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Claude Gilbert (Autre)
EAN : 9782264004833
Éditeur : 10-18 (08/07/2006)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Jerry of the Islands (1917). Traduit en 1922 sous le titre "Jerry dans l'île" puis sous le titre "Jerry, chien des îles".

On retrouve dans Jerry chien des îles, un des derniers romans de London, deux de ses thèmes de prédilection : l'exotisme des îles Salomon et l'animal en tant que héros. Jumeau de Michaël, le fameux chien de cirque, Jerry jeune terrier au poil fauve est très tôt arraché à sa « famille ». Après avoir appartenu à un négrier massacré p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  19 mars 2017
DANS L'ENFER DES HOMMES
Les aventures de Jerry forment, avec celles de son frère jumeau Michaël - dans le posthume Michaël chien de cirque -, un genre de Sans Famille américain. Comme dans le fameux roman d'Hector Malot, Jerry, chiot de race terrier irlandais, mène une destinée misérable.
Après avoir été cédé légitimement par son éleveur, le jeune animal va en effet connaitre un nombre considérable d'aventures et, surtout, de mésaventures. Son premier propriétaire, le capitaine van Horn, mène une véritable existence de négrier à la recherche de recrues bon marché et corvéables à merci, vendues à prix d'or pour trois années d'enfer dans les plantations de coprah de l'archipel. Pour ce faire, il navigue entre les îles les plus sauvages, les plus reculées et les plus dangereuse de l'Archipel des Salomon, où les autochtones, qu'ils soient "broussards" de l'intérieur ou "hommes d'eau salée" des villages côtiers, pratiquent encore assidûment le cannibalisme rituel et la réduction des crânes.
C'est ainsi que le malheureux Jerry se retrouve entre les mains de ces terribles "sauvages" après que ces derniers auront investi par ruse - grâce à l'intelligence dénuée de scrupule de leur Roi - et entièrement massacré (puis ingurgité) l'équipage et son skipper (surnom sous lequel Jerry reconnaissait son maître). On apprendra un peu plus loin que la tête de ce dernier fait désormais partie de la macabre collection du chef de ce village, Somo, en compagnie de celle, entre autres "personnalités" du célèbre explorateur français, La Pérouse, dont l'histoire sait qu'il disparut corps et bien dans ces parages infernaux.
Dès lors, Jerry passera de main en main dans sa misérable vie de petit chien de blanc élevé avec amour au milieu d'un clan d'aborigènes pas toujours tous bienveillants. Il réussira tout de même à échapper à sa condition probable d'animal comestible grâce à l'amitié (sans véritable retour) d'un jeune garçon, qui accomplira pour se faire un acte totalement tabou pour lequel il risque rien moins que la mise à mort par ses semblables ; il se trouvera par la suite pris en charge par le "docteur sorcier" Agno sur ordre express du Chef Bashti, qui songe en faire un mâle reproducteur afin que Jerry apporte toutes ses qualités combatives aux canidés locaux, pleutres, lâches et sans grande intelligence. Mais celui qui sert de premier ministre au chef va se servir du pauvre Jerry pour assouvir sa soif de vengeance de n'être toujours que l'éternel second. Il va piéger notre espiègle animal et lui faire accomplir un tabou inexcusable et irréparable autrement que par la mort (et la dégustation post-mortem...).
Heureusement pour notre héros à quatre pattes, un autre docteur sorcier du nom de Nalassu, moins en vue mais craint et vénéré, malgré sa cécité, va le sauver in extremis des griffes d'Agno. A force de patience et d'une tendresse à laquelle le chien n'était plus trop habitué depuis son rapt par les indigènes, le vieillard va lui enseigner une manière de langage, entremêlant tonalités d'aboiements très diverses, coups de pattes et autres petits coups de tête qu'ils seront les deux seuls à connaître et à comprendre pour assurer au mieux la garde et la survie de cet ancien guerrier dont la tête est réclamée par une famille entière d'ennemis de la brousse !
A la fin des fins, Jerry sera sauvé par un couple (très identifiable à celui de London lui-même et de son épouse Charmian, bien que très idéalisé) dont le yacht croisait dans les parages et après qu'un navire de Sa Gracieuse Majesté, par mesure de rétorsion contre le massacre du Capitaine van Horn et de son équipage, aura bombardé le village de Somo : un malheureux hasard fit tomber l'un des obus tirés pile sur la hutte du vieux sorcier Nalassu, le pulvérisant littéralement.
Ainsi, tout est bien qui fini pour le mieux pour ce petit chien courageux, sans peur mais si longtemps sans maître digne de ce nom...
Jerry, chien des îles fait parti des ouvrages de Jack London très souvent proposé, largement condensé, à un public jeunesse. Des aventures d'un petit héros à poils et à museau, quoi de mieux comme histoire pour édifier le jeune public.
Pour autant, l'oeuvre intégrale n'est vraiment pas à mettre entre toutes les mains.
D'abord, et bien malheureusement, parce que ce, par ailleurs, fort sympathique Jerry, chien des îles n'échappe pas à cette veine péniblement raciste de cet auteur pourtant défenseur du faible face à la surpuissance de l'argent, féministe convaincu, bon connaisseur des peuples indiens d'Amérique du nord, admirateur des traditions autochtones d'Hawaï, patron de ranch apprécié et respectueux de ses employés (au grand dam des autres propriétaires terriens de Sonoma) et l'un des premiers grands défenseurs de la cause animale contre l'imbécillité violente de certains humains. Pourtant, London est invariablement raciste, et surtout dès lors qu'il s'agit des "nègres", qu'ils soient les enfants des esclaves importés aux USA comme du bétail d'Afrique sub-saharienne ou qu'ils soient de ces populations indigènes des îles océaniennes qu'il découvrit lors de ses nombreux voyages dans le Pacifique.
Notre petit et adorable chien "pense" - même si London met toujours un tas de circonlocutions dès lors qu'il fait "réfléchir" son héros à truffe - donc exactement comme un colonisateur blanc de son temps. D'autant plus, nous explique-t-il, que le jeune Jerry a été dressé à détester les hommes à peau noire, à leur grogner dessus, à les chasser s'il le faut ! En l'espèce, London nous montre-là ni plus ni moins que les habitudes horribles et insupportables de racisme, de supériorité malveillante et de haine que nombre de coloniaux avaient sur place. On peut même dire que l'écrivain, sous couvert de défense animale, nous dépeint par le menu cette société totalement déséquilibrée où, par la seule force disproportionnée des armes en concurrence et en jouant machiavéliquement des haines et des volontés d'enrichissement des potentats locaux, les blancs (ici, la couronne britannique. Ailleurs, l'Allemagne, la France ou la Hollande), pourtant peu nombreux, ont imposé leur loi d'airain (Le Talon de Fer, aurait pu écrire London à ce sujet) à toute une population émaillée sur des milliers d'îles et d'îlots.
Ensuite, toujours sous le prétexte charmant (et sincère) de l'histoire d'un compagnon à patte, le californien, vieillissant, souffrant, épuisé par ses excès d'alcool, son auto-médication contre la douleur plus qu'hasardeuse, en grande partie à base d'opium, ses moments de dépression intense (qui ne se sont pas arrangés depuis que lui et son épouse savent qu'ils n'auront jamais d'enfant ensemble. Drame auquel s'ajoute celui, terrible, de ce qui devait être l'autre oeuvre de sa vie : la maison du loup, qui brûlera dans d'étranges circonstances quelques jours avant son installation définitive, en 1913), des demi-succès et même certains échecs littéraires), tous ces éléments se sur-ajoutant les uns aux autres semble avoir fait de notre jadis vaillant gaillard un homme obnubilé par la mort.
La mort est absolument partout dans cet ouvrage - par ailleurs mineur, soyons honnête, dans l'oeuvre de l'auteur -. Qu'elle soit accidentelle, simplement évoquée, tragique (presque invariablement), due à l'envahisseur colonial ou à l'indigène forcément cannibale (les évocations ou scènes de cannibalisme, bien que sans grand détail, sont légion dans ce roman) ; qu'elle soit le fruit d'étranges mais profondes réflexions métaphysiques, principalement dans la bouche du Roi Bashti, sorte de Hamlet océanien à ses heures de grand désarroi face à sa mort inéluctable en raison de son très grand âge ; qu'elle s'insinue dans les souvenirs incertains de Jerry : la mort est là, partout, omniprésente, obsédante, sans réponse. N'oublions pas que, à l'instar de ce Roi aborigène, London était athée et ne croyait guère aux esprits, même si l'un de ses chefs-d'oeuvre, le vagabond des étoiles, fait appel à une certaine forme de spiritisme.
Alors, bien sur, il y a notre petit Jerry, un mignon et intrépide petit terrier sans famille et sans maître. Mais si London souhaitait faire apparaître une chose qui semblait parfaitement farfelue et stupide à l'époque, à savoir, qu'il existe une psychologie et une intelligence propres à l'animal, en écrivant la première partie de cette manière de diptyque -le second volet étant donc consacré plus spécifiquement aux violence et aux diverses barbaries que l'être humain est capable de faire subir à ses compagnons animaux -, il en déroute tellement la trame que l'on sent assez vite que c'est loin d'être le seul message qu'il a à nous délivrer. Ce qu'il a par ailleurs toujours fait dans la plupart de ses textes qu'il ne faut surtout jamais se contenter de lire sans recul ni recherche de second degré.
Un roman pas aussi évident qu'il y parait. Certainement pas à conseiller à des plus jeunes dans sa version complète. A ne pas ouvrir si l'on ne se sent pas apte à dépasser les réflexions les plus sombres et abjectes de l'auteur. Un texte intéressant, ne serait-ce que pour comprendre l'évolution de Jack London, appréhender cet homme incommensurablement complexe et ambigu qui allait décéder une année après la rédaction de cette histoire animalière - et tellement emplie de considérations humaines - et avant de l'avoir vu édité.
Ultime tentative aussi, d'un écrivain à bout de souffle : un rappel émouvant autant qu'inopérant - trop de mièvrerie dans les trois derniers chapitres, trop de fausse candeur, trop de rose bonbon - à son immense succès, Croc-Blanc, le petit Jerry parvenant à sauver, in extremis, ses sauveurs de la dernière heure en déjouant les sombres et meurtriers calculs d'un îlien échappé de prison et mis à prix. Deux chiens amoureux de leurs maîtres. Deux sauvetages. La ressemblance s'arrête malheureusement là.
Il se trouve beaucoup d'enfer dans ce livre. Beaucoup d'enfer dans le regard porté à ses semblables, d'une autre "race" ou de celle dont il se réclamait si souvent, trop souvent. le pire des enfers, ce n'était peut-être pas les autres, - comme le supposait Jean-Paul Sartre- , pour ce bon vieux Jack. Non : l'enfer, c'était peut-être devenu lui-même.
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denis76
  17 février 2019
Un bouquin qui a du chien : )
Au début du XXè siècle, dans les îles Salomon, Océanie, Haggins donne le jeune terrier irlandais Jerry au capitaine van Horn. Celui-ci transporte des Mélanésiens d'une île à l'autre. Ils sont prêtés par les chefs locaux, sous contrat de 3 ans, pour bosser pour les Blancs. Jerry apprécie le capitaine qui l'aime bien. Mais lors d'une escale, la goélette de van Horn est attaquée par des indigènes coupeurs de têtes....
.
Ça se lit très bien, comme la majorité des Jack London. C'est probablement un livre pour ados.
Jerry passe dans les mains de 8 propriétaires, plus ou moins corrects.
Mais sans mettre ce livre en catégorie "philo", je pense qu'il y a, à l'image De La Fontaine, beaucoup de réflexion et de sagesse, surtout dans la tête du chien.
On sait que Jack London adore les animaux, on le sent dans cette lecture : il a de l'empathie, et essaye toujours de se mettre à la place du chien, comme si lui, London, était l'animal !
Ainsi, le chien sait reconnaître le bon maître du méchant, la bonne âme de la mauvaise, chose que ne savent pas toujours faire les humains. Les vices ou qualités des différents maîtres sont dénoncés avec pertinence, et parfois Jerry, loyal et courageux, s'en sort de justesse.
.
Nous avons un chien, un Rhodesian, qui nous regarde, lui aussi, comme si nous étions ses dieux et déesses : )
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Foxfire
  05 août 2019
Il y a quelques années mon mari avait eu dans l'idée de lire « Jerry dans l'île » à notre fils mais après avoir parcouru les premières pages, il a préféré le lire seul et attendre encore un peu avant de le partager avec lui. En effet « Jerry dans l'île » nécessite une certaine contextualisation pas forcément évidente pour un enfant. Je dois avouer que ça n'a pas forcément été évident pour moi tout de suite. Il m'a fallu quelques pages pour m'habituer et ne plus être trop gênée de lire le mot « nègre » toutes les 3 lignes. Si un effort de contextualisation est nécessaire pour apprécier sa lecture, il serait dommage d'y renoncer. « Jerry dans l'île » est un roman du grand Jack London et c'est toujours un grand plaisir de retrouver sa plume.
Pour beaucoup London est synonyme d'aventure avec un grand A. Ce « Jerry dans l'île » confirme tout à fait la réputation de l'auteur comme maître de l'aventure. Si ce roman ne fait pas partie des chefs d'oeuvres de London, il est très agréable à lire. London a décidément un talent de conteur hors pair. Jerry, l'adorable chien héros du récit, vit mille aventures, il n'y aucun temps mort. London n'a pas son pareil pour proposer ce genre d'histoires, à la fois aventures maritimes et exotiques.
Peu d'auteurs sont capables rendre la psychologie canine. C'est chose connue que London excelle également dans la caractérisation des animaux. Ce « Jerry dans l'île » en est une nouvelle fois la preuve. L'auteur parvient à rendre Jerry attachant tout en évitant tout anthropomorphisme. Jerry est un chien, il pense et agit comme tel.
Si « Jerry dans l'île » est une aventure pleine de souffle le roman contient aussi quelques passages plus sombres. Il y a des scènes assez inattendues comme celles où un roi tribal médite sur sa mort prochaine en compagnie de têtes coupées.
Quand on aime London pour ses écrits mais aussi pour ses idées, il est assez douloureux de lire certains propos de ce roman. Cette façon de penser était courante, et même normale, à l'époque mais j'aurais aimé que London soit, à ce sujet là aussi, plus grand, meilleur que les autres. Ce n'est pas le cas mais je n'en ferai pas une raison de moins l'aimer. London est un grand auteur, chacun de ses livres mérite le détour.
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carolectrice
  01 juin 2020
Il s'agit d'un des derniers romans de Jack London. Voici l'histoire du frère jumeau de Michael, chien de cirque, objet d'un second volet, qui se déroule après cette histoire-ci. Comme à son habitude, London excelle à se mettre dans la peau de son terrier irlandais et l'on éprouve une empathie totale pour ce chiot qui changera 8 fois de maître au cours de sa vie. On "pense" comme un chien, on vit comme un chien tout au long... Jerry navigue d'abord avec le capitaine van Horn dans les îles Salomon, un négrier qui recrute des autochtones à la réputation d'anthropophages qui seront esclavagisés pendant 3 années d'enfer dans les plantations. Mais celui-ci, secondé par un personnel incompétent, est victime d'une mutinerie qui verra disparaître bateau et équipage... Jerry passera alors de main en main au sein de cette tribu aux rites étranges et qui voient en lui les qualités de courage qui font défaut à leurs chiens natifs. Il sera victime de mauvais traitements et de fourberies, fera les frais des rivalités du clan. Mais Jerry, s'il sait se montrer reconnaissant quand on le traite bien, ne s'attache pas, lui qui toute sa courte vie a été habitué à chasser les Noirs (attention c'est très raciste !). Alors qu'il coule enfin des jours presque heureux auprès d'un vieillard solitaire et aveugle qui lui a appris à "parler" (son frère Michael sait compter, quelle famille !), un bateau de Blancs s'approche et largue une bombe sur le village de Somo, tuant son maître sur le coup... Jerry, mû par son seul instinct, se jette à l'eau sur les traces de Blancs qu'il ne connaît pas ! Et quand on a lu le 2e volet, on sait que tout est bien qui finit bien. J'ai trouvé ce volet moins intéressant que le 2e, d'autant plus que s'il défend la cause animale (et ouvrière, dans d'autres livres), la cause des Noirs est le cadet de ses soucis... Dommage.
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moravia
  11 avril 2013
Cela peut sembler digne d'un doux rêveur de parler d'un livre de la bibliothèque verte.
Et bien non ! Ces livres là ont donné à une partie d'entre nous le goût de la lecture pour la vie.
Si aujourd'hui j'aime les Stevenson, J. London, A.Londres, G.Orwell et bien d'autres c'est parce que j'ai lu ce livre.
Et les conserver entre dans la démarche de la conservation du patrimoine culturel.
Demain, ce n'est pas si loin, où ces livres auront un musée....
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   17 mars 2017
Instantanément, le chien en pleine attaque, la gueule ouverte et hérissée de crocs, se fondit en une petite masse douce et moelleuse ; il trottina vers la main ouverte et l'embrassa d'une langue qui jaillit entre ses dents brillantes comme une gemme d'un rouge rosé. L'instant d'après, il était dans les bras de Skipper, mâchoire contre joue, et de nouveau la langue jaillissait, disant tout ce que peut exprimer une créature privée de parole. Ce fut une véritable fête de l'amour, aussi tendre pour l'un que pour l'autre.
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Erik35Erik35   18 mars 2017
Au cours de ces conversations privées, il [Bashto, le roi de Somo] démontrait qu'il connaissait aussi bien leur [celui des "docteurs sorciers] jeu qu'eux le sien et qu'il n'était pas du tout l'esclave des sombres superstitions et des grossières impostures grâces auxquelles ils maintenaient le peuple en état de soumission. Il exposait aussi la théorie, aussi ancienne que les prêtres et les rois, selon laquelle ces derniers devaient travailler ensemble à l'administration disciplinée du peuple. Il était satisfait que les gens croient que les dieux, et les prêtres qui étaient leur porte-parole, avaient le dernier mot ; mais il faisait savoir aux prêtres que, en privé, c'était lui qui avait ce dernier mot. Si peu qu'ils crussent à leurs supercheries, leur disait-il, il y croyait encore moins.
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denis76denis76   16 février 2019
Jerry eut beau se démener furieusement, il fut brutalement saisi par le cou, à moitié étranglé, et lancé dans les airs. Même alors, il ne décoléra pas. Il tomba dans la mer, s'y enfonça, et revint à la surface après avoir absorbé une certaine quantité d'eau salée qui pénétra dans ses bronches.
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denis76denis76   14 février 2019
Terrance était un mari attentionné, et aussi loin que remontaient les souvenirs de Jerry, il se rappelait maintes fois l'avoir vu côte à côte avec Biddy, parcourir la plage au galop ou courir le long des avenues de cocotiers, tous les deux épanouis de satisfaction.
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denis76denis76   17 février 2019
Le chef des mélanésiens coupeurs de têtes connaissait parfaitement le jeu des sorciers, et n'était pas dupe des impostures au moyen desquelles ils dominaient le peuple.

NDL__ Comme chez les primitifs, on a toujours des chefs manipulateurs ; ça n'a pas évolué !
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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