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Louis Postif (Traducteur)Larry Portis (Préfacier, etc.) Nono le Hool's (Illustrateur)
EAN : 9782952829205
98 pages
Éditeur : Libertalia (14/02/2007)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 41 notes)
Résumé :
en 1910, les paysans crèvent de faim, le Mexique est en ébullition. La dictature de Porfirio Diaz, s'appuyant sur les grands propriétaires et les militaires, étouffe toute contestations par le fer et par le feu. Mais le règne de plus de 30 ans touche à sa fin. A 2000 Km au nord, les révolutionnaires en exil préparent la conquête du pouvoir. Un matin, Félipe Rivera, jeune mexicain chétif, surgit dans les locaux de l'organisation. Nul ne sait d'où il vient. Il souhait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  23 février 2019
Jack London a écrit cette nouvelle en 1911, année où se propage la révolution mexicaine suite à l'insurrection armée contre la réélection à la présidence du général Porfirio Diaz, tyran soutenu par l'impérialisme américain.
Le Mexicain se découpe en deux parties qui se complètent, du collectif à l'individuel.
La première présente la lutte des exilés mexicains en Californie pour récupérer des fonds en soutien à la révolution zapatiste, des héros ordinaires fondus dans le collectif de la coalition La Junta, prêts à tous les sacrifices pour leur idéal mais qui n'ont que peu à donner. Jusqu'à ce que ne déboule un gringalet taiseux, le Mexicain.
La deuxième se focalise dans un espace-temps très simple, le combat de boxe qui va opposer le Mexicain, Felipe Rivera, outsider, à un champion reconnu. Personnage fascinant que ce Mexicain, à peine sorti de l'adolescence, exilé acquis à la cause surgi de nulle part, glacial, quasi un missionnaire qui veut la grosse somme d'argent promise au vainqueur pour aider les révolutionnaires et venger sa famille, un ange exterminateur offrant son corps jusqu'au sacrifice.
«  Mais Rivera résista et survécut, son cerveau se remit du choc, et il recouvra toute sa lucidité. Ces maudits gringos étaient tous contre lui, ils ne reculeraient devant aucune injustice à son égard. Tout au long de son calvaire, des images continuaient de défiler dans sa tête : d'interminables lignes de chemins de fer, étincelantes au soleil du désert ; des rurales et des policiers américains ; des geôles de toute sorte et des camps de détention ; des vagabonds regroupés autour de citernes d'eau … Tous les épisodes sordides de sa périlleuse odyssée, après la grève noyée dans le sang à Rio Blanco. Puis il vit la révolution dans toute sa gloire – rouge et resplendissante – la révolution qui allait se propager dans son pays martyr et briser le joug du tyran. Les fusils étaient là, à portée de main. Chacun de ses visages honnis était un fusil. C'était pour ces fusils qu'il combattait. Il était ces fusils. Il était la révolution. »
Ce qui est magnifique dans ce personnage, c'est la façon dont Jack London le fait incarner la force des faibles lorsqu'elle est décuplée par le don de soi, par le dépassement de soi jusqu'à en faire frémir les forts. Loin de toute empathie, en quelques pages, l'auteur dresse une formidable description de la condition humaine lorsque la force brute peut servir la justice sociale et renverser les oppresseurs.
Cinquante pages universelles et terriblement actuelles.
Bravo aux éditions Libertalia qui rééditent dans de nouvelles traductions de grande qualité l'oeuvre politique de Jack London ( le Talon de fer, Un Steak, L'Apostat, Grève générale, Coup pour coup )
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Foxfire
  05 décembre 2018
Selon moi ce qui caractérise le mieux l'écriture de London c'est la simplicité. C'est cette simplicité qui fait la force et la beauté des écrits de ce grand auteur. London ne s'encombre jamais de fioritures, il ne verse jamais dans le maniérisme, il ne se regarde pas écrire. Il raconte. Tout simplement. Et ses récits sont à chaque fois d'une intensité rare et marquent durablement le lecteur.
La nouvelle « le mexicain » vient confirmer cette impression. En une nouvelle de 50 pages, London livre une oeuvre forte et subtile à la fois.
Ceux qui suivent mes avis auront sans doute remarqué, au détour de quelques-uns de mes billets, que j'ai une sensibilité politique très à gauche. Et c'est aussi pour ça que l'oeuvre de London me bouleverse tant. «Le mexicain» prend comme contexte la révolution mexicaine mais prend place aux Etats-Unis où des sympathisants, qui rappellent les wobblies, soutiennent la cause. Rivera, un jeune mexicain, rejoint le groupe et, grâce à ses poings, rapporte de l'agent au mouvement.
Le personnage de Rivera est magnifique. Taciturne, habité d'une sourde colère, c'est toute la rage des miséreux qui brûle en lui. Il est animé d'une volonté immense, porté par la foi en la révolution qui lui apportera la vengeance et un monde meilleur. Pour ça, il est prêt à encaisser, à s'en prendre plein la gueule, à prendre des coups et à en donner. le genre de personnage qui, même s'il est empli de rancoeur et même de haine, force l'admiration et redonne un peu de foi en l'humanité et en sa capacité à se lever contre l'injustice du monde.
La préface de Philippe Mortimer, traducteur de la nouvelle, vient éclairer le texte de London de façon très intéressante. Il évoque les éléments historiques servant de référence à l'auteur.
Le préfacier revient également sur l'évolution de la position de London concernant la révolution mexicaine, sujet assez douloureux pour les admirateurs du grand Jack. En effet, après avoir apporté son soutien à la cause, dans une série d'articles publiés en 1914 il prend fait et cause pour l'intervention américaine à Vera Cruz. Revirement honteux et incompréhensible… Même sa fille, 25 ans après, s'étonnait toujours de cette trahison morale, se demandant même si c'était bien son père le véritable auteur de ces articles. Quelle que soit la réalité, qu'il soit ou non l'auteur de ces horribles articles, prenons le droit, nous admirateurs du grand écrivain, de faire le tri, de choisir de mettre de côté ces errements de fin de vie. Pour moi, le vrai Jack London, il est dans des textes comme « le mexicain », subtil, profond, humaniste, socialiste.
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nadiouchka
  19 avril 2018
Continuant à reconstituer ma collection de livres de Jack London, je suis tombée sur ce petit ouvrage des Éditions Libertalia (parution en 2017 et traduction par Philippe Mortimer), « Le Mexicain », où l'on peut lire dans la Notice en page 7 :
« Le Mexicain (The Mexican) a été écrit par Jack London au printemps 1911. La révolution venait d'éclater au Mexique et la rébellion armée se propageait rapidement au nord comme au sud du pays. Cette nouvelle est parue en août 1911 dans le Saturday Evening Post, magazine américain à grand tirage qui avait déjà, en 1903, publié L'Appel de la forêt en feuilleton, révélant ainsi London au grand public. »
Cet écrivain-voyageur, amoureux des grands espaces, passionné de liberté, de dépassement de soi, nous a laissé de nombreux ouvrages sur des thèmes vraiment très variés. Il savait parler de tout, aussi bien de lui-même que d'autres personnages.
Son talent ici, est de nous faire découvrir sous la dictature de Porfirio Diaz, un jeune homme chétif, qui surgit brusquement dans les locaux d'une organisation révolutionnaire se trouvant en Californie et se préparant à conquérir le pouvoir. Il est d'une apparence très énigmatique, mystérieuse, il fait peur avec son regard brûlant. D'ailleurs en page 20 on peut lire :
« De prime abord, ce garçon, qui n'avait guère plus de 18 ans et n'était pas bien costaud, ne leur fit pas bonne apparence. Il se présenta sous le nom de Felipe Rivera et annonça qu'il souhaitait travailler pour la révolution. Ce fut tout. Pas un mot de plus, pas la moindre explication. Il attendit debout la réponse. Sur ses lèvres, nul sourire. Dans son regard, pas la moindre lueur d'affabilité. (…) Ses yeux noirs avaient quelque chose de reptilien et de venimeux. » (…) Paulino Vera, Arrelano et Ramos échangèrent des regards perplexes et dubitatifs. Cet adolescent fluet incarnait l'Inconnu, porteur des plus ténébreuses menaces. Son cas était inintelligible à ces révolutionnaires ordinaires et intègres. » 
Mais le nerf de la guerre est l'argent ce dont manque cruellement cette organisation et ce Mexicain qui ne paye pas de mine s'impose par sa volonté farouche en affirmant qu'il peut en fournir autant qu'il en faudra, à la grande stupéfaction des autres personnages.
Voici donc la présentation de cet énigmatique Mexicain qui va se révéler comme le pilier de cette Révolution. Une présentation peut-être un peu longue mais que j'ai trouvée nécessaire et ce héros est tellement troublant qu'on le suit en voyant sa rage qui, d'ailleurs, nous gagne (du moins c'est ce que j'ai ressenti).
On découvre le mystère qui l'entoure (il a l'habitude d'être un "sparring-partner") et ce n'en est que plus poignant car lorsqu'il se bat, il imagine des fusils tout autour de lui, dans ses moments les plus terribles et si, finalement on comprend son moyen d'obtenir l'argent nécessaire, on comprend qu'il le fait non seulement pour la Révolution, qu'IL EST La Révolution et que c'est pour tout le Mexique en ébullition où règnent la faim et la désolation.
C'est une nouvelle très forte malgré son petit format mais qui prouve bien qu'il n'est parfois nul besoin d'énormes ouvrages quand on a le talent de Jack London.
Je cède au plaisir de retranscrire quelques lignes de la « Postface » (surtout qu'ici elle est vraiment importante et nécessaire. Ne pas négliger de la lire) :
« Jack London, une évocation
Quelle bonne idée de publier cette nouvelle de Jack London, le Mexicain (The Mexican). En quelques pages et dans un style direct toujours aussi vif, London nous livre un formidable descriptif de la condition humaine dans toute sa cruauté matérielle et sa beauté spirituelle. » (page 69).
Je ne tenterai pas d'en dire plus car ici tout est résumé et de façon bien explicite. Je rajouterai seulement que les écrits de l'auteur sont indémodables malgré toutes ces années. Pour moi c'est un grand classique de l'aventure dans toute sa splendeur et quel talent, à chaque livre, de réussir à nous passionner par tant de diversités dans les thèmes choisis.
Conclusion et leçon à en tirer : continuer sur ma lancée pour rechercher ses livres et je finirai bien par y arriver. Il suffit de s'acharner sans perdre patience. Notre Mexicain en a bien donné un bon exemple et je finis par cette phrase : «si preguntas, no bailas » (« qui ne tente rien, n'a rien »).
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Sebthocal
  23 mai 2017
"Le Mexicain", Jack London, Libertalia, 2007.
Traduction : Louis Postif
Le Mexicain, c'est Felipe Rivera. Ce jeune homme frêle, dépeint par Jack London dans ce texte paru en 1911, n'a qu'un ambition, qu'une motivation, qu'une raison de vivre : la Révolution.
Une révolution contre la dictature de Porfirio Diaz, qui s'appuie, comme dans toutes dictatures capitalistes, sur les grands propriétaires terriens, l'Église et la répression policière.
L'action se situe aux États-Unis, où un groupe de militants prépare leur "grand soir". De par son caractère renfermé, presque orgueilleux, le jeune Rivera n'attire aucune sympathie parmi ses compagnons. C'est pourtant lui qui sera la clef de leurs actions. Sa personnalité va littéralement se transcender pour la Révolution. Un individu mué par un idéal collectif de justice sociale et d'équité.
Une très belle nouvelle, dans laquelle l'auteur fait l'éloge de la puissance de l'individu face à toutes les oppressions. Un texte plein d'espoir, de rage et de liberté.
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Fifrildi
  11 août 2016
Je poursuis mes lectures dans la collection de nouvelles bilingues. Cela se lit sur un trajet de train (enfin deux vu que j'ai un changement ^^).
Nouvelle excellente qui m'introduit à l'oeuvre de Jack London. J'ai vraiment eu l'impression d'assister à un match de boxe et il a su décrire en quelques pages le personnage de Rivera avec beaucoup de profondeur. Chapeau Mr. London!
Bref... c'était trop court!
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   19 avril 2018
Nous les socialistes, les anarchistes, les vagabonds, les voleurs de poules, les hors-la-loi et autres citoyens indésirables des États-Unis, nous sommes de cœur et d’esprit avec vous dans vos efforts pour en finir avec l’esclavage et l’autocratie au Mexique (…). Tous les noms dont on vous a traités, on nous les a accolés aussi. Et, quand la corruption et l’avidité ont l’insulte aux lèvres, il est inévitable que les gens intègres et courageux, les patriotes et les martyrs se fassent traiter de voleurs de poules, de hors-la-loi. Et c’est en tant que voleur de poules, de hors-la-loi et de révolutionnaire que je signe cette lettre.
Jack London
P.11
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SZRAMOWOSZRAMOWO   23 janvier 2016
Nul ne connaissait ses antécédents – les membres de la Junte moins que tout autre. Il était leur « petit mystère », leur « grand patriote », et, à sa façon, il travaillait aussi dur qu’aucun d’eux pour la Révolution mexicaine en perspective. On mit longtemps à reconnaître ces faits, parce qu’à la Junte ce personnage était antipathique. Le premier jour où il vint échouer dans les bureaux bondés de monde, tous le prirent pour un espion acheté par la police secrète de Diaz. Trop de camarades moisissaient dans les geôles civiles et militaires sur tout le territoire des États-Unis et, à cette heure même, d’autres malheureux, dans les fers, étaient transportés de l’autre côté de la frontière pour y être adossés à un mur et fusillés.
Dès l’abord, ce gamin leur avait produit une mauvaise impression, car ce n’était guère qu’un gamin de dix-huit ans tout au plus et d’apparence plutôt chétive. Il déclara s’appeler Felipe Rivera et vouloir travailler pour la Révolution. Ce fut tout : pas un mot de plus, pas d’autre explication. Il attendait là, debout, sans l’ombre d’un sourire, les yeux ternes. Ce grand gaillard de Paulino Vera lui-même, qui pourtant n’avait pas froid aux yeux, ressentit comme un frisson à son aspect. Il se trouvait là en présence d’un être répulsif, insondable ; quelque chose de venimeux, tenant du reptile, se reflétait dans les prunelles noires de ce garçon-là. Elles brûlaient, tel un feu qui couve, comme empreintes d’une amertume concentrée. Il promenait son regard des visages des conspirateurs à la machine à écrire que la petite Mme Sethby faisait cliqueter sous ses doigts agiles. Ses yeux se posèrent sur ceux de la femme au moment où, par hasard, elle levait la tête : empoignée elle aussi par une émotion indéfinissable, elle dut relire sa ligne pour reprendre le fil de la lettre qu’elle était en train d’écrire.
Paulino Vera échangea avec Arrellano et Ramos un regard interrogateur qu’ils se renvoyèrent de l’un à l’autre. L’indécision et le doute se reflétaient dans leurs yeux. Ce gosse malingre représentait l’inconnu, avec toutes les menaces qu’il comporte : cette énigme vivante échappait à toutes les notions de ces braves gens, types normaux et révolutionnaires, dont la haine féroce pour Diaz et sa tyrannie n’était, après tout, que la réaction naturelle de tout honnête patriote. Mais de ce gamin émanait autre chose, ils ne savaient quoi. Vera, toujours le plus impulsif, le plus prompt à agir, le premier rompit les chiens.
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SebthocalSebthocal   22 mai 2017
Il voyait de longues voies ferrées dont les rails étincelaient dans le désert, il voyait des policiers américains, des prisons, des vagabonds rôdant autour des réservoirs d'eau. Il repensait à sa douloureuse odyssée, celle qui avait suivi sa fuite après le massacre du Rio Blanco. Et puis, resplendissante et glorieuse, il entrevoyait la grande révolution rouge. Elle balaierait toute l'étendue de son pays. Les fusils étaient tous là. Il était lui-même une arme, il était la Révolution. Il personnifiait le Mexique.

Pages 71-72, Libertalia, 2007.
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SebthocalSebthocal   21 mai 2017
Au premier regard, ce gamin ne leur avait pas fait bonne impression, car ce n'était guère qu'un gamin, de dix-huit ans tout au plus, et d'apparence plutôt chétive. Il déclara s'appeler Felipe Rivera et vouloir travailler pour la révolution. Ce fut tout. Pas un mot de plus, pas d'autre explication. Il attendait là, debout, sans l'ombre d'un sourire, le regard froid.

Page 20, Libertalia, 2007.
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SebthocalSebthocal   22 mai 2017
Ils avaient manifesté en pariant à deux, et même à trois contre un pour Danny. Et le cœur du public va là où est son argent.

Page 55, Libertalia, 2007.
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Vidéo de Jack London
// EN DIRECT // PERRINE LE QUERREC - FEUX Lecture par l'auteure accompagnée de Ronan Courty (contrebasse) Lecture musicale
Quel point commun y a-t-il entre la caverne ou dansent des ombres, la ville de Pompei et la bibliotheque d'Alexandrie ? Entre Jeanne d'Arc et Antonin Artaud ? Entre le Reichstag et Oradour-sur-Glane ? Entre un autodafe et une immolation ? Entre la rue de la Vieille-Lanterne a Paris et la place Jacques- Cartier de Montreal ? Entre la femme d'Henri Michaux et le printemps arabe de 2011 ? Entre la nuit polaire de Jack London et l'Australie de 2019 ? Il faudrait un repertoire pour denombrer tous les feux dont parle Perrine le Querrec dans ce livre incandescent. A la plasticite du feu repond celle de la page : que le poeme soit centre comme un brasier ou en colonnes comme des flammes, l'arc electrique des mots crepite sur le papier. Un livre qui reactive une memoire enfouie et allume des signaux. de quoi attiser la curiosite du lecteur qui brule deja d'entrer dans ces pages.
À lire – Perrine le Querrec, Feux, Bruno Doucey, 2021.
Technique : Lumière : Patrick Clitus Son : William Lopez Image : Bertille Chevallier
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