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Louis Postif (Traducteur)Claude Pujade-Renaud (Préfacier, etc.)
EAN : 9782752902801
320 pages
Éditeur : Phébus (16/05/2007)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Dans ces treize nouvelles, on passe sans cesse de la satire au drame et du sourire à l'émotion. Longtemps restées inconnues en France, elles ont toutes pour cadre Hawaii, où l'auteur a plusieurs fois séjourné. On est pourtant loin de l'univers de rêve que certains imaginent...

Les Blancs, qui ont imposé leur loi, méprisent ou exploitent les autres habitants, notamment les métis. Responsables du fléau de la lèpre, ils s'en retrouvent parfois eux-mêmes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Erik35
  27 août 2017
HISTOIRES DES IL(S)
Avant d'entamer cette petite chronique, un rappel d'importance. L'ouvrage présenté ici sous cet intitulé de "Histoire des îles" par les excellentes éditions Libretto en représentent en réalité deux. le premier, alors composé de six nouvelles, est généralement intitulé en français "L'île des lépreux" (The House of Pride & Other Tales of Hawaii dans son édition originale), pubié par Jack London en 1912, immédiatement à la suite du plus célèbre de ses recueil, les sublimes "Contes des mers du sud" (1911). L'ouvrage en question ne comportait que six textes, ce qui en fait un livre que l'auteur lui-même trouvait un peu court, bien qu'il fut tout de même édité en l'état. La seconde partie du présent ouvrage est un titre en revanche posthume, celui-ci paraissant un an après le décès brutal de l'américain, en 1918 donc. Il reprend, dans son édition originale, le titre d'une des plus intenses nouvelles qui y figure : "On the Makaloa mat", mais le titre retenu en français fut celui que l'on retrouve ici, c'est à dire L Histoire des îles.
Pourquoi cette précision, autrement que pour une plus juste vérité historique ? Tout simplement parce qu'en moins d'une dizaine d'années - la plus ancienne parution en revue date d'Aout 1908, pour "Le Shérif de Kona". La nouvelle qui clôt l'ensemble, qui est d'ailleurs stupéfiante et terrible, fut achevée par lui en Août 1917, seulement quelques semaines avant la fin -, Jack London avait terriblement changé. D'une période de relatif bonheur, de succès encore assez importants, l'auteur allait s'enfoncer de plus en plus dans la dépression, les dettes, l'alcool, les ennuis de santé et les drames. Peu à peu, il s'éloignerait de ce socialisme virulent mais humain et revendiqué qui parsèment, quand ce n'est pas l'objet même de ses écrits, son oeuvre au moins à plus des trois quart. Pour autant, et c'est sans doute là le génie, l'ensemble même de cet ouvrage, s'il suggère des évolutions dans la manière de penser de l'auteur, dans son approche de l'existence, ne propose-t-il pas moins un ensemble très stable, d'un point de vue stylistique pour commencer : un style toujours très rapide de lecture, efficace, direct et sans circonvolutions inutiles mais qui n'en explore pas moins toutes les facettes de l'âme humaine, de ses sentiments, de ses désirs, et capable d'une immense palette de détails dès lors qu'il s'agit de décrire un paysage grandiose, de percer à jour les intentions d'un personnage, de dresser le portrait de ses créatures. Cela, et même s'il est aujourd'hui connu que London connu de véritables moments de disette créatrice, il ne le perdit jamais, même avec les excès en tous genres. Il suffit de lire, pour s'en convaincre, l'histoire du Shérif de Kona, un représentant de l'ordre atteint de la lèpre, dont on suit l'inexorable avancée, décrite avec un sens de la véracité édifiant, mais que l'amour des siens essaie d'éloigner de la vérité ou, plus loin, "Dans la caverne des morts", étonnante et fantastique digression sur la perpétuation de l'espèce et la multitude des générations, mais dans laquelle ont peu découvrir des descriptions des îles hawaïennes à vous couper le souffle. L'autre particularité des écrits de Jack London, que l'on retrouve sans hésitation dans ses nouvelles, même les plus "commerciales" (et il ne fut pas exempt d'en rédiger), c'est qu'il ne faut jamais se contenter d'y trouver de simples historiettes décoratives, pas plus que des exercices d'écriture adressés à la lectrice bourgeoise de ces années-là. Non ! Chacune s'attache à révéler un peu de l'âme humaine, de ce qui en fait les fondements, que ce soit à la manière de ce vieil homme reconnaissant sans aucune hésitation ni repentir la supériorité, intellectuelle, morale, organisationnelle de son chef de clan, dans "Les ossements de Kahekili" ou de cet homme incapable de prendre pour épouse la femme qu'il aime tant que sa mère - une terrible mégère qui bat encore son fils de quarante années bien tassées ! - le lui interdira et donc, sera de ce monde, dans la finalement attendrissante "Les Larmes d'Ah-Kim". C'est encore "Koolau le lépreux" qui préfère vivre la misère atroce de sa maladie - la lèpre- sur les hauteurs inexpugnables de l'île qui l'a vu grandir, solitaire et traqué, plutôt que de vivre quelques ultimes jours heureux, relativement, mais sur un sol inconnu de lui ni de ses ancêtres. Nouvelle d'une grande beauté d'évocation aussi que celle inspirée par une légende maori dans "L'enfant des eaux", mais dans laquelle on peut peut-être lire la découverte de London en fin de vie que ces blancs, (les requins de l'histoire) dont il a parfois défendu la supériorité sur des airs racialistes qui font aujourd'hui froid dans le dos, sont peut-être en train de se dévorer les uns les autres, parce qu'un enfant un peu plus malin, un peu plus attentif que les autres aura su tirer parti de leurs défauts, de leur orgueil, surtout.
London n'hésite pas à prendre aussi le lecteur à contre-pied, passant ainsi de textes où l'amour est le sujet central, et développé avec autant de beauté que de finesse "Aloha Oe", même si le sentiment peut s'avérer terrible à celle qui aime sans retour total possible, comme c'est le cas dans l'émouvante et particulièrement réussie "Sur la natte makaloa", à d'autres à l'humour aussi cinglant que percutant, et même particulièrement perspicace, tel que c'est le cas dans le glacial et cynique "L'Édifice d'orgueil" ou bien plus cocasse, l'histoire de cette ancienne demi-mondaine, sachant tous les secrets, avouables mais surtout inavouables, des îliens, pauvres ou riches, laquelle est tombé dans les bras, l'âge survenant, d'un pasteur pratiquant la "renaissance" devant Jésus à condition que le futur "reborn" fasse une confession complète et... publique ! C'est ce que finira par accomplir cette vieille dame dans "Le jour où Alice vida son sac", une nouvelle vraiment drôle, au rythme digne des meilleurs romans à suspense ! London, enfin, continue à chercher qui il est, d'où il vient, lui qui n'aura appris qu'à ses vingt ans que celui qu'il prenait pour son géniteur ne l'était pas, en vérité. C'est évidemment le sens de l'Édifice d'orgueil, mais dans Chun Ah-Chun se mêle aussi l'interrogation sur sa propre postérité. Quant à deux des trois nouvelles déjà citées les plus relatives aux légendes maoris, elles entremêlent allègrement tous ces questionnements qui seront parmi les plus important chez le London vieillissant.
On pourrait passer et repasser toutes ces nouvelles à l'aune de tous les filtres possibles : sans prétendre chaque fois à la perfection, elles nous emportent chacune dans des mondes méconnus et connus tout à la fois, dans lesquelles l'homme n'est jamais ni tout à fait le meilleur ni absolument mauvais. La dernière cependant retiendra l'attention du lecteur pour plusieurs raisons : tout d'abord, bien qu'entamée lors du dernier voyage des London à Hawaï - dont on a aujourd'hui la certitude qu'ils étaient en train d'y préparer leur future installation, quittant ainsi le ranch de la vallée de la lune et tous ses terribles souvenirs des dernières années -, elle fut achevée à Glen Ellen, le dernier lieu de vie de Jack et, à l'instar de ses romans plus connus tels Martin Eden ou encore La Vallée de la Lune, celle-ci est en très grande partie autobiographique. On y retrouve un homme certes encore très sportif (là où London n'était plus que l'ombre de l'homme resplendissant qu'il avait été), mais en proie au doute, à la dépression, qui s'adonne à l'opium pour trouver le sommeil (London prenait un dérivé de la morphine), boit plus que de raison parce qu'il imagine que sa femme est tombée amoureuse d'un autre homme qu'il connait si bien que c'est même l'un de ses bons amis (on retrouve aussi un peu la thématique du triangle amoureux de son roman étonnant, La Petite Dame dans la Grande Maison qui fit un tel scandale). Rien ne laisse supposer que son épouse dans la réalité avait eu la moindre passade avec un autre homme, en revanche le couple connaissait régulièrement de graves crises, en raison tout particulièrement de l'alcoolisme de London et de ses conséquences sur son humeur. Quant à la femme de l'histoire, c'est bel et bien une Charmian magnifiée dont l'auteur nous dresse le portrait. Mais à cette idée de triangle tragique "deux hommes, une femme", va en succéder un autre, tout aussi violent, mais régénérant dans un même temps : la femme, l'homme et la mer. L'élément liquide agissant, d'une certaine manière, comme le seul révélateur possible, ce lieu de tous les contraires, à la fois beau, englobant, fascinant mais aussi indomptable, mortifère, violent. La nouvelle nous donne une solution positive à la crise que connait le couple de papier. Malheureusement, il en sera tout autrement dans la réalité et la malheureuse Charmian devra rendre les armes, quelques deux mois plus tard, devant les assauts sans cesse répétés de cet ami de longue date - ami diabolique -, de notre californien, cet ami qu'il avait immortalisé dans son autre récit autobiographique (dans le sens le plus strict du genre) : John Barleycorn, autrement dit, la dive bouteille. Ce qui fut probablement l'une des dernières nouvelles qu'il ait écrite sonne ainsi comme l'aveu d'un homme qui cherche encore une ultime respiration hors de l'eau, parce que cette crampe qui se saisit de son corps, qu'il a d'abord surjouée afin d'obtenir une confession de sa belle, est sur le point de l'emporter réellement par le fond (une aventure similaire lui arriva véritablement quelques mois plus tôt). Doit-on y voir la confession d'un homme physiquement à bout mais qui lance sa plus décisive bouée de sauvetage, et le plus poignant est que sur le papier comme dans sa vie, c'est vers la femme, sa femme, tant aimée, qu'il regarde, qu'il espère une espèce de rédemption. Poignant, humain et redoutable, comme ces Histoires des îles, comme les histoires de tous les Ils (ou Elles...) que London créa pour notre plus intense bonheur. Une impressionnante leçon de ce maître immortel, à la trajectoire folle, fulgurante, indomptable, flamboyante.
Un Homme.
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Allantvers
  27 décembre 2020
Je suis malheureuse comme les pierres quand une lecture de mon adoré Jack London ne m'enflamme pas, j'ai l'impression d'être délaissée dédaigneusement par un amant que je ne mérite pas.
Il est pourtant tout entier là, Jack, avec sa vitalité et sa capacité à sonder les hommes et sentir la vie, sa rage contre les injustices, ses conceptions raciales aussi, et tous ses morceaux de lui-même qu'il métaphorise dans ses textes.
Sa plume chante pourtant sur tous les tons dans ce recueil qui rassemble des nouvelles de ses dernières années, le drame de la lèpre dans le rageux "Koolau le lépreux" ou le poignant "Shérif de Kona", le rire et l'ironie dans "Les larmes d'Ah-Kim" ou les confessions embarrassantes d'Alice, ou encore l'allégorie poétique de "L'enfant des eaux".
Malheureusement, stupidement en fait, je suis moins sensible à ses univers quand ils sont chauffés à l'atmosphère tropicale, où je ne reconnais plus "mon" Jack...sauf dans la dernière nouvelle où, comme dans la scène finale de Martin Eden, c'est lui qui apparaît derrière les traits de l'amant puissant mais jaloux qui se noie.
Un défaut que je me dois de corriger au plus vite avec Les contes des mers du Sud ou la Croisière du Dazzler par exemple ; manquer un seul aspect de cet homme unique aux mille facettes est impardonnable.
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Joualvert
  15 avril 2015
Une magnifique plongée dans l'univers d'Hawaï par le biais de 7 nouvelles variées. Jack London s'inspire de ses séjours dans l'archipel pour brosser le tableau des lieux, des habitants (indigènes, colons, immigrants divers), de leurs coutumes et traditions et d'une foule de détails, d'enjeux et de réalités locales. La période concernée est le début du siècle dernier et tout ce qui le précède. Une lecture des plus intéressantes que j'ai grandement appréciée !
Si l'édition Phébus de 2007 contient 13 nouvelles, c'est qu'elle réuni en fait deux recueils ayant tous deux pour cadre Hawaï : ''L'île des lépreux'' (''The house of pride'', 1912) et ''Histoires des îles'' (''On the Makaloa Mat'', 1919).
Liste des nouvelles :
''L'enfant des eaux''
''La confession d'Alice''
''Dans la caverne des morts''
''Les ossements de Kahekili''
''Les larmes de Ah Kim''
''Dans le ressac''
''Sur la natte du prince''
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   29 août 2017
[...] ; mais il ressentit enfin, aussi violents que jamais, le besoin de prendre une épouse et le désir d'avoir des fils qui lui succéderaient et continuerait la dynastie de la «Société Ah-Kim». Tel est le rêve qui a constamment tourmenté les hommes, depuis celui qui, le premier, usurpa un droit de chasse, s'arrogea un banc de sable pour y prêcher ou s'empara d'un village dont il passa tous les mâles au fil de l'épée. Les rois, les millionnaires et les marchands chinois d'Honolulu ont cela en commun, bien que chacun de son côté remercie Dieu de l'avoir créé à son image et différent des autres hommes.
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JoualvertJoualvert   15 avril 2015
J'ai lu la Bible que les missionnaires ont traduite pour nous en Hawaïen, et j'y ai vu que votre Héros du Commencement a créé la terre, le ciel, le soleil, la lune, les étoiles et toutes les espèces d'animaux, des chevaux aux cafards, des mille-pattes et des moustiques aux poux de mer et aux méduses, l'homme et la femme et tout le reste, tout cela en six jours. Eh bien, Maui n'en a pas fait autant. Il n'a rien fabriqué. Il a simplement mis les choses en ordre et il lui a fallu un temps infini pour les améliorer. En tout cas, il est plus facile et plus raisonnable de croire un petit mensonge qu'un gros.
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Erik35Erik35   29 août 2017
Dis-moi le secret, elle n'en saura jamais rien. La femme rejette par les lèvres tout ce qui coule dans son oreille : elle est ainsi faite. Moi, je suis un homme et, comme tu le sais, mes lèvres se referment sur les secrets aussi étroitement que les ventouses d'une pieuvre pressent le roc salé.
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Erik35Erik35   28 août 2017
Il voulait savoir comment on arrivait à posséder des usines sucrières et des plantations. Il acquit rapidement la conviction que les hommes ne s'enrichissent pas par leur propre travail ; il s'en était déjà aperçu, ayant trimé lui-même une vingtaine d'années durant. Si des favorisés atteignent la fortune, c'est grâce au labeur d'autrui. Le plus opulent est celui qui réussit à faire travailler pour lui le plus grand nombre de ses semblables.
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Erik35Erik35   27 août 2017
[...] ; il demeurait stupéfait de la surprenante ténacité de ces Haoles** qui, coûte que coûte, obtenait ce qu'ils voulaient, dût le ciel s'écrouler sur leur tête. Oui, ils voulaient régner sur tous les hommes et sur toutes les choses, au risque de succomber à la tâche. Il ne pouvait que les admirer, ainsi que cette volonté plus forte en eux que l'amour de la vie, et devant laquelle tout pliait.

**Haole = Blanc.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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