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Raymonde de Galard (Traducteur)Francis Lacassin (Préfacier, etc.)
ISBN : 2268058549
Éditeur : Le Serpent à plumes (30/11/2006)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 1663 notes)
Résumé :
« L'Appel de la forêt » est le livre le plus célèbre de Jack London, celui qui lui valut une immense renommée dès sa première publication en 1903. Roman du Grand Nord, né de sa vie de chercheur d'or au Klondike, l'histoire du chien Buck a bouleversé des générations de lecteurs. Mais au-delà du roman d'aventure, London affirme ici sa vision du monde, où l'hérédité sauvage triomphe de la civilisation corruptrice.
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Critiques, Analyses & Avis (144) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  17 novembre 2012
Magnifique livre jeunesse qui peut être lu à tout âge. C'est l'histoire d'un chien volé qui est conduit dans le grand nord pour servir d'équipier à un attelage. Cette malheureuse bête en fonction des maîtres auxquels elle sera vendue connaîtra un sort divers. Il subira parfois la violence des hommes, sera battu, connaîtra la faim. Il rencontrera aussi l'amitié des hommes et celle des autres chiens. Il redécouvrira aussi l'instinct de sa race, celui de ses ancêtres chiens, et livré à lui-même, redevenu libre, répondra à l'appel de la forêt.
Un bon roman à lire ou à redécouvrir.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Ellane92
  22 juin 2014
Bon, je crois que tout le monde connait l'histoire de Buck, le chien du juge Miller, qui coulait des jours heureux dans une belle propriété de Californie. Mais en ce temps-là, des hommes partaient par milliers dans le grand froid à la recherche de l'or, en poudre ou en paillettes. Et pour conduire leurs aventures, ils avaient besoin de chiens de traineau. Manuel, le jardinier des Miller, en est bien conscient, et vend Buck, qui quitte la douceur du climat californien pour les terres neigeuses et désertiques du grand nord américain.
Buck apprend sa nouvelle vie, à grands coups de bâton et l'estomac creux, au milieu d'hommes pas vraiment tendres, et dans une troupe de chiens, pas vraiment indulgents envers sa naïveté. Mais sous son pelage habitué à la caresse, la vraie nature de Buck ne va pas tarder à poindre.
L'appel de la forêt, c'est un livre que j'ai lu à 10 ans, et qui m'avait laissé un souvenir fabuleux. J'avoue avoir eu peur d'être déçue en reprenant cette lecture, mais c'était sans compter le talent de Jack London. On peut lire ce livre pour l'histoire, pour vivre et souffrir avec Buck, découvrir le plaisir grisant des grandes terres désertiques, se battre pour atteindre la position de mâle dominant, se confronter à des hommes aussi bêtes que frustres, quand ils ne sont pas simplement méchants et cruels, s'épanouir dans le regard du "Maitre", celui à qui l'on dédie sa vie quand on le trouve, et écouter le bruissement de la forêt, qui porte les secrets et les mystères de la nature de Buck. Et, et c'est là à mon sens un des grands points forts de l'oeuvre, on ne tombe jamais dans l'anthropomorphisme !
On peut aussi apprécier cette ode au grand nord, cette admiration sous-jacente pour ceux qui tentent d'apprivoiser un univers encore sauvage. Au-delà des mauvais traitements cruels que narre London, on sent bien que la vie dans ce grand nord est rude, qu'elle nécessite des lois dures, mais pas forcément exemptes de justice. La synergie chiens-hommes est indispensable pour parcourir les territoires désolés et humaniser ces grands espaces.
Enfin, et forcément, c'est mon cas, on peut être sensible à la transformation du chien du juge en loup. J'ai toujours aimé les histoires de "Loups", celles qui font peur aux petits enfants. Et dans la plupart de ces histoires, le loup se cache dans la forêt, et l'on n'entend que le bruit de sa présence, et parfois, quand le temps est venu, son appel… Je ne peux donc être que charmée par cet Appel de la forêt, dans lequel London réussit le tour de force de faire d'un chien, qui a un comportement de chien, qui agit comme un chien, un héros universel : grattons le pelage bien brossé du chien de compagnie, et nous trouverons, au fur et à mesure que tombent les diverses couches posées par la civilisation, ce qu'il y avait au départ, à l'origine : le loup !
Un livre parle, nourrit son lecteur, qui en fonction de ses expériences, de ses préoccupations, de ses affinités, y prendra ce qui lui sera le plus utile. Mais quoi que l'on prenne dans L'appel de la forêt, on pourra toujours apprécier l'écriture fluide et rude d'un grand écrivain !
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PiertyM
  24 septembre 2014
Je dirais que Jack London a eu cette magie de nous illustrer aussi simplement ce que c'est l'esclavage, l'oppression ou encore le manque de liberté à travers un chien Buck, qui, vendu, par le jardinier de son patron, d'un maître à un autre, se retrouvera au nord soumis aux ordres des chercheurs d'or...
Un beau récit, fluide et poignant en même temps. On suit le parcours de Buck tout en oubliant que c'est d'un chien qu'il s'agit tant l'auteur sait nous faire vivre ses émotions, ses angoisses, cette volonté de vouloir exister, de résister... Buck va connaitre plusieurs moments troublants pour parvenir à avoir la maîtrise sur ce petit monde aussi bien entre eux les chiens qu'avec leurs maîtres, les hommes. L'auteur lui fait porter une intelligence qui lui permettra d'avoir aussi lentement et surement une quelconque influence ...et de là mijoter une voie vers la liberté...
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lecassin
  26 février 2014
La vie était facile pour Buck dans le « Domaine du juge Miller », confortable et insouciante, même ; accompagnée de quelques congénères, des chiens d'écurie, Toots le carlin et Isabel, le mexicain. Quand on est croisé de terre-neuve et de colley, on est le maître ! de par la taille d'abord, et enfin par l'affectueuse attention que votre maître vous porte.
Danger ! : nous sommes à la fin XIX ème siècle, au début de la ruée vers l'or et les aventuriers qu'elle tente sont à la recherche de grands chiens rustiques capables de tirer des traîneaux dans le grand nord canadien… Et puis il y a Manoël, le jardinier de la propriété. Il fait preuve d'un goût quelque peu immodéré pour les jeux d'argent…
On retrouvera Buck, sous les ordres de différents maîtres qui lui feront découvrir la faim, la misère et les coups, la fatigue, aussi, jusqu'à l'épuisement ; la bêtise humaine, également, et la cruauté…
Un beau texte, sans fioriture, sec comme le vent du grand nord… on verra Buck faire l'apprentissage de la vie de captif. Une vie où il devra ressusciter ses instincts sauvages pour survivre, et pour finalement dominer.
« L'appel de la forêt », de la littérature jeunesse, lit-on partout… peut-être… Bien que Jack London ne l'ait jamais considéré comme tel. Un beau récit d'aventures dans le grand nord, touchant et solidement bâti sur la propre expérience de l'auteur comme chercheur d'or dans les dernières années du XIXème siècle, en Alaska.
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rabanne
  29 juin 2017
Enfant, je n'ai pas beaucoup lu de récits d'aventures, et je le regrette... Plutôt "cocoonée" par des histoires romanesques teintées de bondieuseries (merci maman), bien ciblés pour les filles, je n'ai pas eu la curiosité de découvrir d'autres registres avant l'adolescence. Sinon, Les mémoires d'un âne, Lassie chien fidèle, Mon amie Flicka, L'étalon Noir, L'Âne culotte et Le lion restent les seuls récits d'aventures animalières que j'ai lus durant mon enfance.
Donc, me voilà toute bouleversée par ce chef-d'oeuvre !! (pioché dans la bibliothèque de mes enfants, qui ont plus qu'un large choix d'auteurs et de genres... "merci maman" ;-D). Littéralement hypnotisée par la plume, le rythme, les péripéties de Buck, les sentiments des personnages, (mimétisme hommes / bêtes), la cruauté de la vie, son humanité également, l'instinct de survie, le combat, le courage, la liberté...
A lire, de 9 à 99 ans !
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Citations & extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
KristeenKristeen   16 juin 2014
Alors s'approcha un vieux loup décharné, couvert de cicatrices. Buck retroussa ses babines, prêt à gronder, mais finalement ils se humèrent la truffe. Là-dessus, le vieux loup s'assit, pointa son museau vers la lune et fit entendre un hurlement prolongé. Les autres s'assirent et hurlèrent eux aussi. Les accents de l'appel que Buck perçut alors ne lui laissèrent plus de doute.... A son tour il s'assit et hurla. Le choeur terminé, il quitta l'angle où il se tenait, et la bande forma cercle autour de lui, le flairant de façon mi-amicale, mi-farouche. Les chefs lancèrent le cri aigu de la bande et s'éloignèrent en bondissant dans les bois. Les autres loups leur emboîtèrent le pas, glapissant à l'unisson. Et Buck les accompagna aux côtés de son frère sauvage, tout en poussant le même cri.


C'est peut-être ici que doit prendre fin l'histoire de Buck. Peu d'années s'écoulèrent avant que les Yeehats n'observent un changement dans la race des loups de forêt: en effet certains furent aperçus qui portaient des taches brunes sur la tête et le museau, et au milieu de la poitrine une longue traînée blanche. Mais chose plus remarquable, les Yeehats parlent d'un chien fantôme qui conduit la bande. Ils redoutent ce chien fantôme, car sa ruse surpasse la leur: il vient voler dans les camps durant les hivers rigoureux, dérobe les proies retenues dans leurs pièges, égorge les chiens, et défie leurs chasseurs les plus valeureux.
Et le récit s'assombrit encore. Certains chasseurs ne rentrent pas au camp, et il en est d'autres que les membres de leur tribu ont retrouvés la gorge cruellement tranchée, la neige alentour portant des empreintes de loup plus grandes que celles d'un loup ordinaire. Chaque automne, lorsque les Yeehats suivent la migration des élans, ils ne pénètrent jamais dans une certaine vallée. Et il est des femmes qui s'attristent lorsqu'il se raconte auprès du feu comment l'Esprit malin a élu domicile dans cette vallée.
L'été, elle reçoit cependant un visiteur ignoré des Yeehats. Il s'agit d'un grand loup au superbe pelage, semblable à tous les autres loups, et pourtant différents. Venant du riant pays des arbres, il franchit la crête et descend jusqu'à une clairière, où coule un ruisselet qui sourd d'un tas de sacs en peau d'élan en décomposition, puis s'enfonce dans le sol; de hautes herbes y poussent , l'humus l'encombre et protège ses reflets jaunes du soleil. Et là le visiteur reste songeur un moment, pousse un long hurlement lugubre, et s'en va.

Cependant, il n'est pas toujours seul. Lorsque viennent les longues nuits d'hiver et que les loups cherchent leur proie dans les vallées inférieures, il arrive qu'on le voie galoper en tête de la bande, sous le clair de lune blafard ou aux lueurs de l'aurore boréale. Gigantesque, il bondit plus haut que ses compagnons, sa grande gorge toute vibrante tandis qu'il entonne le chant d'un monde nouveau, qui est le chant de la meute.
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LydiaBLydiaB   04 décembre 2010
Buck ne lisait pas les journaux et était loin de savoir ce qui se tramait vers la fin de 1897, non seulement contre lui, mais contre tous ses congénères. En effet, dans toute la région qui s'étend du détroit de Puget à la baie de San Diego on traquait les grands chiens à longs poils, aussi habiles à se tirer d'affaire dans l'eau que sur la terre ferme... Les hommes, en creusant la terre obscure, y avaient trouvé un métal jaune, enfoncé dans le sol glacé des régions arctiques, et les compagnies de transport ayant répandu la nouvelle à grand renfort de réclame, les gens se ruaient en foule vers le nord. Et il leur fallait des chiens, de ces grands chiens robustes aux muscles forts pour travailler, et à l'épaisse fourrure pour se protéger contre le froid.
Buck habitait cette belle demeure, située dans la vallée ensoleillée de Santa-Clara, qu'on appelle «le Domaine du juge Miller».
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CarosandCarosand   07 octobre 2013
Chaque nuit, à neuf heures, à minuit, à trois heures du matin, ils faisaient entendre un chant nocturne, étrange et fantastique, auquel Buck était heureux de se joindre. Quand l'aurore boréale brillait froide et calme au firmament, que les étoiles scintillaient avec la gelée, et que la terre demeurait engourdie et glacée sous son linceul de neige, ce chant morne, lugubre et modulé sur le ton mineur, avait quelque chose de puissamment suggestif, évocateur d'images et de rumeurs antiques. Cétait la plainte immémoriale de la vie même, avec ses terreurs et ses mystères, son éternel labeur d'enfantement et sa perpétuelle angoisse de mort ; lamentation vieille comme le monde, gémissement de la terre à son berceau ; et Buck, en s'associant à cette plainte, en mêlant fraternellement sa vois aux sanglots de ces demi-fauves, Buck franchissait d'un bond le gouffre des siècles, revenait à ses aïeux, touchait à l'origine même des choses.
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ivredelivresivredelivres   12 janvier 2011
Dans la profondeur de la forêt résonnait un appel, et chaque fois qu'il l'entendait, mystérieusement excitant et attirant, il se sentait forcé de tourner le dos au feu et à la terre battue qui l'entourait, et de plonger au coeur de cette forêt toujours plus avant, il ne savait où ni pourquoi ; il ne se posait pas la question mais l'appel résonnait impérieusement dans la profondeur des bois.
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araucariaaraucaria   17 novembre 2012
Non seulement John Thornton lui avait sauvé la vie - c'était peu de chose en regard du bienfait quotidien qu'il recevait de lui - mais cet homme comprenait l'âme canine, il traitait ses chiens comme s'ils eussent été ses propres enfants, leur donnait une portion de son coeur.
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