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Paul Gruyer (Traducteur)Louis Postif (Traducteur)Frédéric Klein (Éditeur scientifique)
ISBN : 2752903073
Éditeur : Phébus (11/10/2007)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 223 notes)
Résumé :
Dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, on voit un homme lutter contre le froid et la mort dans une situation presque désespérée. Cette magnifique leçon d’énergie et de courage est à coup sûr l’une des plus célèbres de London. Lénine et Che Guevara ont même chanté ses louanges (quoiqu’elle n’ait aucun caractère révolutionnaire) ! Nous avons choisi d’en présenter ici les deux versions : celle de 1908, la plus souvent traduite, mais aussi celle de 1902, beauc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
basileusa
  16 septembre 2018
Des nouvelles toutes droit venues du Grand nord , assez différentes les unes des autres mais toujours avec la nature sauvage au coeur des récits. Ces nouvelles ont aussi comme point commun de reposer sur un humour noir ,sur des leçons de vie assez cyniques. Mais je les ai toutes appréciées ! La nouvelle qui donne son nom au titre du recueil se trouve dans ses deux versions ,l'une qui se termine bien, l'autre non , après que le personnage principal se soit battu pour survivre dans la nature hostile....ça donne des frissons,sans conteste et nous rappelle que l'homme est bien peu de choses en Alaska si il est seul face à la nature. Il y a des nouvelles un peu plus drôles si l'on peut dire avec notamment la nouvelle sur le chien Spot, fainéant et increvable ...La ruse de l'homme est bien mis en avant par l'auteur mais elle n'est rien à côté de Spot ;)
Et bien sûr toujours la description de la vie dans le grand froid, des hommes et femmes courageux , malins et on aurait presque envie d'y faire un tour tant Jack London sait faire aimer ces contrées inhospitalières ...
Pioche dans ma PAL Septembre (merci Cynthia_56)
Challenge Multi-défis 2018
Challenge Déductions élémentaires
Challenge USA
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Arakasi
  02 mars 2015
C'est sans surprise que la nouvelle « Construire un feu » donne son nom à ce court recueil de Jack London : de tous les textes réunis ici, elle est assurément le plus frappant et le plus réussi. Ecrit dans un style à l'austérité sauvage, ce petit récit aussi simple et tranchant qu'un coup de poignard est l'un des plus anxiogènes qui m'aient été donné de lire ! Il pourrait être résumé en trois mots : le froid tue. Il tue lentement, sournoisement, insidieusement, mais avec autant de férocité et d'implacabilité que n'importe quelle bête fauve. C'est à cette terrible réalité que va être confronté un chercheur d'or perdu au milieu de l'Alaska avec pour seul compagnon un chien pour lequel il ne nourrit aucune affection et qui ne lui voue nulle fidélité en retour. Homme et bête peinent dans la neige à la recherche d'un gite, quand un drame aussi inattendu qu'apparemment grotesque survient. Soudain, la randonnée se transforme en lutte contre la mort. Seule solution pour survivre : construire un feu et le construire vite – une entreprise bien plus périlleuse qu'il n'y parait quand il fait -65 degrés et que les crachats éclatent avant même d'avoir touché le sol…

Après ce petit bijou intense et glaçant, les autres nouvelles du recueil pâtissent naturellement de la comparaison. Non qu'elles ne soient pas agréables à découvrir, mais elles sont plus légères et considérablement moins ambitieuses et m'ont donné grosso-modo l'impression d'enchaîner un tour de montagnes russes avec une petite partie d'auto-tamponneuses. Il faut saluer cependant chez elles une caractéristique que j'ai rarement eu l'occasion d'observer chez Jack London : l'humour. Un humour plutôt noir et souvent tempéré d'amertume, mais qui fait tout de même plaisir à lire, surtout chez un écrivain peu renommé pour sa joie de vivre. L'ensemble donne un recueil sympathique quoique assez inégal, valant surtout le détour pour la nouvelle homonyme.
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lafilledepassage
  26 mars 2018
Qu'est-ce qui fascine aujourd'hui encore dans les nouvelles de Jack London ?
Je vois deux raisons possibles, qui se font écho.
La première, c'est bien sûr l'évocation de cette nature sauvage et inhospitalière, de ces grands espaces inhabités et éloignés de tout, ces rivières tumultueuses, ces montagnes qui se dressent comme des parois infranchissables. Qui n'a pas rêvé en entendant les noms de Yukon, de Klondike, de Chilcoot? Et puis il y a les conditions d'existence extrêmes, ces hivers longs et rigoureux, ce gel permanent, ces journées sans soleil, et ces printemps avec les débâcles des rivières … Bref, des endroits où on prend conscience de la fragilité physique de l'homme, des limites de son adaptabilité, de sa vulnérabilité, de sa vanité face à sa condition, de son infériorité par rapport aux animaux, tellement plus doués pour survivre grâce à leur instinct.
Ensuite il y a l'homme de ces régions, le chercheur d'or qui n'a rien à perdre, le brigand échappé de quelque geôle ou le réprouvé mis au ban de la société. Il y a l'homme loin de toute civilisation, loin des villes, de bonnes manières, de la culture. Il y a l'homme sans vernis, sans artifice, brut de fonderie. Alors que reste-t-il de notre humanité dans cette nature impitoyable ? du courage – il en faut pour construire un feu (oui dans ces contrées on parle de construire un feu. Et non pas de faire un feu, car là-bas c'est tout un art) les mains gelées, de l'amitié – il en faut aussi pour ramener coûte que coûte le sac qu'un ami nous a confié, de la dignité – mourir d'accord, mais comme un homme pas comme une bête, et du coeur- se laisser attendrir par un chien, brûler d'amour pour une jeune fille, accorder une chance de survie à un assassin. Oui, Madame, Monsieur, du coeur. Jack London est un optimiste, un humaniste.
Ces nouvelles sont pleines d'aventures, de fidélité, de cruauté aussi. Et d'humour. Mais toujours elles sont remplies d'humanité. A lire et à relire.
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Ariane84
  05 février 2017
Avec ce recueil de sept nouvelles (Perdu-la-face, Mission de confiance, Construire un feu, Ce sacré spot, Braise d'or, La disparition de Marcus O'Brien, le bon sens de Porportuk) Jack London nous fait voyager encore une fois dans les grands espaces d'Amérique du Nord.
Certaines nouvelles se déroulent en plein hiver et le récit est tellement immersif que l'on ressent pleinement le froid mordant attaquant les personnages. Construire un feu en est le meilleur exemple.
D'autres nouvelles se passent en période estivale.
Toutes sont en tout cas instructives, permettant d'en apprendre sur le mode de vie des indiens comme des blancs en cette période charnière entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.
J'aime toujours autant le style de London, fait de descriptions riches et précises, et au ton percutant.
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jamiK
  21 novembre 2016
Construire un feu est un recueil de nouvelles edité en anglais sous le nom de "Lost face" du nom de la première nouvelle du livre, "Face perdu". On y trouve 9 nouvelles : "Face perdue", "Une mission de confiance", "Construire un feu (version 1908)", "Ce Spot", "Braise d'Or", "Comment disparu O'Brien", "L'esprit de Porportuk", "Construire un feu (version de 1902)" et "La fin de Morganson".
Toutes ces aventures ont comme point commun les abord du Yukon et le grand nord américain, parfois comiques, souvent tragiques, toujours épiques. Jack London sait nous faire découvrir cette région dure et glaçée et cet ambiance d'aventures, avec ses indiens, chiens de traineaux, chercheurs d'or et aventuriers en tous genres.
La version française à choisi le titre de l'aventure la plus élaborée (parce que réécrite sans doute), "Construire un feu" où le style d'écriture est plus approfondi. Notez la différence entre l'introduction de la version de 1902 et celle de 1908 :
1902 - "Dans le monde entier, pour voyager par terre ou par mer, on considère généralement qu'il est désirable d'avoir un compagnon. Au Klondike – comme s'en aperçut Tom Vincent –, c'est absolument essentiel. Cependant, il ne s'en aperçut pas en appliquant un précepte, mais en faisant une amère expérience."
1908 - "L'aube, ce jour-là, était froide et grise, très grise et très froide, lorsque l'homme quittant le large tracé que dessinait le Yukon gelé, gravit le haut coteau qui s'élevait sur une des rives du fleuve et où se dessinait confusément une piste étroite, qui s'en allait vers l'est, à travers l'épaisse futaie des sapins."
Absolument rien à voir, il y a en plus d'une ambiance plus élaborée quelque différences notable de scénario. En lisant la 2ème version, je n'ai pus m'empêcher de faire un parallèle avec "La Route" de Cormac McCarthy : les descriptions revenant toujours au même type de paysages, le côté impersonnel des personnages de l'histoire, la quête de la survie, le détail qui peut tout faire basculer... On ne peut que féliciter Cormac McCarthy de savoir choisir ses références.
9 nouvelles prenantes, pleines de suspens et superbement servies par la plume de Jack London
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   13 mars 2019
- Mais pourquoi aussi, interrogea O'Brien, as-tu tué Ferguson ? Je ne peux plus tolérer ces crimes sans motif. Cela doit cesser. Red Crow n'est déjà pas si peuplé. C'est un bon camp, et jamais, autrefois, on n'y voyait pas de ces tueries. À présent, c'est une véritable épidémie. Jack, j'en suis désolé pour toi, mais il faut faire un exemple. Ferguson ne t'avait pas suffisamment provoqué pour que tu l'assassines.
- Pas provoqué ! grogna Arizona Jack. Je te dis, O'Brien, que tu piges rien. T'as pas la moindre sensibilité artistique. Pourquoi j'ai tué Ferguson ? Mais pourquoi il chantait faux ? T'as pas la moindre sensibilité artistique. Et pourquoi il chantait, lui, "Ah, si j'étais un petit oiseau" ? Voilà ce que je voudrais savoir. Réponds à ça !

La disparition de Marcus O'Brien
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MusardiseMusardise   12 mars 2019
Mais tout cela - la mystérieuse ligne de la piste se perdant dans les lointains, l'absence de soleil dans le ciel, le froid terrible qui sévissait, l'atmosphère étrange du paysage - ne troublait nullement notre homme. Non qu'il y fût habitué de longue date. Il était un nouveau venu dans le pays, un chechaquo, et c'était son premier hiver. Mais il n'avait aucune imagination.

Construire un feu
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MusardiseMusardise   11 mars 2019
C'était la fin. Subienkow avait suivi une longue piste d’amertume et d'horreur, volant comme le ramier vers les capitales d'Europe, et voilà qu'ici, dans ce coin perdu, la piste cessait. Il était assis dans la neige, les bras liés derrière le dos, dans l'attente de la torture. Il fixait du regard un énorme Cosaque, couché sur la neige, qui gémissait de douleur. Les hommes en avaient terminé avec le géant et le remettaient aux femmes. Et les hurlements de leur victime attestaient qu'en fait d’atrocités elles dépassaient les hommes.

Perdu-la-Face
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echoesnrollechoesnroll   13 mars 2019
Rien n’indiquait qu’un feu allait être construit et, d’ailleurs, dans toute son expérience de chien, jamais un homme n’était resté assis ainsi dans la neige sans faire de feu.
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echoesnrollechoesnroll   13 mars 2019
Ce qui lui faisait défaut, c’était l’imagination. Il avait l’esprit vif et avisé quant aux choses de la vie, mais seulement aux choses, pas à leur signification.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Second volet du Vidéo-Blog Grif''GRAPHE sur le salon BD de Montargis: 3 interviews-dédicaces de dessinateurs talentueux et polymorphes, qui ont le vent en poupe: -Christian de Metter dont on connait les adaptations de polars très noirs chez Rivages-Casterman : pour l'heure, il abandonne le picturalisme pour faire retour sur le trait : un trait incisif comme à la pointe d'un couteau - l'occasion également de renouveler le genre Western. -Kokor qui rend hommage à Beuville, Morris et Gus Bofa ('Excusez du peu!) : le critique n'a plus rien à faire: l'auteur est entré en osmose avec ses pairs et pourtant en parallèle, il propose la caméra un trait vif et Kokoresque à nul autre pareil -même si on le décrypte mieux...- -Riff Rebs' ou la "Défense et illustration" de l'adaptation littéraire, à condition que cette "re-création" soit l'occasion de propositions visuelles fortes, donc faite avec ses tripes et pas sur injonction éditoriale.Sabre de Bois, frères de la côte, buvons à la santé de Jack London et Pierre Mac Orlan ! Ca bouge, ça s'agite et ça cogite dans la BéDé : Montargis le Festival animé par Arnaud Floc'h le reflète bien !
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