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ISBN : 2752905793
Éditeur : Phébus (13/10/2011)

Note moyenne : 4.53/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Jack London, tête brûlée éprise de liberté a, en quarante années d’une existence intense, semé sur sa route de nombreux romans, récits ou essais comme autant de témoignages de sa soif de vivre. Curieusement, on ignore souvent que cet aventurier des mers et des mots était également un photographe de génie qui, par l’image, a reflété son temps. Et de quelle manière ! Avec p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  11 mai 2019
Un fabuleux beau livre tant par son sujet que l'extrême qualité de sa mise en page...dont j'avais tant envie à sa parution... Ce qui ne s'est pas fait... Alors je suis ravie d'avoir pu en profiter un peu grâce à ma médiathèque !
Un projet unique qui aura demandé aux éditeurs et à tous ses contributeurs 10 années de travail; ouvrage qui met à disposition du public , pour la première fois l'oeuvre photographique de Jack London .
Cet ouvrage se divise en six grandes partie]s, qui correspondent à six grands reportages aux 4 coins du monde, et périodes de vie très distinctes de l'écrivain !
1- le peuple d'en bas, 1903
[Photographies qui accompagnaient l'enquête vécue de Jack
London dans les bas-fonds londoniens ]
2- La Guerre russo-japonaise, 1904
3- le tremblement de terre de San Francisco, 1906
4- La croisière du Snark, 1907-1908
- le Voyage du Dirigo, 1912
- La Révolution mexicaine, 1914
De 1900 à 1916, London réalisa 12.000 clichés, avec le plus fréquemment son Kodak 3A !...
Publication complétée par des notes techniques de Philip Adam et d'une très intéressante bibliographie.
"Cette curiosité pleine d'empathie fait la force de ses photos (...) Et le regard qu'il pose sur les gens n'est jamais celui du voyeur, mais souvent celui du témoin compatissant, quand ce n'est pas tout simplement celui de l'ami qui vous fait plaisir en tirant votre portrait sur le vif, sans tricher ni avec vous ni avec lui-même. En photo comme en littérature Jack London est un créateur. En cela, il rejoint son contemporain Marcel Proust, dont il est pourtant aux antipodes, quand celui-ci nous dit que "le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux".
[p. 12 / "Le regard de Jack London" de Noël Mauberret ]
En 1904, London fut promu correspondant de guerre pour aller couvrir la guerre russo-japonaise; c'est à cette période qui le fit reconnaître comme photographe qui coïncida simultanément ses premiers succès d'écrivain en particulier pour ses romans "L'Appel sauvage" (1903), et "Le Loup des mers" (1904)

Dans ses innombrables clichés, en sus de leur qualité indéniable, ils ont une valeur informative des plus précieuses...clichés de plus de 100 ans , qui ont fait découvrir des régions du monde relativement inexplorés et des peuples inconnus, dont le peuple des îles Salomon...
Un de ses clichés "Des femmes sauvages [et] Charmian (*la seconde épouse de London), la première blanche qu'elles voyaient" , Malaïta, les îles Salomon, 1908...souleva une sérieuse controverse; London dû se battre contre le journal qui devait la publier et contre son éditeur, MacMillan, qui refusa de s'en servir pour l'illustration de "La Croisière du Snark"...Le problème n'était pas de publier une image montrant des villageoises nues; c'était que la femme blanche n'avait pas l'air de les trouver répugnantes !!!!...
London fut l'un des rares photographes de l'époque à immortaliser des non-blancs !!...
Que de choses à commenter dans ce livre "prodigue" en images et en historiques, anecdotes divers... je ne vais pas surcharger de notes et de commentaires cette chronique, j'ai préféré me "plonger" littéralement dans ces multiples clichés si parlants, si vivants, si éclectiques... [et selon l'expression qui tombe à pic !], il nous saute aux yeux que le Regard bienveillant, aiguë, compatissant du photographe rejoint celui totalement, ou plus exactement prolonge parfaitement celui de l'écrivain ! On retrouve la même intensité d'engagement que dans ses écrits !...
Je vais rendre à regret ce très beau livre à la médiathèque...mais très heureuse d'avoir pu en prendre plein les "mirettes" !!...
J'allais oublier un aspect non négligeable: une très belle mise en page sur papier glacé, avec une alternance de fonds noirs et fonds blancs; les clichés présentés à pleine ou double page !
J'achève ce billet par un extrait qui dit beaucoup des talents uniques de London, qui met en permanence l'individu au centre: que cela soit dans ses écrits comme dans ses prises de vues !! Ses fameux "documents humains" !...
"Il prit ses premières photographies significatives-celles que l'on voit dans - le Peuple d'en bas- en 1902, lors de son séjour à Londres dans l'East End.
L'idée que London se fait alors du "document humain" illustre parfaitement ses arguments en faveur du socialisme. Image après image, il montre que
l'Empire britannique échoue à traiter humainement ses concitoyens. Voici ce qu'il répond en 1907 à la question de savoir quels conseils il donnerait à un jeune auteur : " le plus important conseil que je donnerais à un débutant est de ne pas être l'esclave des conventions; de ne pas bâtir comme bâtissaient ses pères; de réfléchir par lui-même et de prendre la vérité où il la trouve, non pas parce qu'elle se drape dans un beau costume ou se pavane au volant d'une voiture, dans une église, à la chaire d'une faculté ou dans le sanctuaire d'un éditeur"
En d'autres termes, le but doit être la quête de "documents humains" hors des sentiers battus, là où sont les gens du commun. une telle approche de l'écriture- et de la photographie-est conforme à la façon qu'avait London d'envisager le monde: accorder à l'individu la plus grande valeur. [Introduction- p. 29]..
Bravo et Merci aux éditions Phébus !!
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Junie
  02 mai 2013
1876-1916. Jack London déboule comme un météore à la fin du vieux XIXè siècle et réussit en un temps record à s'extraire de sa vie misérable pour devenir une figure emblématique de l'aventurier-écrivain, une légende, un gentleman globe-trotter.
La photo p. 15, prise à Hawaï en 1907, montre un homme athlétique et élégant, détendu, costume clair et chaussures blanches, parcourant son journal dans le décor raffiné d'une terrasse ombragée. On a envie d'aller vers lui, de lui serrer la main et de lui dire: "salut Jack, content du voyage?"
Cet homme né de père inconnu n'a guère été à l'école, a fait de la prison, a été ouvrier, vagabond, pilleur d'huitres, trappeur, pilier de bar, navigateur en eaux troubles....Loin de lui endurcir l'âme et le coeur, cette vie difficile l'a rendu attentif à ses semblables. Ses récits en témoignent, et rendent avec justesse la beauté des paysages et de la vie sauvage, le combat pour la survie des hommes et des bêtes, la force du lien qui les unit.
Ecrivain de talent, reporter sur les évènements de son époque, il apprend très vite à utiliser les nouveaux appareils photos de l'époque pour réaliser des clichés dans les rues de Londres et de San Francisco, sa ville natale.
Jack London est socialiste, il est du côté du peuple, des enfants des rues, des clochards, des chômeurs, des sans-abri. Il partage leurs conditions de vie, comme d'autres journalistes le feront plus tard. Il témoigne de cette vie des quartiers déshérités dans "Le Peuple d'en-bas", reportage qui se passe de commentaires.
Il va ainsi prendre douze mille clichés, de la Corée au Mexique, du conflit russo-japonais au grand tremblement de terre de San Francisco, avec une réelle maitrise technique, mais surtout un regard à la fois lucide et compréhensif sur ces peuples inconnus.
Comme dans ses écrits, il nous livre sa vision, parfois cruelle, d'une humanité démunie et bouleversante.
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petch
  01 février 2013
Les éditions Phébus nous livrent ici un superbe beau-livre qui enthousiasmera tous les adeptes de Jack London, en nous faisant découvrir une facette moins connue du romancier : celui de reporter-photographe-aventurier. de la misère londonienne à la révolution mexicaine en 1914, en passant par le grand séisme de San Francisco en 1906 et une superbe croisière à bord du Snark, deux-mâts de douze mètres, J. London nous entraîne dans ses tribulations à travers le monde où s'entremêlent misère sociale et exotisme.
Les photos sont souvent magnifiques, en particulier les portraits. Les textes d'accompagnement sont instructifs et donnent à lire ou à relire certains ouvrages de J. London, par les larges extraits qu'ils proposent (« le Peuple d'en bas », « La Corée en Feu » pour la guerre Russo-Japonaise, « La Croisière du Snark »,…). A contempler sans limites !
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solpoin
  06 juillet 2012
Superbe livre pour les passionnés de l'auteur Jack London mais aussi pour les passionnés de voyages.
On voit qu'en plus d'un très bon auteur, London avait un oeil de photographe hors pair et très moderne, sans voyeurisme, montrant simplement les choses telles qu'elles sont vraiment. Si parfois, on pourrait trouver à redire sur la technique, le sentiment prend le dessus et on pardonnera aisément quelques flous ou cadrages décalés.
Un très beau cadeau à faire ou à s'offrir! Il est place d'honneur sur ma bibliothèque!
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orely
  02 février 2015
Dans ce très beau livre, parfaitement mis en page on retrouve 6 grands reportages de Jack London. Les textes sont présents juste ce qu'il faut et nous apportent de nombreux renseignements sur les faits retracés et sur le photographe lui même. J'ai adoré "le peuple d'en bas", les photographies sont magnifiques et très poignantes. Une autre manière de découvrir cet auteur de génie, il avait vraiment un regard différent et ses magnifiques photo nous le montrent bien.
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critiques presse (2)
Liberation   19 décembre 2011
Au total, 12 000 clichés, ce qui montre bien que la photographie avait pour lui une importance peut-être pas moindre que l’écriture. Les images qui sont reproduites ici ne disent d’ailleurs pas autre chose que ses écrits. Refus des stéréotypes, de l’exotisme, de la «couleur locale», du sentimental et de ce qui a sa place dans l’album de vacances, mais quête des abysses où l’homme se perd, et qu’il fouille avec son Kodak 3A sous une sombre lumière.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   08 décembre 2011
L'homme aux multiples talents Jack London a été également photographe. Découvrons ses plus beaux clichés.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   10 mai 2019
Cette curiosité pleine d'empathie fait la force de ses photos (...) Et le regard qu'il pose sur les gens n'est jamais celui du voyeur, mais souvent celui du témoin compatissant, quand ce n'est pas tout simplement celui de l'ami qui vous fait plaisir en tirant votre portrait sur le vif, sans tricher ni avec vous ni avec lui-même. En photo comme en littérature Jack London est un créateur. En cela, il rejoint son contemporain Marcel Proust, dont il est pourtant aux antipodes, quand celui-ci nous dit que "le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux".
[p. 12 / "Le regard de Jack London" de Noël Mauberret ]
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fanfanouche24fanfanouche24   11 mai 2019
Il prit ses premières photographies significatives-celles que l'on voit dans -Le Peuple d'en bas- en 1902, lors de son séjour à Londres dans l'East End. L'idée que London se fait alors du "document humain" illustre parfaitement ses arguments en faveur du socialisme. Image après image, il montre que l'Empire britannique échoue à traiter humainement ses concitoyens. Voici ce qu'il répond en 1907 à la question de savoir quels conseils il donnerait à un jeune auteur : " Le plus important conseil que je donnerais à un débutant est de ne pas être l'esclave des conventions; de ne pas bâtir comme bâtissaient ses pères; de réfléchir par lui-même et de prendre la vérité où il la trouve, non pas parce qu'elle se drape dans un beau costume ou se pavane au volant d'une voiture, dans une église, à la chaire d'une faculté ou dans le sanctuaire d'un éditeur" En d'autres termes, le but doit être la quête de "documents humains" hors des sentiers battus, là où sont les gens du commun. une telle approche de l'écriture- et de la photographie-est conforme à la façon qu'avait London d'envisager le monde: accorder à l'individu la plus grande valeur. [Introduction- p. 29]
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fanfanouche24fanfanouche24   09 mai 2019
Toute époque nous offre nos vies pour que nous les vivions, pour que nous leur donnions si possible la forme de notre volonté, pour que nous les servions grâce à la liberté consciente qui nous est donnée d'être nous-mêmes. Voilà ce que devriez trouver dans cette rubrique "Documents humains"- La dimension de la race, celle de la famille, la marque imprimée sur un homme par ses activités, l'aspect d'une existence libre ou entravée, les succès et les échecs dans la quête du bien : tout cela vous sautera aux yeux. S'il est réellement possible de lire sur un visage humain non pas l'histoire d'un seul homme, mais celle de l'humanité, c'est raconté ici- [Introduction, p.29]
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petchpetch   01 février 2013
Il est fascinant de considérer les photos de London dans leur rapport à son oeuvre littéraire et à ses reportages. Il ne cesse d'y révéler encore et toujours non seulement sa puissance de perception, mais aussi sa compassion, son respect et son amour de l'humanité.
(Extrait du texte introductif de Philip Adam "Pensées d'un photographe à propos de Jack London")
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fanfanouche24fanfanouche24   10 mai 2019
Photographier, ce n'était pas pour lui rechercher "une couleur locale", mais découvrir la singularité des cultures et l'universalité de la condition humaine. [p. 11 / "Le regard de Jack London" de Noël Mauberret ]
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Videos de Jack London (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Martin Eden, de Pietro Marcello, fut l?un des temps forts de la 76e édition de la Mostra de Venise. Ce cinéaste italien, remarqué avec La bocca del lupo (2009), s?est attaqué au grand roman d?apprentissage plein d?amertume de Jack London. Il a transposé l?histoire à Naples, dans une époque subtilement incertaine.
Le film raconte comment un marin (fiévreux Luca Marinelli, qui a obtenu la Coupe Volpi du meilleur interprète à Venise) s?émancipe de sa condition et devient écrivain au contact d?une jeune et belle bourgeoise. Émaillée d?images d?archives sublimes (sur le peuple de Naples, le port, les bateaux), la fresque éclaire des moments d?harmonie et de conflits intérieurs vécus par le transfuge, tiraillé entre désenchantement et engagement dans la révolution socialiste, à la fois libre et poursuivi par un sentiment de trahison.
Martin Eden, ?uvre d?un humanisme à vif et au lyrisme dépouillé, sortira en salles le 16 octobre 2019.
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