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Frédéric Klein (Traducteur)
EAN : 9782859409043
160 pages
Éditeur : Phébus (30/11/-1)
  Existe en édition audio
4.03/5   2839 notes
Résumé :
[LIVRE PAPIER]
Admiré par tous et choyé par son maître, le CHIEN BUCK n'a vraiment pas de raison de se méfier des humains. Un homme va pourtant l'arracher à son foyer ; un autre va lui enseigner la dure LOI DU PLUS FORT. Devenu chien de traîneau, Buck découvre la violence, le GOÛT DU SANG. Des rivalités déchirent la meute dont il fait maintenant partie. Alors que Buck s'éloigne de la civilisation, une voix venue de la forêt éveille dans sa mémoire L'APPEL DE ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (294) Voir plus Ajouter une critique
4,03

sur 2839 notes

araucaria
  17 novembre 2012
Magnifique livre jeunesse qui peut être lu à tout âge. C'est l'histoire d'un chien volé qui est conduit dans le grand nord pour servir d'équipier à un attelage. Cette malheureuse bête en fonction des maîtres auxquels elle sera vendue connaîtra un sort divers. Il subira parfois la violence des hommes, sera battu, connaîtra la faim. Il rencontrera aussi l'amitié des hommes et celle des autres chiens. Il redécouvrira aussi l'instinct de sa race, celui de ses ancêtres chiens, et livré à lui-même, redevenu libre, répondra à l'appel de la forêt.
Un bon roman à lire ou à redécouvrir.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Nastasia-B
  13 août 2018
L'Appel de la forêt (ou L'Appel sauvage dans sa plus récente traduction) est chronologiquement le premier roman de Jack London ayant pour personnage principal un chien. Il y aura ensuite Croc-Blanc ; Jerry, chien des îles et enfin Michael, chien de cirque. Ce premier ouvrage est resté probablement le plus célèbre (quoique talonné de fort près par Croc-Blanc).
L'Appel de la forêt raconte comment, après moult péripéties, un chien californien, arraché à ses maîtres, finira par redevenir sauvage dans les montagnes arctiques d'Alaska à l'époque de la ruée vers l'or, au tout, tout début du XXème siècle.
À de très multiples égards, Croc-Blanc est un symétrique inversé de cet Appel de la forêt : la situation finale de l'un étant le début de l'autre et réciproquement. J'imagine que suite au succès rencontré par le premier (et donc aux rentrées d'argent subséquentes), grande était la tentation pour Jack London — qui entendait vivre de sa plume —, de resservir le couvert sur un thème équivalent. C'est ce qu'il fit avec Croc-Blanc et il le fit très bien car, selon moi, il a su gommer dans le deuxième roman bon nombre des petites maladresses qui émaillaient ce premier opus.
En premier lieu, le côté « super héros » du héros. Ici, le héros se prénomme Buck, c'est un croisé saint-bernard et berger écossais, qui vit paisiblement dans une sorte de grande hacienda californienne, jusqu'au jour où… sa vie bascule. Et là, de rudoiement en périple, d'odyssée en calvaire, Buck va s'avérer, dans le grand nord américain situé entre Alaska et Canada, être un super athlète du genre canin, un colosse d'airain, plus intelligent, plus puissant, plus endurant, plus résistant, plus menaçant, plus je-ne-sais-quoi encore en « ant » que tous les autres, huskies et loups compris. Bref, tellement plus « plus » que cela en devient peu crédible, et c'est selon moi un défaut que l'auteur corrigera quelque peu avec son héros dans Croc-Blanc.
En second lieu, la succession un peu artificielle des différents propriétaires de Buck. Car Buck, il faut bien le reconnaître, en ces contrées hostiles du Klondike, où la découverte de l'or faisait tourner les têtes au tournant du XXème siècle, comme tous les autres chiens de traîneau, était ravalé au statut de marchandise, et, en qualité de marchandise, avait non pas un maître mais un propriétaire. Et on peut tout de même considérer que de propriétaires, Buck en a eu beaucoup : j'en ai dénombré au moins six sans compter l'infâme Manuel, l'assistant jardinier, par l'entremise duquel tout arrive. Ça fait peut-être un peu trop, six propriétaires dans une vie de chien, sachant que sa vie est encore loin d'être terminée en fin d'ouvrage. On a l'impression que dès que l'auteur n'a plus besoin d'un personnage, il le jette et s'empresse de redonner un nouveau maître à Buck. Jack London se limitera à trois pour Croc-Blanc.
En troisième lieu, j'ai tendance à être assez mitigée, voire très, lorsqu'à plusieurs reprises l'auteur nous fait état d'un supposé atavisme, à mi-chemin entre le chamanisme et la génétique, qui ferait que Buck « ressentirait » au fond de son être une disposition primitive et aurait comme « en mémoire » une représentation de l'homme préhistorique et de ses attributs, ce qui faciliterait son retour à la vie sauvage. Ça ne correspond ni à ce dont j'avais l'intuition auparavant, ni à ce que dit la recherche actuelle après vérification, c'est même tout le contraire : les chiens sont de plus en plus adaptés à la sphère anthropique et plus loin que jamais de leur ancêtre sauvage, le loup. Des compétences nouvelles apparaissent (comme suivre le pointage du doigt d'un humain) et d'anciennes disparaissent (comme se déplacer dans une même direction sur des centaines de kilomètres) : on est sur la voie d'une spéciation. le portrait comportemental de Croc-Blanc me semble beaucoup plus réaliste sur ce point : même à la fin, il demeure « handicapé » des attributs propres au chien.
Ma quatrième remarque, quelque peu en lien avec la troisième, a trait à une espèce de destinée qui transparaît en fil conducteur tout au long de la narration et qui ferait état d'une manière de prédestination de Buck à la vie sauvage. En fait, ce qui me pousse à croire qu'il s'agit d'une maladresse, c'est que cela n'est présent que pour étayer la symbolique et le message que souhaite distiller Jack London : faire l'éloge du côté brut de la nature, du retour à la force originelle, loin de l'affaiblissement généralisé de la vie civilisée. Buck est fort et il a le caractère franc, il fait les choses par conviction et non par intérêt ; bref, tout le contraire de l'image que se faisait London du citadin moyen. Donc le roman sonne à mes oreilles comme un message à l'adresse des humains, où l'animal n'est que le moyen de véhiculer ce message. C'est tout à fait différent dans Croc-Blanc et surtout dans les deux derniers romans sur les chiens où la relation homme-chien est réellement au coeur des ouvrages et me semble tellement plus pertinente.
J'imagine qu'il n'est pas utile de continuer plus longuement ce bilan « à charge » de L'Appel de la forêt comparativement aux autres romans de l'auteur dédiés aux chiens. Cela avait juste pour objectif (et non pour prétention) de comparer et peut-être de rééquilibrer les « valeurs » supposées des uns et des autres pour des lecteurs qui n'auraient lu aucun de ceux-là. L'Appel de la forêt est extrêmement célèbre, les deux derniers comparativement beaucoup moins alors que leurs qualités respectives ne m'apparaissent pas significativement inférieures, c'est même, à mes yeux, tout le contraire.
Pour le reste, c'est tout de même un roman très agréable à lire, même s'il est un tout petit peu téléphoné par moments, on ne s'y ennuie guère. Toutefois et ce sera mon dernier mot, si vous n'aviez qu'un seul roman de cet auteur à choisir concernant les chiens, et en dépit de sa popularité, j'aurais tendance à ne pas vous conseiller celui-ci. Mais comme d'habitude, vous savez à présent que ceci n'est que mon avis, qu'il n'engage absolument que moi (et encore) et surtout que comme chacun de nous possède un avis différent, celui-ci, à lui tout seul ne signifie pas grand-chose.
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PiertyM
  24 septembre 2014
Je dirais que Jack London a eu cette magie de nous illustrer aussi simplement ce que c'est l'esclavage, l'oppression ou encore le manque de liberté à travers un chien Buck, qui, vendu, par le jardinier de son patron, d'un maître à un autre, se retrouvera au nord soumis aux ordres des chercheurs d'or...
Un beau récit, fluide et poignant en même temps. On suit le parcours de Buck tout en oubliant que c'est d'un chien qu'il s'agit tant l'auteur sait nous faire vivre ses émotions, ses angoisses, cette volonté de vouloir exister, de résister... Buck va connaitre plusieurs moments troublants pour parvenir à avoir la maîtrise sur ce petit monde aussi bien entre eux les chiens qu'avec leurs maîtres, les hommes. L'auteur lui fait porter une intelligence qui lui permettra d'avoir aussi lentement et surement une quelconque influence ...et de là mijoter une voie vers la liberté...
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Ellane92
  22 juin 2014
Bon, je crois que tout le monde connait l'histoire de Buck, le chien du juge Miller, qui coulait des jours heureux dans une belle propriété de Californie. Mais en ce temps-là, des hommes partaient par milliers dans le grand froid à la recherche de l'or, en poudre ou en paillettes. Et pour conduire leurs aventures, ils avaient besoin de chiens de traineau. Manuel, le jardinier des Miller, en est bien conscient, et vend Buck, qui quitte la douceur du climat californien pour les terres neigeuses et désertiques du grand nord américain.
Buck apprend sa nouvelle vie, à grands coups de bâton et l'estomac creux, au milieu d'hommes pas vraiment tendres, et dans une troupe de chiens, pas vraiment indulgents envers sa naïveté. Mais sous son pelage habitué à la caresse, la vraie nature de Buck ne va pas tarder à poindre.
L'appel de la forêt, c'est un livre que j'ai lu à 10 ans, et qui m'avait laissé un souvenir fabuleux. J'avoue avoir eu peur d'être déçue en reprenant cette lecture, mais c'était sans compter le talent de Jack London. On peut lire ce livre pour l'histoire, pour vivre et souffrir avec Buck, découvrir le plaisir grisant des grandes terres désertiques, se battre pour atteindre la position de mâle dominant, se confronter à des hommes aussi bêtes que frustres, quand ils ne sont pas simplement méchants et cruels, s'épanouir dans le regard du "Maitre", celui à qui l'on dédie sa vie quand on le trouve, et écouter le bruissement de la forêt, qui porte les secrets et les mystères de la nature de Buck. Et, et c'est là à mon sens un des grands points forts de l'oeuvre, on ne tombe jamais dans l'anthropomorphisme !
On peut aussi apprécier cette ode au grand nord, cette admiration sous-jacente pour ceux qui tentent d'apprivoiser un univers encore sauvage. Au-delà des mauvais traitements cruels que narre London, on sent bien que la vie dans ce grand nord est rude, qu'elle nécessite des lois dures, mais pas forcément exemptes de justice. La synergie chiens-hommes est indispensable pour parcourir les territoires désolés et humaniser ces grands espaces.
Enfin, et forcément, c'est mon cas, on peut être sensible à la transformation du chien du juge en loup. J'ai toujours aimé les histoires de "Loups", celles qui font peur aux petits enfants. Et dans la plupart de ces histoires, le loup se cache dans la forêt, et l'on n'entend que le bruit de sa présence, et parfois, quand le temps est venu, son appel… Je ne peux donc être que charmée par cet Appel de la forêt, dans lequel London réussit le tour de force de faire d'un chien, qui a un comportement de chien, qui agit comme un chien, un héros universel : grattons le pelage bien brossé du chien de compagnie, et nous trouverons, au fur et à mesure que tombent les diverses couches posées par la civilisation, ce qu'il y avait au départ, à l'origine : le loup !
Un livre parle, nourrit son lecteur, qui en fonction de ses expériences, de ses préoccupations, de ses affinités, y prendra ce qui lui sera le plus utile. Mais quoi que l'on prenne dans L'appel de la forêt, on pourra toujours apprécier l'écriture fluide et rude d'un grand écrivain !
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lecassin
  26 février 2014
La vie était facile pour Buck dans le « Domaine du juge Miller », confortable et insouciante, même ; accompagnée de quelques congénères, des chiens d'écurie, Toots le carlin et Isabel, le mexicain. Quand on est croisé de terre-neuve et de colley, on est le maître ! de par la taille d'abord, et enfin par l'affectueuse attention que votre maître vous porte.
Danger ! : nous sommes à la fin XIX ème siècle, au début de la ruée vers l'or et les aventuriers qu'elle tente sont à la recherche de grands chiens rustiques capables de tirer des traîneaux dans le grand nord canadien… Et puis il y a Manoël, le jardinier de la propriété. Il fait preuve d'un goût quelque peu immodéré pour les jeux d'argent…
On retrouvera Buck, sous les ordres de différents maîtres qui lui feront découvrir la faim, la misère et les coups, la fatigue, aussi, jusqu'à l'épuisement ; la bêtise humaine, également, et la cruauté…
Un beau texte, sans fioriture, sec comme le vent du grand nord… on verra Buck faire l'apprentissage de la vie de captif. Une vie où il devra ressusciter ses instincts sauvages pour survivre, et pour finalement dominer.
« L'appel de la forêt », de la littérature jeunesse, lit-on partout… peut-être… Bien que Jack London ne l'ait jamais considéré comme tel. Un beau récit d'aventures dans le grand nord, touchant et solidement bâti sur la propre expérience de l'auteur comme chercheur d'or dans les dernières années du XIXème siècle, en Alaska.
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Citations et extraits (176) Voir plus Ajouter une citation
MELANYAMELANYA   23 juillet 2021
Ce fut une journée de marche ; ils traversèrent le Cannon, Sheep-Camp, les Scales et la limite des bois, franchirent des glaciers et des amas de neige de plusieurs centaines de pieds de profondeur, passèrent enfin le Chilcoot-Drive qui sépare l’eau salée de l’eau fraîche, et garde avec un soin jaloux le Nord triste et solitaire.
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gparsonzgparsonz   16 juillet 2021
"One devil, dat Spitz," remarked Perrault. "Some dam day
heem keel dat Buck."
"Dat Buck two devils," was François's rejoinder. "All de tam I watch dat Buck I know for sure. Lissen: some dam fine day heem get mad lak hell an' den heem chew dat Spitz all up an spit heem out on de snow. Sure. I know."
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gparsonzgparsonz   16 juillet 2021
But Thornton fell on his knees beside Buck. Head was against head, and he was shaking him back and forth. Those who hurried up heard him cursing Buck, and he cursed him long and fervently, and softly and lovingly.
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gparsonzgparsonz   16 juillet 2021
"Sacredam!" he cried, when his eyes lit upon Buck. "Dat one dam bully dog! Eh? How moch?"
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Nastasia-BNastasia-B   17 août 2018
Buck et ses compagnons […] étaient en piteux état, complètement épuisés et usés jusqu'à la corde. Les cent quarante livres de Buck s'étaient réduites à cent quinze. Ses autres camarades, alors qu'ils étaient pourtant plus légers, avaient perdu relativement plus de poids que lui. […]
Ils avaient tous terriblement mal aux pattes. Ils n'étaient plus capables de sauter ni de rebondir. Leurs pas pesaient lourdement sur la piste, ce qui leur meurtrissait le corps et multipliait par deux la fatigue d'un jour de voyage. Leur seul problème, c'est qu'ils étaient morts de fatigue. Ce n'était pas l'épuisement passager dû à un effort bref et excessif, et dont on peut se remettre en quelques heures ; non, c'était l'épuisement total qui provient de l'extinction lente et prolongée des forces consécutive à des mois de dur labeur. Il n'y avait plus en eux de possibilité de récupération, ni de réserve de force à laquelle on pût faire appel. Elle avait été intégralement usée, jusqu'à la moindre parcelle. Chaque muscle, chaque fibre, chaque cellule était fatiguée, morte de fatigue. Et il y avait une bonne raison à cela. En moins de cinq mois, ils avaient parcouru deux mille cinq cents milles, et pendant les derniers dix-huit cents milles ils n'avaient eu que cinq jours de repos.

Chapitre V : Le supplice du trait et de la piste.
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De Jack London à Virginia Woolf en passant par "L'histoire sans fin", découvrez la bibliothèque de l'auteure !
En savoir plus https://www.hachette.fr/videos/lire-avec-aurelie-valognes
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