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Paul Gruyer (Traducteur)Louis Postif (Traducteur)Frédéric Klein (Éditeur scientifique)
ISBN : 2752903073
Éditeur : Phébus (11/10/2007)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 214 notes)
Résumé :
Dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, on voit un homme lutter contre le froid et la mort dans une situation presque désespérée. Cette magnifique leçon d’énergie et de courage est à coup sûr l’une des plus célèbres de London. Lénine et Che Guevara ont même chanté ses louanges (quoiqu’elle n’ait aucun caractère révolutionnaire) ! Nous avons choisi d’en présenter ici les deux versions : celle de 1908, la plus souvent traduite, mais aussi celle de 1902, beauc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
basileusa
  16 septembre 2018
Des nouvelles toutes droit venues du Grand nord , assez différentes les unes des autres mais toujours avec la nature sauvage au coeur des récits. Ces nouvelles ont aussi comme point commun de reposer sur un humour noir ,sur des leçons de vie assez cyniques. Mais je les ai toutes appréciées ! La nouvelle qui donne son nom au titre du recueil se trouve dans ses deux versions ,l'une qui se termine bien, l'autre non , après que le personnage principal se soit battu pour survivre dans la nature hostile....ça donne des frissons,sans conteste et nous rappelle que l'homme est bien peu de choses en Alaska si il est seul face à la nature. Il y a des nouvelles un peu plus drôles si l'on peut dire avec notamment la nouvelle sur le chien Spot, fainéant et increvable ...La ruse de l'homme est bien mis en avant par l'auteur mais elle n'est rien à côté de Spot ;)
Et bien sûr toujours la description de la vie dans le grand froid, des hommes et femmes courageux , malins et on aurait presque envie d'y faire un tour tant Jack London sait faire aimer ces contrées inhospitalières ...
Pioche dans ma PAL Septembre (merci Cynthia_56)
Challenge Multi-défis 2018
Challenge Déductions élémentaires
Challenge USA
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Arakasi
  02 mars 2015
C'est sans surprise que la nouvelle « Construire un feu » donne son nom à ce court recueil de Jack London : de tous les textes réunis ici, elle est assurément le plus frappant et le plus réussi. Ecrit dans un style à l'austérité sauvage, ce petit récit aussi simple et tranchant qu'un coup de poignard est l'un des plus anxiogènes qui m'aient été donné de lire ! Il pourrait être résumé en trois mots : le froid tue. Il tue lentement, sournoisement, insidieusement, mais avec autant de férocité et d'implacabilité que n'importe quelle bête fauve. C'est à cette terrible réalité que va être confronté un chercheur d'or perdu au milieu de l'Alaska avec pour seul compagnon un chien pour lequel il ne nourrit aucune affection et qui ne lui voue nulle fidélité en retour. Homme et bête peinent dans la neige à la recherche d'un gite, quand un drame aussi inattendu qu'apparemment grotesque survient. Soudain, la randonnée se transforme en lutte contre la mort. Seule solution pour survivre : construire un feu et le construire vite – une entreprise bien plus périlleuse qu'il n'y parait quand il fait -65 degrés et que les crachats éclatent avant même d'avoir touché le sol…

Après ce petit bijou intense et glaçant, les autres nouvelles du recueil pâtissent naturellement de la comparaison. Non qu'elles ne soient pas agréables à découvrir, mais elles sont plus légères et considérablement moins ambitieuses et m'ont donné grosso-modo l'impression d'enchaîner un tour de montagnes russes avec une petite partie d'auto-tamponneuses. Il faut saluer cependant chez elles une caractéristique que j'ai rarement eu l'occasion d'observer chez Jack London : l'humour. Un humour plutôt noir et souvent tempéré d'amertume, mais qui fait tout de même plaisir à lire, surtout chez un écrivain peu renommé pour sa joie de vivre. L'ensemble donne un recueil sympathique quoique assez inégal, valant surtout le détour pour la nouvelle homonyme.
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lafilledepassage
  26 mars 2018
Qu'est-ce qui fascine aujourd'hui encore dans les nouvelles de Jack London ?
Je vois deux raisons possibles, qui se font écho.
La première, c'est bien sûr l'évocation de cette nature sauvage et inhospitalière, de ces grands espaces inhabités et éloignés de tout, ces rivières tumultueuses, ces montagnes qui se dressent comme des parois infranchissables. Qui n'a pas rêvé en entendant les noms de Yukon, de Klondike, de Chilcoot? Et puis il y a les conditions d'existence extrêmes, ces hivers longs et rigoureux, ce gel permanent, ces journées sans soleil, et ces printemps avec les débâcles des rivières … Bref, des endroits où on prend conscience de la fragilité physique de l'homme, des limites de son adaptabilité, de sa vulnérabilité, de sa vanité face à sa condition, de son infériorité par rapport aux animaux, tellement plus doués pour survivre grâce à leur instinct.
Ensuite il y a l'homme de ces régions, le chercheur d'or qui n'a rien à perdre, le brigand échappé de quelque geôle ou le réprouvé mis au ban de la société. Il y a l'homme loin de toute civilisation, loin des villes, de bonnes manières, de la culture. Il y a l'homme sans vernis, sans artifice, brut de fonderie. Alors que reste-t-il de notre humanité dans cette nature impitoyable ? du courage – il en faut pour construire un feu (oui dans ces contrées on parle de construire un feu. Et non pas de faire un feu, car là-bas c'est tout un art) les mains gelées, de l'amitié – il en faut aussi pour ramener coûte que coûte le sac qu'un ami nous a confié, de la dignité – mourir d'accord, mais comme un homme pas comme une bête, et du coeur- se laisser attendrir par un chien, brûler d'amour pour une jeune fille, accorder une chance de survie à un assassin. Oui, Madame, Monsieur, du coeur. Jack London est un optimiste, un humaniste.
Ces nouvelles sont pleines d'aventures, de fidélité, de cruauté aussi. Et d'humour. Mais toujours elles sont remplies d'humanité. A lire et à relire.
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Ariane84
  05 février 2017
Avec ce recueil de sept nouvelles (Perdu-la-face, Mission de confiance, Construire un feu, Ce sacré spot, Braise d'or, La disparition de Marcus O'Brien, le bon sens de Porportuk) Jack London nous fait voyager encore une fois dans les grands espaces d'Amérique du Nord.
Certaines nouvelles se déroulent en plein hiver et le récit est tellement immersif que l'on ressent pleinement le froid mordant attaquant les personnages. Construire un feu en est le meilleur exemple.
D'autres nouvelles se passent en période estivale.
Toutes sont en tout cas instructives, permettant d'en apprendre sur le mode de vie des indiens comme des blancs en cette période charnière entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.
J'aime toujours autant le style de London, fait de descriptions riches et précises, et au ton percutant.
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jamiK
  21 novembre 2016
Construire un feu est un recueil de nouvelles edité en anglais sous le nom de "Lost face" du nom de la première nouvelle du livre, "Face perdu". On y trouve 9 nouvelles : "Face perdue", "Une mission de confiance", "Construire un feu (version 1908)", "Ce Spot", "Braise d'Or", "Comment disparu O'Brien", "L'esprit de Porportuk", "Construire un feu (version de 1902)" et "La fin de Morganson".
Toutes ces aventures ont comme point commun les abord du Yukon et le grand nord américain, parfois comiques, souvent tragiques, toujours épiques. Jack London sait nous faire découvrir cette région dure et glaçée et cet ambiance d'aventures, avec ses indiens, chiens de traineaux, chercheurs d'or et aventuriers en tous genres.
La version française à choisi le titre de l'aventure la plus élaborée (parce que réécrite sans doute), "Construire un feu" où le style d'écriture est plus approfondi. Notez la différence entre l'introduction de la version de 1902 et celle de 1908 :
1902 - "Dans le monde entier, pour voyager par terre ou par mer, on considère généralement qu'il est désirable d'avoir un compagnon. Au Klondike – comme s'en aperçut Tom Vincent –, c'est absolument essentiel. Cependant, il ne s'en aperçut pas en appliquant un précepte, mais en faisant une amère expérience."
1908 - "L'aube, ce jour-là, était froide et grise, très grise et très froide, lorsque l'homme quittant le large tracé que dessinait le Yukon gelé, gravit le haut coteau qui s'élevait sur une des rives du fleuve et où se dessinait confusément une piste étroite, qui s'en allait vers l'est, à travers l'épaisse futaie des sapins."
Absolument rien à voir, il y a en plus d'une ambiance plus élaborée quelque différences notable de scénario. En lisant la 2ème version, je n'ai pus m'empêcher de faire un parallèle avec "La Route" de Cormac McCarthy : les descriptions revenant toujours au même type de paysages, le côté impersonnel des personnages de l'histoire, la quête de la survie, le détail qui peut tout faire basculer... On ne peut que féliciter Cormac McCarthy de savoir choisir ses références.
9 nouvelles prenantes, pleines de suspens et superbement servies par la plume de Jack London
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   28 juin 2015
Le chien, désappointé, quitta le feu en rechignant. Cet homme, songeait-il, ne savait réellement pas ce qu’était le froid. Effectivement, aucun atavisme ancestral n’avait sans doute inculqué à l’homme la notion du froid, du vrai froid, du froid à cent sept degrés sous zéro. Il n’en était point de même du chien. Ses ancêtres, à lui, lui avaient transmis leur expérience. Il n’ignorait pas qu’il est mauvais de l’aventurer au loin par une pareille température. C’est le moment, bien au contraire, de se coucher douillettement au fond d’un trou, dans la neige, et d’attendre, pour en sortir, qu’un rideau de nuages, s’étendant entre la terre et le ciel, vienne intercepter le rayonnement atmosphérique d’où provient ce grand froid.
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Gwen21Gwen21   14 février 2018
Tout ce qui l’intéressait dans un pareil froid, c’est qu’il en était incommodé. La morsure du gel faisait mal, et il importait de s’en préserver en fourrant ses mains dans d’épaisses mitaines, en rabattant sur ses oreilles les pattes de sa casquette, en protégeant ses jambes et ses pieds dans des bas et dans des mocassins épais. Cinquante degrés sous zéro, c’était un fait, et rien de plus.
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JaneEyreJaneEyre   27 novembre 2014
Lorsque je tentais de lire au fond de l’âme de ce chien, il me semblait que j’avais devant moi une âme humaine. J’en étais effrayé. Et je songeais à tout ce que l’on raconte des réincarnations communes de la bête et de l’homme. Quelque chose d’immense flottait dans les yeux de cette brute. Un message y était enclos, que j’étais incapable de saisir. Il errait derrière ces prunelles. Ce n’était ni de la lumière, ni de la couleur. C’était... J’ai souvent éprouvé la même impression devant les yeux d’un cerf frappé à mort... C’était plus qu’une parenté entre ces yeux et les miens, entre cette âme et la mienne. C’était une égalité. Vous qui n’avez pas, comme moi, senti ce regard, dites, si vous voulez que je suis fou. C’est ainsi pourtant.
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Gwen21Gwen21   15 février 2018
L’animal était déprimé par le froid prodigieux. Il savait que ce n’était pas là un temps pour voyager. Son instinct l’en avertissait plus sûrement que le raisonnement n’avait su le faire pour l’homme. Celui-ci eût-il eu un thermomètre, ce n’étaient pas, en effet, cinquante degrés, ni soixante, ni soixante-dix, mais soixante-quinze au-dessous du point de congélation que l’appareil eût marqués.
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lafilledepassagelafilledepassage   21 mars 2018
Subienkow observait la scène et frémissait. Il n’avait pas peur de mourir. Trop longtemps la vie lui avait été à charge, au cours de ce pénible voyage qui l’avait conduit de Varsovie à Nulato, pour que la simple pensée de la mort le fasse trembler. Mais, contre la torture, il se révoltait. Elle était une insulte à sa dignité d’homme – une insulte, non pas seulement par les souffrances qu’il lui faudrait endurer, mais aussi par le spectacle désolant que ces souffrances donneraient de lui. Il savait qu’il prierait et supplierait ses bourreaux, qu’il mendierait sa grâce comme le gros Ivan et les autres qui l’avaient précédé. Voilà qui ne serait pas beau à voir ! Passer bravement et élégamment de vie à trépas, en souriant et en plaisantant – ah ! ça aurait été la bonne manière. Mais perdre toute maîtrise de soi, sentir son âme bouleversée dans les affres de la chair, bafouiller et hurler comme un singe, devenir exactement pareil à une bête –ah ! ça, c’était terrible.
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Vidéo de Jack London
Croc-Blanc : extrait exclusif et jeu-concours - lecteurs.com .Croc-Blanc, le chef-d??uvre de Jack London, a marqué des générations de lecteurs. Son adaptation en film d?animation est à la hauteur du mythe : c?est le moment de repartir pour le Grand Nord!Pour accompagner la sortie de Croc-Blanc en DVD et Blu-Ray le 29 août, c?est une véritable avalanche de cadeaux que nous vous proposons : https://www.lecteurs.com/article/jeu-croc-blanc-gagnez-des-dvd-blu-ray-editions-collectors-romans-et-albums-du-film/2443388En jeu grâce à Wild Side Vidéo et aux Editions Gallimard Jeunesse : des éditions collector, Blu-Ray et DVD de Croc-Blanc, mais aussi des romans et albums du film !Réalisé par le réalisateur oscarisé Alexandre Espigares, on retrouve dans le film voix de Virginie Efira, Raphaël Personnaz et Dominique Pinon.Visitez le site : http://www.lecteurs.com/Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux :Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteursInstagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/Youtube : https://www.youtube.com/c/LecteursDailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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