui l'accompagne ne lui est pas attaché mais le suit docilement, il a peur des coups de fouet, de l'agressivité de l'homme quand il n'obéit pas, et surtout, il compte sur lui pour le feu. le feu n'est pas une nécessité, c'est la condition pour rester en vie, surtout quand on est tombé dans la neige ou dans un trou d'eau et que les minutes sont comptées avant de geler sur place.
Comme toujours chez Jack London, l'écriture est âpre, sèche tout en restant poétique, elle transcrit parfaitement la sauvagerie qui entoure l'homme, tout comme la voix d'Alain Degandt dans cette version audio de 45 minutes. le synopsis est simple et efficace, en quelques secondes les éléments ont raison de nous et la question se pose: que sommes-nous face à l'immensité de ce monde...
Merci à Gwen21 pour m'avoir inspiré cette lecture!
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Foxfire
  21 février 2017
Un homme marche dans la neige. On ne saura rien de lui, pas même son nom. Tout juste sait-on qu'il doit rejoindre des compagnons dans un campement à quelques heures de marche. Alors, il avance. Seul, ou presque, simplement accompagné d'un chien, il brave le froid. D'abord avec vanité, l'homme croit être plus forts que les éléments. Mais la Nature sauvage décrite par London est trop puissante. L'Homme n'est qu'une poussière insignifiante face à elle.
Jack London est vraiment un auteur de génie. Son écriture, simple et fluide, sans fioritures, possède une force d'évocation rare. le froid, le froid extrême, le vrai froid, celui qui n'existe que dans quelques régions du monde, semble dans cette nouvelle être un personnage à part entière. En lisant "construire un feu", le lecteur sent le froid pénétrer son corps, lui glacer les os et le sang.
Témoignant de l'humilité dont l'Homme devrait faire preuve face à la Nature, London montre avec cette nouvelle toute l'étendue de son talent. En peu de mots, il dit tant ! Un auteur décidément indispensable.
Challenge Petits plaisirs 2016 - 2
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Shan_Ze
  21 février 2017
Un homme et un chien traversent une grande étendue de neige. Il doit arriver au camp vers midi et demi à cette allure. Il fait froid, très froid. Moins quarante cinq degrés Celsius ou même moins. Mais l'homme est prévenu, il sait comment le combattre, il faut construire un feu. Construire car c'est un acte minutieux qui demande beaucoup de soin. C'est un combat de chaque instant, il faut être constamment sur ses gardes.
Jack London arrive à captiver le lecteur en très peu de pages. Je ne suis pas arrivée à décrocher de l'histoire avant la dernière ligne. Heureusement que l'histoire était courte !
Cette nouvelle est très parlante pour moi qui suis très sensible au froid. J'arrive à imaginer les sensations décrites par London, à sentir le froid venir dans mes mains et mes pieds.
Construire le feu est l'un des récits du Klondike. Il a été connu des adaptations cinématographiques et Chabouté en a fait une adaptation en bande dessinée.
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ibon
  21 février 2017
Une des "nouvelles du Klondike" qui concerne la période de la ruée vers l'or de l'Alaska, à la fin des années 1890. Mais d'or il n'en est pas question ici. Ce livre évoque plutôt le thème de l'homme dans la nature hostile.
Cet homme qui se trouve peu à peu pris au piège du froid. Homme dont l'humilité fait défaut au départ- on se dit alors qu'il a bien cherché ses ennuis- et pourtant une fin plus digne rattrape cette image.
L' homme choisit en effet d'affronter des conditions extrêmes par bravade "parce qu'il n'est pas une femmelette" et aussi pour rejoindre des copains à 6 heures de marche (sans doute dans le but de monter une expédition à la recherche d'or). Mais il fait -60°C! Quelle folie!
Il n'est pas seul pour cette marche de 6 heures. Un chien l'accompagne. Il a un rôle très important. Comme un miroir qui accable davantage son maître.
L'Education Nationale recommande ce livre de 60 pages pour le cycle 3. C'est un très bon choix pour découvrir ce grand auteur américain et sa vision du Grand Nord.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   16 avril 2014
L’ancien lui avait, très sérieusement, exposé que nul homme, au Klondike, ne devait s’aventurer à voyager seul, au-delà de cinquante degrés sous zéro. C’était une loi absolue.
Et cependant, lui, il était ici. Un accident était survenu et, tout seul qu’il fût, il s’était tiré d’affaire. Ces vieux – pas tous, mais certains d’entre eux – ont des âmes de femmes. L’essentiel est de garder ses idées nettes. Alors tout va bien. Un homme, digne de ce nom, doit pouvoir voyager seul.
Tout de même, il était surprenant que ses doigts eussent si vite recommencé à s’engourdir. C’est à peine s’il pouvait saisir une brindille. Ils semblaient ne plus faire partie de son corps. Lorsqu’ils prenaient quelque chose, ses yeux devaient contrôler s’ils la tenaient ou non.
Mais, qu’importait, au fond ! Le feu aussi était là, claquant et craquant, et chacune de ses flammes, qui dansaient dans l’air gelé, était de la vie.
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LiliGalipetteLiliGalipette   14 décembre 2010
"C'était un fait, il [...] éprouvait le froid et l'inconfort, et rien de plus. Cela ne l'entraînait pas à méditer sur sa fragilité de créature à sang chaud ni, en général, sur la fragilité de l'homme, qui ne peut vivre, qu'entre d'étroites limites de températures." (p. 10)
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LiliGalipetteLiliGalipette   14 décembre 2010
"Le chien, déçu, regardait le feu avec regret. Cet homme ne savait rien du froid." (p. 28)
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aouatef79aouatef79   26 octobre 2015
La neige, immaculée,ondoyait en molles ondulations, là où elle recouvrait les
blocs chaotiques qui s' étaient formés du gel du fleuve.
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aouatef79aouatef79   26 octobre 2015
Mais ni la ligne mystérieuse de l' horizon lointain, ni l' absence du soleil, ni le
froid terrible qui sévissait, ni toute cette ambiance de fantastique désolation , ne
troublaient l' homme au-delà de ce qu' il était nécessaire. Ce n' était point qu' il
fut autrement blasé de ce spectacle. IL était un nouveau venu, un Chechaquo,
et c' était son premier hiver sur la Terre du .Nord .

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