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ISBN : 2369141522
Éditeur : Libretto (04/06/2014)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 206 notes)
Résumé :
A dix-huit ans, jack London quitte son emploi et part découvrir le monde. Passager clandestin à bord des trains, il parcourt des milliers de kilomètres à travers l'Amérique du Nord. Prenant tous les risques, il croise sur son chemin les "gosses de la route, ces vagabonds du rail qui bravent le froid, la faim et la loi, mais goûtent l'ivresse de l'aventure. Cette expérience extraordinaire marquera sa vie.

Ces courts récits composent un hymne sublime à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
ibon
  03 novembre 2016
C'est un tourbillon d'aventures, récit certes un peu décousu mais qui fleure bon l'authenticité.
Jack London, 18 ans, est un «tramp», il voyage sans le sou pour le goût du risque et le rêve. Dans son journal, il décrit ses partenaires d'infortune et de passage: des «hobos», qui voyagent pour trouver du travail, et des «bums»,qui voyagent avec leur gnôle. (La postface de Jean-François Duval est une mine d'informations.)
Et tout ce monde voyage gratis entre, sur ou sous les wagons à leurs risques et périls!
On a dit que c'était un hymne à la liberté ou un mauvais exemple pour la jeunesse, c'est selon.
Il est vrai que voler un clochard endormi n'a rien de très, très glorieux. Mais il n'y a pas que cela dans le livre.
L'immersion de London chez les parias du rail est étonnante. Les dangers sont liés non seulement au froid et aux intempéries, mais aussi à chaque arrêt, avec les policiers ou les garde-frein qui leur courent après.
Le leitmotiv de toutes ses mésaventures est la soif de mouvement qui passe au-delà des règles et du confort d'une vie bien rangée. Il refuse tout travail et vit de mendicité plutôt que de vol.
Il tient un journal heureusement pour nous car c'est un témoignage incroyable et une base d'étude sociologique sur les «hobos».
Cette vie chaotique est son oeuvre. On peut se demander s'il trompe la mort pour écrire. Peut-être pas. La jeunesse d'alors le rend invincible.
Cette autobiographie est bien écrite. On ne peut qu'être admiratif de ce travail d'écrivain issu du «peuple d'en-bas».
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nadiouchka
  25 mars 2018
Ayant préparé un petit voyage en Belgique pour y rencontrer des amis lecteurs (je ne donne pas leurs noms mais ils se reconnaîtront (et je leur fais un petit signe au passage), il me restait à choisir un livre pour le trajet en TGV. Je ne pouvais pas mieux tomber en décidant de relire « La Route – Les Vagabonds du rail » de Jack London car dans mon cas : « la route » = voyage - « le rail » = le train.
Mais par contre, aucune similitude avec « vagabonds » car je n'avais pas (loin de là) l'intention de « brûler du dur ». Ô que non, j'ai payé ma place et ainsi j'ai pu lire tranquillement cet excellent livre d'aventures et de voyages pendant mon voyage personnel.
Mais revenons à Jack London, cet écrivain américain qui a laissé une grande bibliographie et qui a connu le succès seulement après avoir souffert d'une grande pauvreté après un bon nombre d'années. Il est célèbre pour ses livres de voyages, d'aventures, de témoignages et autres (« Croc Blanc", "L'Appel de la forêt"…).
La Postface est une explication de toute cette histoire la plupart du temps dramatique : « Lorsqu'il m'arrive d'évoquer mon existence de nomade, je reste confondu devant la rapide succession des images qui traversent ma mémoire comme des éclairs ». (page 48). « Ce sont ces éclairs que « La Route » nous donne à lire et à voir ».
Ici, Jack London nous entraîne dans une course folle de 20.000 kilomètres, sans un cent et encore moins un dollar, ce qui fait de lui un vagabond qui va se joindre à d'autres « vagabonds du rail » puisqu'ils vont prendre d'assaut des trains sans bourse délier, évidemment, c'est-à-dire qu'ils vont « brûler du dur » : « resquiller son passage sur un train en utilisant les emplacements les plus improbables : toits des wagons, plates-formes, barres transversales au-dessus des boggies... »
En voyant le titre, cela m'a évoqué « Sur la route » (avril 1951) de Jack Kerouac, inspiré de son expérience, qu'il avait écrit en trois semaines sur des feuilles de papier scotchées et qu'on a surnommé « la route de papier »).
Avec Jack London et les hobos (vagabonds voyageant dans des conditions déplorables et dangereuses, sur des essieux de wagons, à l'intérieur quand c'était possible mais toujours pourchassés par des gardiens, des policiers, des gardes-freins, des « taureaux diabominables », autre surnom pour leurs ennemis) - devant sans cesse mendier leur nourriture, connaissant parfois la prison – étant d'autres fois bien accueillis et nourris par des bonnes âmes charitables – « faisant la nique » à des militaires sous les ordres de Kelly….
On partage ainsi le difficile quotidien fait de débrouilles, de sauts d'un train à un autre, de traques, de faim, de ce dur combat contre la misère, des courses poursuites de « bulls » (policiers), des chassés croisés avec de nombreuses péripéties. Mais Jack est toujours confiant en lui-même malgré ses souffrances dans cette période de grande dépression aux États-Unis. Ils sont des milliers de vagabonds sur les routes.
Dans la Postface intitulée « L'oeuvre en route », écrite par Jean-François Duval, il est noté également que la chronologie des faits n'est pas vraiment respectée. Mais qu'importe. Tout ce qui compte c'est l'aventure, un hymne réel à la liberté avec un notable sens de l'humour.
Ce livre est connu pour être « le premier témoignage d'importance sur le vagabondage aux États-Unis ». C'est une aventure très passionnante de miséreux affamés, frigorifiés, mais un ouvrage qui, dit-on, a eu une grande influence sur la littérature américaine et Jack Kerouac, avec « Sur la route », lui a tiré un grand coup de chapeau.
Je tire moi aussi un coup de chapeau à cet ancien « Pilleur d'huîtres », ce vagabond bien touchant.
Si cet ouvrage est composé de plusieurs chapitres, donc plusieurs histoires, cela l'agrémente bien car la violence et le désespoir sont émouvants.
Inutile d'ajouter que je n'ai pas vu passer mon trajet en train d'autant plus que j'étais vraiment sur les rails mais à une bonne place…..
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Allantvers
  31 janvier 2018
En avant l'aventure, et vive la liberté !
L'ami Jack London, qui met toujours beaucoup de lui-même dans ses écrits, fait rayonner ces six nouvelles de toute l'énergie de sa jeunesse, se rappelant son insouciance et sa témérité de « hobo » vagabondant à travers le pays de train en train.
Sacrée école de la vie que cette errance démunie mais libre d'entraves où l'on apprend à déjouer les pièges des gardiens de gare, à inventer chaque jour de nouvelles histoires pour mendier sa pitance, à côtoyer la misère et la violence jusque dans ces zones de non-droit qu'étaient les pénitenciers de la fin du siècle, à traverser les Rocheuses enneigées à califourchon, frigorifié, sur le chasse pierre de la locomotive.
Une vie rude, mais racontée avec tellement d'humour et de panache qu'une fois de plus, je retombe en amour devant une nouvelle facette de mon auteur préféré.
Challenge XIXème siècle, édition 2018
Challenge USA: un livre, un Etat
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experyoshi
  05 janvier 2013
Ce roman est un hymne à la liberté et à la jeunesse. Jack London n'était pas un aventurier de pacotille, c'était un vrai bourlingueur. Il a réellement vécu comme un hobo lorsqu'il avait 18 ans. Il a traversé le nord des Etats-Unis en « brulant le dur », en fraudant le train. Ce roman est inspiré de son expérience. Après avoir été pilleur d'huître, Jack souhaitait voir du pays.
L'histoire est tellement intense que j'ai cru vivre, le temps de la lecture, au côté des hobos (mi-vagabonds, mi-travailleurs saisonniers).
Le narrateur a l'optimisme de sa jeunesse et garde un réel sens de l'humour en toute circonstance, même lorsqu'il est emprisonné dans des lieux sordides.
Ce roman rappelle Steinbeck : pendant la crise de 1890 aux Etats-Unis, des millions d'américains sont licenciés et sont alors contraints d'errer et de se débrouiller pour survivre. La ruée vers l'or est n'est alors plus qu'un lointain souvenir.
Jack London dénonce le système économique, la justice et la mentalité de l'époque : les hobos étaient considérés comme des rebus de la société, ce qui n'était pas le cas, il fallait bien que ces gens survivent.
Ce roman a inspiré Kerouac et le mouvement hippie des années 70. Quand j'ai lu ce roman la chanson de Charlie Winston m'est revenue en tête :
“Like a hobo from a broken home, Nothing's gonna stop me”
Une belle aventure, pleine d'émotion, de rire mais aussi de désillusion. A lire absolument.
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PiertyM
  18 juillet 2015
Un fervent témoignage sur la vie du vagabondage, il faut avoir vécu ces faits pour savoir aussi bien les rendre. En effet notre grand Jack London a été vagabond, et, avec Les Vagabonds du rail, il nous fait partager un passé des lendemains incertains, mais incroyablement dépourvus de stress, tout malheur était une flaque d'eau qu'on sautait comme le ferait un enfant , chaque minute avait sa peine, chaque seconde consistait à trouver une issue à chaque obstacle, tout ce qui comptait pour lui, aussi valable pour tout ce monde, continuer sa route, sans sous, sans un espoir quelconque, on se laissait seulement guider par le vent, on bifurquait aux endroits rocailleux comme un fleuve, on s'envolait comme un oiseaux face au danger, on changeait de couleur quand l'inconnu était trop puissant...
On découvre un monde truculent dans ce beau récit, d'ailleurs le rythme est tenu avec la même verdeur, on y retrouve cette pétulance de la jeunesse, cette appétence à l'aventure et ce gout de la liberté. le monde des vagabonds est toute une société vivant dans une société, les règles régissent ce monde, la plus fondamentale est de toujours se tenir sur ses gardes, savoir comment fonctionne la communication car ça communique singulièrement d'autant plus que l'amitié est payable
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   29 mars 2018
Après avoir réuni entre nous l’argent nécessaire, nous envoyâmes un télégramme aux autorités de la ville. Le texte du message annonçait le débarquement vers midi de quatre-vingt-cinq hobos affamés et nous ajoutions qu’il serait préférable de leur tenir un déjeuner tout prêt. Les édiles de Grand Island avaient deux moyens d’en sortir : nous nourrir ou nous jeter en prison. Dans cette dernière éventualité, ils devraient tout de même nous donner à manger ; aussi prirent-ils la sage précaution de nous offrir un repas, solution d’ailleurs économique entre toutes !
P.112
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nadiouchkanadiouchka   26 mars 2018
Mais revenons à mon voyage, que je continuai allongé sur le toit de mon wagon, essayant de me rappeler si l’embranchement de Roseville, dont m’avait parlé Bob, était le premier ou le second arrêt. Pour m’en assurer, je me préparais à descendre au prochain arrêt sur la plate-forme mais, réflexion faite, je m’abstins. (…) Quoiqu’il en fût, mes camarades décrétèrent que je leur faisais honneur et, au retour, quand je repassai la sierra pour revenir à Sacramento, ils reconnurent en moi un parfait gosse de la Route.
P.124/25
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nadiouchkanadiouchka   11 juin 2018
J’espère que le patron du Glennmore voudra bien me pardonner : cette nuit-là, dans le poste de police de Winnipeg, je l’ai noirci des méfaits les plus horribles. Quelle cruauté ! Quelle brutalité ! Quel génie diabolique pour la torture ! Voilà les raisons qui m’avaient décidé à déserter le Glennmore à Montréal.
Mais puisque mes grands-parents habitaient l’Angleterre, pourquoi me trouvais-je au centre du Canada, et me dirigeant vers l’Ouest ? Instantanément je fabriquai une sœur mariée qui vivait en Californie.
P.20
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nadiouchkanadiouchka   28 mars 2018
Les monicas sont les noms de rail dont les vagabonds s’affublent entre eux. Joe Leary, par exemple, était timide : on lui donna le sobriquet de Joe-le-Froussard. Aucun hobo qui se respecte n’aurait choisi de lui-même le nom de Derrière-en-compote. (…) Je me souviens d’avoir lu les suivantes : Noiraud-le-Mouleur, Rouge-le-Peintre, Chi-le-Plombier, Chaudronnier, Matelot, le Vagabond Imprimeur. « Chi » - prononcez tchaÏ – est, entre parenthèses, le nom argotique de Chicago.
P.98
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PiertyMPiertyM   17 juillet 2015
J’ai souvent prétendu (mes auditeurs ont cru que je plaisantais) que l’homme se distingue des animaux surtout en ceci : il est le seul animal qui maltraite sa femelle, méfait dont jamais les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication. Sur ce point, notre frère « inférieur » conserve encore l’instinct sauvage, tandis que l’homme a perdu les siens, du moins la plupart des bons.
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Videos de Jack London (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
En compagnie de Donatien Schramm, un amoureux inconditionnel de la Chine et de ses coutumes, laissez-vous guider dans le quartier chinois de Belleville (et ailleurs) à la rencontre de cette communauté. - "Martin Eden", Jack London, Libretto https://www.librest.com/livres/martin-eden-jack-london_0-1171376_9782752905536.html?ctx=67eead179c3eb1fa3c3faebc5d986e0c
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