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Paul Gruyer (Traducteur)Louis Postif (Traducteur)Frédéric Klein (Éditeur scientifique)
EAN : 9782752903075
176 pages
Éditeur : Phébus (11/10/2007)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 313 notes)
Résumé :
Dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, on voit un homme lutter contre le froid et la mort dans une situation presque désespérée. Cette magnifique leçon d’énergie et de courage est à coup sûr l’une des plus célèbres de London. Lénine et Che Guevara ont même chanté ses louanges (quoiqu’elle n’ait aucun caractère révolutionnaire) ! Nous avons choisi d’en présenter ici les deux versions : celle de 1908, la plus souvent traduite, mais aussi celle de 1902, beauc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  15 février 2018
Sans mauvais jeu de mots, voici une nouvelle qui fait vraiment froid dans le dos. Et qui mieux que Jack London sait raconter le Wild et décrire son hostilité ?
Dans l'étendue infiniment gelé qui relie imperceptiblement l'Alasaka et le Canada, au bord du sauvage fleuve Yukon, un homme marche, seul. Il rejoint un groupe de chercheurs d'or. Un chien-loup l'escorte. La température est anormalement tombée de -50° à -75°.
"En face de la formidable nature qui l'étreignait, il ne méditait point sur la fragilité de l'être humain, sur la place qui lui a été assignée dans l'univers, sur les limites extrêmes du chaud et du froid, qui lui permettent d'y vivre ou l'y condamnent à mourir, et, s'il succombe, sur l'immortalité de son âme."
Et il aurait bien dû y songer ! Car, hélas, face à la férocité inhérente à la nature sauvage, ses chances de survie s'amenuisent à chaque pas... et à chaque allumette.
Avec sa précision diabolique de conteur né, Jack London a le pouvoir de faire monter la pression dans nos veines, de faire se rétracter nos entrailles, de faire se figer notre sang en l'espace de seulement quelques pages. Comme si nous étions nous aussi prisonniers du froid et de la solitude, nous ressentons les souffrances de cet homme ramené à l'essentiel : allumer un feu.
Le feu qui, à la Préhistoire, permit à l'homme des cavernes d'évoluer vers la civilisation, en dehors de toute civilisation comme c'est le cas ici, en plein Klondike, devient plus que jamais l'élément premier, primaire, vital. Le seul qui puisse libérer et délivrer l'homme des dangers que son orgueil lui fait courir.
Une nouvelle intense qui glace jusqu'à la moelle.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge XIXème siècle 2018
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Asterios
  12 juillet 2018
Faire un feu. Voila l'essentiel quand se trouve dans le grand Nord par des températures polaires. L'homme manque d'humilité, et Jack London ne manque pas de le rappeler dans cette nouvelle blanche et glaciale.
L'homme et son chien sont seuls dans les vastes terres enneigées. Cependant, seul le chien semble pressentir le danger. L'homme lui va son chemin, il pense pouvoir traverser sans encombre la distance qui le sépare du camp. Il est confiant et il sait faire du feu.
Le texte laisse pressentir la tragédie dans les première pages et jack London a l'art de faire monter la tension. Il décrit magnifiquement bien la nature, et les conditions que nécessitent la survie dans un tel environnement ou la moindre erreur peut être fatale pour les fragiles créatures que nous sommes.
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Allantvers
  06 mai 2018
Parfaite! Elle est parfaite, cette nouvelle de l'ami Jack, l'homme aux mille facettes qui fait briller ici celles de la concision, de l'instinct de survie, de la connaissance animale et profondément métabolisée de la nature, de la maîtrise du récit. le tout baigné, comme à son habitude, d'un regard distancié et sans illusions sur ses confrères humains.
"A partir de moins quarante cinq degrés, aucun homme ne devrait partir seul dans la nature". Voilà un avertissement que notre homme aurait du écouter avant de se lancer seul dans le Klondike hivernal. Même le chien qui l'accompagne ne voulait pas y aller, et pour cause...
Un petit bijou que cette courte nouvelle qui vous gèle les os dès les premières lignes, où vous n'êtes pourtant qu'aux débuts de vos peines tant la tension monte, et haut!
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basileusa
  16 septembre 2018
Des nouvelles toutes droit venues du Grand nord , assez différentes les unes des autres mais toujours avec la nature sauvage au coeur des récits. Ces nouvelles ont aussi comme point commun de reposer sur un humour noir ,sur des leçons de vie assez cyniques. Mais je les ai toutes appréciées ! La nouvelle qui donne son nom au titre du recueil se trouve dans ses deux versions ,l'une qui se termine bien, l'autre non , après que le personnage principal se soit battu pour survivre dans la nature hostile....ça donne des frissons,sans conteste et nous rappelle que l'homme est bien peu de choses en Alaska si il est seul face à la nature. Il y a des nouvelles un peu plus drôles si l'on peut dire avec notamment la nouvelle sur le chien Spot, fainéant et increvable ...La ruse de l'homme est bien mis en avant par l'auteur mais elle n'est rien à côté de Spot ;)
Et bien sûr toujours la description de la vie dans le grand froid, des hommes et femmes courageux , malins et on aurait presque envie d'y faire un tour tant Jack London sait faire aimer ces contrées inhospitalières ...
Pioche dans ma PAL Septembre (merci Cynthia_56)
Challenge Multi-défis 2018
Challenge Déductions élémentaires
Challenge USA
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Arakasi
  02 mars 2015
C'est sans surprise que la nouvelle « Construire un feu » donne son nom à ce court recueil de Jack London : de tous les textes réunis ici, elle est assurément le plus frappant et le plus réussi. Ecrit dans un style à l'austérité sauvage, ce petit récit aussi simple et tranchant qu'un coup de poignard est l'un des plus anxiogènes qui m'aient été donné de lire ! Il pourrait être résumé en trois mots : le froid tue. Il tue lentement, sournoisement, insidieusement, mais avec autant de férocité et d'implacabilité que n'importe quelle bête fauve. C'est à cette terrible réalité que va être confronté un chercheur d'or perdu au milieu de l'Alaska avec pour seul compagnon un chien pour lequel il ne nourrit aucune affection et qui ne lui voue nulle fidélité en retour. Homme et bête peinent dans la neige à la recherche d'un gite, quand un drame aussi inattendu qu'apparemment grotesque survient. Soudain, la randonnée se transforme en lutte contre la mort. Seule solution pour survivre : construire un feu et le construire vite – une entreprise bien plus périlleuse qu'il n'y parait quand il fait -65 degrés et que les crachats éclatent avant même d'avoir touché le sol…

Après ce petit bijou intense et glaçant, les autres nouvelles du recueil pâtissent naturellement de la comparaison. Non qu'elles ne soient pas agréables à découvrir, mais elles sont plus légères et considérablement moins ambitieuses et m'ont donné grosso-modo l'impression d'enchaîner un tour de montagnes russes avec une petite partie d'auto-tamponneuses. Il faut saluer cependant chez elles une caractéristique que j'ai rarement eu l'occasion d'observer chez Jack London : l'humour. Un humour plutôt noir et souvent tempéré d'amertume, mais qui fait tout de même plaisir à lire, surtout chez un écrivain peu renommé pour sa joie de vivre. L'ensemble donne un recueil sympathique quoique assez inégal, valant surtout le détour pour la nouvelle homonyme.
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critiques presse (2)
LaCroix   15 juillet 2019
L’une des plus célèbres nouvelles de Jack London, inspirée de son expérience de chercheur d’or.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaCroix   15 juillet 2019
L’une des plus célèbres nouvelles de Jack London, inspirée de son expérience de chercheur d’or.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   28 juin 2015
Le chien, désappointé, quitta le feu en rechignant. Cet homme, songeait-il, ne savait réellement pas ce qu’était le froid. Effectivement, aucun atavisme ancestral n’avait sans doute inculqué à l’homme la notion du froid, du vrai froid, du froid à cent sept degrés sous zéro. Il n’en était point de même du chien. Ses ancêtres, à lui, lui avaient transmis leur expérience. Il n’ignorait pas qu’il est mauvais de l’aventurer au loin par une pareille température. C’est le moment, bien au contraire, de se coucher douillettement au fond d’un trou, dans la neige, et d’attendre, pour en sortir, qu’un rideau de nuages, s’étendant entre la terre et le ciel, vienne intercepter le rayonnement atmosphérique d’où provient ce grand froid.
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JaneEyreJaneEyre   27 novembre 2014
Lorsque je tentais de lire au fond de l’âme de ce chien, il me semblait que j’avais devant moi une âme humaine. J’en étais effrayé. Et je songeais à tout ce que l’on raconte des réincarnations communes de la bête et de l’homme. Quelque chose d’immense flottait dans les yeux de cette brute. Un message y était enclos, que j’étais incapable de saisir. Il errait derrière ces prunelles. Ce n’était ni de la lumière, ni de la couleur. C’était... J’ai souvent éprouvé la même impression devant les yeux d’un cerf frappé à mort... C’était plus qu’une parenté entre ces yeux et les miens, entre cette âme et la mienne. C’était une égalité. Vous qui n’avez pas, comme moi, senti ce regard, dites, si vous voulez que je suis fou. C’est ainsi pourtant.
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Gwen21Gwen21   14 février 2018
Tout ce qui l’intéressait dans un pareil froid, c’est qu’il en était incommodé. La morsure du gel faisait mal, et il importait de s’en préserver en fourrant ses mains dans d’épaisses mitaines, en rabattant sur ses oreilles les pattes de sa casquette, en protégeant ses jambes et ses pieds dans des bas et dans des mocassins épais. Cinquante degrés sous zéro, c’était un fait, et rien de plus.
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Charybde2Charybde2   01 mars 2019
Il s’arrêta pour examiner le lit du ruisseau et ses berges, et en conclut que la source redoutée était sur sa droite. Il réfléchit un instant, sans cesser de frictionner ses joues et son nez, puis contourna la piste par la gauche, marchant avec précaution et s’assurant de la solidité du sol à chacun de ses pas. Une fois hors de danger, il mâcha une nouvelle chique et se remit à cheminer à six kilomètres à l’heure.
Au cours des deux heures qui suivirent, il rencontra plusieurs autres pièges de ce genre. En règle générale, la neige qui couvrait ces mares cachées était un peu affaissée et présentait un aspect plus luisant, qui prévenait du danger. Pourtant, il eut une nouvelle alerte et n’évita l’embûche que de justesse. Une autre fois, pris d’un doute, il incita le chien à passer le premier. Le chien refusa d’avancer et se figea jusqu’à ce que son maître le pousse en avant. L’animal traversa en hâte la surface blanche et intacte avant de s’enfoncer subitement puis de patauger péniblement pour regagner un sol plus ferme. Ses pattes étaient trempées et, en un rien de temps, l’eau qui en dégoulinait se transforma en glace. Il s’efforça aussitôt de faire fondre la glace qui raidissait ses pattes en la léchant, puis il se coucha dans la neige pour tenter d’extirper à coups de crocs la glace qui s’était incrustée entre ses doigts. Il savait d’instinct quelle douleur il ressentirait s’il ne se débarrassait pas de cette glace. Il n’en avait pas conscience : il ne faisait qu’obéir à une injonction mystérieuse qui montait des tréfonds de son être. Mais l’homme, lui, en avait la notion, ayant pu se former un avis sur ce sujet, et il ôta l’une de ses moufles pour aider son chien à arracher les particules de glace de ses pattes. Il n’exposa pas ses doigts plus d’une minute, stupéfait par la vitesse à laquelle ils s’engourdissaient à l’air libre. Il faisait rudement froid, en effet. Il réenfila sa moufle précipitamment et se frappa violemment la main contre la poitrine.
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MusardiseMusardise   11 mars 2019
C'était la fin. Subienkow avait suivi une longue piste d’amertume et d'horreur, volant comme le ramier vers les capitales d'Europe, et voilà qu'ici, dans ce coin perdu, la piste cessait. Il était assis dans la neige, les bras liés derrière le dos, dans l'attente de la torture. Il fixait du regard un énorme Cosaque, couché sur la neige, qui gémissait de douleur. Les hommes en avaient terminé avec le géant et le remettaient aux femmes. Et les hurlements de leur victime attestaient qu'en fait d’atrocités elles dépassaient les hommes.

Perdu-la-Face
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Vidéo de Jack London
Comme chaque mois sur Babelio, nous vous proposons de découvrir quelques adaptations de romans qui sortiront prochainement dans les salles obscures. Au menu ce mois-ci : une aventure touchante au coeur des contrées canadiennes, le plus petit des grands héros sur grand écran, un institut catholique dans le Rwanda des années 1970, un tricheur au pull rayé de retour pour un troisième opus et le cauchemar d'une femme face à un homme invisible...
L'Appel de la forêt de Jack London : https://www.babelio.com/livres/London-Lappel-de-la-foret/491072 SamSam de Serge Bloch : https://www.babelio.com/livres/Bloch-SamSam-tome-1--Une-famille-cosmique-/1137017 Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga : https://www.babelio.com/livres/Mukasonga-Notre-Dame-du-Nil/366549 L'Elève Ducobu de Zidrou et Godi : https://www.babelio.com/livres/Zidrou-LEleve-Ducobu-tome-19--Ducobu-eleve-modele-/485509 L'Homme invisible de H.G. Wells : https://www.babelio.com/livres/Wells-LHomme-invisible/8290
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