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Paul Gruyer (Traducteur)Louis Postif (Traducteur)Frédéric Klein (Éditeur scientifique)
ISBN : 2752903073
Éditeur : Phébus (11/10/2007)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 180 notes)
Résumé :
Dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, on voit un homme lutter contre le froid et la mort dans une situation presque désespérée. Cette magnifique leçon d’énergie et de courage est à coup sûr l’une des plus célèbres de London. Lénine et Che Guevara ont même chanté ses louanges (quoiqu’elle n’ait aucun caractère révolutionnaire) ! Nous avons choisi d’en présenter ici les deux versions : celle de 1908, la plus souvent traduite, mais aussi celle de 1902, beauc... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
02 mars 2015
C'est sans surprise que la nouvelle « Construire un feu » donne son nom à ce court recueil de Jack London : de tous les textes réunis ici, elle est assurément le plus frappant et le plus réussi. Ecrit dans un style à l'austérité sauvage, ce petit récit aussi simple et tranchant qu'un coup de poignard est l'un des plus anxiogènes qui m'aient été donné de lire ! Il pourrait être résumé en trois mots : le froid tue. Il tue lentement, sournoisement, insidieusement, mais avec autant de férocité et d'implacabilité que n'importe quelle bête fauve. C'est à cette terrible réalité que va être confronté un chercheur d'or perdu au milieu de l'Alaska avec pour seul compagnon un chien pour lequel il ne nourrit aucune affection et qui ne lui voue nulle fidélité en retour. Homme et bête peinent dans la neige à la recherche d'un gite, quand un drame aussi inattendu qu'apparemment grotesque survient. Soudain, la randonnée se transforme en lutte contre la mort. Seule solution pour survivre : construire un feu et le construire vite – une entreprise bien plus périlleuse qu'il n'y parait quand il fait -65 degrés et que les crachats éclatent avant même d'avoir touché le sol…

Après ce petit bijou intense et glaçant, les autres nouvelles du recueil pâtissent naturellement de la comparaison. Non qu'elles ne soient pas agréables à découvrir, mais elles sont plus légères et considérablement moins ambitieuses et m'ont donné grosso-modo l'impression d'enchaîner un tour de montagnes russes avec une petite partie d'auto-tamponneuses. Il faut saluer cependant chez elles une caractéristique que j'ai rarement eu l'occasion d'observer chez Jack London : l'humour. Un humour plutôt noir et souvent tempéré d'amertume, mais qui fait tout de même plaisir à lire, surtout chez un écrivain peu renommé pour sa joie de vivre. L'ensemble donne un recueil sympathique quoique assez inégal, valant surtout le détour pour la nouvelle homonyme.
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jamiK
21 novembre 2016
Construire un feu est un recueil de nouvelles edité en anglais sous le nom de "Lost face" du nom de la première nouvelle du livre, "Face perdu". On y trouve 9 nouvelles : "Face perdue", "Une mission de confiance", "Construire un feu (version 1908)", "Ce Spot", "Braise d'Or", "Comment disparu O'Brien", "L'esprit de Porportuk", "Construire un feu (version de 1902)" et "La fin de Morganson".
Toutes ces aventures ont comme point commun les abord du Yukon et le grand nord américain, parfois comiques, souvent tragiques, toujours épiques. Jack London sait nous faire découvrir cette région dure et glaçée et cet ambiance d'aventures, avec ses indiens, chiens de traineaux, chercheurs d'or et aventuriers en tous genres.
La version française à choisi le titre de l'aventure la plus élaborée (parce que réécrite sans doute), "Construire un feu" où le style d'écriture est plus approfondi. Notez la différence entre l'introduction de la version de 1902 et celle de 1908 :
1902 - "Dans le monde entier, pour voyager par terre ou par mer, on considère généralement qu'il est désirable d'avoir un compagnon. Au Klondike – comme s'en aperçut Tom Vincent –, c'est absolument essentiel. Cependant, il ne s'en aperçut pas en appliquant un précepte, mais en faisant une amère expérience."
1908 - "L'aube, ce jour-là, était froide et grise, très grise et très froide, lorsque l'homme quittant le large tracé que dessinait le Yukon gelé, gravit le haut coteau qui s'élevait sur une des rives du fleuve et où se dessinait confusément une piste étroite, qui s'en allait vers l'est, à travers l'épaisse futaie des sapins."
Absolument rien à voir, il y a en plus d'une ambiance plus élaborée quelque différences notable de scénario. En lisant la 2ème version, je n'ai pus m'empêcher de faire un parallèle avec "La Route" de Cormac McCarthy : les descriptions revenant toujours au même type de paysages, le côté impersonnel des personnages de l'histoire, la quête de la survie, le détail qui peut tout faire basculer... On ne peut que féliciter Cormac McCarthy de savoir choisir ses références.
9 nouvelles prenantes, pleines de suspens et superbement servies par la plume de Jack London
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Ariane84
05 février 2017
Avec ce recueil de sept nouvelles (Perdu-la-face, Mission de confiance, Construire un feu, Ce sacré spot, Braise d'or, La disparition de Marcus O'Brien, le bon sens de Porportuk) Jack London nous fait voyager encore une fois dans les grands espaces d'Amérique du Nord.
Certaines nouvelles se déroulent en plein hiver et le récit est tellement immersif que l'on ressent pleinement le froid mordant attaquant les personnages. Construire un feu en est le meilleur exemple.
D'autres nouvelles se passent en période estivale.
Toutes sont en tout cas instructives, permettant d'en apprendre sur le mode de vie des indiens comme des blancs en cette période charnière entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.
J'aime toujours autant le style de London, fait de descriptions riches et précises, et au ton percutant.
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JaneEyre
29 novembre 2014
Un recueil de nouvelles se déroulant toutes en Alaska. Tour à tour nous suivrons des trappeurs, des chercheurs d'or, des indiens ou des brigands. Tous luttent pour leur survie. London a vraiment le don de décrire cette nature à la fois intimidante et attirante et qui dicte sa propre loi sur des hommes et des femmes qui se mesurent à elle. J'ai particulièrement aimé les nouvelles "construire un feu" et "comment disparut O'Brien". Mais les nouvelles sont assez équilibrées en terme de qualité et d'intensité. Ce n'est pas inoubliable, mais j'ai passé un bon moment de lecture et je compte bientôt entamer mon premier roman de Jack London! Je recommande donc!
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Erik35
08 novembre 2016
Bien sur, "Construire un feu" est très probablement la nouvelle la plus connue et la plus souvent traduite en petit volume des quelques deux cent que Jack London au cours de sa courte mais brillante carrière.
C'est oublier un peu vite que cette nouvelle, aussi géniale fut-elle (l'histoire d'un homme et de son chien, perdus par moins 75°F en pleine forêt du Grand Nord, et qui ne peut espérer survivre à une chute dans un trou d'eau qu'en se construisant un feu aussi rapidement et efficacement que possible. S'engage alors une lutte contre la mort, inexorable.), c'est oublier, disions-nous, que cette nouvelle parut à l'époque dans un recueil. London l'avait intitulé "Lost Face" (du nom du texte au même titre, qui entame l'ouvrage, et que les éditions Libretto ont traduit par "Perdu-La-Face"), recueil comprenant 7 nouvelles (dont notre célèbre "Construire un Feu", qui sert aujourd'hui d'étendard à cette publication en français) dans lesquels l'humour, variant du noir au strictement macabre en passant par le plus mordant qui soit, ne le cède en rien à l'âpreté, la rugosité et la troublante profondeur de ces morceaux d'existence dans le Yukon.
Un petit recueil parfait comme porte d'entrée dans l'univers du Jack London noveliste (qui fut surnommé, à l'époque, "le Rudyard Kipling du froid") et pour toutes celles ou ceux amateur du genre.
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM28 juin 2015
Le chien, désappointé, quitta le feu en rechignant. Cet homme, songeait-il, ne savait réellement pas ce qu’était le froid. Effectivement, aucun atavisme ancestral n’avait sans doute inculqué à l’homme la notion du froid, du vrai froid, du froid à cent sept degrés sous zéro. Il n’en était point de même du chien. Ses ancêtres, à lui, lui avaient transmis leur expérience. Il n’ignorait pas qu’il est mauvais de l’aventurer au loin par une pareille température. C’est le moment, bien au contraire, de se coucher douillettement au fond d’un trou, dans la neige, et d’attendre, pour en sortir, qu’un rideau de nuages, s’étendant entre la terre et le ciel, vienne intercepter le rayonnement atmosphérique d’où provient ce grand froid.
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JaneEyreJaneEyre27 novembre 2014
Lorsque je tentais de lire au fond de l’âme de ce chien, il me semblait que j’avais devant moi une âme humaine. J’en étais effrayé. Et je songeais à tout ce que l’on raconte des réincarnations communes de la bête et de l’homme. Quelque chose d’immense flottait dans les yeux de cette brute. Un message y était enclos, que j’étais incapable de saisir. Il errait derrière ces prunelles. Ce n’était ni de la lumière, ni de la couleur. C’était... J’ai souvent éprouvé la même impression devant les yeux d’un cerf frappé à mort... C’était plus qu’une parenté entre ces yeux et les miens, entre cette âme et la mienne. C’était une égalité. Vous qui n’avez pas, comme moi, senti ce regard, dites, si vous voulez que je suis fou. C’est ainsi pourtant.
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cmpfcmpf10 mai 2015
En face de la formidable nature qui l’étreignait, il ne méditait point sur la fragilité de l’être humain, sur la place qui lui a été assignée dans l’univers, sur les limites extrêmes du chaud et du froid, qui lui permettent d’y vivre ou l’y condamnent à mourir, et, s’il succombe, sur l’immortalité de son âme. Cinquante degrés sous zéro ne l’impressionnaient pas plus, en eux-mêmes, que quatre-vingts degrés.. Tout ce qui l’intéressait dans un pareil froid, c’est qu’il en était incommodé. La morsure du gel faisait mal, et il importait de s’en préserver en fourrant ses mains dans d’épaisses mitaines, en rabattant sur ses oreilles les pattes de sa casquette, en protégeant ses jambes et ses pieds dans des bas et dans des mocassins épais. Cinquante degrés sous zéro, c’était un fait, et rien de plus.
(Il s’agit de degrés Fahrenheit.)
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JaneEyreJaneEyre26 novembre 2014
En face de la formidable nature qui l’étreignait, il ne méditait point sur la fragilité de l’être humain, sur la place qui lui a été assignée dans l’univers, sur les limites extrêmes du chaud et du froid, qui lui permettent d’y vivre ou l’y condamnent à mourir, et, s’il succombe, sur l’immortalité de son âme. Cinquante degrés sous zéro ne l’impressionnaient pas plus, en eux-mêmes, que quatre-vingts degrés. Tout ce qui l’intéressait dans un pareil froid, c’est qu’il en était incommodé. La morsure du gel faisait mal, et il importait de s’en préserver en fourrant ses mains dans d’épaisses mitaines, en rabattant sur ses oreilles les pattes de sa casquette, en protégeant ses jambes et ses pieds dans des bas et dans des mocassins épais. Cinquante degrés sous zéro, c’était un fait, et rien de plus. 
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Erik35Erik3509 novembre 2016
Car El-Soo était belle - mais pas de la beauté des Blanches ou des Indiennes. C'était sa flamme intérieure, indépendamment de ses traits, qui faisait sa beauté. Toutefois, pour les traits et la silhouette, elle était typiquement indienne, avec ses cheveux de jais et son teint de bronze, ses yeux noirs, étincelants et fiers, qui luisaient comme l'éclair d'une épée, son nez en bec d'aigle, aux fines narines frémissantes, ses pommettes juste légèrement saillantes et ses lèvres minces, mais sans excès. Cependant ce qui, surtout, frappait en elle, c'était le rayonnement - ce je-ne-sais-quoi qui brûlait comme un feu et était l'émanation même de son âme, qui donnait à ses yeux un doux éclat ou les faisait flamboyer, qui brillait sur ses joues, dilatait ses narines, donnait une moue charmante à ses lèvres - ou les faisait encore palpiter quand elles restaient immobiles.

(Extrait de "Le bon sens de Porportuk". Ed. Libretto)
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Videos de Jack London (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Voici un GRAND livre puissant dont on ne ressort pas indemne! Quelle difficulté de faire cette vidéo.: J'ai été tellement bouleversée par ma lecture que le contre coup fut rude pendant deux semaines et après il a fallu (essayer de )trouver les mots.
J'espère sincèrement que j'aurai réussi à vous interpeller sur ce livre qui est à mes yeux un véritable chef d'oeuvre.
Et s'il y a parmi vous des apprentis écrivains, un conseil: Foncez doublement, cette lecture devrait vraiment vous parler.
2017 sera Jack London dans ma bibliothèque ou ne sera pas :D
Toutes les musiques employées dans cette vidéo sont libres de droits
Humming- Madoka Thinking- Madoka Art rest- Kevin Mac Leod Kevin MacLeod - Brittle Rille Wings- Nicolai Heidlas
Pour me contacter :
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