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Louis Postif (Traducteur)François Postif (Traducteur)Frédéric Klein (Traducteur)Noël Mauberret (Préfacier, etc.)
EAN : 9782752902146
160 pages
Éditeur : Phébus (12/10/2006)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Collection Libretto : La Peste écarlate – Construire un feu – Comment disparut Marc O'Brien

L'homme a toujours rêvé - ou cauchemardé - sur le cataclysme qui l'emporterait, et sur sa responsabilité en la matière… Dans cette " Peste écarlate " qui constitue l'essentiel de ce recueil, nous voici en Amérique, en l'an 2073. Un vieil homme, ancien professeur d'université à San Francisco, raconte à son petit-fils les événements terribles qu'il a vécus. En 20... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  09 janvier 2019
Très souvent associé à des récits d'aventures dans le Grand Nord ou dans les mers du Sud, Jack London démontre avec les nouvelles réunies dans ce recueil qu'il a plus d'un tour dans son stylo.
Ces histoires datent de différents moments de la vie de l'auteur, certaines du jeune homme débutant, d'autres rédigées peu de temps avant sa mort en 1916. La nouvelle qui donne le titre au recueil offre un récit d'anticipation visionnaire et inspiré du carnage de la première guerre mondiale sur le continent européen. Jack London narre l'irruption en 2013 d'une terrible et foudroyante peste dite écarlate au motif de ses premiers symptômes. On découvre comment l'humanité disparaît dans sa quasi totalité numérique par les souvenirs d'un vieil homme qui, soixante ans après, raconte à ses sauvageons de petits enfants la période apocalyptique où tout a basculé. L'humanité - en tant que civilisation - s'est effondrée avec une incroyable rapidité, laissant place à la barbarie plus qu'à la solidarité, dans le même temps où des millions de gens mouraient. Depuis, les quelques survivants sont revenus à un quasi âge de pierre, et les nouvelles générations n'entendent plus rien à tout ce qui est autre que la survie et le moment présent. Un récit qui fait froid dans le dos par sa description des faits et le désespoir porté par le vieillard, dernier représentant de ce que fut la civilisation. L'aspect pandémique de la peste écarlate rappelle le Fléau de Stephen King par son élimination de la quasi totalité de l'espèce humaine.
Les autres nouvelles traitent de sujets où se mêle le fantastique et une science digne de Frankenstein ou du Dr Moreau comme dans "Mille morts". "La seconde jeunesse du Major Rathbone" m'a fait penser aux transhumanisme avec les discours de Dover sur la possibilité de repousser la mort en la considérant comme un problème "technique" à régler. Si c'est le récit le moins sombre du recueil, avec un côté léger par les agissements du fameux Major qui passe de grabataire moribond au domptage d'un fougueux cheval, il donne à réfléchir sur la vision des limites toujours à repousser de la science et, par sa référence à l'alchimie, au rêve immémorial des hommes d'accès à l'immortalité et l'éternelle jeunesse.
Un recueil des plus passionnant à lire. Jack London y fait à nouveau la démonstration de la puissance fertile de son imagination, de sa réflexion sur des sujets touchant à l'essence de l'humanité et de la force énergique et évocatrice de son écriture.
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Allantvers
  05 juin 2016
Déjà soixante ans que la grande peste a quasiment anéanti la race humaine en 2013. Dernier témoin du grand cataclysme, désespéré de la civilisation disparue, le Professeur Smith raconte encore à ses petits-enfants redevenus sauvageons ce qui est arrivé et peine à faire comprendre ce qui a été perdu…
A l'aube de la première guerre mondiale, London le moraliste athée, amoureux fatigué de la vie, choisit ce format court et percutant de la nouvelle qui lui permet si bien d'exprimer ce qu'il y a de plus bouillonnant en lui pour envisager à sa manière violente la fin du monde, en même temps que son inexorable renaissance à venir sous les mêmes lois intangibles :
« Seules restent la force et la matière cosmique, toujours en mouvement, qui produisent par leurs actions et réactions les types éternels : le prêtre, le soldat et le roi. Certains combattront, d'autres gouverneront, d'autres encore prieront ; et tous les autres trimeront et souffriront tandis que, sur leurs carcasses sanglantes, s'élèvera encore et toujours, sans fin, l'étonnante et merveilleuse beauté de la civilisation ».

Outre « la peste écarlate », j'ai aussi particulièrement aimé la nouvelle scientifico-fantastico-sado-masochiste « Mille morts » dans laquelle un fils de la bonne société délaissé par son père ne retrouve celui-ci que pour devenir entre ses mains le jouet d'expériences de résurrections particulièrement sataniques !
Ce recueil de nouvelles nous offre un concentré de London pur jus, mêlant tous les genres et tous les contrastes entre pulsions de mort et pulsions de vie.
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Erik35
  15 avril 2017
POUR ALLER UN PEU VITE...
Pour ma critique de la peste écarlate, c'est à lire consécutivement à l'opuscule proposé par les édition Babel/Actes sud.
Ce recueil proposé par les (excellentes) éditions Phébus/Libretto est aussi accompagné de quatre autres nouvelles de type fantastique dans l'ordre suivant :
- le Dieu Rouge, d'abord publié dans la presse magasine puis édité presque immédiatement, à titre posthume, en 1918.
- Qui croit encore aux fantômes est un des premiers textes, hommage à l'un des maîtres du jeune Jack : Edgar Alan Poe. Ecrit en 1895, publié alors dans la presse mais jamais en recueil de son vivant.
- Mille mort, est une nouvelle de 1899. Publiée dans la presse mais jamais rassemblée dans un recueil.
- La seconde jeunesse du Major Rathbone. Même chose que pour la nouvelle précédente.
Ces quatre nouvelles - en sus de ce génial La Peste écarlate - sont de petits morceaux d'anthologie parmi tous les textes de la veine fantastique, trop méconnue, de London. Une bien belle découverte, surtout dans ce texte foudroyant et à classer quasiment dans le domaine de la Science Fiction qu'est la Dieu Rouge.
Un excellent moment de lecture et de dépaysement !
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basileusa
  06 mai 2020
Une lecture de circonstance ! En 2073, un vieil homme raconte à ses petits-enfants à moitié sauvages comment l'humanité a quasiment disparu 60 ans auparavant, à cause de la peste écarlate. Une maladie très contagieuse, dont la mort était foudroyante. J'avoue que le récit manquait pour moi d'un peu de sentiments, il est raconté de façon un peu détaché, à des enfants bêtes et moqueurs, ce qui n'aide pas non plus. C'est intéressant quand même, classique dans son schéma .
Les autres nouvelles touchent plutôt au fantastique, dans lequel la part belle est donnée à la science et aux expériences . J'ai préféré Qui croit encore aux fantômes ? pour son côté Poe.
Challenge Mauvais genres 2020
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Zazaboum
  04 mars 2020
La Peste écarlate – Construire un feu – Comment disparut Marc O'Brien – Collection Libretto 2012
La peste écarlate :
Court roman post-apocalyptique. 60 ans après une pandémie de peste qui a décimé la quasi-totalité de la population, un survivant, vêtu de peaux de bête raconte à ses petits-fils comment la peste a frappé. Comment la civilisation et ses avancées ont disparu, comment il a continué à vivre alors que plus rien n'existait.
Manifestement l'anticipation n'est pas le domaine où il réussit le mieux. L'ensemble est assez maladroit et j'ai eu du mal à reconnaître LE Jack London du Grand Nord ! Ses descriptions du monde de 2012-2013 n'ont pas du tout anticipé les évolutions qui auraient lieu dans la centaine d'années à venir.
Construire un feu :
Un conte dans le grand froid du Klondike où un homme en visite dans la région, s'engage seul avec son chien sur des chemins où les traces de passages précédents ont presque disparu afin de rejoindre des amis. le froid se fait de plus en plus mordant, il ne se rend pas compte de la situation et pense pouvoir se sortir de toutes les embûches sachant qu'il est capable de faire un feu !
Histoire courte mais l'angoisse monte petit à petit, plus rapidement pour le lecteur que pour le voyageur. La fin est inéluctable ! Très beau texte, dépouillé qui émeut dans sa sobriété. Un classique de très grande qualité !
Comment disparu Marc O'Brien :
Marc O'Brien est le Juge du tribunal instauré par les chercheurs d'or dans le Klondike. Ils jugent et appliquent les peines pour les délits commis : les accusés sont mis dans une embarcation sur le fleuve, munis ou non de plus ou moins de jours de vivre pour tenter d'arriver jusqu'à l'embouchure Yukon.
Une nuit de beuverie les amis de O'Brien le mettent par blague dans une barque et la laisse dériver. Il pensent que le lendemain il sera de retour à pieds pour leur raconter ses aventures. Sauf… qu'il ne réapparait pas ! Sur un ton léger et humoristique, quelque peu dans la dérision, nous accompagnons Marc O'Brien dans sa barque et c'est pour le lecteur une respiration sans entrave après le conte précédent.
CHALLENGE MULTI-DEFIS 2020
CHALLENGE RIQUIQUI 2020
CHALLENGE MAUVAIS GENRE 2020
CHALLENGE SOLIDAIRE 2020
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PseudoPseudo   06 août 2012
[...]

- C'est pendant l'été de 2013 qu'arriva la peste écarlate. J'avais vingt-sept ans, je m'en souviens très bien. Des dépêches radio... - Bec-de-lièvre protesta bruyamment, et le grand-père se hâta d'expliquer : En ce temps-là les hommes se parlaient à travers l'espace à des milliers et des milliers de milles de distance. La nouvelle arriva ainsi à San Francisco qu'un mal inconnu s'était déclaré à New York. Dans cette ville, la plus magnifique de toute l'Amérique, vivaient dix-sept millions de personnes. Personne ne s'en émut : ce n'était qu'un détail. Il n'y avait eu que quelques morts. Les décès, cependant, semblaient avoir été très rapides ; parmi ls premiers symptômes de cette maladie, on notait que la figure et tout le corps du malade devenaient rouges. Au cours des vingt-quatre heures qui suivirent, on connut l'existence d'un premier cas à Chicago. Et, le même jour, on apprit publiquement que Londres, la plus grande ville du monde après Chicago, luttait secrètement contre la peste depuis déjà deux semaines - mais les dépêches avaient été censurées : autrement dit, on avait empêché que la nouvelle gagne le reste du monde.

Pages 44-45 - La peste écarlate
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kuroinekokuroineko   09 janvier 2019
Certes, l'humanité a souvent interprété les pandémies comme le signe du divin ou du destin, un moyen pour certains d'affirmer une faute pour mieux en exiger le prix. Peste noire, syphilis, choléra, tuberculose, sida, et maintenant grippe aviaire ont toujours été accompagnés de discours politiques, moraux, pseudo-scientifiques ou religieux pleins d'arrière-pensées.

"De l'Apocalypse à la rédemption", préface de Noël Mauberret
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Erik35Erik35   15 avril 2017
- Comme c'est étrange d'entendre les vieilles idées embrouillées des Aryens tomber des lèvres d'un petit sauvage crasseux vêtu d'une peau de bête ! C'est le monde à l'envers. Tout est sans dessus dessous depuis la peste.
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marlene50marlene50   30 septembre 2019
Faire marcher à l'envers les aiguilles de la vie, retourner le sablier du temps et y faire couler de nouveau du sable neuf et doré, j'avoue que je fus fasciné par l'audace de ces propos.
( nouvelle sur l'élixir capable de prolonger la vie, le triomphe sur la vieillesse et le recul de la sénilité°.
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PseudoPseudo   07 août 2012
[...] Pourtant ce qu'il considérait avec stupeur n'était pas un diamant ; c'était plutôt une perle aux chatoiements profonds, mais d'un volume tel que toutes les perles du monde réunies en une seule ne l'eussent pas égalée, et d'une nuance qu'on n'eût pu imaginer voir en aucune perle - ni aucun autre objet - puisque c'était la couleur particulière du Dieu rouge.


Page 101 - Le Dieu rouge
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