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Louis Postif (Traducteur)Frédéric Klein (Éditeur scientifique)Gérard Oberlé (Préfacier, etc.)
EAN : 9782752904812
185 pages
Éditeur : Phébus (21/10/2010)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 10 notes)
Résumé :

Qui aurait pensé que le très réaliste Jack London puisse un jour se passionner pour les phénomènes surnaturels ?

C'est pourtant ce que l'on découvre dans " Planchette ", l'un des textes emblématiques de ce recueil inédit. Cupidité, jalousie, haine, soif de vengeance sont également les moteurs de cet ensemble où chaque récit, ou presque, se conclut par un crime des plus atroces.

London, d'un sadisme parfois grinçant, révèle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Cylhis
  20 septembre 2017
Un recueil de nouvelles du célèbre auteur Jack London ne pouvait que présager un bon moment de lecture. Huit nouvelles sont ici rassemblées sous la plume acerbe et acide de l'homme de lettres, auteur de L'Appel de la forêt. Et comme dans la plupart des recueils, les nouvelles ne sont pas toutes égales, certaines sont vraiment des petits bijoux lorsque d'autres nous laissent un peu sur notre fin. Mais quelques unes (pas mal quand même), restent en mémoire.
Celle, par exemple, appelé Les Favoris de Midas, qui compte l'histoire d'un homme d'affaire qu'un groupuscule de travailleurs fait chanter de manière cruelle et violente.
Ou bien encore Face de Lune, celle-là même qui a donné son nom au recueil, l'histoire d'un meurtre déguisé habilement en accident.
Il y a également L'Ombre et l'Éclair, fascinante lutte de deux scientifiques qui usent de leur intelligence de surdoués pour mieux contrer l'autre par pure jalousie.
Toutes démontrent la cruauté humaine, ses tares et sa monstruosité dans une réalité toute proche de la nôtre, de l'époque de l'auteur.
Même si l'auteur nous démontre tout son talent, on remercie que ce recueil ne contienne pas plus de huit nouvelles, par égard pour notre santé mentale qui, face à toute cette violence, portrait réaliste de notre race, pourrait défaillir à trop être confronté à une telle noirceur.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   23 janvier 2016
John Claverhouse répondait à ce surnom. Vous savez ce qu’il évoque : des pommettes largement écartées, le front et le menton se fondant dans les joues pour parfaire un rond et le nez, aplati et mou, planté à égale distance de tous les points de cette circonférence, étalé au centre même du visage comme une boulette de pâte sur un plafond.
Peut-être convient-il de chercher là le mobile de ma haine pour John Claverhouse, car son physique offusquait ma vue et je considérais sa présence comme de trop sur terre. Il se peut aussi que ma mère, probablement superstitieuse, ait regardé la lune du mauvais côté à un moment inopportun. Qui sait ?
Quoi qu’il en soit, j’exécrais John Claverhouse. Non que je puisse lui reprocher de m’avoir causé un tort quelconque ou joué un sale tour, loin de là. Le mal s’avérait plus grave et plus subtil, d’une essence insidieuse défiant toute analyse et toute définition.
Nous avons tous plus ou moins éprouvé pareils sentiments. Qui de nous, en présence de tel individu dont, une minute plus tôt, nous ne soupçonnions même pas l’existence, ne s’est dit dès l’abord : « Ce type-là ne me revient pas. » Et pour quel motif ? Impossible de répondre : nous savions seulement que sa tête nous déplaisait. Une antipathie s’éveillait chez nous. C’est tout. Tel était mon cas envers John Claverhouse.
Quel droit un quidam de cette sorte avait-il au bonheur ? Cependant, optimiste invétéré, il débordait de gaieté et riait sans cesse. Le monde entier semblait toujours parfait aux yeux de ce fichu imbécile. Ah ! comme mon âme s’ulcérait de le voir aussi radieux ! Jadis, je supportais la joie bruyante d’autrui et il m’arrivait même parfois de la partager, jusqu’au jour maudit où je rencontrai John Claverhouse.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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