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Francis Lacassin (Éditeur scientifique)Louis Postif (Traducteur)François Postif (Traducteur)
EAN : 9782264000064
311 pages
Éditeur : 10-18 (09/09/1998)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture :
Les nouvelles inédites réunies sous le titre En rire ou en pleurer ? révèlent une facette insoupçonnée de la personnalité de Jack London : l'humour. Dans quelques-unes de ces histoires, London renonce au tragique au profit du rire. Mais c'est pour mieux dénoncer la noirceur de la vie : il est des rires qui ressemblent à des sanglots.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Alaindexe
  13 septembre 2015
La plupart des livres de London furent d'abord publiés sous forme de feuillets dans des magazines. C'est peut-être ce qui explique qu'il excelle dans la nouvelle, un format naturel pour ce genre de publications.
Par les tortues de Tasmanie raconte l'histoire de deux frères séparés par l'adversité que la vie réunit. Ces deux frères sont très différents. L'un a réussi en faisant fructifier l'héritage familial et l'autre a couru le monde pour finir malade et pauvre mais heureux et adulé. À travers ces contrastes, London abordent les enjeux importants de la vie : l'amour, l'amitié, la passion et s'interroge sur ce qu'est réellement la réussite.
Le bénéfice du doute raconte une altercation entre Carter Watson et le patron peu scrupuleux d'un saloon et le jugement qui s'en suit. Watson est condamné par un juge véreux mais le destin fait en sorte qu'il finira par lui servir sa propre médecine. Dans cette nouvelle à saveur philosophique, London ridiculise le système politique municipal, le système judiciaire et la presse ; le tout dans une prose qui sent le fond de taverne sale et poussiéreux. Cette nouvelle est basée sur un fait véridique arrivé à London tel qu'il le confirme dans une lettre annexée à la fin de l'ouvrage.
Dans La folie de John Harned, un Américain assiste à une corrida. Tout au long de cette boucherie, il compare le destin scellé du taureau avec celui d'un boxeur. Non seulement le combat est inégal, mais le taureau est assoiffé et privé de nourriture. Juste avant d'entrer dans l'arène, il est gonflé d'eau pour le rendre inoffensif. À travers les yeux de John Harned, London dénonce âprement cette culture avide du sang de taureaux : « … C'est un spectacle dégradant, qui apprend à se réjouir des souffrances d'un animal. D'ailleurs, ce combat de cinq hommes contre un taureau stupide est lâche et on donne ainsi une leçon de lâcheté aux spectateurs. le taureau meurt, mais les badauds continuent à vivre et la leçon portera ses fruits. Non, la bravoure ne se nourrit pas de scènes de couardise ! » le récit se termine dans un chaos burlesque.
La garce se passe aussi en Amérique du Sud. Alors qu'il conduit un train, Julian Jones aperçoit une jolie fille sur la voie ferrée et stoppe le train. Lui ayant sauvé la vie, elle le suit partout et devient ainsi pour lui une charge financière. Pour tenter de rembourser Jones, le frère de Vahna lui apporte une pépite d'or de deux livres. Jones ne s'intéresse pas à la fille mais la pépite le tracasse et, un jour, ils entreprennent une expédition au péril de leur vie pour voir d'où vient cette fabuleuse pépite. Anodine en apparence, cette nouvelle se nourrit des plus grands mythes Incas.
Dans le récit de l'homme aux léopards, une mésentente survient dans un cirque entre un dresseur de lion et un lanceur de couteaux. Reste à deviner lequel aura le dessus et surtout comme il s'y prendra. Dans Soirée d'amateur, Edna en est réduite à faire des numéros de chanteuse dans un music hall pour tenter de se faire engager comme journaliste. La dernière nouvelle Un nez pour le roi avait fait l'objet d'un récit dans Quand Dieu ricane, autre recueil de nouvelles.
En rire ou en pleurer est un excellent recueil où l'humour noir côtoie la philosophie. Les nouvelles sont inégales mais la prose est toujours impeccable. Déconcertante de simplicité, l'écriture de London absorbe complètement le lecteur dans le récit comme seuls y parviennent les bons écrivains.
Lien : https://alaincliche.wordpres..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
gillgill   05 mai 2012
Entre les nouvelles réunies sous le titre..."En rire ou en pleurer ?" - et celles recueillies dans "Les condamnés à vivre", la seule différence est dans le ton, dans la couleur, dans un noir moins soutenu : éclairci par l'humour. Humour grinçant. Humour noir.
Changement de tactique. Au lieu de critiquer la vie - telle que la société l'impose à l'homme - en insistant sur sa noirceur, Jack London la tourne en ridicule. A une critique acérée, il substitue une moquerie qui ne l'est pas moins. Au lieu de l'indignation, le sarcasme. Ainsi dénonce-t-il l'absurde par l'absurde.
Une façon de bafouer la vie est de s'en prendre à la mort, de réduire son rituel tragique et vénérable un incident en forme de farce (le récit de l'homme aux léopards, pleine lune).
Le rire que l'auteur fait entendre est parfois grinçant (rien ne sort du néant, une femme perdue, le bénéfice du doute)...
(extrait de la préface "l'absurdité dénoncée...par l'absurde)
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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